Fouda Fabrice

Qatar City : les Yanks des États-Unis

Il n’y a pas que le football qui fait briller les Américains. Le soccer aussi, à l’image du basketball ou du baseball, fait partie de ces disciplines qui font des États-Unis une véritable puissance sportive. Le sport roi a su trouver sa place et grandir sur ces terres qui lui promettent un bel avenir durant la Coupe du Monde au Qatar…

Résumé du match : USA – Canada (Ligue des Nations de la CONCACAF 2019)

Groupe B

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Interview Timothy Weah et DeAndre Yedlin

Les forces des États-Unis

Les États-Unis ont une très grande histoire dans le football. Face au Canada en 1884 la Team USA a notamment joué la première rencontre internationale du sport des Anglais, en dehors du Royaume Uni. Un match perdu (1-0), une ère qui commence, 30 ans avant la création de la Fédération des États-Unis de Soccer, United States Soccer Federation (USSF).

Tous les buts des États-Unis lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022

En d’autres mots, les Yanks ne sont pas des novices. Pour leur 10e Coupe du Monde, ils arrivent certainement avec beaucoup d’atouts. La MLS, championnat national, ne cesse de prendre de l’ampleur comme son vivier de produire de nombreux talents.

The Rise Of MLS – CNBC

Vainqueur de la dernière Gold Cup, la septième de leur palmarès, les coéquipiers de Weston McKennie de la Juventus de Turin ont les moyens de sortir au moins de cette poule. Et pourquoi pas jouer les quarts comme en 2002 voire les demi-finales comme en 1930 au tout début ?

But de Weston McKennie contre le Honduras

Les faiblesses des États-Unis

En neuf participations, les États-Unis sont restés au premier tour à 3 reprises : 1950, 1998 et 2006. Toutes les autres fois, les compatriotes de Claudio Reyna ont joué au moins les huitièmes.

Dernier match de Landon Donovan avec les États-Unis

Il faut dire, qu’il y avait de quoi faire dans les effectifs des Stars and Stripes en 1930, 1934, 1994, 2002, 2010 et 2014. Particulièrement avec des pépites telles que Landon Donovan, Clint Dempsey, Jozy Altidore ou Tim Howard et Brad Friedel, les gardiens, qui faisaient réellement figure de superstars à une récente époque. Qualité qui manque cruellement aux USA d’aujourd’hui…

Victoire des États-Unis contre Cuba – Ligue des Nations de la CONCACAF

En effet, le sélectionneur Gregg Berhalter n’a pas de vraies stars à coacher. Dans les plus grandes ligues du monde, on ne retrouve plus d’Américains en tête d’affiche. Ceux-là mêmes qui pourraient faire la différence aux moments cruciaux d’une telle compétition.

But de Christian Pulisic contre le Mexique

Joueur à suivre : Christian Pulisic

Cependant, malgré cette carence en vedettes, les États-Unis pourront se reposer sur la vivacité de Christian Pulisic. Champion d’Europe avec Chelsea, le numéro 10 des Blues a tout ce qu’il faut pour semer la panique dans les défenses adverses. Remuant milieu offensif, capable d’évoluer sur les ailes, l’attaquant de 24 ans sera le principal danger des vainqueurs de la Ligue des Nations 2021 de la CONCACAF…


Qatar City : les Three Lions de l’Angleterre

1966 est l’année du dernier sacre de l’Angleterre. Le seul et unique titre d’une nation qui dans son temple à Wembley, perdant la finale de l’Euro 2021 contre l’Italie, est encore passée à côté de cette joie indescriptible de gagner un trophée. Au Qatar, faim de loup au menu pour les Three Lions

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https://www.youtube.com/watch?v=b3VhPRnJD9I

Les forces de l’Angleterre

Grande favorite de sa poule, l’Angleterre est certainement déjà qualifiée pour le tour suivant sur le papier. Le pays du football continue d’avoir « la chance » de pouvoir compter sur des footballeurs exceptionnels. Aujourd’hui encore, grâce notamment à la puissance de son championnat, le meilleur du monde, la Premier League, elle peut se reposer sur une source quasiment intarissable de joueurs de très haut niveau…

https://www.youtube.com/watch?v=g4cVrxp5UaE

Les faiblesses de l’Angleterre

C’est connu dans l’environnement du sport : le talent ne suffit pas. Les matches ne se gagnent pas sur le papier, mais sur le terrain. Et sur ce point, l’Angleterre a perdu du terrain.

