Fouda Fabrice

PSG : Payet n’a rien fait !

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Paris a perdu, Marseille jubile. Marche sur l’union sacrée préconisée pour mieux faire briller leur étoile. L’unique de ce football qui finira peut-être par comprendre un jour que le sport c’est aussi ça. La rivalité : une expression bien assimilée par le capitaine Dimitri Payet.

https://twitter.com/ggaretier/status/1297435055145521156

Rien de méchant

Les Français bien que taquins, sont peu friands des chambreurs. Surtout lorsque ça fait plus de 25 ans qu’ils n’ont pas remporté la Ligue des Champions. La deuxième de leur histoire, celle que Paris aurait dû gagner en battant le Bayern. Une défaite difficile à avaler qui a fait réagir des Marseillais. Notamment Payet, finaliste de l’Euro 2016 et de la Ligue Europa 2018.

https://twitter.com/dimpayet17/status/1297649982066102273

Mais ce n’est que le foot. Refuser de voir ce genre de geste, c’est nier l’esprit du jeu le plus simple. Ça aurait même été triste que l’OM, concurrent historique du Paris SG, se réjouisse de son beau parcours. Rester N°1 c’est l’ambition de tous les grands clubs. Marseille comme nombre de champions, aimerait bien conserver sa couronne. C’est tout…

https://www.youtube.com/watch?v=wi4xkM0Z5Is

Une logique partagée

Aussi, les champions d’Europe 1993 ne sont pas les seuls à agir de la sorte. Les équipes Anglaises par exemple, sont douées pour célébrer les échecs de leurs adversaires. Ça fait partie du Game. A l’image de Maguire, les fans de Manchester United ne sauteront jamais de joie devant les victoires de Liverpool. Vice versa et ainsi de suite. C’est inexplicable. Ça ne fait pas gentlemen, mais c’est comme ça ! Chacun son tour chez le coiffeur et voilà tout…


Thomas Tuchel : Sehr Gut !

2020 restera à jamais une année historique pour le PSG. Les Parisiens, grâce à leurs performances mémorables, ont franchi un palier en Europe. En jouant cette finale de C1 face au Bayern, ils ont non seulement mis en valeur le Football Français, mais aussi et surtout le travail d’un homme : Thomas Tuchel.

Le retour de l’Aigle

Après une première année « manquée », avec 2 titres à la clé, Thomas Tuchel a connu une saison 2019/20 pleine de succès. Un total de quatre trophées qui lui permet de rejoindre Laurent Blanc et Unai Emery dans le club de ceux qui ont fait un quadruplé sur le banc du Paris SG. Avec un petit bonus en plus…

Le bonus

Une mini couronne qui se nomme finale de Ligue des Champions. Jamais dans l’histoire de Paris ce n’était arrivé. Grâce à lui, le Paris Qatari retrouve son ambition. Une joie logiquement comme malheureusement, stoppée par l’ogre Bavarois.

https://twitter.com/footmercato/status/1297892505237807107

Manque de reconnaissance

Cependant, il serait préférable pour Thomas Tuchel de démissionner. Partir la tête haute avant qu’on ne le vire. Car s’il y a un trait qui caractérise le PSG Qatarien, c’est bien le manque de reconnaissance. Kombouare, Coman, Matuidi et Cavani en sont l’illustration même : à Paris, on oublie vite.

Ici, on a d’yeux que pour les stars. Et TT n’est pas encore une star de technicien. C’est juste un jeune tacticien à 7 trophées qui a fait mieux que Guardiola à Man City et qui a encore beaucoup à donner…

Le cas Icardi

Aussi, ses dirigeants ne devraient pas être les seuls à vouloir sa tête. L’ancien coach de Dortmund trouve également des détracteurs dans les tribunes. Un ensemble d’insatisfaits qui lui reproche notamment de ne pas faire jouer Icardi. Une grogne qui arrive malgré un bilan honorable. Peut-être que la France du football en a juste marre de recevoir des leçons des Allemands ? Ou non…

En refusant de faire jouer l’Argentin, le natif de Krumbach pense certainement son sort scellé par son Directeur Sportif. En écartant le poulain de Leonardo, il s’oppose à lui. S’affirme en tant que décisionnaire. Et remet au gout du jour un autre trait qui définit le projet Qatari : la mésentente continue entre la Direction Sportive et les entraîneurs. En gros, sachant qu’il partira, Tuchel a dû se dire: « mieux vaut partir après avoir tenté quelque chose ».


