Fouda Fabrice

Cameroun : Eto’o et Milla dans la même équipe

La CAN-U20 2021 est terminée. Le Ghana est venu à bout de la valeureuse équipe de l’Ouganda. Les Cranes ont joué leur chance, sans pouvoir changer leur sort. Au pays du regret, ils rejoignent ainsi le Cameroun. Favori battu par ces mêmes Ghanéens, malgré les remarquables présences d’Eto’o et de Milla dans leur équipe.

Eto’o à la création…

Sorti leader de sa poule avec neuf points, le Cameroun était bien parti pour remporter sa seconde CAN U20. Après celle de 1995, les Lionceaux couraient vers un nouveau trophée quand soudain arriva le Ghana.

Moins forts qu’eux, les juniors Ghanéens ont usé de leur expérience pour sortir des griffes de leur félinité. Les quadruples champions d’Afrique U20 ont profité avec brio du mauvais choix de Christophe Ousmanou, l’entraîneur camerounais. Lequel avait trouvé judicieux de se passer de son numéro 10 et meilleur élément : Étienne Eto’o Pinéda.

Lire : Etienne Eto’o Pineda : au nom du père, ou de la mère ? – Camfoot.com

Le fils du légendaire Samuel Eto’o méritait pourtant d’être parmi les onze entrants de ce quart de finale. Lors de la 3e journée contre le Mozambique, le sociétaire d’Oviedo en Espagne lançait magnifiquement son tournoi avec 2 buts (dont un coup-franc sublime) et un caviar. Victoire 4-1 du Cameroun.

Passeur décisif sur l’ouverture du score contre le Ghana, le Cameroun aurait certainement gagné si Eto’o avait été titulaire. Le meneur de jeu aux allures de CR7 tentera de se consoler avec le titre de joueur le plus décisif de son effectif. En 2 matches de Coupe d’Afrique, le spécialiste des coups de pieds arrêtés a inscrit 2 buts et délivré 2 passes décisives pour… Milla.

Milla à la finition…

Comme un symbole, toutes les passes décisives d’Eto’o à cette CAN étaient pour Milla. Non pas Roger, mais Kevin-Prince, l’homonyme de Boateng l’international Ghanéen.

Le jeune Lion pour rendre hommage au Vieux Lion célébrait même ses buts en dansant l’Assiko au point de corner tel celui-ci au Mondial 1990. Une chance qu’il n’aura pas lors de la séance des tirs aux buts contre le Ghana, auteur du raté qui éliminera le Cameroun. Son but lors des prolongations n’aura malheureusement servi à rien.

L’unité à la conclusion…

Cette 22e édition de la CAN U20 avait un fort accent camerounais. En plus des présences sur et en dehors du terrain des mythiques Samuel Eto’o et Roger Milla, de Muril Njoya sur le banc de la Mauritanie, on pouvait noter celles de deux fils d’anciens Lions Indomptables. À savoir :

  • Enzo Tchato arrière droit fils de Bill Tchato
  • et Sunday Jang Junior, co-meilleur buteur du Cameroun avec Milla et Eto’o, fils de Sunday Jang.

Lire : CAN U20 : le Cameroun remporte le match d’ouverture contre la Mauritanie – Camfoot.com

https://www.youtube.com/watch?v=jLYc64OIBNs
Bill Tchato, accroupi, dossard numéro 2

On ose ainsi espérer que derrière ces remarquables talents, se cache un collectif majestueux. Un Milla et un Eto’o définitivement réconcilié pour porter plus haut encore les quintuples champions d’Afrique. L’incarnation même de l’union de l’avenir et du passé d’une histoire glorieuse que le football aimerait entendre de nouveau.


Mussolini est de retour, il faut virer Mourinho

Tottenham ne va pas bien. Champion du monde en titre, Lloris a pris 8 buts évitables en deux matches mais c’est de la faute de son entraîneur. Comme d’habitude, des voix s’élèvent encore pour réclamer le départ de Mourinho. Autant que le retour de Mussolini, l’anti-Mourinhisme ne fait plus aucun doute.

Nullement

« José Mourinho c’est nul sur le plan du jeu », déclarait Philippe Doucet, consultant de Canal+, sur le plateau des Grandes Bouches vendredi le 12 Février. Une qualification assez juste quand on sait que nul veut dire zéro. Après avoir travaillé à Barcelone, au Real Madrid, au Benfica, au FC Porto, à l’Inter de Milan, à Manchester United, à Chelsea. Après a voir remporté 4 trophées européens sur 24 titres majeurs, Mourinho c’est donc nul sur le plan du jeu.

Dans ce discours aussi flatteur que dévastateur, on parle certainement de beauté. Voyons donc ce que la fameuse beauté a apporté à la société européenne :

  • La race aryenne : Hitler voulait des gens beaux pour former son armée d’aryens grands, blonds aux yeux bleus. Conclusion : une guerre mondiale.
  • L’holocauste : Pour reconnaître les juifs, des critères de beauté étaient définis. Conclusion : un crime inqualifiable contre l’humanité.
  • L’esclavage : Parce que les noirs n’étaient pas beaux, nez épatés et gros bras, il fallait les réduire en esclavage. Conclusion : un crime industrialisé contre l’humanité.
  • La colonisation : Parce que nous sommes plus beaux que vous, quitte à vous tuer, nous allons vous imposer notre belle civilisation. Conclusion : un crime générationnel contre l’humanité.
  • Les supporters marseillais ont brûlé la Commanderie parce que leur équipe n’avait pas un beau jeu. Conclusion : Un personnel traumatisé.