En effet, si on se fie à ses récents résultats en Ligue des Nations, la sélection anglaise est dans de beaux draps. Reléguée en Ligue B, dernière de son groupe avec 3 petits points, 0 victoire, 3 nuls et 3 défaites, dont une cinglante face à la Hongrie (4-0), l’équipe de Gareth Southgate arrivera au Qatar avec le moral au point mort. Sa défense, celle emmenée par Harry Maguire et orpheline de Chris Smalling, est dans un état pitoyable.

Joueur à suivre : Harry Kane

Bien que son palmarès soit encore vide, Harry Kane sera le Lion à suivre chez les Oryx. Le redoutable scoreur des Spurs de Tottenham est à bientôt 30 ans, le point fort de son collectif très bien étoffé. Meilleur buteur du Mondial 2018, demi-finaliste, il investira en novembre prochain une compétition qu’il a jouée avec brio. L’espoir vivant d’un peuple qui rêve de voir enfin ses félins ressembler à ses grands clubs….


Qatar City : les Oranges des Pays-Bas

Absente en 2018, la Hollande est de retour sur la grande scène internationale du football. Les Oranges, malgré un Euro 2021 manqué, reviennent avec des atouts indéniables à faire valoir.

Groupe A

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Les forces des Pays-Bas

Si on s’en tient aux derniers résultats des Pays-Bas, les triples finalistes de la Coupe du Monde sont de retour. Leaders invaincus de leur poule devant la Belgique, la Pologne et le Pays de Galles, 16 points, 5 victoires et un nul, les Bataves sont qualifiés pour le Final Four de la Ligue des Nations. Une progression remarquable signée par une maîtrise qui à défaut d’être flamboyante, est efficace.

En effet, sur les cinq succès hollandais, trois le sont par un but d’écart : 1-0 contre la Belgique, 3-2 face au Pays de Galles à l’aller et 1-2 au retour. Le signe d’une solidité retrouvée dans un collectif bourré de joueurs de champ extrêmement talentueux.

Les faiblesses des Pays-Bas

Champion d’Europe en 1988, les Pays-Bas sont toujours à la recherche d’un nouveau sacre. Il est certainement temps de gommer les erreurs qui ont empêché cette redoutable sélection d’atteindre les sommets qui lui étaient promis. Un lot de malheurs maintenant résumé par une carence en gardiens de but.

Mark Flekken, Jasper Cillessen, Remko Pasveer, les Oranges n’ont pas de goalkeeper de grande classe. Une fois la défense dépassée, tout devient plus facile pour les attaquants adverses. Il n’y a personne sur la ligne, et c’est quasiment surréaliste pour le pays d’Edwin Van der Sar et de Tim Krul…

Le joueur à suivre : Louis Van Gaal, sélectionneur

Comme à son habitude, l’équipe nationale des Pays-Bas est constituée par des footballeurs incroyables. Van Dijk, Nathan Aké, Stefan De Vrij, Matthijs de Ligt, Denzel Dumfries, Ryan Gravenberch, Frenkie De Jong, Memphis Depay et autres Cody Gakpo, sont des joueurs extrêmement doués qui ne se trouvent pas forcément sur une pelouse.

Aujourd’hui encore, le jeu néerlandais, collectif par essence, a besoin d’un chef d’orchestre sur la touche. Un technicien d’exception, capable tel Rinus Michels ou Johan Cruyff, de tirer le meilleur miel de cette fantastique ruche.

