Fouda Fabrice

Mikel Arteta : Arsenal a recruté Guardiola

La rumeur enflait de plus en plus ces derniers temps. Pep Guardiola ne pouvant accepter sa proposition, a filé à la direction d’Arsenal son double. Mikel Arteta a signé chez les Gunners pour le plus grand bonheur des supporters. Devenant ainsi le 3e entraîneur des londoniens cette année. Et le second espagnol considérant l’offensive comme la seule issue possible à un réveil des pensionnaires de l’Emirates.

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Un choix curieux

Aussi, Arteta revient dans un club où il a passé 5 ans (2011-2016). L’ancien du Barça et du PSG vient redorer le blason d’une équipe en difficulté. D’un club qui a plus que jamais besoin d’une défense solide, quand son nouveau manager promet de mieux attaquer. Normal ! Son mentor ferait pareil à sa place. Il ne saurait pas résoudre le problème d’un groupe qui peine à exister sur le plan défensif.

C’est bien d’attaquer, mais Manchester City est la preuve que sans défense tu ne vaux rien. Guardiola et son numéro 2 ont empilé pendant 4 ans les défenseurs les plus chers du monde pour résoudre un souci non résolu. Est-ce qu’Arteta aura les moyens de le refaire ? Pas si sûr. Il devra faire du scouting et trouver la bonne pépite. Arsenal est certes « aussi » riche que City mais ne fait plus rêver. C’est un grand club qui sera bien obligé de revoir son ambition à la baisse pour retrouver son prestige.

Dis-moi d’où tu viens, je te dirais où ne pas aller

« L’important ce n’est pas la destination, mais le voyage », dit le proverbe. Peu importe le lieu de ton départ, ton expérience devra s’adapter à ton lieu de service. On a vu avec Thierry Henry ce qu’un entraîneur influencé par Wenger et Guardiola pouvait donner à ses débuts. Il s’agit là de managers ayant connu leurs plus grands succès grâce à de grands joueurs : des modèles qu’il est préférable d’avoir les poches pleines et la réputation saine. Suivre City ne servira donc pas à Arsenal aujourd’hui. D’autant plus que c’est une séance de tiki-taka dans la surface de réparation qui a plongé les Canonniers dans le doute.

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Face à Watford, la formation d’Unaï Emery menait 0-2 quand sa défense a décidé de relancer proprement. Bilan : un match nul 2-2, un effectif traumatisé et 3 victoires en 13 journées de Premier League ensuite. La preuve tangible que le Dial Square FC* a besoin d’un manager capable de recréer un esprit collectif. D’un coach à la Brendan Rodgers, Nuno Espirito Santos ou Raphael Benitez. Un tacticien qui sait ce que c’est qu’un club dans la maie. Et pas de la doublure d’un technicien qui n’a entraîné que des équipes au sommet.

*Un des anciens noms d’Arsenal


Carlo Ancelotti : Le Mystère

C’est une nouvelle fois la tristesse du côté des entraîneurs. Un des leurs a encore été viré. Un gentleman cette fois : Mr Carlo Ancelotti. Après une victoire 4-0 sur Genk en Ligue des Champions, le technicien italien a été remercié. Et tout de suite remplacé par son compatriote Gennaro Gattuso. Son joueur à l’AC Milan, un changement radical synonyme de ras-le-bol. Certains présidents sont bien décidés à réaliser le rêve de leur confrère du PSG, Nasser Al Khelaïfi…

Star Wars

Il y a 11 mois, tous les médias acclamaient l’éviction de José Mourinho de Manchester United. « Connu pour ses crises de colère et ses frasques devant les journalistes, le destin de l’entraîneur portugais a plutôt fait rire les supporters et les médias. », disait Bruna Fernandez de Onefootball.com. 6e en championnat, 2e et qualifié en huitièmes de finale de C1, le portugais mordait alors la poussière d’Old Trafford. Sauvagement lâché par ses dirigeants et ses joueurs… : la génération starmaniaque. Ces nouveaux footballeurs qui n’ont que des droits et pas devoirs. Même pas envers ceux qui les cajolent…