Admirations

Ceci dit, bienvenue dans un monde où le beau est mis en valeur. Un champ dans lequel les germes de Benito Mussolini, ancien journaliste, le maître d’Adolf Hitler, créateur du Fascisme, ont trouvé juste de pousser.

Après avoir suivi des voix rassurantes, la descendance de l’allié du Führer est sorti de son abri. Dans la politique et le sport roi, les arrières petits-fils de celui qu’on appelait affectueusement le « sauveur de la paix », sont arrivés comme par hasard. Un homme admiré par les hommes les plus admirés de ce monde. Quelques exemples :

  • Winston Churchill disait de lui avant la guerre (1926) qu’il est « le plus grand législateur vivant », et pendant la guerre (1940) qu’il est « un grand homme »
  • Le Pape l’appelait « l’homme de la Providence », avant de le décorer sous l’ordre de l’Éperon d’Or.
  • Et Gandhi, le non-violent : « le Duce est un homme d’État de premier plan, complètement désintéressé, un super-homme »

Beau-Bo

Mais le fils n’est pas l’arrière grand-père, même s’il pourrait, quand on lit tous ces commentaires. Juste héritier de ses pères, on a donc de la chance de voir Caio Giulio Cesare Mussolini après sa cousine Alessandra Mussolini, débarquer aux européennes. Après tout Hitler a gagné les élections pour installer son Reich. La Lazio de Rome peut festoyer, vu que les Chemises Noires qu’elle a changées en maillots noirs seront bel et bien portées par Romano Floriani Mussolini.

« Moi, je veux seulement être jugé pour la façon dont je joue au football, et pas pour mon nom » dira l’arrière droit de 18 ans. « Comme c’est mignon » on a envie de lui répondre. « Tutto va béné » dans le meilleur des mondes. Ou si vous préférez, « Toto va bien » dans le meilleur des mondes. Dans son élément, il ne comprend toujours rien.

Il n’a certainement pas dû saisir le CH-ARABIA de l’empereur Hailé Selassié lorsque le 30 juin 1936, sa Majesté s’exprimait en Araméen à la Société des Nations. Fièrement l’Éthiopien regrettait que les grandes puissances regardent sans rien faire, l’Italie du Duce attaquer son pays. « Il parle CHINOIS, il essaie juste de nous AMADOU-ER », devaient penser certains d’entre eux. Ils le huaient, quand soudain arriva la seconde guerre mondiale. (1939-1495)

Le chaos dans l’air

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : c’est la théorie du chaos. La démonstration par l’absurde est la preuve qu’il s’agit bien d’une loi cartésienne. L’UEFA a donné raison à Sebastian Coltescu face à Pierre Wébo : pas de soucis. Négru veut dire Noir : rien à redire.

Il n’y a pas de racisme dans la direction du football européen. Les genoux à terre avant les matches, ne servent de ce pas à rien. Les noirs se plaignent trop, le racisme est une vue de l’esprit. Arrêtons de nous battre contre un fléau qui n’existe pas : c’est de la folie.

https://www.youtube.com/watch?v=4WjSQCgcsbA&t=2s

Le cœur du problème

Le problème c’est Mourinho. C’est lui qui détruit notre beau jeu avec ces gros bras qu’il veut nous imposer en attaque. Il faut le virer partout où il passe et garder notre style de possession, synonyme de colonisation. « Il faut qu’il rentre au Portugal » pour paraphraser certains.

C’est à cause de sa tactique défensive qu’Harry Kane, Son, Dele Alli et plus de la moitié de l’effectif des Spurs n’ont rien gagné au cours de leurs si belles carrières. Si le Real Madrid ne veut plus de Bale c’est lui. Tottenham n’a glané aucun titre depuis 12 ans, c’est encore lui.

Un point un trait

Le meilleur c’est Pochettino. L’entraîneur du PSG ne pratique pas un jeu défensif comme son compatriote de l’Atlético Madrid, Diego Simeone qu’on aime bien. Il a joué une finale de Ligue des Champions comme Tuchel qu’on a viré pour un rien : c’est toute la beauté du jeu le plus simple. Mourinho le Diabolique comme dirait un reportage de Canal+, a été traité de Nazi par un journaliste espagnol en 2012. Carlos Boyero de Pais :

« (Mourinho) est très fort pour trouver continuellement des alibis obscènes qui justifient une défaite face aux meilleurs. Mourinho est un individu très dangereux. Et il connaît la méthodologie pour faire ressortir les plus bas instincts de quelqu’un. Et c’est ça ce que désire le nazi portugais »

Lire : Real Madrid : Quand José Mourinho se fait afficher à côté d’Adolf Hitler (gentside.com)

Pour la petite info, Mourinho a porté plainte contre le journaliste qui l’a insulté et il a perdu le procès. Le chroniqueur avait donc raison de le traiter de la sorte. L’occasion pour un autre, Pierre Godon, de marcher sur les traces de son collègue ibérique 3 ans plus tard. Dans son article « Pourquoi José Mourinho est-il aussi méchant ? », le gentil rédacteur de France Télévision écrit  : « « Le nazi portugais » en guerre contre la presse »

Une question de feeling

Le Special One est accusé de trop se plaindre. Pourtant, ce technicien européen qui a signé un Togolais à la pointe de la Maison Blanche est vraiment détesté. La réalité c’est qu’on a un entraîneur méprisé, Mourinho, qui s’entend très bien avec les africains et un autre vénéré, Guardiola, qui ne les sent pas trop. Comment l’expliquer ?


