Fouda Fabrice

Pelé : L’homme noir aux 1281 buts

Selon les derniers classements qui circulent sur Internet et dans certains médias, le meilleur buteur de tous les temps serait Josef Bican. Un buteur austro-tchèque qui aurait marqué 1400 buts (voire 5000) parmi lesquels 805 ont été véritablement acceptés. Un total suffisant pour être en tête. Soit 58 buts devant le 3e de cette ordonnance. L’Auriverde qui a inscrit 1281 buts en 1363 matches et 21 ans de Samba : Pelé…

Pelé a dépassé les limites de la logique

Johann Cruyff

Officieux !

On part donc de plus de 12 centaines de buts à 767. Soit un total de 514 buts enlevés par l’International Federation of Football History & Statistics (IFFHS). L’institution qui décernera à Josef Bican le titre de meilleur buteur du siècle dernier. Pourquoi ? La raison véhiculée serait que les 514 buts marqués par O’Rei n’étaient pas durant des matches officiels.

Pourtant lorsqu’on dénombre les 689 buts et les 715 buts de Messi et Ronaldo, on recense bien ceux des matches amicaux. Le total de 70 buts de l’argentin en 138 sélections, n’était pas tous en matches officiels. 34 d’entre eux sont survenus en matches amicaux. En matches non-officiels…

« De retour en sélection après trois mois de suspension, Lionel Messi a marqué le seul but de la victoire (1-0) de l’Argentine contre le Brésil, privé de Neymar, dans un match amical peu spectaculaire vendredi en Arabie Saoudite. (…) Messi a inscrit son 69e but en sélection »

Football. Amical : Messi offre à l’Argentine la victoire contre le Brésil – Ouest-France

La vraie vérité

Adrien PRIGENT d’Ouest-France déclarera par exemple dans son article Loin devant Cristiano Ronaldo, qui est Josef Bican, le meilleur buteur de l’histoire du foot ? :

« Dans les consciences collectives, Pelé est « l’homme aux 1 000 buts » mais c’est une hérésie. Même s’il soutient le contraire, bon nombre de ses réalisations ont été marquées dans des rencontres non-officielles. Donc, pas comptabilisées (…) »

L’homme au 5000 buts (en français)

Pas comptabilisés par qui ? Pourquoi croirait-on aux 5000, 1400 et 805 buts de Pepi* marqués entre 1928 et 1955 ? Et pas aux 1281 de Pelé marqués entre 1956 et 1977 ? Pourquoi croire à une vérité qui varie ? Et ignorer une autre demeurée fidèle à elle-même ? C’est une polémique qui n’a aucun sens.

L’histoire ne fait que tenter de dérober au meilleur footballeur de l’histoire les fruits de son travail. La preuve étant qu’à Santos, la ville où il a passé 18 ans de sa carrière, le 19 Novembre est dit « Jour Pelé » : le jour où le natif de Três Corações a inscrit son 1000e but. Les brésiliens ne savent-ils pas compter ?

Les chiffres ne mentent pas

Les européens ne sont pas les seuls êtres capables de manier les bâtonnets. Sur les autres continents aussi 1+1=2. D’autant plus qu’il ne faut pas être un statisticien de génie pour savoir compter des buts. Il faut aimer le football et c’est tout. Le comptage des buts de Pelé a été magnifiquement détaillé sur sa page Wikipédia. Avec des sources à l’appui, pour ceux qui ont honte de « faire du Wikipédia ».

Le seul joueur à avoir remporté 3 Coupes du Monde est bien auteur de 1281 buts. Et dire le contraire c’est mentir. Les jeunes doivent savoir ce que le Roi Pelé a réalisé dans le football. Ils ont le devoir de ne jamais oublier qu’à 17 ans, Edson Arantes Do Nascimento avait remporté la Coupe du Monde et empilé 89 buts en 67 apparitions sur toute l’année civile 1958. 66 en 40 matches officiels et 14 en 14 matches amicaux avec le Santos FC. Et 9 en 7 matches avec la sélection brésilienne. Dont 6 en 3 à la Coupes du Monde…

*Surnom de Bican


Edinson Cavani : Tu es gentil, tu t’assois et tu nous regardes jouer.

