Fouda Fabrice

CAN 2022 : l’Algérie surprise, le Nigeria triomphe

Il aura fallu attendre la troisième journée pour voir la première surprise de la CAN 2022. Des champions d’Afrique en titre, solidement tenus en échec par le petit poucet de leur poule (E).

L’Algérie perd deux points

En effet, personne ne pouvait s’imaginer que la Sierra Leone allait rivaliser avec l’Algérie. Les Leone Stars l’ont fait et de fort belle manière. Ratant des occasions nettes, les hommes de John Keister ont réussi à poser des problèmes à des algériens peu inspirés, voire dégoûtés par la qualité du gardien adverse.

En plus d’avoir fait admirer sa belle défense, composée spécialement de l’ancien international anglais Steven Caulker, la Sierra Leone a permis à l’Afrique de découvrir un portier atypique. Pas très grand mais intelligent et super décisif, Mohamed Kamara, le « Neuer de la Sierra Leone », fût l’homme de ce match qui n’augure rien de bon pour les Fennecs à l’avenir.

https://twitter.com/CAF_Online/status/1480920297444413441

Le Nigeria impressionne

Pour le second gros choc de cette CAN, le Nigeria a marché sur l’Égypte de Mohamed Salah. Une victoire 1-0 dans un stade plein, qui ne reflète en rien la domination des Super Eagles. Les Pharaons comme leur capitaine, n’ont jamais existé.

Le rouleau-compresseur des triples champions d’Afrique a fonctionné de la première à la dernière minute. Ils occupent désormais la première position du groupe D devant la Guinée Bissau et le Soudan, qui se sont séparés sur un autre 0-0. Les bissau-guinéens ont raté un penalty…

https://twitter.com/CAF_Online/status/1481015737691033602

PSYCANALYSE

Le match nul et vierge de l’Algérie était également celui d’un football africain qui ne cesse de grandir tactiquement. La Sierra Leone n’a pas seulement tenu avec les jambes, elle l’a aussi fait avec la tête. La CAN est définitivement une compétition internationale de très haut niveau et Salah pourra le dire à son manager Jürgen Klopp. Dans « ce petit tournoi », on retrouve notamment :

  • le meilleur buteur de la Ligue des Champions : Sébastien Haller (Côte d’Ivoire)
  • le meilleur buteur de la Ligue Europa : Karl Toko Ekambi (Cameroun)
  • le meilleur buteur de la Premier League : Mohamed Salah (Égypte)
  • etc.


CAN 2022 : le Sénégal, la Guinée, le Maroc et le Gabon ont fait le job

Passée à sa seconde journée, la CAN 2022 a vu l’entrée en lice des poules B et C. Deux tirages à l’intérieur desquels les meilleurs ont gagné d’emblée.

Le Sénégal et la Guinée prennent les devants

Dans le groupe B logé à Bafoussam, les spectateurs ont eu droit à deux matches âprement disputés. Le Sénégal, grâce à un penalty transformé dans les dernières minutes par Sadio Mané, a défait un Zimbabwe solide et bien organisé.

Les Lions de la Terranga prennent ainsi la tête du classement, à égalité avec la Guinée, tombeuse dans la difficulté et sur le même score elle aussi, du Malawi. Issiaga Sylla a inscrit l’unique but de la rencontre à la 35e minute.

Les Lions de l’Atlas décrochent les étoiles

Pour le premier choc de cette CAN, le Maroc a battu au Stade Omnisports de Yaoundé, le Ghana 1-0. Dans une rencontre fermée, les Lions de l’Atlas ont réussi à trouver la faille grâce à un magnifique but de Sofiane Boufal, survenu sur une erreur de la défense des Black Stars, dans la surface de réparation.