Frank De Boer a échoué, le pragmatisme de Louis Van Gaal non. Le mentor de José Mourinho, après sa troisième place au Mundial 2014, a ramené de la sérénité chez les Leeuwen. Le meilleur est à venir… dans ce groupe A où ils font office de grands favoris.


Qatar City : Les Lions du Sénégal

Le Sénégal, pays de la Terranga jusqu’au bord de la pelouse. Une fois sur le green, les Lions passent de l’hospitalité à l’adversité, pour former l’une des meilleures nations de l’histoire du football africain. Une consécration qui cette année au Cameroun, va donner à ce roi pour le Qatar, un statut d’indomptable…

https://www.youtube.com/watch?v=KaYjMEy8U-M

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Les forces du Sénégal

Le Sénégal en Coupe du Monde, c’est 3 victoires, 3 nuls, 2 défaites et un quart de finale en deux participations. Dès le Mondial nippo-coréen de 2002, les coéquipiers du capitaine Aliou Cissé, actuel sélectionneur, sont entrés dans la légende avec fracas.

Après le Cameroun de 90 et avant le Ghana de 2010, les félins du Suñu gaal ont défendu les couleurs du second membre de la CAF à s’arrêter aux portes des demi-finales de ladite compétition : le premier à l’avoir fait dès sa première participation.

En d’autres mots, le Sénégal sait jouer la Coupe du Monde. Dans le sillage de sa victoire à Olembé, les sénégalais pourraient mettre leur expérience à contribution et faire parler l’excellence de leur effectif dans un groupe pleinement à leur portée.

https://www.youtube.com/watch?v=UUNellFUJ2g

Les faiblesses du Sénégal

Vainqueur invaincu de la dernière CAN, le Sénégal arrivera chez les Bordeaux avec des certitudes. Pour tout dire, des buts à l’attaque, il n’y a pas vraiment de failles dans ce collectif.

Cela étant, Malgré ses nombreux talents, le Sénégal n’a toujours pas trouvé un véritable avant-centre. Boulaye Dia brille à la Salernitana en Italie, sans pour autant être le « Henri Camara » de la situation. Gagner sans numéro 9 en Coupe d’Afrique c’est possible, surtout avec des joueurs comme Mané, mais pas à la CdM.

Attendus, les Blancs et Verts devront donc se surpasser pour marquer leur territoire. D’autant plus que leur « avion » atterrira à Doha avec des Blues qui jouent moins. Entre blessures et bourdes, Édouard Mendy traverse à Chelsea, une période très compliquée, quand son compatriote et capitaine sous le drapeau, Kalidou Koulibaly, essaie encore de s’adapter à la Premier League.

Joueur à suivre : Sadio Mané

À Liverpool, on n’arrive toujours pas à le remplacer. Sadio Mané est irremplaçable, comme les Reds en difficulté. Le nouvel attaquant du Bayern Munich continue d’enchaîner les belles prestations en Roten, confirmant sa qualité de superstar internationale. Double Ballon d’or africain, un attaquant d’exception, qui sur le sol qatarien, place immanquablement son pays dans une autre dimension…


Qatar City : La Banane Mécanique de l’Équateur

Non il ne s’agit pas d’une ligne imaginaire qui divise le monde en deux pôles. L’Équateur est bien un pays. De football, un vrai d’Amérique du Sud qui s’apprête à participer à sa troisième Coupe du Monde au Qatar après 2002 et 2006.

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Les forces de l’Équateur

Il ne fait jamais bon de jouer l’Équateur. Les Bananes Mécaniques jouissent des caractéristiques aussi bien propres aux équipes africaines qu’aux sud-américaines.

