Fouda Fabrice

PSG – Bayern : Les erreurs des Bavarois

Le Bayern Munich ne se succédera pas à lui-même en Ligue des Champions. Battus à l’aller 2-3 et vainqueurs au retour 0-1, les Bavarois ont été sortis par un solide PSG aux portes des demi-finales. La faute à de graves erreurs, venues s’ajouter aux nombreuses blessures qui ont minées le collectif d’Hansi Flick.

Trop de suffisance

Avant d’affronter le PSG, le Bayern était trop confiant. Certains de leur supériorité, ses éléments ont entamé le match aller avec un excès de décontraction. Une placidité illustrée par l’arrêt manqué sur le premier but de Mbappé à l’aller. Le portier allemand pense tellement à se projeter vers l’avant qu’il oublie le plus important pour un gardien de but : arrêter des ballons.

Non pas pour dire que Beckeneuer est la seule cause de l’élimination du Bayern. Mais pour rappeler que sa bourde n’est que le symbole d’une équipe qui regarde trop ses adversaires de haut pour les affronter. En Bundesliga comme en Coupes d’Europe, les Bavarois ont fait de ces mauvais débuts une mauvaise habitude. Dans un sport où l’humilité règne, ils n’ont pas fait honneur au légendaire professionnalisme allemand.

Leroy Sané

On perd en équipe, on gagne en équipe mais Leroy Sané est allé trop loin. Son talent indéniable, on s’attendait à mieux. Les clefs de la qualification du Bayern étaient entre ses pieds et il les a perdues. Un peu d’altruisme de sa part aurait pourtant suffi. S’il avait servi Muller à la 26e ou Choupo-Moting à la 45e + 1, le sourire aurait changé de camp. Il a perdu, il a appris, il va comprendre… on espère.

Les choix d’Hansi Flick…

Le Bayern ne peut pas gagner à tous les coups. Se faire éliminer de la Ligue des Champions est quasiment une évidence, même pour le sextuple champion d’Europe. Toutefois, il faut sortir en étant sûr que le nécessaire a été fait, ce qui n’a pas été le cas pour Hans Dieter Flick.

Le technicien allemand au match retour, dans sa volonté de vite marquer ce second but salvateur, a fait des choix discutables. Il aurait probablement dû garder Alphonso Davies sur le terrain au lieu de lancer l’inexpérimenté Jamal Musiala. Le latéral gauche canadien peut être mauvais en 89 minutes et vous changer un match à la 90e sur une accélération.

Une dernière prise de vitesse qui à l’instar de ce doublé revanchard de Choupo Moting, n’arrivera pas. Sorti à la 85e minute, l’attaquant camerounais n’éliminera pas son ancien club comme prévu. Son entraîneur n’a pas cru à la petite histoire et c’est dommage. Dans le sport roi, elle a pourtant toujours fait la différence…

Des déclarations tapageuses

« Trop parler c’est maladie », dit un proverbe africain. Les Bavarois ont trop parlé avant la deuxième manche de leur face à face avec le PSG, et ils sont tombés gravement malades. Devant des Parisiens concentrés, ils ont réappris l’humilité. Kimmich et Muller en ont la certitude maintenant : un match se gagne sur le terrain, pas en conférence de presse.

https://twitter.com/VinesFoot/status/1381547433629466625


Choupo Moting : Le Parisien du Bayern

C’est fait. Le Paris de Pochettino vient d’écrire l’histoire. Kimpembe et les siens ont éliminé le Bayern Munich en quart de finale de la Ligue des Champions. Malgré leur défaite 0-1 au retour, les Parisiens se vengent des Munichois, laissant derrière eux « un des leurs » sur le carreau. Éric Maxim Choupo Moting, le meilleur joueur Bavarois lors de cette double confrontation.

https://twitter.com/ChampionsLeague/status/1382057357656608777

De Paris à Munich

En effet si Choupo Moting est au Bayern actuellement, c’est grâce à ses performances récentes au PSG. Son impact sur l’arrivée du champion de France en titre en finale de la dernière Ligue des Champions, a retenti en Bavière et il a été signé. Pour devenir la doublure de Lewangoalski, le camerounais est arrivé. Un gros challenge pour cet attaquant de grande classe, loin d’être un buteur patenté.

Insubmersible

Toutefois, il s’agit là d’un Lion Indomptable. D’un joueur sous-estimé qui est parvenu à faire taire les doutes à son sujet. Notamment lors de ce quart de finale qui l’a élevé au rang de véritable alternative à l’actuel meilleur joueur du monde.

https://www.youtube.com/watch?v=lh23sQKBYCg

En marquant 2 buts sur les deux matches de ce sommet, il a clairement fait son job. Un excellent travail qui porte à 4 son nombre de buts en 7 matches de C1 cette année. Total qui fait de lui le second meilleur buteur de son club dans la compétition derrière le Grand Robert 5 buts…. à égalité avec Cristiano Ronaldo.