Paris : Une bonne leçon…

Bayern 1 Paris 0. Le verdict est tombé. Le Paris Saint-Germain attendra pour entrer dans la cour des grands. La faute à un grand qui en un mot, a su résumer leurs maux. Leur donner une leçon qui devrait leur servir à l’avenir.

Le football avant tout

L’afflux des investissements dans le football donnent l’impression d’inventer le mot « richesse ». Un leurre évidemment, quand on sait qu’il y a toujours eu de l’argent sur la cour du roi. Le Sport Roi a régulièrement fait de la monnaie un élément majeur de son existence. Sans lui en attribuer toutefois, le rôle principal.

En effet, avant cette inflation, les billets ne viraient au vert que lorsqu’ils se mettaient au service du « green ». FC Hollywood n’est donc pas un surnom volé par le Bayern. Mais bien un terme composé, s’opposant naturellement à son anagramme. Hollywood Football Club ou le synonyme d’un football perdu derrière ses stars.

https://www.youtube.com/watch?v=Rum9YzI7kMk

Paris perdu

Battu à la 59e par un joueur qui n’a passé que 55 minutes chez eux, le PSG peut s’arracher les cheveux. Regretter de ne pas avoir gardé un talent qu’ils ont formé. Une pépite qui à l’image de Tanguy Kouassi et bien d’autres, a choisi de s’exiler pour être sûr de briller. Une façon de rappeler à ses premiers dirigeants, que l’argent ne fait pas forcément le bonheur.

Paris n’a donc pas perdu qu’une rencontre : Paris a perdu son identité. Et même cette ambiance familiale improvisée n’y changera rien. On ne prépare pas une finale en dansant. En se concentrant sur l’essentiel, on parvient mieux à ses objectifs.

Soyons sérieux !

Aujourd’hui personne ne veut plus de Choupo-Moting. Tous se demandent pourquoi Icardi n’est pas entré, et pourtant ce n’était pas le cas en quart. Quand l’attaquant Camerounais remplaçait l’Argentin et sauvait les Parisiens, l’unanimité sur son apport régnait : désormais, c’est tout le contraire. Un manque de reconnaissance qui définit bien l’environnement réfractaire qui entoure ce PSG. Et explique pourquoi y progresser est si difficile.

Parce qu’on veut vite faire, on oublie les fondamentaux du football : justice et performance. Et on rentre de plein fouet dans une atmosphère de « défaite méritée ». En outre, Paris ne pouvait pas gagner. Une victoire de Leonardo signifierait clairement qu’il a pris la bonne direction. Qu’il a eu raison de traiter Cavani de la sorte : ce qui est complètement faux.

Une équipe ce n’est pas deux joueurs

Le vainqueur ici c’est Tuchel. Il n’a pas toujours fait les bons choix, mais les choix qu’il a bien faits ont mené les Qataris vers les sommets. Une défaite certes, mais un insuccès qui permet à Paris de comprendre qu’on peut gagner sans trop dépenser. Que la seule façon d’y arriver c’est « d’acheter » des joueurs capables de se dépenser sur le terrain.

C’est ainsi que comme Klopp avec Trent Alexander Arnorld, Robertson, Mané, Salah, Firmino, Matip, Fabinho, Henderson ou Milner, le Bayern est allé chercher Davies au Canada, a sorti Kimmich de son centre de formation, signé Gnabry et Goretzka, et conforté Neuer, Boateng, Alaba et Müller.

https://www.youtube.com/watch?v=Zqt5u1jtvGw&t=13s

En alliant expérience et insouciance, le Rekordmeister n’a pas eu peur de faire l’anti-star. D’écarter Coutinho. De garder sur la touche des gros transferts tels que Tolisso, Pavard et Lucas Hernandez (champions du monde). Et de faire confiance aux autres. Quand à Paris, dès que Mbappé ou Neymar manque, c’est la catastrophe.