Puissantes, techniques et rapides, elles sont capables de faire mal à n’importe quelle défense. Huitième de finaliste il y a 16 ans en Allemagne, difficilement sortie par l’Angleterre (1-0), la Tri arrivera avec l’expérience non négligeable d’une escouade qui a rapidement su s’adapter à la plus difficile des compétitions de football. Lors de ce Mondial allemand, son second, où ils étaient déjà dans le groupe A avec le pays organisateur, les équatoriens avaient notamment battu la Pologne (2-0) et le Costa Rica (3-0).

Les faiblesses de l’Équateur

3 victoires, 3 défaites, le bilan de l’Équateur en Coupe du Monde est très encourageant. Une juste répartition du succès et de son contraire, qui toutefois, ne l’empêche pas de rester une nation très abordable sur la pelouse.

Les hommes de l’argentin Gustavo Alfaro prennent beaucoup de buts. Quatrièmes lors des éliminatoires derrière l’Uruguay, l’Argentine et le Brésil, les Jaunes et Bleus en ont encaissé 19 en 18 matches de qualification. Soit une moyenne d’au moins un ballon dans les filets, par rencontre…

Joueur à suivre : Pervis Estupiñán

L’Équateur a compté de grands noms dans ses rangs. Antonio Valencia, ancien sociétaire et capitaine de Manchester United, Felipe Caicedo, Iván Hurtado, Walter Ayovi et autres Augustin Delgado, sont des joueurs qui ont marqué la Banana Mecánica à vie. Un passé glorieux que le très averti Enner Valencia, meilleur buteur de l’histoire des tricolores, pourra transmettre à la nouvelle génération. Lui ancien attaquant de West Ham qui joue et marque encore à 32 ans aux côtés du virevoltant Pervis Estupiñán.

https://www.youtube.com/watch?v=-gVVv2-Gfpc

Dans un collectif majoritairement composé de nord et sud-américains, Pervis Josué Estupiñán Tenorio est l’un des rares européens. Sur son côté gauche, un arrière latéral offensif qui a été titulaire à Villareal pendant deux ans, remportant la Ligue Europa 2021 sous les ordres de l’espagnol Unai Emery, avant de signer cette année en Premier League pour Brighton. Évalué à 20 millions d’Euros par le site Transfermarkt, ce membre de l’équipe-type de la Copa America 2021, sera à prendre très au sérieux au Qatar…


Qatar City : les Bordeaux du Qatar

La Coupe du monde 2022 c’est demain ! Du 20 Novembre au 18 Décembre, débutera au Qatar la plus grande fête du football. L’occasion de lancer la série Qatar City, à travers les billets de laquelle le Mondial vous sera relaté dans toute sa splendeur. Une aventure de deux mois qui commence ici par la présentation des 32 sélections qualifiées. Honneur au pays organisateur…

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Les forces du Qatar

Chez elle, la sélection qatarie organisera et participera à sa première Coupe du monde. La 22e édition d’un tournoi qu’elle ouvrira face à l’Équateur, avec le statut de championne d’Asie en titre.

Victorieux en 2019 du Japon en finale (3-1), de la première CAN à 24, les Bordeaux ont traversé la compétition sans concéder le moindre point. 7 matches, 7 victoires, 19 buts marqués et un encaissé, qui ont dévoilé aux yeux du monde un collectif solide et prolifique, qui n’a pas peur de prendre des risques.

En outre, il faudra prendre les hommes de l’espagnol Felix Sanchez Bas très au sérieux. Demi-finalistes de la Gold Cup 2021, invités éliminés par les États-Unis (1-0), futurs champions, ils auront certainement leur mot à dire dans ce groupe ouvert, au milieu de leurs beaux stades et devant leur public…

Les faiblesses du Qatar

Bien qu’il fasse désormais partie des grands d’Asie, le Qatar reste un novice à la Coupe du monde. Malgré leurs atouts indéniables, il manquera certainement de l’expérience aux convives de la Copa America 2019, sortis au premier tour avec un point. Les Al-Annabi avaient alors arraché le nul au Paraguay (2-2), avant de tomber sans être ridicules, face à la Colombie (1-0) et l’Argentine (2-0).