Lire aussi : Classement des buteurs Ligue des champions 2020-2021 – Football – L’Équipe (lequipe.fr)

Fiable…

Aussi, meilleur buteur ex-æquo de ce choc avec Mbappé, Choupo sort vainqueur d’un duel qui l’opposait à ses détracteurs. Sur le chemin, il a remis un club qui avait perdu son légendaire sens du but. Après lui avoir donné la note de 7/10 à ce match, voici ce que la rédaction d’Eurosport à écrit sur le capitaine de la sélection du Cameroun :

« L’attaquant a dignement fêté son retour au Parc des Princes. Pas assez vif dans la zone de vérité (7e), il a d’abord eu un peu de mal à se situer mais est resté très mobile. Une talonnade inspirée pour lancer Sané (26e). Il a surtout permis aux siens de débloquer la situation et d’y croire jusqu’au bout en marquant d’une tête hargneuse aux six mètres au-dessus de Kimpembé (40e). Généreux tout au long de la rencontre, il a été remplacé par Javi Martinez (85e) qui ne s’est pas distingué. (…) En bref : La doublure de Lewandowski a efficacement joué son rôle et a bien failli faire tomber son ancien club.»

Mieux que Neuer, Alaba ou encore Muller, Choupo-Moting a donc donné de l’espoir aux Roten. Si Leroy Sané lui avait servi ce ballon dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, le Bayern serait certainement qualifié. Avant les 3 coups de sifflets finaux de l’élimination, il sort la tête haute d’un match qu’il aurait dû finir pour la petite histoire. Ainsi s’écrit le péplum d’un joueur qui a toujours répondu présent à chaque fois qu’on lui faisait confiance.


Tottenham : Pourquoi les joueurs ont lâché Mourinho ?

Difficile de dire le contraire quand on les a vus jouer. À Zagreb, les Spurs ont lâché leur entraîneur. Un geste déloyal qu’on ne justifie pas, surtout quand on sait que cette année Mourinho a joué la carte de l’apaisement. Alors pourquoi ?

Une tactique défensive ?

Les journalistes disaient qu’aux entraînements, ils travaillent juste les phases défensives : un gros mensonge comme d’habitude. Un extrait de l’article Le vestiaire de Tottenham n’en peut plus de José Mourinho (footmercato.net) :

« Une source proche du club anglais a confié à The Athletic : «tout a changé, même l’entraînement est maintenant tellement défensif. Il n’y a pas de plan pour faire avancer le ballon. Le plan est de défendre, de lancer le ballon sur Harry Kane et Heung-min Son. C’est tout.» »

Une fourberie tortueuse qui trouve son illustration dans le nombre 100 et plus, des buts inscrits cette saison par l’équipe du Special One. Oui Mourinho dit bien à ses joueurs d’attaquer et ils font le contraire. Pourquoi ? C’est la question qu’on se pose…

« Avant le match, j’ai dit aux joueurs de jouer pour gagner.», a déclaré José Mourinho. Et il ajoute : « J’ai dit aux joueurs de refuser le sentiment que si nous faisions match nul, ou si nous perdions 1-0 ou 2-1, ce n’est pas grave. J’ai dit aux joueurs de ne pas aller dans cette direction, de jouer le match pour être dominateurs, de jouer le match pour le gagner. »

Un conflit avec les joueurs ?

Les joueurs avec qui Mourinho aurait pu être en conflit cette saison sont : Ndombélé, Alli et Aurier. Le premier a retrouvé le sourire et l’équipe de France, le second n’est pas bon, il le sait et le troisième devait partir et il est resté.

Pour ce qui est du reste, Harry Kane est sur le point de réaliser la saison la plus décisive de sa carrière avec 26 buts et 16 passes décisives TCC. Aux côtés de Heung-Min Son, l’ancien Gunner constitue l’un des duos les plus prolifiques de l’histoire de la Premier League. Des performances sportives qui démontrent qu’aucun conflit de l’envergure de ceux que Mourinho a connus avec Casillas et Pogba n’a eu lieu.

https://twitter.com/RMCsport/status/1364245079666397186

Un conflit avec le président ?

On s’attendait également à ce que Mourinho rentre en conflit avec ses dirigeants. Adam Levy, moins dépensier sur le marché des transferts, aurait dû être l’adversaire parfait pour l’insatiable Mourinho : il n’en est rien. Du respect, Mourinho en a eu pour son supérieur tout au long de sa présence chez les Lillywhites. Ce n’est donc pas de l’administration que vient le problème.

La main de Pochettino ?

On sait qu’un manager qui met long dans un club, y conserve une certaine notoriété. Depuis son arrivée au PSG, les journalistes ne parlent que de son envie de décimer les Spurs. Après six ans chez les Londoniens, Pochettino veut Aurier, Alli, Lloris et bien d’autres…

« Les joueurs seraient mécontents du travail effectué lors des séances d’entraînement. En effet, celles-ci seraient allégées à tel point que les Spurs demanderaient à travailler beaucoup plus.», écrit un journaliste du sire footmercato.net. Il rajoute : «Certains joueurs souhaiteraient revenir à l’ancienne méthode mise en place par Mauricio Pochettino, avec des doubles sessions et moins de jours de repos.»