Volte-face

En effet, l’ancien milieu de la Roma n’est nullement victime de la décision du président De Laurentiis. Mais bien du double jeu de ses protégés. S’il part c’est plus à cause de ses résultats : 7e en Serie A, 2e et qualifié au second tour de la C1. Que de l’excentricité du dignitaire qui l’a signé. Cet entrepreneur et cinéaste célèbre sans qui Naples croupirait certainement encore en Série C1. Qui a racheté en 2004 et ramené le club de Maradona en Europe bien avant Carletto. Qui l’a gardé mieux que Paris et le Bayern. Et qui a connu des fidèles de l’acabit de Marek Hamsik et Edinson Cavani.

Irréversible

Aussi, voir des joueurs bafouer son autorité de la sorte. Le voir se faire insulter, a dû rendre ses supporters et lui encore plus fous. Une semaine de mise au vert, des salaires coupés et une place sur la liste des transferts c’est probablement trop. Mais une réaction injurieuse envers un supérieur en colère, c’est assez inacceptable. Il s’agit quand même de sanctions tombant après une contre-performance. Un match nul (1-1) à domicile face à un RB Salzbourg certes bon, mais bien prenable.

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Allan, Mertens, Koulibaly et les autres auraient dû trouver une façon plus diplomatique d’amadouer leur président. Ils n’ont pas été bons. Ils ont dépassé les bornes. Et c’est encore le manager qui en paie les frais. Le Mister s’en va, le soldat s’en vient : finie la « calinothérapie ». Place désormais à la rigueur du général Gattuso…

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José Mourinho : Here come challenger

Après avoir refusé le Bayern de Munich, Dortmund, le Milan AC voire le Real Madrid, José Mourinho a posé ses valises à Tottenham. Mauricio Pochettino démis de ses fonctions, le portugais signe dans un club en difficulté. Un collectif qui a récemment retrouvé le « sourire », malgré ses défaites à Old Trafford 2-1 et à Munich 3-1. Matches marqués par les excellentes prestations du collectif bavarois, de Marcus Rashford, le magnifique but de Dele Alli et le retour du Special One au Théâtre des Rêves. Son nom scandé, des acclamations pour un homme qui en aura vraiment besoin cette saison.

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Du courage !

D’aucuns comparent ce retour de JM à son départ à Manchester. Sans rappeler cependant, que les Red Devils étaient 6es en championnat et déjà qualifiés en Ligue des Champions quand Solskjaer signait. Le norvégien est arrivé en Janvier 2019, à mi saison : il y avait donc une certaine stabilité. Ce qui est loin d’être le cas chez les Spurs.

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Le Mou rejoint un club dans le mou. Un 14e en difficulté pas encore qualifié pour le second tour de la C1. Objectif atteint après une victoire au caractère face à l’Olympiakos (4-2). Menés 0-2, les londoniens se sortaient ainsi d’un piège. D’une trappe posée par une équipe qui leur avait donné du fil à retordre à l’aller. Harry Kane et les siens perdaient alors deux points après avoir mené 2-0. Score final 2-2…

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Un Winner chez les Loosers

On peut donc déjà saluer le gros risque pris par le triple vainqueur de Premier League. Il aurait pu aller facilement gagner des titres avec le géant Bavarois. Remporter un 5e championnat différent. Mais il a préféré se lancer un défi. Mettre son haut standing en péril. Et tenter de relever un club dans les cordes tel qu’il l’a toujours fait. Une aventure qui s’annonce plus ardue que d’habitude. Surtout que nombreux sont ceux qui ne le voyaient pas revenir : qui ne voulaient pas qu’il revienne. A ce niveau en tout cas…

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Tottenham est le plus petit des clubs que l’ancien défenseur du Rio Ave a entraînés depuis 2002. L’un des deux clubs qu’il a managé (avec Chelsea en 2004), qui n’a jamais gagné la Ligue des Champions. Une escouade qui cependant, reste un avenir avec un passé européen victorieux. Pas encore un grand d’Europe mais la première équipe anglaise à remporter une coupe d’Europe. La Coupe des Coupes en 1963… Double vainqueur de la Coupe de l’UEFA, un essaim à l’image de ce qu’étaient les Blues il y a 15 ans lorsque le lusophone quittait le Portugal pour l’Angleterre.