Edinson Cavani n’ira pas à l’Atlético de Madrid cet hiver. L’ancien Napolitain attendra Juin pour suivre Diégo Siméone. Son club, en la personne de Leonardo, a décidé qu’il ne bougerait pas. Le meilleur buteur de l’histoire du PSG est subitement redevenu un maillon essentiel aux yeux de son entraîneur et de son directeur sportif : sans rentrer dans leur plan de jeu pour autant. Les grosses échéances arrivent et il faudra un remplaçant digne de ce nom aux 4 fantastiques : Mbappé, Neymar, Di Maria et Mauro Icardi. C’est à croire que le Céleste n’a jamais rien fait de fantastique pour les Rouges et Bleus.

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Monopôle

La place de l’uruguayen serait donc désormais en équipe B. Il n’y aura malheureusement pas de tapis rouge pour cet acteur majeur de l’histoire de l’équipe parisienne. On l’humilie. On l’empêche d’aller retrouver une place de titulaire dans une plus grande équipe que celle aux pieds de la Tour Eiffel, pour le mettre sur la touche. Un mépris à nul autre second, une option détestable qui rappelle les départs d’Antoine Kombouaré, de Carlo Ancelotti et de Blaise Matuidi.

On veut croire que Paris n’ait pas voulu renforcer un potentiel concurrent européen : mais c’est loin d’être le cas. Ni pour l’argent, sans aucune raison valable, Cavani est conservé par orgueil. On a suggéré au monde entier qu’il n’était plus bon à rien et les Colchoneros sont venus prouver le contraire. Assurer que le football français et son porte-flambeau regretteront longtemps d’avoir ignoré l’un des meilleurs attaquants de la dernière décennie. Car si le corps d’Edi est encore à Paris, son cœur est déjà à Madrid…


Ballon d’or Africain : BOFF !

Les résultats du scrutin sont tombés. Et il n’allait pas manquer ça une seconde fois. Dans son boubou noir, Sadio Mané s’est déplacé pour l’Afrique. Une option victorieuse pour le désormais Ballon d’or Africain 2019. Un titre qui n’étonne personne. Mais crée à nouveau des remous. A l’image de l’héritier d’El Hadji Diouf et de Cristiano Ronaldo lors de la dernière cérémonie du Ballon d’or France Football, Salah et Mahrez n’étaient pas là. Une absence remarquée qui, malgré les excuses de l’Algérien, montre bien qu’il y a une énorme fissure sur la cour du sport roi.

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Chaise vide : 2e épisode

Peut-être le Pharaon ne faisait qu’éviter son pays, la fédération qui a oublié de voter en sa faveur pour le prix The Best. Et le champion d’Afrique choisissait de privilégier Man City aux Awards de la Confédération Africaine de Football. Auteur d’un magnifique but durant la victoire à l’extérieur des siens face à Man United en demi-finale de Coupe de la Ligue (1-3). Devenu une pièce essentielle de son club, le Citizen a préféré prendre ses distances avec sa sélection en particulier (pour des raisons personnelles). Et le football africain en général… ?

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Effet papillon

Il reviendra peut-être lorsqu’il sera sûr de gagner. Le jour où les compétitions africaines serviront à récompenser les africains. Ou même avant, si City remportait la Ligue des Champions. Le Fennec recevrait certainement alors le Ballon d’or Africain (pour la seconde fois). Et pas le Ballon d’or France Football. Puisque remporter la C1 de l’UEFA ne suffit pas pour succéder au Roi Léo. Mais pèse énormément dans l’élection du meilleur joueur de la CAF. En gros pour être sacré en Afrique, il faut être visible en Europe. C’est simple…

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Qu’on le couvre d’or !