Une insulte à la personne de Mourinho. Des nouvelles qui participent à déstabiliser le vestiaire de son successeur. Par le biais des médias, les joueurs sont invités à lâcher leur entraîneur pour rejoindre l’entraîneur qu’ils ont lâché. D’autant plus que ça se lit sur son visage : Pocho n’est pas heureux à Paris. Regard froid en conférence de presse, il veut rentrer à la maison.

Un contexte révélateur

Pour conclure, on comprend que Mourinho n’ait jamais été un mauvais entraîneur. Son palmarès parle pour lui et aujourd’hui qu’il a décidé de cesser les clashes, ses joueurs le lâchent quand même. La preuve que le problème ne vient pas de ses méthodes : « les meilleures au monde…»

Quand on voit comment il est jugé et traité par les médias, victorieux quand il perd, on peut soupçonner qu’il ne soit plus le bienvenu sur leur terre. Avec le racisme qui monte en Europe, en pleine période de Brexit, le Portugais a managé les deux équipes les plus importantes d’Angleterre. À savoir :

  • le club très conservateur de Manchester United
  • et l’équipe du capitaine de la sélection Anglaise, Tottenham.

Peau noire, masque blanc

Si à cela on additionne la joie du joueur de Tottenham Joe Hart après l’élimination des siens en Ligue Europa, on peut croire à un système bien huilé. En effet ce gardien sorti du chômage par la bonté du manager qu’il combat, a comme par hasard imité Pogba et Valencia avant lui. Le Français avait jubilé de la défaite de Manchester United en Coupe de la Ligue contre Derby County, pendant que l’Équatorien « likait » une publication qui encourageait l’éviction de son entraîneur.

Lire : Tottenham, l’incroyable boulette de Joe Hart (sports.fr)

Des actes infâmes qui seraient le résultat d’une machination inhumaine qui abuse de la désinformation pour déstabiliser un homme. Il suffit de voir comment les médias parlent de Carlo Ancelotti, manager d’Everton, pour savoir que Mourinho est victime d’une discrimination qui ne dit pas son nom. On ne sème pas le mal pour récolter le bien. « Peu importe la durée de la nuit, le soleil finit toujours par se lever », dit un proverbe africain…


Dinamo Zagreb – Tottenham : la honte du football moderne

Ce jeudi 18 mars, Tottenham a été honteusement sorti de la Ligue Europa par le Dinamo Zagreb. Après avoir perdu 2-0 à l’aller, les Croates ont curieusement battu les Anglais 3-0 au retour. Une défaite caractéristique d’un manque de professionnalisme propre aux équipes de ce sport qu’on appelle désormais : le football moderne.

Un club d’enfants gâtés

Les joueurs de Tottenham sont le prototype même du footballeur moderne. Des enfants gâtés à qui on a répété sans cesse qu’ils avaient du talent et qu’ils ne devaient pas défendre. Les entraîneurs qui sont recrutés chez les Lillywhites, se retrouvent donc confrontés à des melons vides qui jouent quand ça leur chantent. Si on a pu donner six ballons d’or à un joueur qui ne défend pas et passe 80% de son temps sur le terrain à marcher, pourquoi eux ne seraient pas des grands joueurs ?

Best Of

D’où le dilemme. Nous sommes les meilleurs parce qu’on ne veut pas jouer comme ça. On veut jouer comme ci et du coup c’est de la faute d’un homme qui ne joue pas.

On empile les techniciens pour gaver d’éternels insatisfaits et ça donne ce qu’on a vu à Zagreb. À savoir une équipe qui fait honte au football. Un collectif qui refuse de jouer pour faire virer son entraineur. Ils ne pensent aucunement à ces supporters qui économisent pour remplir leurs poches de millionnaires sans scrupules. Ils ne pensent qu’à eux…

https://www.youtube.com/watch?v=UenjSiK9L84

José Mourinho :

« Je crois que nous n’avons pas été pris par surprise. Avant le match, j’ai dit aux joueurs de jouer pour gagner. J’ai dit aux joueurs de refuser le sentiment que si nous faisions match nul, ou si nous perdions, 1-0 ou 2-1, ce n’était pas grave. J’ai dit aux joueurs de ne pas aller dans cette direction, de jouer le match pour être dominateur, de jouer le match pour le gagner. (…) Le talent fait la différence chez les joueurs. Mais ce qui n’est jamais variable, c’est l’attitude et ils nous ont battus sur l’attitude. »

Lire aussi : Joe Hart s’excuse après avoir célébré la défaite de Tottenham / C3 / 8es / Zagreb-Tottenham (3-0) / SOFOOT.com

Starification…

Mais pas de soucis. C’est quand même de la faute de Mourinho. Coupable de vouloir faire gagner ses équipes, le double champion d’Europe est tancé par les médias. Réduit à néant par des consultants qui seraient incapables de coacher des poussins, il passe pour un incapable dans son vestiaire.

