Fouda Fabrice

Tottenham : Et si on changeait d’entraîneur ?

Mardi 10 Mars, Tottenham a été balayé 3-0 par Leipzig en huitièmes finale retour de la Ligue des Champions. Une défaite qui succède au 0-1 de l’aller et plonge le club londonien un peu plus dans la pénombre. Ça fait désormais 6 matches sans victoires pour les hommes de Mourinho. Un insuccès qui suscite naturellement les critiques envers le manager portugais. Sa tactique, ses choix, sa personne, Mourinho serait donc devenu un mauvais entraîneur du jour au lendemain ?

Comme c’est bizarre !

Le football est devenu un sport assez curieux. Quand on pense que Steve Kerr, coach des Golden State Warriors, triple champion de NBA, finaliste l’an passé, est dernier de sa conférence et de la ligue aujourd’hui. Quand on sait que personne n’ose le critiquer, qu’on le laisse travailler en toute quiétude, que ses meilleurs éléments sont blessés, on comprend pourquoi la NBA semble si éternelle. Si Kerr était entraîneur de football, s’il s’appelait José Mourinho, il aurait été viré et sauvagement critiqué…

Le soccer est le seul sport au monde où un technicien peut devenir un moins que rien parce qu’il a perdu quelques matches. Sans prendre de gants, on tire à bout portant sur les personnes qu’on n’aime pas et on encense – défaite ou pas – ceux qu’on aime bien. Vous pouvez donc avoir fait vos preuves partout où vous êtes passés, si les spécialistes décident que vous n’êtes pas bon : vous ne le serez pas.

https://youtu.be/pKlwa8Gu5c8

Special Won

Pour eux évidemment, parce que le vrai football ne fonctionne pas comme ça. Dans la vraie vie, les docteurs sont ceux qui ont leurs diplômes. Mourinho est et restera l’un des meilleurs entraîneurs de tous les temps, si ce n’est le meilleur. Il n’a plus de leçons à recevoir de personne. Ses diplômes le prouvent. Un palmarès c’est pour la vie…

https://twitter.com/lnstantFoot/status/1221371262544568320

Qu’il réussisse ou non à Tottenham, ça ne changera rien à sa qualité. Si le Special One est à Londres maintenant, c’est pour remplacer quelqu’un qui faisait très bien son travail. C’est donc aux Spurs de profiter de sa présence et pas l’inverse. II aurait pu choisir la facilité pour garnir sa salle de trophées. Signer chez des grands d’Europe comme Porto, Benfica ou le Bayern pour gagner de façon évidente. Que non ! Il a choisi un nouveau challenge et le salaire qui va avec.

C’est connu, José ne fait pas du bénévolat. Le génie qu’il est a besoin d’être payé à la sueur de son front. Le scientifique qu’il fait a démontré que si ses élèves appliquent ses formules, les résultats suivront. Dans un club qui a perdu l’envie de gagner voilà 12 ans désormais, le winner est arrivé. Une équipe en difficulté, adoubée par les médias pour sa façon de perdre, au sein de laquelle le double champion d’Europe rencontre de sérieuses misères. Le nouveau refrain c’est qu’ils ont été finalistes de la C1 l’an passé. Une façon indirecte de dire qu’il a fait régresser l’équipe et qu’il faut le chasser. Liverpool aussi était finaliste de la C1 l’an passé…

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1237507974878375936

Too Loose FC

Sur le plateau du Late Football Club, Alain Roche a parlé d’inepties pour qualifier les dernières critiques de Mourinho envers ses joueurs. Heureusement que le Parisien sait exactement ce qu’il faut faire pour gagner des titres. Et en attendant qu’il le remplace et qu’il mène les Liliwhites sur le toit du Vieux Continent, Mou a le droit de critiquer ses joueurs. En plus d’être leur supérieur, il ne fait nullement partie de ces gens qui applaudissent les loosers. Pochettino l’a fait avant lui, ils l’ont lâché comme un malpropre. Il fallait essayer autre chose…