Une réalité qui fait mal, tant certains sont blessés par le dédain dont ils font l’objet. La récompense de « Garrincha » ressemble plus à une consolation qu’à une consécration : à un sport divisé par un « bonbon » qu’à une fête. La sixième étoile de Messi continue de causer du tort au ballon rond. Et ce, au point où CR7 rejoigne Dubaï pour recevoir le prix du meilleur joueur de l’année 2019. Un trophée en or en l’occurrence…

C’est dire à quel point le BOFF a perdu en considération. Et sa petite sœur « noire » par la même occasion. Comment Mané, Ronaldo, Salah et Mahrez seront reçus cette année (s’ils reviennent) aux solennités respectives de France Football et de la CAF ? Affaire à suivre… à rattraper et à dépasser. Le football étant un sport collectif !


Arbitrage : Man vs Machine

Les révolutions technologiques ont toujours été à l’origine de nombreuses disputes. Des questions à choix multiples qui n’ont fait que déboucher sur deux réponses : « non, elle ne volera pas la place de l’homme » et son contraire. Le reproche qui semble véritablement être fait à l’assistance vidéo désormais. Cet outil devenu l’ennemi d’un ami qu’il était censé soutenir.

Tuée par le ridicule

La VAR est-elle hors-jeu ? Peut-on se demander aujourd’hui qu’elle est en activité. Dans ce sport conservateur, elle se fait difficilement une place. On lui reproche de ralentir le jeu, de le dénaturer, et pourtant elle ne fait que montrer du doigt ses incohérences. Trahir l’incapacité de certains officiels (voire plus).

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Lorsqu’on voit la faute de Gazzaniga sur Marcos Alonso durant le derby Tottenham – Chelsea. Qu’on se penche sur la main de Smalling dans la surface lors de la réception du Torino par la Roma ce dimanche 05 Janvier 2020. Quand on réalise qu’il a smashé le ballon devant l’arbitre et que ce dernier est allé regarder la VAR, on cogite. On se dit : soit il ne voit pas bien. Soit ils le font exprès pour décrédibiliser la VAR. Le but  étant qu’on l’éradique purement et simplement.

Le doute sur le bénéfice                  

Pourtant le mode AV ne fait que démontrer que le football n’est pas si simple que ça. Et que sa probité varierait en fonction des équipes. Il y a eu tellement de méprises sur les pelouses que si certains trouvent le moyen de penser qu’il faut enlever la VAR, c’est qu’il y a plus qu’un problème dans ce sport. On refuse le hors-jeu au millimètre mais si le ballon frôle un joueur avant de sortir, on siffle une touche, un corner contre lui. Et que dire des cheveux qui marquent des buts ?

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Un double boulot

L’objectif de la VAR n’est pas de déshumaniser le football. Elle lui donne juste un second souffle. Une adaptation primordiale à l’actualité qui prouve bien que si les journalistes ne faisaient pas du post-arbitrage, on n’en serait pas là.

Les médias sont les principaux utilisateurs de la vidéo. Ce sont eux qui transmettent, retransmettent et analysent chaque action au millimètre pour faire éclater la vérité. Donc même si on enlevait la VAR, elle resterait dans les téléphones, les tablettes, les ordinateurs, les télévisions et tous les autres appareils dotés d’une caméra. L’être humain y compris ! En outre, la dissoudre reviendrait à éteindre les écrans. Ce qui est impossible dans ce monde hyper connecté.

One way !

Les arbitres n’ont de ce fait plus d‘autres choix que de devenir des consultants et de faire leur travail. De s’améliorer en acceptant l’aide de leurs collègues assis autour d’une table à suivre les matches. Car ce qui est certain, c’est que la VAR ne prendra pas la place des hommes en noir. Elle augmentera leur nombre…


Antoine Kombouaré : Casque d’or for ever

La magie de la coupe a une nouvelle fois opéré. Ses rencontres épiques ont encore vu des amateurs terrasser des professionnels. En l’occurrence ceux de Saint-Pryvé-Saint-Hilaire. Victorieux de Toulouse 1-0 en 32e de finale de la Coupe de France. Un triomphe historique pour un club de National 2 : la défaite de trop pour Antoine Kombouaré. Limogé quelques heures après.