Lire aussi : Mourinho refuse de parler à ses joueurs après la défaite à Zagreb / C3 / 8es / Zagreb-Tottenham (3-0) / SOFOOT.com

Devant ces joueurs qui écoutent plus la télé que leurs entraîneurs, le Portugais perd la parole. Il est accusé d’avoir coulé un club qui était 14e lorsqu’il arrivait. Il est aussi accusé d’avoir saboté le travail d’un manager qu’on a viré, et d’avoir opté pour une tactique défensive dans une équipe qui prenait déjà des 2-7 avant lui. Elle a beau marqué plus de cent buts sous sa férule, le Special One demeure un destructeur à leurs yeux.

Inclinaisons

Eh bien bravo ! Bravo à tous ceux qui voudraient qu’il parte. De toutes les façons, si Leicester a viré Ranieri faute de résultats, c’est que Mourinho peut être saqué d’une équipe qui a fait douze ans sans rien gagner.

Mais attention au monde que vous créez avec vos paroles. Le modernisme dont il est question ici, détruit le football à petit feu. L’indiscipline des footballeurs d’aujourd’hui, pose le problème de l’entraineur de demain. Où va le monde ?

Vos analyses partiales donnent un sentiment de supériorité à ces joueurs, quand ces derniers n’ont aucun niveau. Si un athlète peut être grand parce qu’il n’a jamais rien gagné, pourquoi organiser des compétitions ? Guy Roux, ancien tacticien Français, disait : « le compliment diminue l’homme ». Il n’y a plus personne dans le maillot des Spurs


Ligue des Champions : les raisons de l’échec de la Juventus

La Juventus vient pour la 3e fois de suite d’être sorti en 8e de finale de la Ligue des Champions. Éliminés par le FC Porto, les Italiens ont jeté l’opprobre sur Cristiano Ronaldo, accusé de ne pas avoir joué son rôle. La superstar Portugaise a été achetée pour mener les Zèbres vers un titre en C1, mais ce n’est toujours pas le cas. Est-ce pour autant lui le seul problème ?

https://www.youtube.com/watch?v=Ny9PeEj1szc

Forcément

Lorsque la Juventus recrute Ronaldo, les Turinois pensent déjà avoir gagné la Ligue des Champions. Son passé au Real Madrid parle pour lui, et ils se prennent au rêve d’une 3e étoile. C’est sans compter sur la rudesse du sport roi. Balle au pied, vous devez avoir une attitude saine pour gagner les trophées, ce qui a manqué au quintuple Ballon d’or cette année.

Si les saisons passées on a vu un Cristiano concerné et buteur pendant les échéances décisives de la Vieille Dame, cette saison c’était le contraire. Obnubilé par les records individuels, le Quinas s’est éloigné de son objectif principal : gagner la Ligue des Champions.

Il pense avoir dépassé Pelé, mais il s’est considérablement éloigné du meilleur joueur de tous les temps. Lorsque le Brésilien battait ses records, le FC Santos et sa sélection étaient les meilleures équipes du monde. La Juve aujourd’hui est larguée dans la course au titre et éliminée de la Ligue des Champions. Ronaldo n’est pas venu à Turin défier Pelé, il est venu faire franchir aux Bianconeri un palier. Un échec cuisant.

https://www.youtube.com/watch?v=J15ftV19CvE

Pas vraiment

En inscrivant 3 buts contre Cagliari après l’élimination en C1, Ronaldo a cru donner du répondant à ses détracteurs. Un leurre, quand il n’a fait que montrer son incapacité inhabituelle à relever les défis. Pelé a gagné 3 Mondiaux avant l’âge de 30 ans, parce qu’il était capable d’inscrire des triplés en demies et en finales de Coupe du Monde.

Aussi, compter sur un joueur qui pense plus à lui qu’à son équipe est une erreur qu’Andrea Pirlo a commise. Contre la Lazio, l’entraîneur de la Juventus a compris trop tard que le trentenaire Lusitanien ne pouvait pas jouer tous les matches. Sans le vouloir, il a favorisé l’individualisme de Ronaldo et le collectif a été délaissé.

Un effectif diminué qui plus est. Les départs de Mario Mandzukic, Sami Khedira, Blaise Matuidi et Emre Can sont les plus grosses pertes de la Juventus. Le milieu de terrain manque de véritables travailleurs, d’autant plus que Rabiot doit encore apprendre. Si à tout ça vous ajoutez un McKennie sur le banc, rien ne va plus…

Une histoire, des déboires

Cependant, on peut parfaitement mettre la faillite de la Juventus sur le compte de l’histoire. Bien qu’ayant remporté tous les trophées européens, la Juventus est certainement l’équipe la moins chanceuse de l’histoire de la Ligue des Champions. Même Zidane a été traité de poisseux parce qu’il n’a pas réussi à soulever la coupe aux longues oreilles en terre transalpine.