CAF : la Ligue des Nations pour remplacer le CHAN (2ème partie)

La création d’une compétition répond à un besoin. La Coupe du monde est née pour opposer les meilleures équipes du monde. La Ligue des Champions est faite pour opposer les champions de chaque Ligue, et ainsi de suite. Il est donc primordial de se demander à quel besoin répondrait le CHAN, une fois changé en Ligue des Nations. La réponse ci-dessous.

Pourquoi la Ligue Africaine des Nations ?

Le CHAN est né pour promouvoir le football local africain. Le développement du sport roi en Afrique est donc son ambition. Un projet terni par le « refus » de certains pays de s’identifier à cette compétition.

L’Égypte, par exemple, parce que c’est un pays qui a des compétitions bien structurées, n’y trouve aucun intérêt. La Premier League des Pharaons contient tout ce que le CHAN a pour objectif d’apporter. À savoir une visibilité pour les joueurs, portée par une organisation digne de ce nom. D’où la naissance d’une vraie compétition majeure, qui liguerait tout le football africain : la Ligue Africaine des Nations (LAN).

La CAN comme moteur

On surferait alors sur l’aura de la CAN pour impliquer tous les africains. La Ligue Africaine des Nations deviendrait une « CAN » plus accessible à tous. Derrière la reine des coupes africaines, un premier ministre chargé de mener à bien la politique du royaume.

Une organisation rotative

La Ligue des Nations est née en Europe pour réduire le nombre de matches amicaux. Un caractère qui devrait inspirer l’Afrique et plus encore. Non seulement la LAN réduira le côté amical du football africain, mais elle le rendra plus compétitif. Surtout si la distribution de son organisation se fait de façon rotative.

Ainsi, ce système de désignation qui permit naguère à l’Afrique d’organiser un Mondial, obligera chaque pays africain à se mettre à jour. En accueillant le Final 8 de la Ligue des Nations, l’organisateur se prépare à une éventuelle CAN et se dote de véritables infrastructures. Lesquelles lui serviront dans la foulée, à mieux organiser son football local.

Une qualité véritablement mise en valeur

S’il y a une certitude que ce CHAN 2021 nous a apportée, c’est que l’Afrique a soif de professionnalisme. La bonne organisation facilite l’expression de son incroyable talent. Des joueurs qui n’auront plus besoin de s’exposer pour trouver un chemin vers le Vieux Continent.

L’immigration ne peut pas accueillir tout le monde. Sans exclure les autres, la présence des locaux dans les sélectionnés pour la LAN devraient être majoritaire.

Le but est de tirer les championnats locaux vers le haut pour mettre tous les footballeurs, locaux ou pas, sur le même pied d’égalité. En forçant les sélectionneurs à consommer local, on contraint les fédérations à bien organiser leur football. Le but ultime…


CAF : la Ligue des Nations pour remplacer le CHAN (1ère partie)

Au Cameroun, le Championnat d’Afrique des Nations s’est terminé récemment. Dans des enceintes particulièrement belles, le football africain local a trouvé un nouveau souffle. La preuve qu’on ne pourra plus jamais se passer de cette compétition. La bonifier, c’est ce qu’il faudra certainement faire.

https://www.youtube.com/watch?v=2ajhDqOZ8Cs

L’effet Cameroun

Le Cameroun est une puissance sportive. Il ne manquait plus que les infrastructures pour le prouver. Autour de ces stades on peut donc reconstruire un football digne de celui des années 1970, 1980 ou 1990. L’ équipe nationale est bien structurée, et portée par un championnat tout aussi développé.

https://twitter.com/reussitesdupays/status/1358888198819176448

Être spectateur du CHAN, prenant une autre dimension au Cameroun, n’est donc pas anodin. L’amour des Camerounais pour le sport en général et le football en particulier est très loin d’être étranger à cette réussite. Souvenez-vous de la CAN Féminine et de l’ampleur qu’elle avait prise à Yaoundé, pour retomber juste après.

Tout l’engouement que le public du Triangle National avait soufflé à ce football, donna jadis l’impression d’une fulgurante progression. Quand finalement on se rendit compte que ce n’était qu’une suite logique. Donc attention à l’effet Cameroun. Celui-là même qui peut changer le CHAN en remplaçant de la CAN.

Il était une fois

Aussi spectaculaire soit-il, le CHAN reste une expression du long chemin que le football africain a encore à parcourir. Ce n’est pas qu’on ne l’aime pas, c’est qu’on est bien forcé de le constater. Dans les années 80 on n’avait pas besoin de Championnat d’Afrique, parce que la Coupe d’Afrique était notre Championnat d’Afrique des Nations.