Quand on voit la tristesse qui a envahi l’Europe, voir des joueurs qui ont la chance d’évoluer devant un public refuser de se donner à fond, ça dégoute. On peut même déjà l’affirmer : ils ont encore lâché leur coach. Et tant qu’il y aura des personnes qui feront croire à cette génération que jouer au foot c’est refuser de défendre, c’est marcher au stade comme Messi et envoyer ses entraîneurs paître, vous aurez un football sans avenir. La mode étant d’avoir trois entraîneurs par an par équipe, allons-y mettons Mourinho à la porte. De toutes les façons, on a beau changer la peinture d’une voiture, si ses roues sont percées elle n’ira nulle part.


Racisme en Europe : du pareil au même ?

Certains pays se plaisent à donner des leçons à d’autres en matière de racisme. Vous êtes ci, vous êtes ça : nous ne sommes pas comme vous. Une attitude condescendante qui fait de vous la voix d’une race supérieure, laisse le problème se propager et vous éloigne de la réalité. Celle-là même qui veut que l’homme soit ondoyant, divers et souvent raciste.

Paul Pogba

Les envies de départ de Paul Pogba de Manchester ne datent pas d’hier. Le Français y a débuté en pro en 2011. Avant de décider de partir, dégouté par son maigre temps de jeu. Meurtri ce jour où Sir Alex Ferguson a décidé de faire jouer un défenseur, l’actuel Lyonnais Rafael, à sa place de milieu de terrain de prédilection.

Ceci étant, lorsque Paul annonçait à son manager qu’il quitterait Manchester pour la Juventus, celui-ci lui rétorqua : « La Juve, ils te veulent ? Tu ne vas pas jouer. Ils sont racistes. Ils n’aiment pas les Noirs. »* La suite tout le monde la connaît. La Pioche s’est fait un grand nom en noir et blanc. Est revenu en Angleterre en tant que joueur le plus cher de l’histoire, a subi le racisme de la part de ses supporters mancuniens et a redemandé à partir d’un club où il ne joue (encore) plus. Probablement pour rejoindre la Juventus (encore une fois).

Moïse Kean

Un récit rocambolesque qui nous rappelle les péripéties de Moïse Kean. Sélections en équipe nationale, qualité de finition, le très prometteur buteur d’Everton a tout perdu depuis qu’il a quitté la Juventus : ce club qui lui a tout donné. La faute à son capitaine, Bonucci, coupable de ne pas avoir défendu son coéquipier face aux cris de singe des supporters de Cagliari.

«  Pour moi, c’est du 50-50 entre ces gens-là et Moise Kean qui n’aurait pas dû célébrer de cette manière », a lancé le défenseur de la Vieille Dame. Provoquant la colère du jeune Noir, l’indignation de ses nombreux soutiens et son départ pour l’Angleterre. Une arrivée brutale qui aura un effet néfaste sur sa progression. Et ce, jusqu’au jour où un autre italien, un ancien turinois, arrivera et le relancera : Carlo Ancelotti.

Antonio Rüdiger

De quoi mettre la puce à l’oreille de l’allemand Rüdiger, venu à Londres subir le racisme qu’il tentait en vain d’échapper en quittant Rome. Une attitude incarnée par cet enfant effrayé. Ce minot qui le fuyant, refusait de se mettre devant lui, prétextant qu’il ressemble à un singe. Un bambino victime lui aussi de ce monde qui vous sourit pour mieux vous faire souffrir : l’Italie. Le refuge des footballeurs noirs dont on ne veut plus. Lukaku, Smalling, Ashley Young, Pogba et autres Moses renaissent dans La Botte comme Eto’o avant eux. Le Camerounais chassé de Barcelone par Pep Guardiola, pour une question de feeling.