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AK quarantaine

Une sanction à la mesure des résultats. 2 victoires et 11 défaites, c’est ce qu’on peut appeler un cuisant échec. Des louanges ne méritent pas de tomber sur ce type de résultats, mais là quand même (comme disent les québécois). Les tacles appuyés dont AK fait l’objet sont un peu excessifs. On parle d’un discours dépassé par un tacticien qui ne prêche que le combat. Mais qu’est-ce qu’il faut dire à des joueurs d’une équipe 20e sur 20 ? Bravo vous êtes les meilleurs ?

Limites

On dit toujours, il ne faut pas dézinguer les joueurs. Si vous êtes l’entraîneur d’un capitaine qui dans votre dos, sur le banc, regarde le Clasico de son téléphone pendant que son équipe se fait laminer : vous faites quoi ? Vous lui demandez le score? Comment motiver des joueurs qui sont sûrs de ne pas descendre en D2 en cas de relégation ? Qu’est-ce que vous dites à des cadres qui comptent sur leurs agents pour se sauver ?  

Ni dépassé, ni mauvais, Kombouaré est un bon entraîneur. Une ixième victime de ce football de plus en plus dénué de toutes valeurs sportives. L’un des bien trop rares managers noirs qui a su tâcher ce ballon blanc. Le calédonien  qui a ramené Paris sur le trône du football français. Une Coupe de France, 61 victoires, 37 nuls et 34 défaites. 13e en 2010, 4e en 2011, 1er en 2012, Casque d’or est parti de la capitale française en laissant les qataris au sommet de la Tour Eiffel.

Ce qui est discutable, c’est le timing. S’il ne voulait vraiment pas d’Antoine Kombouaré, Leonardo aurait pu convaincre les Qatariens dés le début de saison. Le foot, ce n’est pas une formule 1. Les entraîneurs sont des êtres humains. La gestion des hommes, c’est quelque chose de fragile.

Daniel Bravo, ancien joueur du PSG et consultant sur Canal +

Loyautés

Le natif de Nouméa était donc tout juste âgé de 49 ans quand Leonardo et le PSG le remerciaient pour bons résultats. Sur une phase ascendante de sa jeune carrière d’entraîneur, le champion de France 1994 aurait dû être contacté par des équipes de haut de tableau… Ce qu’Al-Hilal a naturellement fait en D1 Saoudienne.

12 victoires, 3 nuls, 3 défaites loin des 5 grands championnats. Au-delà du Vieux Monde, continent sur lequel les entraîneurs noirs ne sont visiblement bons qu’à diriger des équipes en difficulté. Des options qui expliquent mieux pourquoi le pourcentage de succès de l’ancien défenseur Parisien sur une touche n’est que de 36,6 %.


Afrique : La VAR au service de tous

Pendant que certains se paient sa tête, d’autres l’accueillent à bras ouverts. Malgré les difficultés infrastructurelles qu’ils peuvent connaître, ils lui trouvent une nécessité primordiale. Peu importe que ce ne soit pas sur tapis vert. Que l’arbitre soit contraint de traverser un écrin de poussière pour rendre justice : il le fait. Il s’en va visionner une image retransmise en direct d’un écran à tubes cathodiques. Confortablement posé sur un meuble en bois blanc loin d’être un Ikea. Mais bel et bien placé en bordure d’un terrain sans limites…

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Au nom de la vérité...

Des sourires, des éclats de rires : une publication qui en vaut 1000. Une ingénierie qui ouvre la porte à un débat intéressant : pourquoi la VAR n’est elle pas appliquée partout ? Après tout, il ne s’agit que d’une action retransmise à la télévision. D’un match que des milliers de personnes ont la possibilité de voir. Et si le Referee se joignait à cet audimat ? Ce serait chouette qu’on dote les moins nantis du jeu le plus simple*, d’une assistance vidéo juste capable de leur donner les images. Le but étant d’accompagner les hommes en noir dans leur prise de décision. Pensons-y…

*Un des nombreux synonymes du football


Les 10 meilleurs buteurs de la décennie : l’Afrique et Cavani présents

Bonne année 2020 ! Une décennie s’achève. Une autre démarre. L’occasion pour le monde du football de faire un bilan. Des classements pleuvent à n’en plus finir pour illustrer ces dix dernières années. Et mettre en exergue le symbole même de leur identité : le but. La seule action par laquelle ils jurent tous. Victorieux, un geste inconstant qui fait de Messi et Ronaldo des rois. Des spécialistes de cette statistique qui ne cessera de faire parler d’elle sur la cour du sport roi. Et de démontrer encore à quel point Cavani et l’Afrique méritent plus de respect.