Les chérifiens sont désormais leaders de ce groupe C de la mort, ex-æquo avec le Gabon. Privées de Pierre Emerick Aubameyang et Mario Lemina, les Panthères sont venues à bout des Comores grâce à un magistral but de Boupendza (1-0). Les Cœlacanthes commencent malheureusement leur première participation à la CAN par une défaite et un jeu intéressant, mais un peu trop naïf.

https://twitter.com/CAF_Online/status/1480649530332917762

PSYCANALYSE

Ce deuxième jour de la CAN 2022 fût celui d’un football africain aussi tactique qu’emballant qui a récompensé les plus persévérants et les moins maladroits. Le Sénégal, la Guinée, le Gabon et le Maroc de Soufiane Rahimi, de retour au Cameroun, sur cette terre où il a remporté le dernier CHAN, ont tremblé sans plier. S’opposant de fait à un Ghana sans âme, qui continue de broyer du noir malgré la qualité de ses joueurs. Thomas Partey en particulier, qui n’arrive toujours pas à s’affirmer en sélection. Le retour des quadruples champions d’Afrique ce n’est probablement pas pour cette compétition. Quoique…


CAN 2022 : le Cameroun et le Cap Vert débutent très bien

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a enfin commencé. Le coup d’envoi de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a été donné par deux matchs remportés par le Cameroun, pays organisateur, et le Cap Vert.

Les Lions renversent les Étalons

Après une magnifique cérémonie d’ouverture, le Cameroun et le Burkina Faso ont lancé les hostilités de la CAN 2022. Une rencontre dominée par des Lions Indomptables, surpris par l’ouverture du score de Gustavo Sangaré à la 24ème minute. Un centre de Bertrand Traoré, André Onana, le gardien de but camerounais, rate sa sortie et les Étalons marquent le premier but de la CAN 2022.

https://www.youtube.com/watch?v=Eo9WIgyY_ZE

Un avantage qui ne va durer finalement que 16 minutes, Aboubakar Vincent entrant en scène. Le héros de la finale de la CAN 2017 va inscrire deux penaltys justifiés sur deux fautes grotesques des burkinabés. Le Cameroun assure l’essentiel et prend la tête du groupe devant le Cap Vert.

Les Requins Bleus bouffent les Bouquetins

En effet, l’équipe nationale entraînée par Pedro Leitao, dit Bubita, est difficilement venu à bout de l’Éthiopie. Réduite à 10 dès la 12ème minute de jeu, la sélection des Bouquetins d’Abyssinie n’a pas pu empêcher la victoire des Requins Bleus. Après avoir provoqué l’expulsion de Yared Bayeh Belay, Julio Tavares a marqué, dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, l’unique but de ce match durant lequel l’Éthiopie n’a pas démérité, très entreprenante malgré son infériorité numérique.

PSYCANALYSE

D’aucuns disent que le Cameroun n’a pas été bon, qu’ils ont gagné sans briller. Oui, mais ils ont battu une équipe que l’Algérie, championne d’Afrique en titre, a été incapable de battre en aller et retour aux éliminatoires de la Coupe du Monde.

https://twitter.com/fifaworldcup_fr/status/1460673481457217536

Les critiques semblent donc assez injustifiables, quand on sait que le réalisme uniquement, n’a pas été au rendez-vous de cette première. L’addition aurait d’ailleurs pu être plus salée, si l’arbitre n’avait pas injustement refusé à Vincent Aboubakar son troisième but. En outre, il n’y a rien de plus subjectif que la notion du beau, quand on sait que seule la victoire donne le sourire.


Lionel Messi tacle le PSG et annonce (encore) son retour à Barcelone

Regardant son effectif, on jurerait que le PSG soit une équipe redoutable. Un avis que Lionel Messi ne partage pourtant pas, quand sa seule présence devrait signifier le contraire.

Lionel Messi recadre le PSG

Aussi incroyable que vrai, Lionel Messi pense que le PSG n’a pas encore les épaules assez fortes pour être favori en Ligue des Champions. Sa « logistique » est certainement impressionnante, mais pas assez puissante pour le sextuple Ballon d’or :

« Tout le monde dit que nous sommes les grands favoris et je ne nierai pas que nous sommes ceux que l’on cite parmi les candidats. Mais, nous avons encore besoin de choses pour être une équipe vraiment forte », a expliqué le natif de Rosario pour le compte de Marca, avant de se faire corriger à l’Etihad par Manchester City en C1.

https://twitter.com/lnstantFoot/status/1462919723151204355

Le cœur à Barcelone

Fracassante, tout le monde ne devrait pas saluer cette sortie en France. Lionel Messi est arrivé dans l’Hexagone pour donner justement à Paris cette carrure de potentiel champion d’Europe, qu’il nie aujourd’hui. Une critique à peine voilée, renchérie par une nouvelle annonce de son retour à Barcelone :

« Je retournerais à Barcelone parce que je veux aider le club autant que je peux et évidemment si je peux aider le club avec la façon dont je l’entends, alors j’adorerais pouvoir revenir », a déclaré La Pulga, avant de remettre le PSG à sa place…