*Paul Pogba : l’incontournable. Intérieur Sport – Canal +


Booba, Mourinho : Prose combat

Dimanche le 16 Février dernier, le joueur malien Moussa Marega était victime de cris de singe. Sur une autre terre du Vieux Continent : un autre fait raciste. Une attitude qui a mis le buteur hors de lui, avant de le mettre hors du terrain. Excédé, sanctionné par un carton jaune, le Dragon crache son feu et décide de quitter la pelouse. Contre le gré de ses coéquipiers, de son entraîneur, il fait du Samuel Eto’o.

Victime de la mode, tel est son nom de code

Refusant d’être le « nègre de maison », l’aigle marche sur les traces de son illustre aîné plus de 10 ans après. C’était en 2009 à Rome en finale de la Ligue des champions. Le lion indomptable ouvrait le score contre Manchester United et célébrait alors son but en frappant sa peau noire façon Marega face à Gimaraes. Signifiant ainsi le rapport houleux qu’il entretenait cette saison avec Pep Guardiola.

En mathématiques lorsque a=c et b=c alors, a=b. Sauf que nous sommes en football et la vérité ici est variable. On parle de racisme quand il s’agit de supporter. Mais lorsqu’il s’agit de Pep, ce mot est banni. On porte même en triomphe le technicien, faisant de lui le meilleur penseur du monde : l’opposant parfait à José Mourinho.

Une attaque déplacée

José Mourinho a perdu face à Leipzig 0-1. C’est la fin du monde. On met de côté sa victoire contre City 2-0 et on ressort le négatif de ses résultats. Il n’a pas gagné un match à élimination directe depuis 2014. C’est énorme, c’est inquiétant et c’est une statistique nulle de sens. Remontada oblige, Paris en est la preuve. Qui aurait cru que la France serait championne du monde après avoir fait 0-0 à domicile contre le Luxembourg ? Personne.

Messi n’a jamais marqué dans un match à élimination directe en Coupe du Monde : il a 6 Ballons d’or. Un exemple qui illustre bien toute l’ire que suscite le Special One. Ses défaites sont quasiment célébrées. Pourquoi ? On ne le saura peut-être jamais. Ils parlent de jeu, mais c’est surement plus fort que ça. Ce qui est sûr cependant c’est que JM est un leader, un vrai. A lui seul il a détruit l’image qu’on se faisait de son peuple en Europe. Désormais, un portugais ne sera plus vu comme un manœuvre, un domestique, mais comme un brillant stratège.

Frères d’armes

A coup de punchlines dont il a le secret, ce clasheur insatiable a démoli le vilain cliché de travailleur sans génie qu’on a donné à Ronaldo et les siens. Formant de ce pas un duo de choc aux côtés de Booba : le « Grand Black » défenseur atypique de la Négritude. (Lire Booba: Analyse d’un Discours Postcolonial (1995-2017) de Victoria Kabeya)

En effet, en plus d’avoir 1m92, le Duc de Boulogne a un cerveau, un vrai. Au-dessus du phototype d’esclave, de serviteur. Dans un langage qui lui est propre, le rappeur franco-sénégalais a bel et bien démontré que les africains n’ont pas que des muscles dans la tête.

Les habitants du Continent Noir peuvent encore être de coruscants hommes de lettres et d’affaires à succès. Ses textes faisant de plus en plus l’objet d’études universitaires, de livres, de reprises, de documentaires, le créateur de la figure de style appelée la métagore trouve dans ce sport un compagnon de lutte. Un homme qu’il n’aurait jamais croisé sur un ring de MMA.


Racisme : Et si Martin Luther King était sorti du terrain ?

Les récents évènements dans le championnat portugais sont la preuve que personne n’est à l’abri du racisme en Europe. Certains parleront de pays plus touchés que d’autres, mais au fond tout le monde sait que ça ne veut rien dire. L’injustice n’a pas de nationalité. L’histoire, l’esclavage, la ségrégation raciale, l’apartheid, la colonisation, la vérité c’est que cette doctrine discriminatoire se transmet d’une façon plus furtive désormais.

https://twitter.com/LifeMagazine_CI/status/1229404388621537280

Que faire ?