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Cava devant Ney

L’uruguayen et l’africain sont très loin des 579 buts de Léo et des 555 de Cristiano. Leur présence toutefois, est assez significative. Révélatrice d’un dixième de siècle qu’ils ont marqué de leurs buts. 361 pour ce qui est d’Edi, quatrième de cette liste et méprisé par son club actuel. Une équipe au sein de laquelle il officie en tant que meilleur buteur de l’histoire. Et qui dans ce total, détient une somme de 196 buts. C’est-à-dire plus de la moitié. Et s’il partait tout simplement…

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Aubame pour l’Afrique

Et s’il rejoignait la royale Espagne comme aimerait le faire Aubameyang. Suivi par le FC Barcelone et le Real Madrid, le capitaine des Gunners aimerait faire plaisir à sa mère. Suivre ses origines et trouver un nouveau souffle. Dixième Top Scorer de la décennie avec 266 buts. Co-meilleur buteur de la dernière saison de Premier League, le gabonnais arriverait ainsi à l’apogée de son succès. Celui d’un africain qui a bien travaillé pour être à ce niveau. Lequel échelon prouve une énième fois toute la qualité des footballeurs de ce continent.

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Sadio Mané : L’homme de l’année 2019

L’année s’achève. Sur un Boxing Day riche en beaux buts, le football avance doucement vers la 21e année du 21e siècle. Un passage de témoins qui ouvre la porte à de nombreux souvenirs mémorables. Skills & goals, le cocktail qui nous a marqué durant ces 12 derniers mois. 52 semaines majoritairement couvertes par le talent d’un joueur qui a affolé les compteurs et animé les débats. Sadio Mané, The Man Of The Year 2019

Le Ballon d’or africain

34 buts, 11 passes décisives. Voté meilleur joueur FIFA par le vainqueur Lionel Messi du Prix The Best. 4e au Ballon d’or France Football, Mané a pleinement traversé 2019. Une 8e bougie européenne qu’il a fêtée en beauté en remportant le soulier d’or de Premier League (22 buts à égalité avec Salah et Aubameyang). Et en soulevant une Ligue des Champions, une Supercoupe d’Europe et la Coupe du Monde des Clubs.

Trois grands trophées, un palmarès éloquent. Des médailles en or qui témoignent de la virtuosité du natif de Sedhiou. L’orgueil d’un lion blessé par cette finale perdue de la CAN et la seconde place de Liverpool en championnat : 97 points dans le sac.

Une brochette de nuages gris qui le grandit cependant. Quand on voit le début de saison des Reds. Qu’on sait qu’il n’y est pas étranger, on peut lui prédire un avenir encore plus grand dans les prochains jours. Une parade sur tapis rouge qui devrait débuter avec le titre de Ballon d’or Africain. Le timing contestable, la récompense juste pour ce génie qui a démontré toute la puissance du football africain. Excellente année 2020 à tous !

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Jordan Ayew : Un Crystal pour Palace

Le Boxing Day, un crime : ce n’est pas l’impression que ça donne vu d’ici. Jürgen Klopp, José Mourinho et Pep Guardiola ont dû admirer les chefs d’œuvres qui ont inauguré cette période qu’ils décrient tant. Une coutume datant du 19e siècle, un but qui devrait leur faire changer d’avis. Le fils d’Abedi Pelé succédant à Son en mode « What a Goal ! »

Epique

Crystal Palace joue certainement l’une de ses plus belles saisons. Positionnés dans la première partie de tableau. A l’affût des places européennes, les hommes de Roy Hodgson sont très loin des difficultés de l’année dernière. Sur un nuage, les Eagles sont portés par un manager expérimenté, un collectif soudé et des individualités fascinantes. Le très demandé Wilfried Zaha n’est plus le seul à faire la différence dans le club qui l’a révélé. Jordan Ayew aussi se sort du « marquage ». Et de quelle manière…

Royal !        