Les meilleurs joueurs africains évoluaient en Afrique. Bien organisé, leur football attirait naturellement les regards. Si aujourd’hui on a besoin de créer une compétition pour donner de la visibilité aux joueurs locaux, c’est que la Ligue des Champions, la Coupe de la CAF et la plupart des championnats locaux ont échoué dans leur mission de valorisation.

En outre, le CHAN, qui est censé aider le foot africain, aide deux ou trois joueurs africains. Felix Oukiné et autres Morlaye Sylla signeront en Europe et puis plus rien pendant deux ans. Comment redonner le sourire à tous les africains du football ? Telle devrait être l’objectif de la CAF.

https://www.youtube.com/watch?v=ttYDdcZPEZg

Un vrai trophée en jeu

Ainsi, on ne va pas balayer d’un revers de la main le CHAN. On va lui donner un autre nom. Comme un parti politique : changer son appellation pour lui donner un autre statut.

https://twitter.com/MorlayeSylla24/status/1358176039353143304

Une procédure qui tout d’abord nous permettra de constater que Michel Platini s’est peut-être inspiré d’Issa Hayatou pour penser la Ligue des Nations. Ligue synonyme de championnat, personne n’a dû remarquer le subterfuge. Le CHAN est né en 2009, la LDN en 2018.

https://www.youtube.com/watch?v=jsW88vn62VY

Ceci dit, on pourrait faire le chemin inverse et renommer le Championnat d’Afrique des Nations, Ligue Africaine des Nations. Les A à la place des A’, des rencontres aller-retour, un Final 8 et une vraie compétition est née. Un trophée majeur : une coupe que tout le monde aurait envie de jouer.


CHAN 2021 : les perdants et les vainqueurs

Le CHAN 2021 est fini. Au Cameroun, le Maroc a remporté son second titre (consécutif) de champion d’Afrique. Une aventure qui a vu jaillir de sa sixième édition des perdants et des vainqueurs aussi exceptionnels les uns que les autres.

Les perdants d’Afrique de l’ouest

La politesse aurait voulu qu’on commence par la bonne nouvelle. Mais la mauvaise n’est pas si mal que ça finalement. Parmi les perdants de ce CHAN, se trouvent de véritables âmes de gagnants.

On a pu remarquer avec joie que le travail à la base de Claude Leroy au Togo est entrain de mûrir. Les Éperviers A’ semblent aussi forts que les A, sinon plus. Yendoutie Richard Nane et les autres, spécialement l’attaquant Ismaïl Ouro-Agoro, ont tout pour porter le football togolais très haut.

https://twitter.com/NaneRichard/status/1354317060990447618

Cependant, ils ne seront pas seuls. L’Afrique de l’ouest a fait montre d’un talent particulier à cette compétition. On a vu des joueurs extraordinaires incarner un football qui devrait donner à l’Afrique sa future grande nation. On peut citer entres autres : Morlaye Sylla et Mory Kanté de Guinée, Demba Diallo*, Chato et Samaké du Mali, Hamed Belem du Burkina Faso ou Mossi Issa Moussa du Niger.

Les perdants d’Afrique centrale

La phase finale se jouant en Afrique centrale, les « pays hôtes » ont eux également montré le visage de leur incroyable talent. Le gardien Hashou Kerrido, malgré son erreur en demi-finale, a pérennisé la tradition des excellents portiers camerounais. Bien gardé par ses stoppeurs, Salomon Banga et Etame Ngombè, il peut viser les A. Un groupe au sein duquel, Fabrice Ondoa et son cousin André Onana sont en difficulté.

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1357632831468486657

La défense n’est pas le seul secteur du Cameroun à avoir envoyé des bons signaux lors de ce CHAN. Son milieu a aussi donné satisfaction. Respectivement avec les joueurs que sont Ako Assomo sur les côtés et Félix Oukiné** dans l’axe. Une paire qui a fait très mal à la RD Congo de l’excellent Amédé Masasi.

Le milieu de l’AS Vita Club est de loin le meilleur joueur de l’équipe de Florent Ibenge. Auteur de deux buts, il est tombé devant plus inspirés que lui sans perdre de sa superbe. Il sort avec les honneurs comme son frère de l’autre Congo, Prince Mouandza, véritable latéral droit de qualité.

Les perdants d’Afrique australe et de l’est

Bien que la Zambie et le Rwanda furent les seules équipes de cette zone à passer le premier tour, les Afriques australe et de l’est n’ont pas démérité. La Tanzanie a notamment manqué les quarts à cause d’une erreur d’arbitrage. Si Mory Kanté, avait pris son deuxième carton jaune à la place de Mohamed K. Traoré, les Taifa Stars seraient probablement passés à la place du Syli.

Galvanisé par leur fighting spirit, on n’a pas qu’aimé l’état d’esprit de ces collectifs. Leurs footballeurs valaient également le détour. Particulièrement Collins Sikombe et Emmanuel Chabula de Zambie, Saïdi Kyeyune d’Ouganda, Hakizimana du Rwanda et Majogoro de Tanzanie.

Les vainqueurs d’Afrique du nord

Le meilleur pour la fin, nous allons saluer la prestation marocaine. El Kaabi, meilleur buteur de l’histoire de la compétition, a été le capitaine d’une redoutable escouade. Meilleure attaque avec 15 buts, les Lions de l’Atlas ont survolé ce championnat.