Plus aucun objet ne représente officiellement ce dogme ségrégationniste, puisqu’il est interdit. Plus de chaines, de fouets et de pancartes « White men only ». Que des hommes dans ce stade de football et toujours plus d’agissements inhumains. Quitter la pelouse, serait alors la solution idoine à cet éternel problème. Le but étant de ne pas être, comme le dirait Samuel Eto’o, un « nègre de maison ». L’une des expressions utilisées par Malcolm X pour qualifier Martin Luther King.

Selma FC

Dans leur opposition fratricide au sujet de la façon d’en finir avec la ségrégation raciale au « Pays de l’Oncle Sam », MLK a été pris pour un « Oncle Tom ». L’injure suprême pour un noir américain : un duel qui s’achèvera le jour où son frère ennemi comprendra que le mal n’a pas de race.

On ne gagne pas un match de foot sur un ring de boxe. Si Martin Luther King était sorti de son combat contre la ségrégation raciale, que seraient devenus les afro-américains ? Ce n’est pas parce que tu ne cries pas que tu n’as pas mal. Le seul moyen de plier le racisme c’est de démonter tous ses clichés. Et la seule façon d’y arriver, c’est de l’affronter. Gagner comme Jesse Owen devant le régime nazi, aux JO de Berlin…


Kylian Mbappé : Intouchable

En dehors des terrains, le PSG a encore fait parler de lui. La faute à un affrontement Mbappé – Tuchel sur la touche du Parc des Princes. Remplacé par son entraîneur à la 70e de la réception récente de Montpellier, le Golden Boy repoussait alors les bras de son entraîneur. Cet aîné qui a tenté en vain de prendre son garçon dans ses bras. Une explication quelque peu brutale s’en est suivie entre les deux hommes : la fin en queue de poisson.

Com par hasard…

La brouille cependant n’a pas duré longtemps. Nantes a vite fait d’arriver et Tuchel en a profité pour refaire de la com. Après son excellent « le football c’est pas le tennis », il s’est encore servi des caméras pour passer son message. En serrant Kyky dans ses bras, dans les couloirs de la Beaujoire, le tacticien sait qu’ils sont épiés. Il sait que la plupart des opinions sont en sa faveur et profite pour mettre son attaquant au pied du mur. Coincé, le poussin ne peut qu’accepter l’étreinte.

KYLL

Derrière les attaques de Dugarry, de Lebœuf et des autres, le buteur parisien ne peut que baisser la tête. Lorsque Pogba méprisait Mourinho, tout le monde tirait sur le portugais. Aujourd’hui que c’est l’un des meilleurs joueurs de tous les temps qui refuse de sortir, qui fait comme Messi, tout le monde se jette sur lui.

https://twitter.com/TeamDugaRMC/status/1224381377845571585

Et pourtant on a donné  6 Ballons d’or à ce footballeur dit exemplaire qui vient d’allumer son directeur sportif. Ce capitaine qui ne défend pas lorsqu’il perd le ballon. Qui a insulté son vice-président, ses coéquipiers, des arbitres, orchestré une quasi mutinerie contre son sélectionneur et qui n’est jamais remplacé. A l’image du technicien allemand, personne n’est le père de Neymar, mais l’attitude paternaliste envers Mbappé est de mise. Ça sent l’équité tout ça.  

Exemplarité

On veut protéger le natif de Bondy et l’hygiène de vie magnifique de Ney est passée sous silence. Le blason de Cavani veut être redoré par l’humiliation de Mbappé ? Mauvaise idée. C’est déjà trop tard pour décorer Edi. Et si on remplaçait simplement le principal objecteur de l’uruguayen comme les autres. Histoire de définitivement enterrer la hache de guerre née du Pénaltygate.