Ce récit ne date pas donc d’hier. C’est une longue histoire. Victorieux en 1996 pour la dernière fois, les doubles champions d’Europe détiennent le record de défaites en finale de C1. 7 revers qui comme le dossard de CR7, montrent bien qu’ils sont probablement dans leurs standards.


La fusion entre les ligues belge et hollandaise : un échantillon de ligue fermée ?

La Belgique et les Pays-Bas vont organiser un championnat commun. Une bonne nouvelle pour leur football, qui cependant pourrait annoncer la fin d’une ère. Celle où les championnats locaux disparaîtraient au profit d’une ligue fermée tant décriée.

https://www.youtube.com/watch?v=i_a7pjDeBio

Le Benelux à la base

Lors du Late Football Club du 16 mars dernier, le journaliste de Canal+, Gauthier Kuntzmann, a évoqué le Benelux en parlant de cette union entre la Belgique et la Hollande. Un rapprochement qui prend tout son sens quand on sait que l’Union Européenne, basée à Bruxelles, est née de cette alliance économique. Thomas Antoine, secrétaire général de l’Union Benelux :

« Alors que la construction européenne fait actuellement l’objet de débats, il est bon de se rappeler ses origines. (…) Rassemblant trois des membres fondateurs de l’Union européenne, le Benelux, qui a débuté en 1944 comme projet d’union douanière, n’a cessé d’être un précurseur en Europe dans de nombreux domaines comme, par exemple, la libre circulation des personnes et des biens qui a mené en 1985 à l’accord de Schengen »

Benelux : Journée de l’Europe : Le Benelux souligne son rôle moteur et son adhésion au projet UE

Même s’il n’y a pas le Luxembourg, il y a tous les raisons de croire à un essai. Les arguments avancés pour établir ce super championnat sont identiques aux arguments de ceux qui prônent une ligue fermée : l’argent et la compétitivité.

Comparaison n’est pas raison

Toutefois, il serait impossible d’affirmer haut et fort que nous faisons face à un essai. Le football européen a déjà connu des alliances qui n’ont pas conduit à la naissance d’une ligue fermée. On a par exemple, l’AS Monaco, club de la principauté de Monaco, qui évolue en Ligue 1 Française. Ou encore la fameuse Premier League, formée de l’Angleterre et du Pays de Galles.

L’UEFA s’oppose au projet de Superligue européenne – Ligue des champions – Football (lefigaro.fr)

En dehors de l’Europe, on a l’exemple de la MLS. La Major League Soccer américaine est composée comme la NBA, de clubs états-uniens et canadiens sans faire obstruction à la Ligue des Champions de la CONCACAF. La preuve que tant que l’union se fait entre pays qui ont des liens culturels forts, il n’y a pas de problèmes. La concurrence s’opère dans un esprit de fraternité et personne n’a l’impression de marcher sur les plates-bandes de l’autre.


Championnats : Pourquoi la Belgique et les Pays-Bas ont bien fait de s’unir ?

La rumeur enflait depuis de nombreuses semaines : aujourd’hui elle est officielle. Les championnats de Belgique et des Pays-Bas vont s’unir. Une union qui ne plaît pas à tous, mais fait montre de nombreux avantages indéniables.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1371919579019108363

La compétitivité

En alliant la Jupiler Pro League à l’Eredivisie, les dirigeants Belges et Hollandais ont pris une excellente décision. Avoir le FC Bruges, Anderlecht, l’Ajax, le PSV Eindhoven et le Feyenoord Rotterdam dans la même « équipe » est une excellente nouvelle pour la compétitivité.

https://www.youtube.com/watch?v=vNymFvqYJ1E

Parce qu’on se construit devant l’adversité, ce Big 6 tirera les autres vers le haut et augmentera la concurrence. Laquelle permettra aux différents représentants européens du nouveau championnat de mieux figurer sur la scène internationale.

L’Europe relancée

Fini le temps où n’importe quel club européen pouvait gagner la Ligue des Champions. Une seule équipe extérieure au top 4 des championnats européens a remporté la C1 au 21e siècle. C’était le FC Porto de José Mourinho en 2004. La preuve qu’il y a un réel écart entre les ligues Anglaises, Espagnoles, Italiennes, Allemandes et les autres. Un avantage qui se réduira considérablement une fois que les droits TV auront rempli les caisses de la nouvelle ligue.

Les finances boostées

« Cette volonté est basée à la fois sur le respect des ambitions sportives des plus grands clubs et sur la nécessité d’assurer une stabilité financière pour tous les clubs » expliquera notamment la Jupiler Pro League (Belgique). Une mention logique quand on sait que la qualité attire les caméras. Et qui dit caméras, dit droits TV. Les médias se déplacent pour voir les talents et ces deux pays sont reconnus pour la qualité de leurs jeunes.