Basé sur une organisation de référence en Afrique, le Maroc est la preuve que pour remporter le Championnat d’Afrique, il faut avoir un bon championnat. Une ligue qui nous a donné l’occasion de découvrir Abdelilah Hafidi et Soufiane Rahimi, meilleur joueur et meilleur buteur de la compétition avec 5 buts. Coach Vahid en se déplaçant au Cameroun, repartira donc certainement avec des noms dans ses valises.

*Demba Diallo est suivi par Ajaccio

**Felix Oukiné est suivi par des clubs de Ligue 1


Un peu de respect pour Mourinho !

Cet appel n’est pas pour les fans, mais pour ceux qui ont le devoir de les éduquer. José Mourinho est l’un des plus grands entraîneurs de tous le temps, sinon le meilleur, il mérite un peu plus de respect de la part de certains spécialistes. Au lieu de dénigrer sa personne, qu’ils songent à analyser ses matches.

https://www.youtube.com/watch?v=WU144LXmfNw

Estampillés

Il ne faut pas être un génie pour savoir ce qu’on dira de Mourinho sur un plateau après un de ses matches. Tout est préparé à l’avance. Les pots et les étiquettes sont prêts.

S’il gagne, on rappellera que la qualité de jeu n’y était pas, mais l’efficacité oui. Quand l’équipe fait match nul, on taxera sa tactique de minimaliste ou de stratégie trop défensive. S’il perd, ce sera parce que son équipe a refusé de jouer : le classique. Des analyses stéréotypées qui incarnent le manque de respect à son égard. Certains diront même qu’ils ne l’aiment pas, quand leur rôle est supposé être neutre.

La carrière de Mourinho est remise en cause après chaque match. On lui refuse quasiment la capacité de réfléchir. De leurs studios, ils savent exactement ce que le lusophone dit à ses poulains, dans les vestiaires anglais, interdits aux caméras. Sans prendre de recul, on lui lâche des tacles à la gorge qui n’auront jamais de raisons d’être.

Pep Si

Tout le contraire lorsqu’il s’agit de Pep Guardiola. On cherche des excuses au Catalan même lorsqu’il n’y en a pas. Aujourd’hui, il est devenu un génie parce qu’il a mis un avant-centre de formation, un international brésilien, sur le banc pour faire jouer des milieux relayeurs en attaque.

Un coup de Mou

Mais bon, c’est Guardiola, donc c’est génial. On refuse de remarquer qu’il est en train de détruire la fondation mise en place par Roberto Mancini, ancien entraîneur de Manchester City. Tous les piliers des Sky Blues partent l’un après l’autre. Yaya Touré, Kompany, David Silva et maintenant Aguero. C’est la fin du vrai Manchester City mais ils ne le voient pas.

On préfère souligner que Guardiola a changé sa méthode pour évoluer et rejoindre un peu plus haut le style pragmatique de Mourinho, tant décrié. On refuse de rappeler qu’il a dépensé près de 2 milliards d’euros pour faire une défense qui ne fonctionne toujours pas. Pendant que le Special One de son côté, est forcé de jongler avec les prêts et les joueurs pas trop chers pour recruter.

The Best One

Personne ne voit la gymnastique de cet homme qui a la périlleuse mission de faire gagner un effectif surcoté dans une équipe qui n’a rien remporté depuis douze ans. Il a un bon banc paraît-il : une « Bale » blague. Que penser d’un collectif porté par deux joueurs qui n’ont jamais rien gagné, Son et Kane ?

https://www.youtube.com/watch?v=JbxCW4tpNAo&t=16s

En outre, Mourinho est traité différemment sur et en dehors du terrain et rien ne le justifie. Dès qu’il a un problème avec un joueur, les médias le relaient en boucle comme si c’était la fin du monde. Mais, c’est un gagneur et il le restera avec ou sans les bons commentaires. On ne combat pas le racisme en nourrissant l’injustice.


Lionel Messi : Quand l’ingratitude ne fait plus aucun doute

On a tout fait pour cacher ce déclin, mais il est là. L’amour médiatique qu’on voue à Lionel Messi a voulu dissimuler ce fait, mais il est gros comme une maison. Le FC Barcelone est au bord de la faillite et son meilleur buteur ne fait rien pour l’aider à s’en sortir.

Me, myself and I

Il y a quelques mois, Lionel Messi réussissait à avoir la tête de son président, Josep Maria Bartomeu. On pensait alors le Barça sauvé de l’incompétence d’un homme : un leurre. Parce qu’on a voulu cacher l’irrespect chronique de Léo, on lui a tissé des louanges mal placées, en oubliant que tout se paie.

https://www.youtube.com/watch?v=vF0_N_T98k8

Le football est juste. Après avoir activement participé aux départs de nombreux joueurs, entraîneurs et dirigeants, Messi va récolter ce qu’il a semé : le départ. L’Argentin va quitter son seul club en confirmant qu’il est ce numéro 10 qui ne pense qu’à lui.

https://www.youtube.com/watch?v=ItCmwf1GTqw&t=4s

Barcelone à l’abandon

Et pourtant, tout ce que le natif de Rosario est aujourd’hui c’est grâce à Barcelone. Sans les Catalans la Pulga serait restée une puce sans téléphone. Et maintenant que le club est en difficulté, le roi décide de s’en aller. On a vu Buffon descendre en D2 avec la Juventus et on ne verra pas Messi continuer dans l’élite avec son club formateur. Pourquoi ? Il est fauché.