https://twitter.com/RMCsport/status/1204884979634855936

Un lion indomptable ne servira jamais de bouc-émissaire. Oui le p’tit génie français n’a pas le droit de réagir de la sorte. Mais lui aussi veut être le p’tit génie argentin chez lui. Tel le p’tit génie brésilien lorsqu’il quittait Barcelone, le digne héritier de Pelé veut son royaume. Le champion du monde qu’il fait veut être une alternative plausible à son modèle : le grand génie portugais. Ronaldo qui refuse sortir pour remporter son combat contre Léo. Une inconduite, un effet boomerang propre à ce football bipolaire où les records individuels passent avant le collectif.

https://youtu.be/lim9mc7TqOk

Impasse

Comment s’y prendre dans ce monde où on mendie les followers ? Au milieu de cette époque sans valeurs où le joueur est au-dessus de son supérieur, comment ne pas faire le lien avec ces élèves qui braquent et tuent leurs professeurs pour une note ou un téléphone ? C’est peut-être excessif mais attention. Attention parce que dans les vestiaires, les joueurs se volent déjà entre eux. Les uns envient les affaires des autres comme ils comparent leurs salaires mirobolants…


CAN 2021 : une saison blanche et sèche

La nouvelle est tombée ce mercredi 15 janvier. La prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) se jouera en hiver. Sous le soleil zénithal qui décrit ce mois tomberont donc des flocons de neige. La nouvelle formule de la Coupe du Monde des Clubs a eu raison de la nouvelle formule de la CAN : un nouveau désaveu pour le football africain.

Organisée en été, en pleine saison des pluies, la CAN moderne était supposée mettre l’Afrique du foot sur le bon chemin. Elle devait permettre aux Afropéens de rallier leurs sélections sans prendre le risque de perdre leur place en club, et donner plus de panache à la compétition reine du football africain… Dommage.

Afropessimisme

Un couac encore une fois lié à la volonté du football africain de privilégier une partie de ses enfants. On avance, on recule : on revient sur une décision sans tenir compte de l’africanité de la situation. L’été et l’hiver sont évoqués comme s’il n’y avait pas de saison sur le Continent Noir. Un langage qui démontre bien que les Africains s’éloignent de leur réalité.

https://twitter.com/AfricaFootDaily/status/1082744687696457729

À sens unique

La Coupe d’Europe passe à 24, la CAN passe à 24. Les clubs européens ne veulent pas libérer les joueurs africains, on joue en Juin. Un joueur africain brille en Europe, il est élu meilleur joueur africain. Et l’Afrique alors dans tout ça ? Est-ce qu’un européen qui gagne en Afrique peut être élu meilleur joueur européen ?

Autant de questions, de réponses qui montrent simplement que le football africain n’évolue pas. Il travaille juste pour les autres. Et comme le dit un proverbe africain : « on n’éduque pas son enfant en nourrissant celui du voisin. »


Quique Setién : Du plus grand au plus petit

Au Cameroun on dit : « enlever la fenêtre pour mettre la porte ». Une expression qui prend tout son sens devant l’éviction d’Ernesto Valverde et la nomination d’Enrique Setién Solar à la tête du FC Barcelone jusqu’en Juin 2021. Une arrivée qui suscite déjà des interrogations. Des questions pertinentes sur la capacité de l’ancien du Bétis Séville à faire mieux que son prédécesseur.

https://www.youtube.com/watch?v=ZKYs4QEfOKE

C’était mieux avant

Tout juste parti qu’on le regrette déjà. Qui l’aurait cru ? Qui aurait parié que le successeur de Valverde soit un technicien bien moins fort que lui. Surtout pour un grand club comme Barcelone. Si c’était pour mettre Setién, les Blaugrana auraient mieux fait de garder l’ancien élément de Johann Cruyff.