Plus d’entrées, moins de départs

L’entrée des capitaux va permettre aux équipes Belges et Néerlandaises de conserver leurs pépites. Tout le monde sait que les grands clubs puisent chez les petits pour grandir. De ce fait, si les petits décidaient de voir les choses en grand, les grands perdraient automatiquement leur influence. D’autant plus que l’histoire, les Ajacides et les autres l’ont aussi.

L’exemple de la Premier League

Pour ceux qui ne croient pas à ce projet, regardez la Premier League (voire la NBA). Le premier championnat du monde est le résultat d’une union entre le Pays de Galles et l’Angleterre (et peut-être plus). Une jonction bien moins reluisante que celle entre la Belgique et la Hollande, qui a donné des résultats majestueux aussi bien sur le plan financier que sportif.


CAF : Le football avec un « e » muet

La Confédération Africaine de Football est sous tension. Les élections approchent, les camps se forment et son âme se meurt. La raison de vivre de la CAF brûle à petit feu. Les hommes ont échoué. En Afrique, le Ballon Rond chasse encore son excellence. Bienvenue dans le football avec un « e » muet…

La FIFA à la baguette

La nouvelle est tombée il y a quelques jours. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, aurait un préféré parmi les présidentiables de la CAF. Son droit, un choix du cœur qui aurait quitté sa cage thoracique pour s’imposer à l’administration du football africain… : le Protocole de Rabat.

Un « match » que le dirigeant Suisse aurait organisé pour aligner la concurrence derrière l’homme d’affaire Patrice Motsépé. Milliardaire, le patron des Mamelodi Sundowns serait alors président, Ahmed Yahya le Mauritanien et le Sénégalais Augustin Senghor vice-présidents et l’Ivoirien Jacques Anouma, conseiller. Une proposition rejetée par les trois candidats, laissant le Sud-africain seul aux élections.

La CAF au service

Une telle situation dans la Confédération Africaine ne date pas d’hier. Les africains ont rarement su s’accorder sur des principes nécessaires à leur football. Le temps s’écoule, emmenant avec lui l’espoir d’un football admirable sur le Continent Noir.

Le football local n’est toujours pas professionnel au sud du Sahara. La fuite des talents s’intensifie, l’indigence fait rage. Le nord reste dominant, le sud décevant et l’égoïsme gagne du terrain. Un balai d’intérêts personnels qui tend continuellement la main à l’ingérence de la FIFA pour une nouvelle danse.

Une femme au foyer ?

L’ambiance est donc chaude. La température est montée dans ces locaux privés de solidarité. Il est sûrement temps de changer : de tester un modèle plus réconciliant d’autorité. Sur une terre reconnue pour sa forte corpulence, la CAF manque cruellement de rondeurs. Une couronne sur la tête du roi des sports sonne comme une évidence.

Pour allaiter ce corps en proie à la malnutrition, une femme s’impose. Les hommes ont montré leurs limites dans la gestion de la famille du football africain. Fatma Samoura, Lydia Nsekera et autres Nawal El Moutawakel, c’est le moment de présenter vos candidatures. La CAF a besoin de votre instinct maternel…

Bonne Fête à toutes les Femmes


Booba, le « special one » du rap français

Le 5 mars dernier, Booba sortait le 10e et dernier album de sa riche carrière. Sur un chiffre cher au football, le meilleur rappeur français de tous les temps arrête. Une fin qui cadre bien avec sa proximité avec le sport roi. Il rejoint au sommet l’entraîneur portugais José Mourinho, le « special one », en 10 principaux points.

1 – Fils d’un peuple considéré comme serviteur

Le père de Booba est Sénégalais. Une nationalité qui fait de lui un proche des Portugais dans l’univers des banlieues parisiennes. Deux origines qui, dans l’univers des clichés sociaux occidentaux, sont classés dans les colonnes de la servitude.

Comme les Noirs, anciens esclaves et colonisés, le peuple très métissé de Ronaldo est assimilé à une potentielle main d’œuvre de maçons et de femmes de ménage. On se souvient d’ailleurs des mots du quintuple Ballon d’or après la victoire de sa sélection face à la France, au stade de France, en finale de l’Euro 2016 : « C’est un trophée pour tous les Portugais, tous les immigrés« .

A lire : Euro 2016 : euphorique, le Portugal attend Ronaldo et les siens – L’Express

2 – Attachés à l’Afrique

Bien que sa mère soit Française, Elie Yaffa, du nom de son grand-père paternel, a choisi de porter le maillot des Lions de la Terranga. Autant que José Mourinho, l’auteur de DKR, porte une attention affective à l’Afrique.