Joueur à suivre : Almoez Ali

Inconnu du grand public, le Qatar aura en Coupe du monde, de redoutables joueurs à suivre sous ses couleurs. Un redoutable buteur particulièrement : Almoez Ali.

Né à Khartoum au Soudan en 1996, capable d’évoluer en avant-centre et sur les côtés, Almoez Ali Zainelabdeen Abdulla, attaquant du Al-Duhail SC, est doté d’une belle puissance, doublée d’une technique remarquable et d’un excellent sens du but. Un cauchemar pour les défenses adverses, un arsenal de Goleador, qui permettra à ce produit de l’Aspire Academy, champion d’Asie en 2019, de garnir son palmarès individuel avec trois distinctions significatives :

  • Meilleur joueur de la Coupe d’Asie des Nations 2019
  • Meilleur buteur de la Coupe d’Asie des Nations 2019 (9 buts)
  • Meilleur buteur de la Gold Cup 2021 (4 buts)


UEFA, CONMEBOL, une association inspirante

« Dis-moi avec qui tu marches, je te dirai qui tu es ». L’UEFA et la CONMEBOL se sont récemment rapprochées et les résultats commencent à se faire ressentir. En plus de la Finalissima, les confédérations européenne et sud-américaine partagent désormais deux autres traits dans l’organisation de leurs compétitions respectives…

Apertura

Aux dernières nouvelles, l’UEFA aurait décidé de créer un tournoi d’ouverture pour 2024, qui lancera la saison de ses membres. Une Supercoupe d’Europe repensée, constituée de quatre équipes en l’occurrence : les vainqueurs de la Ligue des Champions, de la Ligue Europa et de la Ligue Europa Conference, associés au champion de la Major League Soccer (MLS). Commerciale, une très bonne idée qui toutefois rappelle les formats de certains championnats d’Amérique Latine. Au Mexique, au Chili ou encore en Colombie, on parle alors d’Apertura et de Clausura

La disparition du but à l’extérieur

Bien avant la rumeur ci-dessous, il existait déjà des atomes crochus entre les soccers européen et sud-américain. Les gardiens qui participent au jeu, ont précédé l’invitation au football offensif avant de rejoindre le but à l’extérieur sans incidence.

https://www.youtube.com/watch?v=kFbH34tYHRs

En effet, en Copa Libertadores, la C1 de la CONMEBOL, la victoire est toujours allée vers l’équipe qui avait inscrit le plus grand nombre de buts, pendant que l’Europe se particularisait avec son away goal, désormais aboli.

Afin de donner plus de punch à la Coupe aux Longues Oreilles, la faîtière du foot européen a emprunté à la CSF cette simple règle, en vigueur depuis la saison passée sur le Vieux Continent. Une révolution qui porte déjà des fruits…


One World, One Health : One Sport, One Team

« On est ensemble », déclarait Mme Dibongue, Secrétaire permanente adjointe du Programme Zoonose, dans son discours de clôture de l’Atelier de Formation des Blogueurs et Éditeurs de Contenus sur la Prévention et le Contrôle des Zoonoses et la Communication sur les Risques, qui s’est tenu entre le 13 et le 16 Septembre à Ébolowa au Cameroun, en partenariat avec l’USAID, la FAO et l’Association des Blogueurs du Cameroun. Trois mots qui nous parlent autant qu’ils nous enseignent qu’on porte tous le même maillot lorsqu’il s’agit de santé. One World, One Health : One Sport, One Team…

One Health Triad (Version Française) – Wikimédia Commons CC BY-SA 4.0

One World

La Terre est un village. Un collectif à l’intérieur duquel, tous les postes sont retrouvés. Les défenseurs le protègent, les milieux le font vivre et les attaquants le représentent. Une symphonie harmonisée par un bureau qui de la touche, chapeauté par l’entraîneur principal, donne la voie à suivre pour sortir victorieux de ce combat universel. Oui nous luttons tous, vivons, pour être en bonne santé. Parce qu’une société malade est une société morte…