Un réveil douloureux

La Ligue 1 a repris. Paris devra panser ses plaies en jouant : une tâche très difficile. Les larmes de Neymar, Paredes et de leur président ne sècheront pas d’aussitôt. On risque d’assister à une chute à la Tottenham, les Bleus n’ayant  pas préparé leur avenir. « Tout » a été misé sur un passé aujourd’hui révolu. La génération Thiago Silva s’en va avec une capacité péniblement  remplaçable. D’où l’importance de la formation. Sans relève, Paris court à sa perte…


Bayern Munich : Une victoire Allemande

La 65e édition de la Ligue des Champions est maintenant terminée. Clôturée sur une victoire du Bayern de Munich devant le Paris Saint-Germain (1-0). Un succès cartésien, issue d’une impressionnante domination Allemande.

Les entraîneurs

Les Roten succèdent ainsi aux Reds. Des Germaniques héritiers d’autres Germaniques et victorieux de Germanois dans un match opposant deux managers Allemands. Aux dépens de Thomas Tuchel, Hans-Dieter Flick derrière Jürgen Klopp, devient le 6e technicien du pays de Goethe à remporter une C1. Le deuxième en deux ans, vitrine d’un soccer qui semble renouer avec son illustre passé.

Les joueurs

En battant les Parisiens, les Munichois ont remis au gout du jour la fameuse citation de Gary Lineker : « Le football est un sport simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent ».

Un adage mythique, une légende vérifiée aussi bien chez les vainqueurs que chez les vaincus. Choupo-Moting le Germano-camerounais, étant en quart, la cause principale de l’arrivée historique des Bleus en finale. A l’image de Neuer, Müller et autres Kimmich, le seul attaquant du PSG à avoir inscrit un but lors de ce Final 8, n’est qu’une preuve de plus de la surpuissance allemande dans cette compétition.

L’identité

Le football n’est pas une question d’argent. Si le PSG et Man City sont tant critiqués par leurs paires c’est pour la façon d’utiliser leur fortune. « Galactiques » est une expression propre au Real Madrid, pas un néologisme Qatari. La chasse aux meilleurs est l’apanage de toutes les équipes. La différence entre les grandes et les petites se trouvant dans la volonté des grandes, de bâtir un collectif.

Une équipe c’est un esprit, une identité. Pas un cocktail de remarquables individualités. Paris a de meilleurs joueurs que le Bayern, peut-être. Mais le Bayern a une meilleure équipe que Paris. Un collectif porté par une histoire. Une fierté entretenue par des anciens aux manœuvres. Des gloires qui contrairement à celles de Paris, n’ont pas été appelées pour applaudir, soutenir, supporter : venir voir comment ils se sont bien débrouillés sans elles.

Les médias

En pensant les aider, les médias ont participé à la défaite du club de leur capitale. En surestimant leur équipe, en essayant d’effacer l’histoire du Bayern pour faire de leurs stars des favoris, ils les ont détruits. De la même façon qu’il n’y aura jamais photo entre Lyon et l’Ajax, le football Français et Allemand, il n’y a jamais eu photo entre Munich et Paris.

Nombre de médias Hexagonaux ont oublié que les plus grandes victoires de leur pays, se sont construites à l’opposé de leurs commentaires. Dans l’humilité : le respect de l’adversité. Le rôle d’un média étant de présenter la vérité sous tous ses angles.

« Historixes »

Cette sincérité aurait permis aux Parisiens de combler leur vide, au lieu de bomber leur torse. De sortir tête baissée comme Kylian Mbappé : une personne qui a trop parlé. « Paris c’est pas Gijon », le Bayern c’est pas l’Atalanta et Leipzig. C’est 11 victoires en 11 matches pour 43 buts inscrits et un triplé au final. Le second d’une tradition placée sous le sceau d’une nation, quadruple championne du monde et triple championne d’Europe.


Ça saque au Barça !