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Mission impossible

Le natif de Setubal revient donc sur une touche sans titres depuis 2008. A la recherche de ce successeur de la Coupe de la Ligue, elle s’aligne désormais derrière une victime récurrente des coups de sifflet. Quand on sait que la VAR a mis du temps pour valider le chef d’œuvre d’Alli face à United. Que sur le premier but de Rashford il y avait faute sur Sanchez, on peut déjà songer au pire. Oui, ce sera très difficile pour José. Mais pas impossible… En d’autres termes : Ready Fight !

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Ballon d’or africain : le football africain divisé

La politique de la « chaise vide » a visiblement porté des fruits. Sadio Mané a livré une prestation extraordinaire dans le dos de la remise du Ballon d’or France Football. Il a profité de la 6e victoire de Lionel Messi pour se refaire une santé. Et répondre à la petite pique de son collègue Chamberlain : « Mané et Salah ne font pas de passes ». En délivrant quatre passes décisives et en marquant un but face à Everton, Salzbourg et Watford. Une prouesse digne d’un Ballon d’or… africain ?

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Un « européen » vainqueur ?

Mané « Garrincha » ne sera donc pas le meilleur joueur du monde cette année. Toutefois, il pourra se rabattre sur le Ballon d’or décerné par la CAF. La liste des 10 nominés est sortie et le magnifique buteur de Liverpool en fait partie. Une nomination qu’il doit à son exceptionnelle saison passée. Un été ensoleillé terni par une nouvelle désillusion en Coupe d’Afrique des Nations. Un succès qui devrait enfin permettre le sacre d’un footballeur africain performant lors des plus grandes compétitions africaines.

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Alger Roi                                                            

Youcef Belaïli serait alors le vainqueur parfait. Sa place dans le top 10 c’est déjà bien. Mais il mérite bien mieux. Champion d’Afrique avec les Fennecs. Champion d’Afrique avec l’Espérance de Tunis, ce costume lui irait à ravir. L’ancien Sang et Or est le seul lauréat légitime devant Riyad Mahrez. L’unique capable de justement doubler son capitaine et l’année domestique inédite qu’il a réalisée avec Man City. On aurait ainsi comme podium idoine : Belaïli – Mahrez – Mané…

Blanc bonnet, bonnet blanc

Seulement, il faudra encore voter. Faire preuve de subjectivité pour donner une réponse objective à une performance sportive. Un leurre, évidemment. On plébiscitera encore celui qu’on aime, au grand dam de celui qu’on devrait logiquement nommer. Et un problème de méritocratie s’en suivra. Aussi, le football européen étant omniprésent dans les esprits africains., et la Ligue des Champions de l’UEFA y occupant une place prépondérante, le Lion de la Terranga devrait être sacré… après Mahrez, Aubameyang, Yaya Touré, Eto’o ou encore Drogba avant lui.


Et si les arbitres passaient en conférence de presse ?

Le dernier derby de Manchester a encore donné lieu à une affiche époustouflante. Une victoire des Red Devils sur les Sky Blues, entachée par une action litigieuse qui aurait pu changer la physionomie du Classic : la main de Fred en fin de première période. United mène alors 0-2 et « l’arrêt » du brésilien arrive comme le tournant de ce choc. Le milieu de terrain va très vite au sol et annule une occasion réelle de but sur ce centre de Kyle Walker. La réduction du score d’Otamendi  à la 84e aurait donc pu être une égalisation. Deux points de perdus et un nouveau fait de jeu qui a plombé un match… sans explications.

Touch Down

Certes City a manqué de créativité durant la rencontre. Les hommes de Guardiola n’arrivent plus à sortir du Tiki Taka et semblent de plus en plus prévisibles. Les doubles champions d’Angleterre sont en réelle difficulté cette année, mais ce n’est pas une raison pour qu’ils soient si délaissés par les arbitres. Après la main de Trent-Alexander Arnorld, les Citizens ont encore subi la loi des Referees. Des coups de sifflets qui donneraient des coups de pouce à Man U.