Guardiola, un avis différent

Cependant, même si Lionel Messi doute encore de la force du PSG, ses adversaires restent craintifs (et ils ont bien raison). En particulier Manchester City et Pep Guardiola, loin de penser comme le capitaine de la sélection argentine avant le choc qui les a opposé à l’armada francilienne :

« Le PSG, c’est trop bien de vivre ça ! Nous avons seulement besoin d’un point, nous sommes dans une bonne position et nous pouvons finir premier, chez nous, devant nos supporters. En Ligue des Champions, jouer contre ces joueurs, je pense que c’est ce que mes joueurs veulent vivre. Voir jouer notre équipe contre l’une des plus belles attaques plus incroyables du monde. Ces quatre joueurs (Neymar, Messi, Mbappé et Di Maria) pourraient être les stars de n’importe quelle équipe et pourtant les quatre sont dans la même équipe. Ce sera un bon challenge, très difficile mais nous allons tout faire pour les battre », a assuré le technicien catalan face aux caméras de Canal Plus. Si avec un sextuple Ballon d’or, quadruple vainqueur de la Ligue des Champions, on est pas favori, avec qui le sera-t-on ?


Messi à Barcelone ? Mbappé au Real Madrid ? Leonardo n’a que ce qu’il mérite !

« À force de jouer avec le feu, on se brûle », dit l’adage. Le PSG a tellement ignoré ceux qui lui ont été fidèles, que ceux devant qui ses dirigeants se sont inclinés, sont en train de les décevoir.

Blanc bonnet, bonnet blanc

On ne parle certainement pas de Kylian Mbappé. Le parisien se serait bien inscrit dans la durée au PSG mais lorsqu’il a vu ce que Leonardo a fait à Edinson Cavani, meilleur buteur de l’histoire du club, et à Thiago Silva, il a dû se dire : « c’est le moment de réaliser ses rêves ». Trop vieux aux yeux de Leonardo, l’uruguayen et le brésilien ont été virés pour être remplacés par les pourtant plus si jeunes Léo Messi et Sergio Ramos.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1431308410331574272

L’argent ne fait pas tout

Légendes du FC Barcelone et du Real Madrid, Léo et Sergio seraient même déjà sur le départ, à peine arrivés. Entre déclins, blessures et nostalgies, le PSG ne sait plus où donner de la tête. Libérer Ramos est une option quand le sextuple Ballon d’or songe aussi à revenir au Barça.

« S’il y a une possibilité, j’aimerais apporter ma contribution de nouveau car c’est le club que j’aime et j’aimerais qu’il continue à bien se porter, qu’il continue de grandir et qu’il continue d’être l’un des meilleurs du monde » a récemment déclaré Lionel Messi. Un véritable affront pour ce club qui pensait avoir fait le plus dur, en sortant l’argentin de la crise barcelonaise.

Cela dit, un problème n’arrivant jamais seul, Kylian Mbappé, le meilleur parisien en ce moment, devrait partir en fin de saison. Son entente avec Karim Benzema en équipe de France est sans aucun doute le début d’une nouvelle ère au Real Madrid.

Le temps est donc aux regrets pour un PSG qui au lieu de se concentrer sur son avenir, a préféré se tourner vers le passé glorieux de l’Argentin, natif de Rosario. En d’autres termes, Paris risque de perdre Messi et Mbappé l’année prochaine.


Football Moderne : l’échec de la jeunesse

Daniel Alves est de retour à Barcelone. Âgé de 38 ans, le latéral droit brésilien revient aider un club en difficulté tout en mettant en exergue une tendance qui ne cesse de gagner du terrain : la montée en puissance des trentenaires du football.