À la surprise générale, Quiqué Sétien vient d’être limogé du FC Barcelone. L’ancien du Bétis Séville a été débarqué suite à la prestation mémorable de son équipe face au Bayern. Une sortie prématurée en quart de finale de la Ligue des Champions. Une déconvenue 8-2 qui ne fait que conclure une régression initiée 3 années plus tôt.

https://twitter.com/francefootball/status/1295441818851708929

Luis Enrique (2014-2017)

Au FC Barcelone, c’est toujours l’entraîneur qui a tort. Et Luis Enrique en est la preuve. L’Espagnol, après son triplé en 2015, malgré ses 9 titres, a été remercié pour mauvais résultats. Le dernier technicien Barcelonais champion d’Europe n’aurait donc pas fait ce qu’il faut pour mériter un peu plus de respect. Notamment de la part de Lionel Messi, avec qui il ne s’entendait pas. Lequel Argentin serait le responsable principal de l’arrivée de son successeur.

Ernesto Valverde (2017-2020)

Débarqué, « Quiqué » laisse sa place à Ernesto Valverde. L’ancien coach de l’Espanyol, signe chez le frère ennemi auréolé d’un palmarès conséquent, certes. Mais moins élogieux que celui que son prédécesseur a offert à sa direction.

2 saisons et demie il passera donc au Camp Nou. 4 titres il remportera, sans jamais pouvoir faire oublier son devancier. Contrairement même à ce dernier, il sera l’homme de la paire de Remontada qui obscurcira le destin du club du Roi Léo. Après la Roma et Liverpool, l’Atlético Madrid en demi-finale de la Supercoupe d’Espagne, fera le bourreau de trop.

Quique Sétien (2020-2020)

Battu 3-2 en Arabie Saoudite, cet ancien élément de feu Johann Cruyff sera remplacé par un adepte du football total. Un grand fan de Messi qui sans titres, arrive chez les quintuples champions d’Europe pour gagner LA Coupe d’ Europe.

Un choix judicieux qui mènera le Barça vers sa première saison sans trophées depuis 12 ans. Viré, il laisse une chaise éjectable comme postérité à son héritier. Un manager qui certainement lui sera inférieur, vue la suite logique des évènements. Le but étant évidemment, de laisser le contrôle de l’équipe à son N°10… Ou pas ?

Les anciens aussi touchés

Il n’y a pas que les « bancs » qui se succèdent chez les Blaugrana. Son identité aussi a pris la poudre d’escampette. Éric Abidal est l’arbre qui cache la forêt de gloires qui ont claqué la porte du « bureau » de Josep Maria Bartomeu. S’il est vrai que le Barça aime ses anciens, il est tout aussi certain qu’il en a dégouté beaucoup ces derniers temps. Notamment :


La Coupe de la Ligue des Champions

PSG – Lyon, c’est l’affiche d’une potentielle finale de Ligue des Champions. Après avoir battu les Lyonnais au Stade de France le 31 Juillet passé, les Parisiens pourraient bien les retrouver à Lisbonne le 23 Août prochain. Un dénouement franco-français qui sonnerait alors comme un remake de la dernière finale de la Coupe de la Ligue.

Dernière chance

Après avoir utilisé ces trophées domestiques pour préparer la « coupe aux longues oreilles », les champions de France sont prêts. Dans ce format particulier, les coéquipiers de Neymar se présentent gonflés à bloc. Définitivement décidés à remporter ce titre qu’ils visent depuis l’arrivée des Qataris en 2011. Comme ce Lyon à dompter enfin ce Bayern, après City et la Juve, qui terrorise la France du football.

Un dernier défi

Aussi, derrière ce succès face à l’Atalanta, les hommes de Tuchel affronteront Leipzig avec assurance. Un 4e de Bundesliga qui lui donnera autant de fil à retordre que ces Gônes revigorés. Affamés par l’absence d’une 23e qualification européenne consécutive : prêts à défier ces Allemands pour les faire tomber comme les Italiens.

France – Allemagne après France – Italie

Après avoir éliminé l’Italie en Quart, la France jouera l’Allemagne en demies. Une double confrontation où les Germaniques partent favoris sans être sûrs de remporter la partie. Hans-Dieter Flick et les siens sont très forts, pas invulnérables. Quand la troupe de Nagelsmann elle, reste redoutable mais à la portée des Bleus et Rouges. Des caractéristiques qui permettent en outre, de souligner deux points importants :

  • Lorsque le Bayern est lancé comme ça, il est très difficile à stopper
  • Et Leipzig, à l’image de la Dea, est exactement le genre d’équipe qui peut faire chuter le Paris SG : sans complexe, rapide et imprévisible.