L’exemple Mancunien

En plus d’avoir bénéficié de 8 pénaltys, le club de David De Gea  jouit cette saison de décisions très favorables. Sur le but de Rashford face à Liverpool, il y avait faute sur Divock Origi au départ. Sur l’ouverture du score de Rashford contre Tottenham, il y avait encore faute sur Davinson Sanchez. Et si on a refusé le but de Sadio Mané à Old Trafford pour une main, pourquoi le « handball » de Fred n’a pas été sifflé à l’Etihad ? La VAR ne fût-elle pas assez claire ?

Être ou ne pas être

Autant d’interrogations qui prêtent à confusion. Et posent le problème de l’uniformité des décisions arbitrales. Aujourd’hui il y a faute, demain non : il est temps que les centraux prennent leurs responsabilités. Passent en conférence de presse avec leurs adjoints. Et s’expliquent.  Le corps arbitral constitue la 3e équipe sur le terrain. A l’image des entraîneurs et des joueurs, ils doivent donc nous éclairer sur leurs choix. Pourquoi ici et pas là ? Telle est la question.


Europe : La Ligue 1 surcotée ?

Cinquième des 4 « grands championnats », la Ligue 1 a connu une fin d’année 2019 difficile. Excepté les qualifications du PSG et de Lyon, l’élite hexagonale a été littéralement surclassée en coupes d’Europe. La Ligue Europa étant l’illustration parfaite d’un football qui refuse de rester à sa place.

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Contre-exemple

L’élimination du PSG l’an passé par un Man U B, voire C ou D. La qualification de l’Atalanta dès sa première participation et la qualité de jeu de Salzbourg sont la preuve que l’expérience n’explique pas tout. Lille, Saint-Etienne et Rennes n’ont pas été sortis de la C1 et de la C3 par inadvertance. Ils ont juste été trompés par des médias qui leur donnent très souvent une place qu’ils ne méritent pas.

La métaphore lyonnaise

Le football français vit d’exploits. Un caractère qui peut relever du génial comme de l’inverse. Sauf qu’il s’agit ici d’un pays double champion du monde, d’Europe et vainqueur de la Coupe des Confédérations. On parle donc forcément d’une vraie nation de football qui peine à se situer. A expliquer à ses joueurs que pour atteindre les sommets, il faut s’humilier.

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Aimé Jacquet, Didier Deschamps, l’équipe de France s’est faite un nom avec des entraîneurs rugueux et portés sur la discipline tels Mourinho, Simeone ou Conte (ceux qu’on n’aime pas). Ils n’ont jamais fait de l’arrogance le centre de leur motivation. Ils ont appris à leurs Bleus à prendre des bleus pour gagner. Et les résultats parlent d’eux-mêmes.

Inconstante, la Ligue des talents est à l’image de l’OL. Aouar ou Reine-Adelaïde, des footeux trop talentueux pour se salir les pieds. Des joueurs doués qui n’ont jamais rien fait de grand pour mériter une telle exposition. On leur a tellement dit qu’ils étaient bons qu’ils ont oublié qu’ils devaient jouer pour se faire un nom. Qu’ils avaient la constante obligation de se faire petit pour mieux grandir.

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Le bon tempo !

Aujourd’hui dès qu’un joueur fait une roulette, on dit voilà le nouveau Zidane. Et pourtant Zidane a attendu ses 28 ans pour savoir qu’il était Zidane. Même après avoir gagné la Coupe du Monde en battant le Brésil en finale, on le considérait comme un poisseux. Une légende qui prit fin le fameux jour de la volée de Glasgow. Ce n’est pas pour dire que la Ligue des Champions est plus importante que le Mondial. Non ! Tout au contraire et loin de là. Mais c’est juste pour rappeler qu’on reconnaît les champions du monde après la coupe du monde.