One Health

Le tollé provoqué par l’affaire opposant Kurt Zouma à son chat, est l’une des nombreuses preuves de l’appartenance de l’animal au monde humain. Il partage avec l’homme ses colères, ses peurs, ses joies, ses peines et bien sûr ses maladies. Les Zoonoses sont une réalité qu’il est plus que jamais impossible de nier. « Au moins 70% des maladies émergentes ou réémergentes graves sont depuis un siècle presque toujours des maladies zoonotiques ou à vecteurs ».

Le mal est impartial. Il ne connaît pas les corps de métier : frappe tout le monde sans distinctions. Anticiper sur ses réactions épidermiques, devrait donc être le sport national de la communauté internationale. L’initiative One Health est ce « mouvement créé au début des années 2000 qui promeut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaires. Elle vise notamment à mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique ».

One Sport

Le hasard faisant bien les choses, One All Sport est le nouvel équipementier de l’équipe nationale de l’Afrique en Miniature. « Le monde est petit » on va dire, pour parler de ce pays dans lequel le sport est roi tous les jours.

Sur sa cour, toute une science dont le seul but est la santé* pour tous et par tous. Une rencontre amicale entre amateurs de football, venant de différents horizons, professionnels ou non, pour consacrer une discipline qui les change en ambassadeurs de la bonne humeur. Un seul monde, une seule santé, un seul sport, une seule équipe…

Pixabay

One Team

Face à la fatalité, nous jouons tous dans la même équipe. La victoire étant notre objectif ultime, nous sommes priés de laisser nos divergences aux vestiaires pour permettre à nos atouts de converger vers un heureux évènement.

Pixabay

L’intérêt général primant, « on ne fait pas le buzz sur la gestion de la sécurité », comme dirait le Dr. Jean Marc Feussom, vétérinaire. Les Fake News sont bannies, la synchronisation est la bienvenue et la prévention son mode d’action. Telles des tactiques répétées aux entraînements, les crises sanitaires se préparent en temps de paix…


*Nom donné aux matches amateurs qui se jouent entre habitants dans les quartier du Cameroun. Ou tout simplement foot de rue


Racisme : Exclu des stades, accueilli par la rue

« La rue c’est pas ta mère, car si tu crèves, elle aura d’autres enfants ». Lacrim, éprouvé aux côtés de Kayna Samet, sort les crocs pour rapper ce monde de requins. El Tigre peint le côté carnivore de cette société contenue par des prédateurs qui ne font pas que participer à l’équilibre de l’écosystème. Le détruisent même…

https://www.youtube.com/watch?v=djuunojADug

Au stade ou devant sa télé…

Aujourd’hui un supporter peut se faire exclure d’un stade à vie pour racisme. Une action louable qui cependant ne fait que déplacer le problème, sans le résoudre. L’expulsé passe ainsi de l’arène à la rue pour devenir un frustré.

Privé de sa passion, il arrive sur le bitume la haine décuplée, hors d’atteinte de cette répression qui finalement a échoué. S’il ne fait pas son xénophobe en direct, il le fera devant sa télévision c’est sûr, en regardant des collègues l’imiter en direct.

Si vous voulez danser…

Il y a comme une prolifération des saluts fascistes au sein de l’environnement du football européen. Dans la rue, des milliers de supporters du Dinamo Zagreb ont notamment imité ceux de Francfort et de la Juventus au Vélodrome et au Parc des Princes.