L’assurance de l’échec

Ils sont combien les jeunes qui aujourd’hui sont assurés d’avoir un avenir radieux dans le football ? Les pépites de la qualité de Kylian Mbappé, Erling Haaland, Jude Bellingham, Vinicius Junior, Ansu Fati ou encore Pedri ne courent plus les clubs. Le futur du football moderne est assis sur une jeunesse sans assurance. Des talents qui n’ont pas eu besoin de travailler pour arriver au sommet : qui veulent passer 80% de leur temps à marcher comme Lionel Messi sur le terrain pour décrocher leurs Ballons d’or.

https://www.youtube.com/watch?v=ElX1569G2As

« Aujourd’hui, les jeunes pensent à autre chose, a expliqué Miroslav Klose par exemple. Quand j’étais gamin, je pensais à m’entraîner pour devenir quelqu’un dans le sport que j’avais toujours aimé. À la Lazio et en sélection, après chaque entraînement, je me plongeais dans une baignoire pleine de glace pour éviter les blessures. Les jeunes de l’équipe refusaient systématiquement. Quand ils me voyaient aller ramasser le sac avec des ballons, ils me disaient : « Mais qui t’oblige à le faire ? Je suis fatigué, mort ! » À ce moment-là, je me disais : « Tu as 20 ans et tu ne peux pas aider un magasinier de 60 ans ? » Ils se souciaient plus de savoir si leurs chaussures étaient assorties avec leurs chaussettes. »

https://twitter.com/_BeFoot/status/1403969132148576262

Attendez encore un peu…!

D’où la qualité quasi éternelle de certains footballeurs. Karim Benzema, Cristiano Ronaldo et autres Robert Lewandowski, ont plus d’avenir que de nombreux jeunes joueurs qu’ils côtoient aujourd’hui. Leurs dirigeants essaient par tous les moyens d’entretenir leur vigueur âgée comme s’ils avaient peur qu’ils partent à la retraite. Qu’ils prennent la porte sans transmettre à ces jeunes qui n’écoutent que les compliments ce caractère qui leur a permis de rester au haut niveau pendant de nombreuses années.

https://twitter.com/LaLiga/status/1461423967072399369

Le monde des spécialistes

Éden Hazard et Mario Balotelli sont les prototypes mêmes des footballeurs qui prendront bientôt le pouvoir. Talentueux, inutiles, paresseux, individualistes, riches et sans caractères, des jeunes qui comptent sur leurs agents pour être titulaires. Il faut dire que les médias ont pris le temps d’expliquer à ces génies que le banc de touche est une civière.

Ils veulent donc tous jouer sans faire d’efforts, boudent lorsqu’ils ne jouent pas au lieu de redoubler d’efforts. Pourquoi ? Parce qu’ils savent que des débats seront organisés en leur faveur pour dénigrer leurs entraîneurs. Un classique. Le technicien qui ne sait pas gérer les stars, qui prend la porte parce que ses joueurs l’ont lâché. À quoi bon se donner à fond quand quelqu’un d’autres paiera pour mes fautes ?

Je suis riche !

C’est à croire que le football est en danger. L’argent qu’il a mis en jeu pour couver nombre de ces jeunes est entrain de les détruire. Avant les footballeurs jouaient pour gagner leur vie, aujourd’hui ils gagnent leur vie en jouant.

Comment motiver un jeune milliardaire ? Une question que de nombreux managers se posent, sans trouver de réponses tant ils se font virer comme des débutants. Ils changent de bancs de touches comme leurs bourreaux de voitures. La preuve que le problème est ailleurs. La régulation des flux financiers est plus que jamais l’enjeu des instances du football.


Qui ne va pas gagner le « Messi d’or » ?

Le 29 novembre prochain, France Football remettra le 65e Ballon d’or de l’histoire. Un lauréat déjà connu, si on s’en tient aux dernières rumeurs. Selon une liste qui circule sur les réseaux sociaux actuellement, le « Messi d’or » sera décerné à Robert Lewandowski.

https://twitter.com/CNEWS/status/1453426039754010626

Stupéfactions…

En effet, il est plus facile de savoir qui va perdre le Ballon d’Or que l’inverse. Ils sont 29, les perdants. Vainqueur naturel, Lionel Messi part toujours favori de cette course qu’il remporte en marchant sur le terrain.

https://www.youtube.com/watch?v=GbYYv-ovV0U

Sextuple Ballon d’or, l’argentin s’apprête à décrocher son septième sacre. Vu son magnifique début de saison, France Football ne devrait pas se laisser ridiculiser par un bout de papier sur lequel on a surligné le nom de son homme fort. Un classique, une indication claire de qui sera le Ballon d’or 2021.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1454373537884614659

De toutes les façons, le Ballon d’or crée maintenant plus de polémiques que de récompenses. Benzema ou pas Benzema, il fait plus parler pour ses absents que pour son gagnant, déjà connu.