« On joue tous les trois jours » n’est pas une justification. Celui qui veut entraîner une équipe qui ne le fait pas, peut descendre à l’étage inférieur. En D2, en National, il y sera pénard. Dire qu’on laisse tomber une Coupe d’Europe s’est clamer haut et fort son innocence. Les grands joueurs jouent tous les matches et les petits tous les mois. Jouer une coupe d’Europe est un honneur. Une occasion unique de se surpasser. De renouveler sa rage de vaincre : de se sous-coter…


Un Lyon indomptable

Il y a quelques jours le président Jean-Michel Aulas regrettait d’avoir accepté la démission de Bruno Génésio sous la pression des supporters. Une sortie qui ne fait encore que fragiliser l’état d’un club qui a besoin de progresser.

Est-ce à dire que Rudi Garcia n’est pas bon ? Quel message envoie-t-on à cet entraîneur qui est sur le point de réussir son pari ? L’ancien coach de Lille a le parcours idéal pour hisser Lyon vers les sommets. Si le prédécesseur de Sylvinho est parti ce n’est pas à cause des supporters, encore moins du président, mais bien à cause des joueurs qui n’ont pas joué leur rôle à fond.

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Tenu en échec

L’OL est en crise. Une crise comportementale qui a atteint son paroxysme lors du dernier match de Ligue des Champions face à Leipzig. Un match nul 2-2, une qualification en huitièmes qui a abouti sur une causerie peu éducative entre les joueurs lyonnais et leur virage. Des supporters insupportables « crachant » sur cette équipe ayant enfin montré du caractère. Une lueur d’espoir, des ultras qui se montrent intransigeants devant un collectif qui a longtemps défait ses entraîneurs aux dépens de ses adversaires.

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Peut mieux faire

Si l’actuel tacticien du Beijin Guoan était juste détestés par ses anciens fans, pourquoi ses poulains ne se sont pas arrachés pour qu’il reste ? Pourquoi ne lui ont-ils pas donné ce trophée qu’on lui demandait tant pour le reconduire? Il y a comme un amalgame. La vérité est peut-être qu’ils voulaient garder près d’eux un homme acquis à leurs caprices. Oubliant cependant que pour un entraîneur, seuls les résultats comptent.

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Vous aurez beau l’aimer, sans titres il se fera virer. On aurait pu croire à la médiocrité de la touche si les prestations alternatives de Lyon ne formaient pas une suite logique. Hélas ! Désormais c’est aux Gones et (à personne d’autres) de montrer qu’ils portent ce maillot blanc dans leurs cœurs. Sauf évidemment s’ils ne peuvent pas faire mieux…


Lyon – Leipzig : Du coq à l’âne

Un bijou d’Aouar. Un régal de Memphis, la soirée se terminait pourtant bien. Lyon venait une 6e fois de passer la phase de poule de la Ligue des Champions et la fête était belle. Un record pour le club français qu’il est : un soulagement pour le collectif en difficulté qu’il fait. Revenir à 2-2 après avoir été mené 0-2 n’a rien de facile en C1. Mais tous ne le comprennent malheureusement pas. Et le pire c’est qu’il faudra même leur faire un dessin…

Colères

Certains trouvent quand même le temps de salir une qualification digne de leur club. D’insulter ceux qui l’ont rendu possible. « Marcelo dégage » pouvait-on lire sur « le Picasso ». Un sujet séparé de son verbe par un baudet falsifiant le brésilien : la honte. Le groupe attristé, son capitaine n’a pas supporté de voir son coéquipier traité de la sorte. Un rush vers « le philosophe » et le hollandais volé tente d’arracher ce tissu de mensonge à « Van Gogh ». En vain ! La lumière s’éteint lâchement dans la foule. Laissant dans sa pénombre un vengeur musclé, le visage masqué par la rage.

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Fumigènes 

Heureusement qu’on n’est pas en Italie. Sinon on aurait immédiatement parlé de racisme. Les narines bien en évidence et le visage hilarant de cet équidé marron ne veulent rien dire. C’est un âne avec un nez gros qui a été peint. Pas un singe… Nuance ! Un tableau dans la Ville des Lumières : une opacité singulière. L’expression d’un supporteurisme qui semble prendre de l’ampleur autour des pelouses françaises.


Marseille : Champion de France

Son ambition, il l’avait affichée dès ses premières conférences de presse : le podium. Même après la déculottée (4-0) au Parc des Princes, André Villas-Boas n’a pas changé de cap. Il est resté concentré sur son objectif. Et aujourd’hui ça porte des fruits. Après 5 victoires de suite, l’Olympique de Marseille occupe la seconde place du « championnat qatari ». La première du championnat de France.