Lorsqu’il arrivait en Catalogne, le natif de Viandar de la Vera avait quand même un pédigrée imposant. Finaliste de la Coupe de l’UEFA avec l’Espanyol, triple champion de Grèce avec Olympiakos et vainqueur de la Supercoupe d’Espagne avec l’Athletic Bilbao, l’ancien entraîneur du FC Valence était au moins capable de finir cette saison. Xavi prêt à prendre les rênes en fin d’année, pourquoi n’ont-ils pas attendu ?

https://twitter.com/Footballogue/status/1217766591615643648

Un de perdu, 0 de retrouvé

Le jeune et plein d’avenir Mauricio Pochettino, Massimo Allegri et Leonardo Jardim libres. Jorge Jesus et Marcelo Gallardo disponibles, qu’est-ce que Quique Setién a de plus que les autres ? Comment les Alzugrana pourront sortir du double traumatisme de la Remontada avec un homme qui n’a pas pu éliminer Rennes en Europa League après avoir gagné au match aller ? (0-2/1-3)

0 titre, 0 expérience en Ligue des Champions, 62 ans, même la comparaison avec Maurizio Sarri est mal placée. Le « Papy Boom » de l’espagnol n’a rien à voir avec celui de l’italien. Le transalpin aurait pris la tête des Bleus et Grenats cette année que ce pari n’aurait choqué personne. Il a fini second de Serie A avec Naples, gagné l’Europa League avec Chelsea : et c’est pour ça qu’il est à la Juve aujourd’hui. En d’autres termes, Setién a beau aimer le jeu de Cruyff, il n’a pas la carrure pour lui succéder.

https://twitter.com/Footballogue/status/1217753243683561472

Contre-pied

Toutefois, quand on sait que le Barça refuse de prendre un grand nom pour ne pas recadrer Messi, on comprend que QS soit à sa place. L’équipe catalane ne veut pas d’entraîneurs charismatiques parce que ces derniers n’accepteraient pas de recevoir des ordres d’un joueur. Et c’est là tout le problème des champions d’Espagne en titre. On pense plus au Roi Léo qu’à l’équipe. Et on oublie que la pérennité d’un tacticien est fonction de ses résultats. Et non de sa proximité avec la Pulga.

https://twitter.com/BarcaActualite/status/1216801567178993664

Setién garnira probablement son palmarès avec des trophées domestiques. A l’image de Valverde, il profitera de l’aura du FCB pour se faire un nom. Et ne réussira certainement pas à permettre au quintuple champion d’Europe de revenir au sommet de la scène internationale. Si le Barça ne veut pas sombrer définitivement, que ses dirigeants pensent enfin à son avenir. Messi est sur le déclin, et son club aussi s’il continue de le suivre comme un mouton de Panurge…

https://twitter.com/AfterRMC/status/1216996140467531788


Supercoupe d’Espagne : Un format inspirant

Ce fût une première dans l’histoire du sport roi. Dans la foulée de la Ligue des Nations, le football espagnol a présenté au monde une Supercoupe inédite. Le pays d’Iniesta a osé passer de la classique opposition entre le vainqueur du championnat et celui de la coupe, à un Final Four haletant. Les deux premiers de la Liga et les finalistes de la Copa Del Rey s’affronteront désormais pour remporter la Supercoupe d’Espagne*. Deux demi-finales, une finale ou l’expression d’un format révolutionnaire qui fait déjà saliver.

Un plat plus épicé

En entrée on a eu droit à la victoire du Real Madrid sur Valence 3-1. En plat de résistance le succès à suspens de l’Atlético Madrid sur Barcelone 3-2. Et en dessert un derby Madrilène remporté au bout des tirs aux but par les Merengues (0-0/4-1 aux t-a-b). Un menu de gourmet qu’on n’aurait certainement pas eu avec le buffet précédent. Plus léger…

Plus de Clasicos !