https://twitter.com/lnstantFoot/status/1446537270543228931

Ceci dit, rappelons quand même qu’il y a des spécialistes du football qui ont choisi Mason Mount et Phil Foden aux dépens d’Édouard Mendy. Un choix qu’on comprend mieux lorsqu’on se penche sur les immenses carrières de ces deux anglais : un critère important pour gagner le Ballon d’or.

https://twitter.com/PassionFootClub/status/1452029703062179842

Alors pourquoi Samuel Eto’o n’a pas glané celui de 2009 devant Lionel Messi ? Double champion d’Afrique, double champion d’Europe, la carrière du champion olympique camerounais n’était-elle pas assez grande à ce moment ?

https://twitter.com/AllezLesLions/status/1380053063604572160

Si. Mais ce sont les statistiques individuelles qui comptent… et Lionel Messi gagna la Copa América. « Il a remporté un titre avec sa sélection », répètent-ils en chœur, la main sur le cœur rempli de joie. Et l’auditoire de leur répondre : et Jorginho alors ? Quoi Jorginho ? Il prendra la place d’Andrès Iniesta et tout le monde sera content.


UEFA – CONMEBOL : Comment analyser ce rapprochement ?

L’Italie et l’Argentine s’affronteront dans le cadre d’une rencontre entre le vainqueur de la Copa América et de l’Euro, conjointement organisée par l’UEFA (Union européenne des associations de football) et la CONMEBOL (Confédération sud-américaine de football). On se demande avec ces administrations des footballs européen et sud-américain entrées en conclave, comment intégrer le Brésil et l’Argentine dans la Ligue des Nations du Vieux Continent. Une décision forte qui illustre bien la volonté partagée des deux entités de collaborer, mais dans quel but précisément ?

https://twitter.com/_BeFoot/status/1451912796858355720

Contrarier la FIFA ?

« L’UEFA et la CONMEBOL ont annoncé aujourd’hui l’élargissement de leur coopération existante ainsi que l’organisation d’un match entre l’Italie, vainqueur de l’UEFA EURO 2020, et l’Argentine, championne de la Copa América 2021, pendant la trêve internationale de juin 2022. Le lieu de la rencontre reste à confirmer », écrivait l’UEFA sur son site officiel le 28 Septembre 2021.

« L’accord conclu par les deux organisations, ajoutera-t-elle, couvre actuellement trois éditions de ce match entre leurs détenteurs respectifs du titre continental, et comprend également l’ouverture d’un bureau conjoint à Londres qui coordonnera les projets d’intérêt commun ». Des mots forts qui ne font qu’annoncer la création d’une Super-Confédération et d’une Coupe des Confédérations entre l’UEFA et la CONMEBOL.

https://twitter.com/footmercato/status/1451857348276936713

On se souvient notamment que les Européens étaient de farouches opposants à cette compétition qu’ils considéraient comme épuisante. Jusqu’à ce que la FIFA la fasse disparaître, l’UEFA l’a méprisée, au point d’en créer une autre sous les yeux de son silence.

https://twitter.com/lnstantFoot/status/1442854851181006848

Pour Lionel Messi ?

Lionel Messi vient de gagner son premier trophée avec l’Argentine : la Copa América. Comme par hasard, une supercoupe est créée dans la foulée. Le football a fait plus de 50 ans en arrière pour décongeler une compétition qui ressemble à celle que Pelé a jouée et gagnée sous le maillot du Santos FC : la Coupe Intercontinentale.

Dans leur souci absolu de faire de Lionel Messi le meilleur joueur de tous les temps, de lui donner un trophée de plus avec sa sélection pour remplir cette salle curieusement vide pour un un sextuple Ballon d’Or, la Coupe Intercontinentale des Nations a été mise à jour. Afin d’éliminer définitivement cette Coupe des Confédérations que La Pulga n’a jamais jouée, Ronaldo si, la Coupe des Confédérations de l’UEFA et de la CONMEBOL a été repensée.

Que des spéculations ? Probablement. Mais pour la petite information, Lionel Messi devrait participer à une Ligue des Nations de l’UEFA que CR7 a gagnée le premier.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1451819464606064640

Pour empêcher les joueurs sud-américains de rentrer ?