Après avoir marqué et gagné à Old Trafford en début de saison (1-2). Dans une rencontre où Palace était mené, le frère cadet d’André Ayew a encore tout renversé. Une passe décisive, un sixième but zidano-ronaldesque pour ce N°9 vêtu comme un Blaugrana. Roulette : Rice dans la sauce. Double contact : Ogbonna et Balbuena aux oubliettes. Trois joueurs effacés, cinq fixés pour un ballon judicieusement piqué au-dessus du gardien : M. Jordan a fait le show… Slalom efficace qui permettra à son équipe de battre West Ham 2-1. Chapeau !


Boxing Day : Un faux débat

Jürgen Klopp et Pep Guardiola ne sont pas contents. L’allemand et le catalan en veulent aux instances de la Premier League. Ils dénoncent un calendrier trop chargé. Le Boxing Day d’après eux, ne devrait plus exister. Trop nocif pour la santé des joueurs à leur gout. Autant demander à l’Angleterre de ne plus parler anglais…

La preuve par « neuf »

Mardi le 17 Décembre passé, Liverpool a été balayé de la Coupe de la Ligue par Aston Villa. Une victoire 5-0 des Villains* qui a vu les Scousers présenter leurs U23. Formation dirigée par Neil Critchley. Son boss étant parti avec les A au Qatar pour y jouer la Coupe du Monde des Clubs le lendemain. Succès 2-1 sur Monterrey et 1-0 sur Flamengo : un trophée soulevé haut la main. Un titre remporté pour la première fois par le club et son homme fort. Preuve que tu peux aligner deux équipes différentes en deux matches sans blesser de joueurs.

Une chance pour ceux qui n’en ont pas

En choisissant de privilégier Doha à Londres, Klopp a donné malgré lui une solution sportive à la surcharge du calendrier. C’est-à-dire faire tourner l’effectif. Une option qui permet de reposer le « Winning Eleven ». Mais que les techniciens évitent parce qu’ils veulent gagner tout le temps évidemment.

https://twitter.com/LFC/status/1208478800620732416

Sauf que le principal rôle d’un entraîneur c’est de s’occuper de son collectif. De savoir se passer de ses titulaires. De donner la chance aux autres de briller et d’aller chercher la victoire. Le load management (comme disent les américains) permet non seulement aux onze entrants désignés de recharger leurs batteries. Mais aussi et surtout aux remplaçants de s’exprimer…

https://twitter.com/ChelseaFC/status/1210221664027496449

Les moyens du Board

Le dernier du championnat anglais récolte plus d’argent que le vainqueur de la Ligue des Champions. Il y a donc de quoi faire tourner et rester compétitif. Et ce n’est surtout pas Liverpool et Manchester City qui diront le contraire. Les Reds et les Blues ont les moyens financiers et humains d’aligner deux équipes performantes en deux jours.

La demande de trop

Le Boxing Day c’est l’identité du championnat anglais : une tradition qui ne changera certainement jamais. Tous ceux qui arrivent sur la grande île devraient s’y plier ou tout simplement changer de ligue. De nombreux autres grands championnats sont déjà prêts à accueillir leurs idéaux.

https://twitter.com/SergioRamos/status/1209130770847191043

La Premier League paye bien et demande juste qu’on la respecte en retour. Quand la vérité démontre à ravir que les managers qui se plaignent sont très souvent ceux qui n’aiment pas faire de rotation. Un club c’est 23 joueurs (au moins). C’est-à-dire deux équipes. Si un footballeur ne peut pas jouer tous les deux jours : une équipe le peut…

*Surnoms des joueurs d’Aston Villa