Une question d’argent

Messi est le sportif le mieux payé de la planète. Il gagne 7,241 Millions d’Euros par mois et ses revenus annuels flirtent avec les 112 millions d’Euros. En un an donc, Messi est riche à vie. Une condition qui n’a pas empêché son club de voyager en bus pour économiser 30.000 Euros.

Un geste, une passe aurait suffi pour prendre l’avion et comme d’habitude Léo a préféré jouer perso. Il peut décider de réduire drastiquement son salaire pour sauver son club, mais il va partir. Messi va signer chez le plus offrant pour gagner un argent qu’il a déjà. C’est notre beau monde. Pendant que certains meurent de faim et de COVID, d’autres multimilliardaires, ne pensent qu’à se remplir les poches.

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1355784709167587330

Un départ bénéfique

Toutefois, le Barça est une institution. Elle le restera avec ou sans Messi. Le départ de l’Albiceleste est même une bonne nouvelle pour les Blaugrana. Ils vont pouvoir renouer avec leur identité, la formation, et se reconstruire tranquillement. À l’abri de ses caprices de star hollywoodienne, la possibilité de signer Aguero, Wijnaldum et Depay en fin de contrat, devrait amorcer une ère radieuse pour les quintuples champions d’Europe..


Afrique : Le CHAN peut-il devenir un exemple ?

Le CHAN 2021 organisé au Cameroun tape dans l’œil des observateurs. De beaux stades, de belles pelouses, de beaux matches, de très bons joueurs, des beaux buts… Le spectacle est au rendez-vous au pays de Samuel Eto’o. En Afrique, une ponctualité qui pourrait servir d’exemple pour les autres confédérations ?

Oui…

Si on réunit tous les ingrédients qui font de ce CHAN 2021 une compétition exceptionnelle, on peut croire à une révolution mondiale. Asie, Europe, Amériques, Océanie, sur tous les continents la paire jeu-organisation devrait assurer. Les infrastructures y sont bien faites, la qualité du jeu est excellente et le football océanien est l’exception qui confirme cette « règle ».

Pour une telle compétition, on devrait donc voir entre les gradins, la sélection anglaise de la Premier League, espagnole de la Liga, brésilienne de la Serie A et autres chinoise de la Chinese Super League. Un panel qui ferait saliver n’importe quel fan du sport et plus d’un sponsor.

Non…

Le CHAN reste une compétition secondaire. Elle regroupe les A’ pour pouvoir les faire passer en A. La faute à des championnats pour la plupart défectueux qui ne favorisent pas l’expression des talents locaux. Un caractère qui est loin d’être imputable aux autres footballs.

En effet, on peut sans craindre de se tromper, affirmer que les championnats locaux sur les autres continents sont bien organisés. Un Championnat des Nations serait donc une perte de temps sur ces terres. Il surchargerait le calendrier pour rien, d’autant plus qu’il existe déjà la Ligue des Nations pour certains. Notamment l’UEFA et la CONCACAF.

Peut-être…

Cependant, COVID oblige, pour éviter les déplacements d’un pays à l’autre, le CHAN peut constituer une alternative temporaire. Au lieu de rapatrier des sélectionnés, on pourrait les prendre sur place avant de les faire voyager ensemble. Les joueurs observés au même endroit, le risque de contamination se réduirait considérablement.

À cela vous pourrez ajouter le passage des sélectionnés au nombre de 33. Il permet d’éviter le report des matches en cas de joueurs touchés par le Coronavirus. Le CHAN a vu le verre à moitié plein, et le ballon rond peut continuer de rouler. Pour jouer il faut des joueurs. Passer de 23 à 40 si possible, le but étant d’entretenir le jeu.


PSG – OM : Le foot n’est pas un jeu de salon

Trophée des champions, Classico, Derby, il y avait tout dans le dernier PSG – OM. Une victoire 2-1 des Parisiens qui leur a permis d’inscrire une dixième fois leur nom à ce palmarès. Cela a aussi permis à Mauricio Pochettino, nouvel entraîneur du PSG, de remporter son premier trophée, ou encore à l’opposition Neymar – Alvaro d’animer les réseaux sociaux. Le foot comme on l’aime !

À chacun son tour chez le coiffeur

Mais avant d’arriver à Alvaro, il est primordial de souligner ce qui est arrivé à Dimitri Payet, joueur de l’OM. Chapeauté par « sa coupe rock’n’roll » comme dirait Laurent Paganelli, le numéro 10 s’est pris une tarte dans la figure à la Christophe Dugarry. Histoire de lui rappeler qu’au football ça chambre toujours sévère. Personne n’est à l’abri d’une bonne pique, d’où les éloges de ses adversaires.