Le double champion d’Europe, marié à une native de l’Angola, est l’entraîneur européen qui a le plus valorisé le football africain dans le monde. Drogba, Eto’o, Adebayor, Essien, Muntari et bien d’autres génies africains doivent énormément à son pragmatisme. Il est juste. Tu es bon, tu joues : 3 points c’est tout…

3 – Proches de Benzema

L’un est son fidèle ami, l’autre son entraîneur. Le premier va le supporter en dépit de tout, le second ira jusqu’à le piquer pour qu’il soit le meilleur. On a donc affaire à deux relations différentes mais toutes nourries par la bonne raison : la réussite de leur proche.

On va toujours ressortir cette histoire de « chat » qui a existé entre Mourinho et Benzema. Mais on oubliera de dire que c’est ce passage qui a fait du buteur français l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du grand Real Madrid.

4 – Admiratifs de Ronaldo

7 est le chiffre préféré de Booba, le dossard fétiche de Ronaldo. La liaison est toute trouvée entre ce rappeur qui ne cite jamais ou presque Messi dans ses textes et le plus farouche concurrent de la Pulga.

A lire : Booba : Cristiano Ronaldo est fan de sa marque Ünkut – Terrafemina

Un inconditionnel du sport qui voit dans la longévité du génie de CR7 un exemple à suivre comme son ancien entraîneur José Mourinho. Le technicien qui au Real Madrid, avait facilité le départ de Raul et permis à Cristiano de s’installer sur le trône du club du roi.

5 – Détestés par les médias

Booba n’est pas passé dans des nombreuses radios de l’Hexagone. Quasi invisible à la télé, il ne cesse jamais de le rappeler. De dire à qui veut l’entendre qu’il appartient au groupe des mal-aimés des médias avec José Mourinho.

Peu importe ce que le lusophone dira ou fera, il sera tourné en dérision. Il a gagné autant de Ligues des Champions que Pep Guardiola et Sir Alex Ferguson, mais à leurs yeux il reste inférieur. Inexplicable…

6 – Argent comptant

Malgré cette inimitié, Booba et Mourinho ne se plaignent pas. Modèles de réussite pour leurs communautés, ils sont bougrement riches. Contrats à 6 chiffres, ils vendent leur immense talent très cher et ils ont bien raison parce qu’ils valent de l’or. « Mes méthodes sont les meilleures au monde« , dira notamment le Special One.

7 – Profession : Punchliner

Même s’ils sont peu aimés, Booba et Mourinho attirent les micros comme personne. Leurs faces à faces avec la presse attisent les foules. Véritables orateurs, ils manient la langue mieux que quiconque dans leurs domaines respectifs. As de la communication, ouvrier de la franchise, chacune de leur phrase est un classique. Des punchlines qui peuvent faire rire autant qu’elles peuvent détruire.

https://www.youtube.com/watch?v=WU144LXmfNw

8 – Clasheurs toujours vainqueurs

À leur authenticité, Booba et Mourinho ajoutent le sens de la réplique. Habitués à l’adversité, ils ne craignent pas de la nourrir pour mieux l’anéantir. Au cours de leurs carrières, ils ont multiplié les clashes sans jamais les perdre. L’histoire dira certainement le contraire, mais la réalité est toute autre pour ceux qui savent reconnaître la vérité. « Essaie pas de me clasher, tu vas pas t’en remettre », avertissait Mr Kopp il y a quelques années.

9 – Inspirants

Comme Booba l’a rappelé sur le plateau de TPMP un jour avant la sortie de son dernier album, il a fait plus de collaborations que de clashes. Dans un milieu particulièrement mésestimé, il est le seul rappeur qui a ouvert un média dédié au rap. En plus de cette initiative qui a fait connaître de nombreux talents de la musique urbaine, le patron du label Piraterie Music a tendu la main et lancé de nombreux artistes.

https://www.youtube.com/watch?v=wKuNmesXYXE

Une procréation qu’il est possible de constater chez Mourinho également. Après avoir entraîné de nombreux joueurs célèbres comme Déco, Javier Zanetti, Mohamed Salah, Ronaldo ou Sergio Ramos, le Special One a suscité bien des vocations d’entraîneurs dans son entourage.

https://www.youtube.com/watch?v=pKlwa8Gu5c8

Beaucoup de personnes sont devenues des techniciens après avoir côtoyé The Experienced One. Certains ce sont même carrément inspirés de lui. De ces deux groupes, on peut spécialement citer : André Villas Boas, Nuno Espirito Santos, Benni McCarty, Dejan Stankovic, Brendan Rodgers, Frank Lampard, Patrick Vieira, Zinedine Zidane, Aitor Karanka, Rui Faria, son célèbre adjoint et bien d’autres…

10 – Special One

Que ce soit Booba ou Mourinho, aucun des deux n’était attendu à ce niveau. Dans l’ombre, ils ont tous deux bien préparé leur abordage et sont aujourd’hui premiers respectifs de leurs domaines. Le Duc de Boulogne est le meilleur rappeur français de tous les temps pendant que le Special One, premier entraîneur star de l’histoire du football, est certainement le meilleur manager de tous les temps…


Youssoufa Moukoko : un talent brut face à la mauvaise foi

Voilà quelques années maintenant que le jeune Youssoufa Moukoko fait partie des meilleurs jeunes joueurs du monde. Âgé de seulement 16 ans, il empile les records de précocité avec une facilité déconcertante. L’aisance d’un talent brut qui, à l’image de toute primauté, règne sur une sujétion qui trempe dans la mauvaise foi pour trouver son éloquence.