Les clubs européens se montrent de plus en plus réticents devant les départs des non-européens en sélection. Le Real Madrid et l’Atlético Madrid ont même vu leurs matches être repoussés parce que les sud-américains ne pouvaient pas jouer. C’est dire à quel point le spectacle de leur ballon rond dépend des autres. D’où cette « tectonique des plaques » qui permettrait peut être un jour, comme la finale retour de la Copa Libertadores de 2018, aux sélections sud-américaines de venir jouer en Europe. Qui sait ?

Pour phagocyter le football sud-américain ?

Amies proches, l’UEFA et la CONMEBOL sont de farouches concurrentes. Bien qu’adulé en Europe, Lionel Messi reste un sud-américain. Un talent qui aurait pu remporter la Coupe du Monde avec l’Argentine s’il n’avait pas été coupé de ses racines.

Pelé a joué toute sa carrière au Brésil. Le jour où Maradona a quitté l’Argentine il est devenu un champion à problèmes. Les gros poissons mangent les petits, c’est la loi de la jungle. « La main qui donne, la main qui dirige », dit un proverbe africain…

https://www.youtube.com/watch?v=5zbItkO8hF0

Par pure folie des grandeurs ?

Dans l’histoire du football, l’UEFA et la CONMEBOL ont très souvent fait cavaliers seuls. Se considérant comme supérieures aux autres, tout en luttant contre le racisme, elles ont rarement accepté leurs consœurs.

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Lors de la Coupe du Monde des Clubs, leurs équipes jouent moins de matches que les autres, elles cumulent à elles seules plus de la moitié des places en Coupe du Monde et aujourd’hui elles se rapprochent pour créer une Super-Confédération, opposante naturelle à la FIFA.

https://www.youtube.com/watch?v=50oDl9_KCuA

Un peu comme cette Super Ligue que les super clubs d’Europe ont créée et que l’UEFA a combattue. Les 12 salopards on les a appelés. Histoire de démontrer à quel point ils faisaient mal d’exclure « les plus faibles », ils ont été traînés sur la place publique par cette union qui aujourd’hui utilise le même procédé pour exclure les soccers des autres continents. Comme quoi les fruits des avocatiers ne sont pas des mangues…


Cinq championnats, cinq équipes à suivre cette saison

Chaque année dans le football européen, il y a des sensations. Des équipes qui, comme le Sheriff Tiraspol, attirent l’attention avec leurs prestations. Pour cette saison, cinq clubs, parmi les cinq meilleurs championnats du Vieux Continent, Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France, devraient vous procurer cet effet. La liste ci-dessous…

Angleterre : Liverpool

Après une saison ratée, Liverpool semble avoir retrouvé sa forme d’antan. Cette activité débordante, qui jadis fit d’elle la meilleure équipe d’Europe, du monde et d’Angleterre en 2018 et 2019, est parée pour lui rendre ses joyaux. Sadio Mané et Mohamed Salah sont en feu. Avec le retour de Van Dijk, Jurgen Klopp a tous les ingrédients pour faire une année exceptionnelle.

Lire aussi : Ligue des Champions: l’improbable Sheriff Tiraspol bat le Real Madrid | Le HuffPost

France : Nice

Avec un entraîneur champion de France en titre, Christophe Galtier, Nice a tout pour succéder à Lille. Nouveaux riches, les Niçois ont un effectif doté d’une belle marge de progression, calqué sur les idées de son technicien, qui s’annonce très dur à battre cette année. La solidité tactique des équipes de ce connaisseur du football français sera un problème pour les nombreuses formations de Ligue 1. Y compris le PSG, Marseille et Lyon.

Italie : Naples

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Fracassant leader invaincu de Serie A, Naples régale. Avec sa colonne vertébrale africaine, Koulibaly – Anguissa – Osimhen, l’équipe de Luciano Spalletti semble avoir trouvé l’équilibre qui lui a fait défaut ces dernières saisons. Avec le mauvais départ de la Juventus, l’irrégularité du Milan et de l’Inter, et une Roma de Mourihno perfectible, les Napolitains peuvent faire honneur à Diego Maradona et aller chercher enfin un nouveau Scudetto.

Espagne : Rayo Vallecano

https://twitter.com/beinsports_FR/status/1442582795818180613

On les sent transformés par la signature de Radamel Falcao. Trois buts en quatre matchs, El Tigre sort les griffes et signe son retour fracassant en Espagne. Les Franjirrojos s’installent dans le top 5 de la Liga. Jusqu’où ira l’euphorie de ce promu ? On se le demande bien.