Sur un post Instagram, similaire à ce que Payet avait publié après la défaite de Paris face au Bayern en finale de C1, le Réunionnais en a donc pris pour son grade. Le club parisien avait en effet tenu à honorer le premier trophée pour Alessandro Florenzi, en se moquant gentiment de Payet.

https://twitter.com/PSG_inside/status/1349496013376126976

« La meilleure équipe a perdu »

L’ OM est porté par le sens unique de la répartie de ses fans. Lesquels n’ont pas pu empêcher les Qataris de marcher sur leur équipe, malgré cette banderole qu’ils ont posée devant le Stade Felix Bolaert avant la finale. Un « petit pont » qui disait : « L’OM a écrit son histoire – Le PSG essaye d’en acheter une ».

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1349438433870172168

Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir des internautes. Un facebooker notamment écrit : « C’est bizarre chaque fois qu’on parle de l’OM c’est toujours au passé c’est quoi ce club qui n’existe plus ? »

https://twitter.com/Footballogue/status/1339506944671924224

À l’issue de la défaite de son équipe, l’entraîneur de l’OM André Villas-Boas a rappelé à tous qu’il reste et demeure un héritier de José Mourinho avant d’être l’entraîneur de Payet. Il déclarait :

«Pas de regret. On a, je pense, été la meilleure équipe. On ne mérite pas de perdre ce match. C’a été un match complet. Félicitations évidemment au PSG mais on était mieux sur le terrain.»

https://twitter.com/parisunited6/status/1349481779070185474

Et Daniel Riolo de le reprendre de volée, pleine lucarne s’il-vous-plaît :

« Depuis que l’OM n’a pas gagné de titres, Montpellier et Monaco ont été champions. Bordeaux a gagné une coupe, Guingamp, Rennes, Strasbourg, Lyon aussi. Quelques titres se sont éparpillés. Marseille ne s’y est pas engouffré. Villas-Boas doit mieux se renseigner et ne pas tomber dans une communication qui est de la petite chouinerie

Une sortie comme M. Riolo en a le secret. Le football, c’est la fosse aux lions. Un tacle bien appuyé n’a jamais fait de mal à personne. C’est toute la beauté de ce sport émotionnel : la poésie des pores. « Quelques tacles émotionnels », pour paraphraser le Special One, et nous voilà dans le vif du sujet.

https://www.youtube.com/watch?v=g2w9-3C_vuI

Clashico

Une rencontre qui a opposé Alvaro à Neymar, finalement. Ambiance…

  • Neymar : « Le roi ce n’est pas Alvaro »
  • Alvaro : « Mes parents m’ont toujours appris à sortir les poubelles. Allez l’OM, toujours  »
  • Neymar : « Tu as dû oublier ce que ça faisait de gagner des trophées ! »
  • Alvaro : « Tu es l’ombre du roi (Pelé) »
  • Neymar : « Et toi, tu es la mienne. Je t’ai rendu célèbre ! De rien, phéno ! »
https://twitter.com/AlvaroGonzalez_/status/1349506138254008323
Alvaro en train de sortir les poubelles

Attaque – contre-attaque : le football total entre ces lignes. Le défenseur et l’attaquant sont bien à leurs postes. N’ayez donc aucune crainte : ce sont des footballeurs. « Carnage in Le Classique » ? Pas vraiment messieurs les Anglais. Les footeux vont parler et ils ne vont jamais se frapper : ils ont trop peur des cartons pour faire ça.

Les visages pliés, les têtes à têtes, les gros mots : c’est le catch mais sans les faux coups. Que du bonheur pour nous supporters du vrai foot. Abonnés étonnés que ce soit Pierre Ménès qui donne la leçon. Quand on sait qu’il aurait pu remplacer sur Twitter, Neymar et Alvaro en même temps, sans que personne ne s’en rende compte. La preuve :

« Aussi nul stupide et déplacé que Payet après la finale de Ligue des Champions. Que les joueurs laissent ce chambrage moisi aux supporters. Et encore, pas les plus intelligents. »

C’est ce qu’on appelle se manger des Pierres…


Records de Pelé : Quand les médias divisent le monde…

Pelé était surnommé « l’homme aux mille buts ». Tout le monde était unanime là-dessus. Jusqu’au jour où un certain MisterChip sortit de nulle part, pour nous parler d’un joueur de l’avant-guerre. Un austro-tchécoslovaque qui serait le meilleur buteur de tous les temps : Josef Bican. Et puisqu’il est Espagnol, et qu’il se base sur la RSSSF* Suisse : il dit vrai.

https://twitter.com/2010MisterChip/status/1283859966739337216

Mille et une questions

Jamais personne ne s’est interrogé sur la fiabilité des chiffres de ce consultant, qui ne s’est jamais justifié. Puisqu’en Europe tout le monde dit la vérité, on a avalé ses informations comme des comprimés. Et Pelé s’est ramassé un mépris à nul autre second. Traité de menteur, « de gamin« , il a tenu à s’exprimer sur son compte Twitter. Pour rappeler à tous que son nombre de buts n’a jamais cessé d’être de 1283 :

« J’ai été accusé par la presse d’avoir changé ma bio Instagram pour éclipser ces grandes stars qui battent mes records. La biographie a toujours été la même depuis que j’ai rejoint la plateforme »

https://twitter.com/Pele/status/1346869144986202114

Et Ronaldo, le faux, de lui répondre via O Globo :

« Si Pelé ajoute les buts de Graziano Pellè à son record, je vais peut-être commencer à prendre en compte les buts de Ronaldo le brésilien »