Un faux prétexte

En effet, pour réduire à néant ses qualités, les détracteurs de Youssoufa Moukoko évoquent son âge. Le natif de Yaoundé est soupçonné d’avoir revu son nombre de bougies à la baisse. Une suggestion qui étonne quand on sait que l’une des caractéristiques des jeunes noirs, est leur puissance physique.

Lire : Un crack de 12 ans de Dortmund soupçonné d’être beaucoup plus vieux – Oh My Goal

Ce trait a d’ailleurs été la raison principale de la Traite Négrière. Pendant 4 siècles, l’Afrique a été privée de sa jeunesse à cause de sa force. On venait les emmener dans des conditions inhumaines parce que ses adolescents étaient justement grands et costauds. Des caractères qui curieusement aujourd’hui sont attribués aux plus vieux d’entre eux.

Une pratique récurrente

On oublie que partout où il y a des noirs, il y a des « armoires ». Il suffit de regarder la NBA ou la NCAA, le championnat universitaire américain, pour voir des adolescents costauds, mesurant plus de 2 mètres. Les noirs sont coutumiers des prouesses aussi bien athlétiques que précoces, voilà la vérité.

Pelé est le plus jeune champion du monde de l’histoire du football. Mike Tyson est le plus jeune champion du monde Poids Lourds de tous les temps. Cori Gauff, a participé à un tournoi du Grand Chelem à 15 ans. Sir Lewis Hamilton fût de 2008 à 2009 le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Et Michael Jackson, Roi de la Pop, superstar à 7 ans, était surnommé « le nain de 45 ans » à 11 ans.

Bref, à propos de l’excellence noire, on a toujours à redire. Hamilton gagne dans une Mercedes, Pelé n’a pas 1281 buts, Lukaku n’est pas technique, Moukoko n’a pas 16 ans… le refus de la génialité noire est systématique. Un noir premier donne l’impression de gêner. Des discours infondés sont relayés en boucle et lavent les cerveaux des moins avertis de l’audience. Transformant ces derniers en défaitistes s’ils sont noirs et suprématistes s’ils ne le sont pas.

Un problème de valeurs

Le football n’est pas un sport blanc tâché de noir. Le Ballon Rond est traditionnellement peint de figures noires et blanches. Oui c’est vrai que dans le football africain, tricher sur son âge est une attitude répandue. Mais c’est certainement aussi vrai que la faute revient en partie au système mondial du football. Celui qui a choisi de mettre l’accent sur l’âge avant les performances.

À l’avenir, plus tu es jeune, plus tu vaux de l’or. Si la valeur d’un joueur était fonction de ses prouesses sur le terrain, peu importe son âge, les africains cesseraient cette pratique injustifiable qui tue leurs enfants. Le jeunisme est le principal facteur de ce fléau insupportable. Parce que dès que tu tends vers 30 ans, tu deviens vieux, ils repoussent au maximum leur « vieillesse » pour attirer les plus grands clubs.

https://twitter.com/minutefootball/status/1233108874921750528

Être ou ne pas être

C’est une question d’argent… mais aussi de failles. Il existe un test, l’IRM, capable de mesurer l’âge des joueurs. Si l’âge de Moukoko est de 16 ans, c’est sûrement parce que cette méthode l’a montré. Contredire ce fait, c’est donc remettre en cause la fiabilité de cette technologie qui pour le coup n’est pas africaine.

La responsabilité africaine réside dans ceci que son football n’est toujours pas à la hauteur de ses nombreux talents. Les statistiques de Moukoko sont Peléennes, il n’aurait jamais dû partir de son pays comme Pelé. Si le football camerounais nourrissait bien son homme, le Yaoundéen aurait pu faire sa carrière à domicile, loin de ces attaques dont il est victime. Après Mbappé, les Lions Indomptables viennent de gâcher une seconde occasion nette de gagner la Coupe du Monde. Jamais 2 sans 3 ? Introspections

https://twitter.com/cfootcameroun/status/1290609483698315266

Révérences…

Ceci étant, être avancé en âge ne signifie pas être plus fort. Vous pouvez être jeune et nul, comme vieux et talentueux, et vice versa. Bien des trentenaires seraient incapables de dribbler des poussins. Le talent de Youssoufa Moukoko est une certitude et son âge un prétexte de dénigrement. Aussi, parce que l’Allemagne et le Borussia Dortmund sont dotés de toutes les ressources humaines et techniques nécessaires à la vérification de son âge, on va leur faire confiance. YM18 est un crack…