Ligue des Champions : 2 Français, 2 Allemands, 2 Lions Indomptables…

Manchester City est encore tombé. Après Monaco, Liverpool et Tottenham, c’est au tour de Rudi Garcia de dompter Guardiola. Score final : 3-1. Une défaite Anglaise, nette et sans bavure contre une équipe de Lyon, indomptable. Désormais qualifiée pour des demi-finales de Ligue des Champions qui opposeront deux pays frontaliers : la France et l’Allemagne.

https://twitter.com/francefootball/status/1294739125065711616

Historique France

Pas de Liga, pas de Premier League dans le dernier carré de la Champions League. Des Français : une paire qui écrira l’histoire. Permettra à sa nation de compter pour la première fois, 2 clubs à ce stade de la compétition. Le PSG 25 ans après et l’OL 10 ans après, tenteront de donner aux Français une finale 100% Française. La première de l’histoire de la C1…

Redoutable Allemagne

Mais il faudra d’abord passer par l’Allemagne. Comme souvent, les Aigles se trouveront sur le chemin de l’histoire des Coqs. Généralement pour annoncer une imminente défaite, même battus comme à l’Euro 2016.

Leipzig et le Bayern voudront donc conserver l’Oscar Allemand de la « bête noire » du football Hexagonal. Face à Paris et Lyon, les écuries allemandes essaieront elles aussi le doublé. La seconde finale 100% Bundesliga de l’histoire de la C1…

https://twitter.com/francefootball/status/1294551904375037954

Des Lions à l’ouvrage

Au-delà de ces demi-finales franco-germaniques, il est important de souligner la quotepart de deux joueurs Africains : Éric Maxime Choupo-Moting et Karl Toko Ékambi. L’un chez les Parisiens, l’autre chez les Lyonnais, les deux Camerounais ont joué un rôle majeur dans les victoires historiques de leurs clubs.

Deux Lions Indomptables qui par leur « nature », ont certainement apporté à leur collectif ce côté « même pas peur » qui a fait toute la différence. Lesquels attaquants sont impliqués sur 4 des 5 buts qui permirent à la Ligue 1 de revenir au faîte de l’Europe.


Lionel Messi et le stade de la «loose»

Le Stade de la Luz a été témoin ce 14 Août 2020, d’une scène inimaginable. Un scénario que même le plus téméraire des fans du Bayern n’aurait pas pu prévoir. Une victoire 8-2 de son équipe sur celle du recordman des Ballons D’or. Une défaite de Barcelone qui remet une fois encore en cause le rôle de Léo Messi chez les Blaugrana.

https://www.youtube.com/watch?v=e3bwY4jrO-8

Un leader technique, pas mental

Sur le plan statistique, Lionel Messi est un joueur irréprochable. 634 buts, 256 passes décisives en 16 saisons et 731 matches joués, l’Argentin est clairement l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Barça. Certains diront même de tous les temps : une erreur, ils commettront.

Léo a peut-être une excellente moyenne, mais il a encore beaucoup à apprendre. Et sa prestation face au Bayern le prouve. Un joueur ce n’est pas que le talent. C’est surtout l’esprit et Messi n’a pas de mental. Dès que c’est difficile, il s’éclipse. Il n’est nullement du genre à porter ses équipes. C’est un « bébé » ! Il est porté par ses équipes. Si elles sont bonnes, il sera bon. Si elles ne le sont pas, il ne le sera pas…

Une décision ferme à prendre

Raison pour laquelle, il ne mérite pas de porter un brassard. De diriger un navire comme il le fait si piètrement avec « ses sélections ». Il a besoin de dirigeants fermes, capables de le remettre à sa place. D’une présidence prête à prendre un entraîneur digne de ce nom. Un homme qui comme Luis Aragones devant l’emblématique Raúl, soit en mesure de l’écarter.*