Allemagne : Leipzig

Ils font un début de saison catastrophique. Coincé en milieu de tableau, zéro point en Ligue des Champions, Leipzig pleure encore ses années Nagelsmann. Du passé désormais, puisque l’américain Jesse Marsh, féroce tombeur du Hertha Berlin 6-0, a pris les commandes. Ancien entraîneur du RB Salzbourg, celui qui est entrain de transformer Nkunku, a fait exploser Erling Haaland au haut niveau en nous faisant rêver avec le chatoyant jeu des Bullen. Il est désormais en Bundesliga. Un grand défi à relever dans ce club où il fût adjoint en 2018/2019.


PSG : La France a perdu Kylian Mbappé

Les jours s’égrainent et Kylian Mbappé s’éloigne à petit feu du PSG. Le buteur français alimente les scandales et commence à perdre patience en bleu et rouge. La France aurait-elle perdu sa pépite ?

https://www.youtube.com/watch?v=J-ljzQhlHME

Mbappé, dépressif ?

La relation Kylian Mbappé – Neymar a pris un gros coup ce samedi 25 septembre au Parc des Princes contre Montpellier. La victoire des hommes de Mauricio Pochettino n’a pas empêché le natif de Bondy de s’en prendre à son coéquipier Neymar. « Il (Neymar, ndlr) ne me fait pas la passe ! », se serait plaint le champion du monde devant Gana Gueye sur le banc, agacé, remplacé à la 88e minute.

https://www.youtube.com/watch?v=c2P2Y3xzAmc

On parle également d’un « clochard » qui aurait dépassé la pensée du champion du monde pour sortir de sa bouche et tacler sévèrement le brésilien. Un terme fort, tout un ensemble que le consultant de Canal+, Habib Beye, assimile à une dépression :

« Il y a de la frustration parce que ce sont des hommes qui sont obnubilés par le fait de marquer. Tout ça, c’est dans la tête de Mbappé et de Neymar. Mais c’est aussi à Neymar de simplifier (son jeu). (…) Il ne faut pas s’attarder sur ce genre de frustration. On a été joueurs de foot et il ne faut pas s’arrêter à ça ».

https://twitter.com/GoalFrance/status/1442406190315626497

« Il y a énormément d’ego dans cette équipe, ils veulent tous être le premier mais il n’y en aura qu’un et, dans ces cas-là, il y a des frustrés. Ce soir c’était Mbappé et ça l’a déprimé. Mais nous verrons qu’ils marqueront des buts et ils seront contents de le faire ensemble ».

Au cœur des scandales

Les raisons d’un divorce inéluctable entre Kylian Mbappé et la France sont certainement là et sont nombreuses : sévèrement tancé après son penalty raté à l’Euro, victime de racisme, la signature de Lionel Messi, la sortie du livre de Baptiste Desprez, « Du Mondial à l’Euro, L’histoire secrète d’un rendez-vous raté », le journaliste du Figaro qui accable sa mère, Fayza Lamir ou encore les critiques sur sa supposée arrogance et son nouveau conflit avec Neymar.

À l’image de Thierry Henry, Zinédine Zidane ou David Trézeguet, l’Hexagone vient peut-être de perdre un autre de ses héros. Mbappé au Real Madrid, c’est sûrement pour la fin de la saison.

https://twitter.com/GoalFrance/status/1439930064754331648

La MNM, le dernier espoir ?

Cependant, lors de la victoire 2-0 du PSG sur Manchester City, ce mardi 28 septembre en Ligue des Champions, on a revu un Mbappé heureux sous le maillot de Paris. Au centre sur le but de Gana Gueye, passeur sur la lucarne de Messi, Kyky a encore été le meilleur de la MNM ce soir-là.

https://twitter.com/InsideParisien/status/1443088560261828612

Décisif sur les deux buts, le buteur parisien a démontré qu’il pouvait jouer avec n’importe qui. Quoiqu’on en doute toutefois, puisqu’à la fin du match, lorsque Messi et Neymar ont partagé la fameuse photo où la MNM est réunie dans le vestiaire, lui ne l’a pas fait. Mbappé a choisi de publier une image sobre où il est avec La Pulga et une autre où il court. Deux clichés sans Neymar qui illustrent bien la rupture qui existe dorénavant entre l’ancien joueur du Barça, lui et probablement le PSG…