Avant la Supercoupe d’Espagne opposait son champion en titre au vainqueur de sa Coupe en aller-retour. Une double confrontation qui a donc juste été remplacée par deux matches à véritables enjeux. Il n’est désormais plus question d’assurer à l’aller pour être sûr de gagner au retour. Mais de jouer deux fois en aller simple pour la gagne ou c’est le retour à la case départ. 3 finales qui donnent plus de poids à un trophée majeur souvent négligé pour le nombre « 2 » ses prétendants. Quand tous les titres se jouent pourtant sur un match…

50-50

FIFA, UEFA. Dans ce football farouchement à la quête des droits TV, ce format devrait faire des envieux. Etre quasi certain de rassembler quatre grosses écuries chaque année. De réunir le Real Madrid, le Barça, l’Atlético Madrid et un prestigieux outsider pour ce qui est de la Liga, est une aubaine pour les diffuseurs et les téléspectateurs. Le juste milieu trouvé entre la compétitivité et l’envie de gagner. 4 équipes pour une Supercoupe c’est le maximum que l’on puisse faire. Rien à voir avec 48 au lieu de 32 ou de 24 au lieu de 16. La logique « phase-finale » est respectée…

https://twitter.com/rfef/status/1216462724424781826

*Normalement le Real Madrid n’aurait pas dû participer à cette édition. La Maison Blanche doit sa présence au fait que le FC Barcelone ait été finaliste de la Coupe du Roi. En plus d’avoir terminé en tête de la Liga.


Zinédine Zidane : Bravo !

Les questions sur son retour se sont longtemps posées. Sera-t-il capable de poursuivre sur sa stratosphérique lancée ? Est-il réellement un grand entraîneur ? Son éviction a fait la une comme jamais. The Sun a même parlé d’une somme de 14 Millions d’Euros proposée à José Mourinho pour qu’il attende et ne signe pas dans un autre club. Le temps que Zizou sombre. Sauf que le double champion d’Europe sait reconnaître un boss lorsqu’il en voit un.

Isco, Casemiro, Theo Hernández et Zinedine Zidane par Антон Зайцев – Wikimédia Commons CC BY-SA 3.0

« Qu’on parle de moi au Real, ça ne me plaît pas. Zidane est l’un des nôtres. Nous avons tous connu ce type de situation, quand les résultats ne sont pas ceux que les gens attendent. Mais il y a autre chose, le manque de respect, et ça, ça ne me plaît pas (…) Je peux vous parler avec respect d’un club unique, que j’ai entraîné avec fierté, mais aussi vous parler avec respect d’un entraîneur qui est en place et qui n’est pas n’importe quel entraîneur dans l’histoire du Real Madrid. »

José Mourinho
https://twitter.com/ActuFoot_/status/1216472089361862664

Vamos !

En 2010, le natif de Setúbal demandait déjà au champion du monde 98 de se rapprocher des terrains.

« S’il est prêt à le faire, ce ne sera que du bonus et du bonheur, pour le football d’abord, et pour lui. S’il doit s’investir, ce sera au quotidien. S’il en a envie, il faut l’encourager à le faire. On a besoin des gens qui sont compétents, qui aiment le football. Il y a trop de gens qui ne le sont pas »

José Mourinho

Une doléance logique, un vœu exaucé par l’ancien conseiller du président Florentino Pérez : que du bonheur pour le football. Les fans du Real Madrid en l’occurrence sont contents d’avoir Zizou avec eux. De compter dans leur rang un tacticien de cette envergure.

Sans conséquences !

En effet Zidane n’est pas seulement celui qui a gagné grâce à Cristiano Ronaldo. En plus d’être l’ainé qui a permis au portugais de mieux vieillir, il est un technicien qui sait faire des choix forts quand il le faut. Le milieu de terrain Valverde en est l’exemple parfait. Grâce au compatriote de son idole Enzo Francescoli, le Real Madrid a décroché sa première étoile de la saison. Sur une faute décisive sur Morata : un carton rouge. Avec Mariano, Rodrygo, Vinicius Junior, Ferland Mendy. Contre une équipe de l’Atlético quasi complète. Sans Bale, sans Benzema, sans Hazard, ZZ est allé chercher son premier titre sans CR7.

Je ne fais que gagner…

0-0 (4-1 aux t-a-b). Une victoire en Supercoupe d’Espagne face aux hommes de Diégo Siméone qui montre bien que lorsqu’on a gagné 9 finales sur 9, on ne peut qu’être qu’un grand. Quant à ceux qui se demandent encore quel est son style, la victoire suffira comme réponse. Et Guardiola devrait vite s’en rendre compte.