Game Over

La raclée Bavaroise consommée, Gerard Piqué déclarait :

« Personne n’est indispensable. Il faut faire venir du sang neuf pour changer cette dynamique, et s’il le faut, je serai le premier à m’en aller. (…) Là oui, on a touché le fond. Ce n’est pas la première, ni la deuxième, ni la troisième fois. On n’est pas sur le bon chemin. Les entraîneurs et les joueurs se succèdent, mais cela fait plusieurs années que l’on n’est plus capable d’être compétitif sur le plan européen. On doit tous réfléchir en interne et décider de ce qui est le meilleur pour le club, pour le Barça. »

Des dires qui prouvent bien que des têtes doivent tomber. Notamment sur le terrain, quand on sait qu’un capitaine coule avec son bateau. Le principal visé de cette déclaration est donc un footballeur de 33 ans qui a fait son temps – qu’il faudra remplacer un jour. Pour le bien de l’équipe, Messi et sa génération devraient partir. Laisser l’occasion à Xavi de « réparer » l’âme du FC Barcelone…

*Arrivé en équipe d’Espagne en 2004, Luis Aragonés décide de se priver de Raúl pour les éliminatoires de l’Euro 2008. Un choix payant, qui lui permettra de remporter cette Coupe d’Europe. Et de déclencher la grande domination espagnole qui s’étendra jusqu’en 2012.


Bayern Munich : La Démonstrada

Le Bayern Munich fait peur. Dans un choc de Titans du football européen, les Bavarois n’ont fait qu’une bouchée du FC Barcelone. Une victoire inédite 8-2 qui font d’eux le favori principal pour remporter cette Ligue des Champions.

Le meilleur ou rien

All or nothing, l’Allemagne a habitué le monde à son excellence. Adidas, Mercedes et autres Bayern sont les marques déposées d’un style pragmatique dont le seul but est la perfection. 2-7 contre Tottenham (10-3 en aggregate), 4-1 contre Chelsea (7-1 en aggregate), l’humiliation du Barça n’est finalement qu’une suite logique. Un moteur bien huilé qui rappelle les victoires 8-0 et 7-1 de la Nationalelf contre l’Arabie Saoudite au Mondial 2002 et le Brésil au Mundial 2014.

Direction : la finale ?

Des scores effrayants qui souvent annoncent une potentielle finale pour les Allemands. A chaque fois que les Aigles ou les Roten ont passé ce genre de raclées, ils sont allés au bout. C’était le cas en 2002 et 2014 pour la sélection et en 2013 pour le FCB. Cette année où Robben et les siens allaient humilier les Blaugrana 7-0 en aggregate, avant d’aller chercher leur 5e étoile. Concluant ainsi un triplé historique, épilogue d’une finale 100% germanique.

Victoire assurée ?

Aussi, sur les 3 faits énoncés ci-haut, un seul se termine par une défaite Allemande : 2002. Une victoire du Brésil 2-0 (doublé de Ronaldo) qui décrit parfaitement l’ampleur de la situation. En d’autres termes pour battre les Munichois, il faudra une équipe qui leur est totalement supérieure. Et c’est bien là le problème…

Dans ce Final 8, il n’en restait qu’une seule et elle a pris 8 buts. Seul vainqueur de la C1 encore en lice, la défaite du Bayern s’annonce difficile à atteindre. D’autant plus que sa mentalité exclut tout relâchement. Et ce peu importe l’avance qu’ils ont sur leurs adversaires. H-D Flick :

« On savait que si on mettait la pression à Barcelone, ils pouvaient faire une erreur que nous pourrions utiliser, et nous marquons nos deux premiers buts sur nos deux premières occasions, ça a donc été optimal. Mais Barcelone a une énorme qualité offensive, et il nous a fallu faire beaucoup d’efforts, ça a été un dur travail pour notre secteur défensif. Mais ce n’est qu’un match, oui, on peut dire que c’est un signal aux adversaires, mais maintenant nous avons un autre match devant nous, qui débutera à 0-0« 

Un cas pour trois

La Formule 1 n’est donc plus le seul sport actuellement dominé par la qualité Allemande. Lewis Hamilton et Valtéri Bottas survolent les débats aux côtés d’un trio de « pilotes » tout aussi talentueux. Sur les 4 écuries qui tenteront de soulever la « coupe aux longues oreilles », 3 sont entraînées par des Allemands : Thomas Tuchel au PSG, Julian Nagelsmann à Leipzig et Hans-Dieter Flick en Bavière.