Une fois identifiés et exclus, ils retrouveront dans la street des collègues espagnols de l’Atletico Madrid qui, subtiles, ont choisi de sortir une marionnette simienne vêtue de blanc pour soutenir leur club, battu par le Real Madrid, avant de chanter en chœur : « Tu es un singe, Vinicius tu es un singe ». Toute une poésie, les piaillements, les projectiles, histoire d’applaudir le maître de cérémonie de ce concert déconcertant, Pedro Bravo.

https://twitter.com/_BeFootball/status/1571565576186634241

« Vinicius doit respecter l’opposition. Si vous voulez danser la Samba, vous allez au Brésil. Ici, vous devez respecter vos collègues et arrêter de faire le singe », lâchait le président de l’Association des agents espagnols, avant de s’excuser :

« Je tiens à préciser que l’expression « singe » pour décrire la danse de célébration de Vinicius a été faite métaphoriquement (« faire des choses stupides »). Comme mon intention n’était pas d’offenser qui que ce soit, je m’excuse sincèrement. Je suis désolé ! Je m’excuse sincèrement ».

Face à cette vilenie, le monde a immédiatement réagi. Pelé, Neymar et autres Ronaldo ont logiquement apporté leurs soutiens à Vini, bien avant les excuses de son offenseur. Le hashtag #BailaViniJr est né pour poursuivre la lutte contre ce fléau qui continue de faire les cent pas sur les trottoirs du Vieux Continent. Est-ce à dire qu’il faut cesser de se battre contre le racisme ? Essayons pour voir… N’ignore-t-on pas celui qu’on dépasse ?


Arbitrage : Quand les sifflets prennent des coups

« Il faut protéger les stars ». Le mot d’ordre est clair. Délicat quand on sait qu’il donne également à ces vedettes un statut d’intouchables. En d’autres termes : « qui protège le football de ces joueurs, quand même les arbitres ne sont plus à l’abri de leurs caprices ? »

https://www.youtube.com/watch?v=zbzDJ0ZmG7Q

Les coups

Presnel Kimpembe n’est pas loin de remporter l’oscar de la plus mauvaise réaction face à un arbitre en ce début de saison. Ce n’est certainement pas le Tai-chi de Trésor Mputu en mai 2019, mais un geste de la main assez similaire à ceux du Wing Chun de Yip Man. 

« Wesh, touche moi pas frère ! Pourquoi tu me touches? », lâchait alors le défenseur central du PSG au central de Paris – Brest, énervé. Une phrase irrespectueuse qui ne lui a même pas valu un carton, sous le regard stupéfait des téléspectateurs. Bixente Lizrazu, en l’occurrence :

« Il faut parler de l’attitude de Kimpembe, il doit prendre rouge direct, il ne peut pas toucher l’arbitre ! En plus il n’a aucune raison de s’énerver, c’est incompréhensible ».

M. Pignard aurait-il eu peur pour son intégrité comme son collègue du match Metz – Guingamp, interpellé par un spectateur qui s’était infiltré sur le terrain pour lui parler après le troisième carton rouge qu’il a sorti ? M. Gaillouste a eu la peur de sa vie lorsqu’il a décidé de suspendre la rencontre en allant s’asseoir sur le banc de touche, estimant que sa sécurité n’était plus assurée. Un scénario ubuesque qui démontre à quel point le football devient violent.

Des coups, le sifflet continue encore de prendre. Bakary Gassama n’a toujours pas vu la FIFA sanctionner Belmadi après ses propos scandaleux à l’encontre de l’officiel gambien. Quel signal envoie-t-on à ces pères de familles qui risquent leurs vies pour les gagner ? L’époque du joueur roi n’a t-elle pas atteint ses limites ?

https://www.youtube.com/watch?v=wywAwLMkSNE

Les sifflets

Un vrai fan de football dira toujours non aux violences faites aux Hommes en Noir. Certains se plantent mais « aucun » d’entre eux ne foule la pelouse avec la volonté de nuire. Les histoires de matches truqués côtoient les success stories de ce métier qui gagnerait à s’expliquer en Conférence de Presse. Les arbitres doivent passer devant les journalistes pour clarifier leurs décisions. Ça calmerait considérablement la situation…