Man City, le Real Madrid, nul ne sait encore qui sortira vainqueur de ce huitième de finale de Ligue des Champions. Mais le nom du favori est connu. Serein, Zidane n’a plus rien à prouver. Madrid revient fort et les Cityzens affronteront juste un manager meilleur que le leur. La fusion d’Arrigo Sacchi et de Michael Jordan pour résumer…


PSG – Monaco : Les fantastiques limites de Paris

Monaco et Paris ont proposé une rencontre de grande classe ce dimanche 12 Janvier. Un Cashico d’un niveau européen qui a opposé les meilleures attaques de Ligue 1. Les 4 fantastiques de l’ASM ont répondu aux 4 fantastiques du PSG. Tout en relançant le débat sur la possibilité pour les parisiens d’évoluer en 4-2-4 (ou 4-4-2) contre une équipe de haut niveau.

Gratin…            

Pierre Ménes a parlé de « bouillie » pour évoquer le travail de Jardim sur le Rocher. C’est gentil, c’est gratuit et c’est à la fin du choc de la 20e Journée de L1. Sur le plateau du Canal Football Club, le consultant français a encensé le match nul de Roberto Moreno et s’est attaqué à son prédécesseur, champion de France. En oubliant évidemment de préciser que le lusophone est parti sur une victoire 5-1 contre Lille. Et avant d’ajouter que des  « émissions subalternes » reviendraient sur la capacité du PSG à jouer avec ses 4 galactiques devant.

https://youtu.be/dCStADvVo0w

Sauf que tout le monde a le droit de donner son point de vue sur le PSG, du moment où c’est respectueux. Il n’y a pas d’avis supérieur à un autre. Surtout que si les projecteurs sont tant braqués sur Thiago Silva et les siens, c’est à cause de toutes les fleurs qu’on leur jette. Paris est un grand d’Europe. Paris a la meilleure attaque du monde. Paris, Paris, Paris suscite des interrogations…

https://youtu.be/6Nbm9F62ETQ

Attention Dortmund !

3-3 était donc le score de ce match. Neymar a lancé les hostilités. Gelson Martins et Golovin l’ont suivi et ont redonné l’avantage aux Asémistes. Avant que Ballo Touré ne marque contre son camp. Que Neymar ne s’offre un doublé sur pénalty. Et que Slimani ne rentre et n’égalise. Un retour à la marque. De nombreuses occasions manquées par l’équipe de la Principauté. Des signes qui mettent toute la fébrilité des hommes de Tuchel en exergue quand Neymar, Icardi, Mbappé et Di Maria ne font pas les efforts défensifs à la perte du ballon.

https://twitter.com/CanalFootClub/status/1216489810925363200

Marco Reus, Jadon Sancho, Mario Götze, Thorgan Hazard, Julian Brandt, Paco Alcácer… Rien qu’en pensant à la force offensive du Borussia Dortmund. Lorsqu’on se dit qu’elle sera boostée par l’expérience hexagonale de son coach Lucien Favre. Qu’elle reviendra revigorée. Renforcée par l’arrivée du jeune prodige norvégien, second meilleur buteur de la Ligue des Champions, Erling Braut Håland : on peut craindre le pire pour ses futurs adversaires en C1.

https://youtu.be/tl-QQIPh61k

Dans une opposition entre deux équipes jouissant quasiment des mêmes caractéristiques. A l’aube d’une double confrontation où le but à l’extérieur devrait jouer un grand rôle, les montées d’Achraf Hakimi risquent de faire très mal à Juan Bernat et ses compères. Une image, des conjonctures qui prouvent bien que le BVB donnera probablement du fil à retordre aux franciliens. Les champions d’Europe 1997 ne sont pas un si bon tirage que ça pour les Rouges et Bleus. Des ajustements s’imposent…