Une pour tous

Une position qu’il entend bien conserver. Le but étant pareillement de s’aligner derrière sa pensée. Cette inspiration qui rappelle Jean-Michel Aulas. Des mots qui envoient le PSG dans une autre dimension. Vautré dans son budget, porté par ses stars : bien trop loin de l’OM. « Il n’y a pas d’argent » affirmait le lusophone à la fin du mercato. Le prêt d’Alvaro Gonzalez et les transferts de Dario Benedetto et Sébastien Rongier : c’est le mieux que puisse faire le budget Olympien. Un petit plus néanmoins capable de mettre les Phocéens sur la bonne voie.

Il suffisait « juste » d’impliquer les joueurs. De drainer le bon état d’esprit au sein du collectif. De bien analyser les failles des équipes adverses. Et de rappeler à tous que Marseille est la meilleure équipe française de tous les temps. La seule à avoir remporté la Ligue des champions : celle qui a joué le plus grand nombre de finales européennes. C’est-à-dire 5, la dernière datant de 2018…

Un héritage bien entretenu

Rudi Garcia a donc laissé de quoi faire. Même si ses joueurs – Payet en tête – ne le gardent pas dans leurs cœurs. Malgré l’image qu’il a laissée dans le vestiaire, son successeur a compris qu’il avait de quoi battre les plus petits. Faire nul voire défaire les égaux. Et s’incliner devant les Galactiques français. Même si pour le Marseillais convaincu qu’il fait depuis. En dépit de son réalisme froid, le portugais sait que perdre face aux Parisiens n’a rien de méritoire. Son inclination ressemble donc plus à une stratégie pour endormir l’ennemi et le surprendre. Qu’à un drapeau blanc levé…

Sommet en vue

Avec Tuchel qui vacille, Thauvin qui arrive, les Phocéens ont de quoi faire mieux qu’une position de dauphin. Un titre de champion est envisageable cette année peut-être. Mais surtout l’année prochaine. Quand on voit la justesse des recrutements de l’ancien coach du FC Porto, on peut craindre le « pire ». Se projeter sur une éventuelle qualification en C1. Et se dire qu’avec les moyens qu’elle générera, il peut ramener l’OM sur le toit de l’Hexagone…


Ballon d’or : Entre renaissance et pertes de valeurs

Entre la première de Lionel Messi en 2009 et sa sixième, le Ballon d’or a connu de nombreux soubresauts. Certainement beaucoup plus que ce qu’il a connu de sa naissance en 1956 à 2008. Du passage dans les bras de la FIFA à l’insuccès de Sadio Mané, en passant par l’oubli des espagnols, de Sneijder et la crise de Franck Ribery, le bijou de France Football aura subi de nombreuses séquelles qui ont considérablement égratigné sa prestance.

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Marchéage

Le Ballon d’or brille plus aujourd’hui par cette expression hors du commun qui a traversé les époques. Que par les résultats qu’il génère. Un mot composé qui a su faire du sport roi une préciosité sans pareille. Magnifique titre malheureusement victime lui aussi de son époque. Un monde outrageusement mercatique qui broie tout sur son passage.

Les premiers signes

Messi va gagner : pourquoi venir ? Les absences de Cristiano Ronaldo et Mané ne sont que la preuve la plus tangible d’une sorte de lassitude. La démonstration d’un désintérêt qui devrait aller grandissant si rien n’est fait pour calmer les esprits les plus sceptiques. Et remettre l’aspect collectif de ce sport au service de ce brillant trophée individuel. On sait déjà d’avance qui va gagner et souvent c’est celui qui ne le mérite pas.

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Le meilleur joueur est cet élément qui tire son équipe vers les victoires les plus prestigieuses. Les tournois internationaux (des sélections encore plus) comptant plus que les nationaux. Si les critères du Ballon d’or demeurent essentiellement subjectifs, l’aura du Ballon d’or diminuera fortement. A l’image du Tour de France après les 7 succès de Lance Armstrong…