Une composition qui devrait sérieusement faire réfléchir Paris et son jeune tacticien. L’Allemagne, le pays de Dortmund, étant la nation du seul club qui les a battus cette année en Europe. C’était lors de leur huitième de finale aller au Signal Iduna Park. Score final 2-1.

Maintenant et après…

La Bundesliga défaite n’est pas un scénario à exclure. Sortir victorieux d’une « Mannshaft » est également une possibilité. Toutefois, les éléments qui portent le Fußball aujourd’hui sont très jeunes. Tant à Leipzig que chez les quintuples champions d’Europe. Des coachs aux joueurs, ça respire l’avenir.

Un futur radieux dessiné par des noms tels que : Davies 19 ans, Kimmich 21 ans, Gnabry 25 ans, Goretzka 25 ans etc. Une formation qui démontre bien, peu importe l’issue de cette campagne, que le FC Hollywood* gagnera forcément la LDC dans le futur. Peut-être même trois fois d’affilée comme la génération Gerd Müller et Franz Beckenbauer en 1974, 75 et 76…

*Surnom du Bayern


Manchester United : Pénaltys FC

« Gagner quelque chose en tant que manager serait le moment le plus fier de ma vie de footballeur. Ce serait la plus grande réussite.», affirma Ole Gunnar Solskjaer. Un vœu réalisable, Man U vainqueur (1-0) de Copenhague en Quart de finale de l’ancienne Coupe de l’UEFA. Une victoire tardive, difficile, qui doit sa vérité à un certain Bruno Fernandes. En prolongations, le transfuge Portugais a transformé un pénalty plus que généreux pour les siens. Un autre…

La chance !

La fin du confinement a diversement été reçue dans le monde du football. Certains clubs n’ont pas pu s’en remettre, quand d’autres en jouissaient fortement. C’est particulièrement le cas de Manchester United. Quasiment relégables en début de saison, les Diables Rouges ont terminé 3es de la Premier League. Une qualification en Ligue des Champions qu’ils doivent en grande partie à une dizaine de pénaltys. 21 toutes compétitions confondues, qui posent question…

https://twitter.com/_BeFoot/status/1288412128890753025

Dubitatifs !

José Mourinho et Frank Lampard le suggéraient déjà. United avantagé par l’arbitrage ? La réponse de Solskjaer :

« Je ne veux pas ressembler à un certain manager qui ne parle pas de faits, mais le penalty que nous avons eu à Tottenham à la dernière minute et nous a été enlevé, cela pourrait être deux points de plus pour nous. Nous avons également eu quelques décisions annulées contre nous qui auraient pu être pour nous, ce qui signifie que la décision initiale était contre nous. Il y a trop de gens qui parlent, essayent d’influencer les gens et je ne veux pas essayer d’influencer les gens »

Une répartie claire, démontant la possibilité d’un quelconque versant. Sans toutefois nier l’évidence de l’abondance des décisions favorables au club du manager Norvégien. Une certitude statistique qui fait remarquer en plus, que les tirs aux buts « rouges » arrivent très souvent à des moments clés.

Le grand bond en avant

En 2018 quand Mourinho terminait vice-champion d’Angleterre, son équipe n’avait bénéficié que de 2 pénaltys en championnat. 2 sur 11 en 95 journées en tout, durant son mandat à Old Trafford. Un total insignifiant qui contraste fortement avec la réalité de son successeur.

Depuis son arrivée en Janvier 2019 à Manchester, Solskjaer a bénéficié de 20 pénaltys* en 57 rencontres de Premier League. Soit une moyenne d’environ un pénalty tous les deux matches. Un constat d’autant plus marquant, que la formation des Red Devils occupe la place du recordman européen du nombre de pénaltys reçus. Mine de rien, ça fait quand même beaucoup…

*6 la saison passée + 14 cette saison