Un manque de respect total envers un octogénaire qui n’a plus rien à prouver à personne. Où va le monde ? Pourquoi Pelé aurait-il menti ? Le millième but de Pelé est célébré au Brésil, les Brésiliens sont-ils tous des menteurs ?

https://www.youtube.com/watch?v=5nsXp3Ue3Dc

L’enfer ce n’est pas les autres

Il faut qu’on sorte de ces clichés prétentieux qui voudraient que la vérité vienne forcément du Vieux Continent. Dans tous les coins du monde, il y a des intellectuels et des menteurs. Quand on parlait du nombre de buts de Pelé, jamais a-t-on dit que c’était pendant des matches officiels. Et puis qu’est-ce qu’un match officiel ?

https://www.youtube.com/watch?v=p6gbSX3-BAg

Lorsqu’on compte les buts de Cristiano Ronaldo et Messi, on compte aussi ceux qu’ils ont marqués en matches amicaux. Pourquoi compter pour les uns et refuser pour les autres ? Ça n’a aucun sens. C’est une attitude injustifiable que certains tentent tout de même de justifier. Clément Chaillou de RMC Sport par exemple: 

« Pour MisterChip et d’autres, la sélection militaire et la sélection de Sao Paulo n’étant pas reconnues, les buts inscrits avec ces maillots n’ont rien de valides pour un tel classement. »

Toutefois, même si on enlève les buts de Pelé en sélection militaire et avec l’équipe de l’état de Sao Paulo, il en restera mille et plus. Son record reste donc au-dessus de tous les autres.

https://twitter.com/Museu_Pele/status/619114973973868544

Matches pas très amicaux

D’autant plus que s’il a porté le maillot des Paulistes, ce n’était pas pour participer à la Coupe de la Ville des Foires, compétition amicale ancêtre de la Ligue Europa. C’est bien dans un cadre officiel, similaire à celui du All Star Game en NBA. Les formats des championnats en Amérique du Sud n’ont rien à voir avec ceux de l’Europe. Et son ancien club, Santos, en même temps que son musée, a tenu à répondre à cet affront. Fernando Ribeiro, membre de l’Association des chercheurs et historiens du Santos FC :

« Pelé a marqué 1.091 buts pour Santos. Dans les comptes de la presse spécialisée, le Roi du football a marqué 643 buts en compétition et les 448 buts marqués en matches et compétitions amicales ont été ostracisés, comme s’ils avaient moins de valeur. (…) Les 448 buts que l’on tente aujourd’hui de disqualifier ont été inscrits contre les principales équipes de l’époque. América (Mexique) et Colo Colo (Chili) ont encaissé neuf buts de Pelé. L’Inter Milan (…) a subi huit autres buts de la part du Roi »

https://twitter.com/SantosFC/status/1342915997385302016

Ceci dit, il ne faut jamais oublier la valeur qu’occupaient les matches amicaux dans le monde d’avant. Grâce à eux, Pelé a pu freiner une guerre civile au Nigeria. Très loin de ce football qui regarde les autres de haut, ce sport roi était unificateur. En manque de compétitions internationales, les grandes équipes s’affrontaient amicalement pour se mesurer. De ces grandes affiches sont nées toutes les compétitions qu’on connaît aujourd’hui.

Le but

Comparer donc un match amical de cette époque avec les matches inutiles de notre ère, c’est faire fausse route. Ces matches d’exhibition ont plus de valeur que certains matches officiels aujourd’hui. Entre jouer le Luxembourg, Gibraltar ou le Liechtenstein en matches officiels et affronter l’Allemagne ou l’ASEC d’Abidjan en amical qu’est-ce qui est plus prestigieux ?

Pour que ce classement des buteurs soit véridique, il faut le disposer en catégories (cadet, junior, sénior etc.) et le diviser en :

  • buts inscrits en matches amicaux, d’exhibition ou de préparation
  • buts inscrits en matches officiels
  • et total de buts

Là on aura un classement bien défini et le meilleur buteur de tous les temps sera logiquement celui qui aura cumulé le plus grand nombre de réalisations, tous matches confondus, chez les A. C’est à dire : Edson Arantes do Nascimento.

https://www.youtube.com/watch?v=u7sc-aBGjNY

Ronaldo + Messi = 0 but au second tour de la Coupe du Monde

Mais on ne le fera certainement pas. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas l’objectif. La vérité c’est que le football dit moderne, n’acceptera jamais qu’il n’a pas le niveau de ses prédécesseurs. Malgré toutes les avancées technologiques, l’avenir est resté dans le passé.

Les buts demeuraient le seul moyen de comparaison entre ces deux époques et maintenant tout tombe à l’eau. Personne ne laissera plus son histoire se faire balayer comme si de rien n’était.

La rivalité entre Pelé et Maradona restera à jamais au dessus de Cristianio Ronaldo et Messi. Le but n’est pas de marquer 700 buts contre Sassuolo ou Osasuna. Mais de gagner trois Coupes du monde sur quatre, avant l’âge de 30 ans. Ni Ronaldo, ni Messi, ni les deux réunis n’auront un jour le niveau de Pelé…

*RSSSF (Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation) est « une organisation non lucrative destinée à la collecte de statistiques concernant le football » (Wikipédia)