Fouda Fabrice

Ligue 1 : Paris, une chance pour la France ?

Le mercato estival du PSG cette année va encore donner des sueurs froides à ses adversaires en Ligue 1. Guirassy, Andy Delort, Gaëtan Laborde et compagnie devront dorénavant aller au duel avec Sergio Ramos. La chance ?

Certainement

Quadruple vainqueur de la C1, double champion d’Europe, champion du monde, Sergio Ramos est une pierre précieuse ambulante. L’avoir à ses côtés comme en face est une véritable aubaine. L’occasion nette pour tout footballeur de jouer la Ligue des Champions pendant 90 minutes. Une leçon de football pour ceux sur qui le rouleau-compresseur parisien s’apprête à passer.

Pas du tout

Deux fois au moins, les clubs de Ligue 1 auront donc la chance de jouer Paris. Un voyage dans l’espace de 180 minutes, avant le retour à la dure réalité. Celle d’une compétitivité qui vous plonge inexorablement dans une ligue domestique de niveau logiquement inférieur à celui de la Ligue des Champions.

https://www.youtube.com/watch?v=wotEdY_W0X8

Deux pas en avant, 36 en arrière. Voilà à quoi se résume désormais la vie d’un club de l’Hexagone. Une régression palpable qui ne peut qu’endommager le niveau de la Ligue des Talents. Pour voir l’effet inverse se produire, les clubs français devront jouer, Paris, la Ligue des Champions tous les week-ends. Une utopie ?

Pas vraiment…

Paris gagnerait beaucoup à ce que son championnat soit compétitif. Ses joueurs arriveraient alors sur la scène européenne comme des anglais : le rythme dans la peau. Après avoir joué un match de haute intensité en fin de semaine, le milieu de semaine sera l’occasion pour eux de maintenir leur niveau ou de l’élever davantage. Il ne sera plus question de rejoindre les autres mais de partir sur les même bases qu’eux.

En outre, Paris a besoin d’utiliser sa force financière pour élever ses adversaires. Et la meilleure manière de le faire, c’est de faire comme le Bayern. C’est à dire consommer local pour exporter une identité à l’international.

Cercle vertueux

La formation française est l’une des meilleures au monde. L’achat par Paris d’un joueur français évoluant en France, permettrait au club « diminué » de se remplir les poches et de changer de dimension. Ce dernier pourra ainsi conserver ces joueurs qui rêvent de s’exiler pour grandir et élever le niveau de son collectif.

Ceci dit, le départ avorté se transformera sur le terrain en majeure adversité. Le spectateur assistera de ce fait à des rencontres alléchantes, qui augmenteront l’audimat et produiront des droits TV considérables.

C’est ce que les anglais font lorsque Man City achète un joueur comme Grealish à plus de 100 millions d’euros. Aston Villa en bénéficiera, de nouveaux Villains de qualité arriveront, la concurrence sera boostée et les droits TV augmenteront de plus belle. On n’est riche que si les autres sont riches. Dans le cas contraire, on est le plus riche des pauvres.


Mercato : Tout le monde veut aller à Paris

FIFA 22 sort bientôt. Le très célèbre jeu de simulation a déjà dévoilé sa photo de couverture. On y voit le génie français Kylian Mbappé, sous son maillot bleu, représenter un PSG désormais dans une autre dimension mercatique.

https://twitter.com/UltimateTeamUK/status/1413514850743906309

Un mercato chatoyant

En effet Paris n’est plus un club comme les autres désormais. En venant dans la capitale française, vous trouverez une équipe attractive. Une direction managée par un homme, Leonardo, qui a su attirer des grands noms du football mondial.

https://twitter.com/EURO2020/status/1414365628845207557

Après avoir vu Zlatan Ibrahimovic, David Beckham, Thiago Silva, Marquinhos, Thiago Motta, Edinson Cavani, Daniel Alves, Gigi Buffon, Keylor Navas, Angel Di Maria, Neymar, Kylian Mbappé ses supporters fêteront les signatures de Gigio Donnarumma, Achraf Hakimi, Georginio Wijnaldum et du grand Sergio Ramos.

Quatre noms de renom qui incarnent à la fois dans notre sport roi, un avenir radieux et un présent fortement élogieux. On parle de deux jeunes très prometteurs, mais aussi d’un carré de valeurs sûres du football européen actuel. De véritables icônes qui n’ont pas hésité à signer en Ligue 1 avant Ronaldo et Paul Pogba ?

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1412894728568332291

Pourquoi Paris ?

Un raz-de-marée bleu et rouge qui suscite des interrogations. Comment peut-on expliquer l’envie subite de ces grandes stars, à la fleur de l’âge footballistique, de venir dans un championnat assimilé il y a peu à une ligue de fermiers ?

Comment réagir à une telle question sans juste secouer la tête en guise d’admiration ? Aucune réponse à ce déferlement ne saurait faire preuve d’objectivité. Les intéressés seuls savent pourquoi ils ont trouvé Paris magique.

Toutefois, nous n’allons pas rester les bras croisés. Les jambes on va se dégourdir pour trouver un élément de réponse à la vérité sans appel de ce mercato. Trois raisons non négligeables qui se dégagent royalement pour éclairer notre étonnement.

https://twitter.com/Footballogue/status/1413754897154117632

La raison financière

Le rachat du PSG par les qataris, y est pour beaucoup dans ce mercato éblouissant. Le Doha SG est l’un des deux clubs avec Manchester City, qui peut se permettre aujourd’hui de faire des folies sur le marché des transferts. Le Corona a covidé les caisses des clubs pour installer dans leurs locaux deux crises sans précédents.

Une épineuse situation sanitaire qui change naturellement le PSG en borgne chez les aveugles. Le pari QSI est le seul projet à même de nos jours de garantir aux stars mondiales leur luxueux train de vie. Paris c’est le Golfe Persique en Europe. À savoir une retraite dorée assurée pour les grands joueurs…

La raison sportive

Cela étant, plus besoin d’immigrer pour gagner son pont d’or. Le trésor vous trouve à domicile dorénavant. Dans la Ville Lumière, vous êtes non seulement assurés d’être riches, mais aussi et surtout de rester compétitifs.

Si les clubs de la Ligue des Talents risquent de passer plusieurs sales quarts d’heures, les joueurs du PSG eux n’ont pas de soucis à se faire. La Ligue des Champions, ils la joueront chaque année sans problèmes. Non pas en tant que simple participant, mais sous l’étendard prestigieux du potentiel vainqueur.

La raison touristique

Paris ce n’est pas qu’un club, c’est aussi une ville. Un tapis rouge sur lequel les stars du monde défilent avec fierté. Les nuits parisiennes font parties des plus chaudes au monde et ce ne sont pas les brésiliens, rois du football, qui diront le contraire. Au PSG on gagne, on joue et on ne s’ennuie pas…


Euro 2020 : Le Portugal sort sans combattre

La deuxième journée des huitièmes de finale de l’Euro était celle des surprises. La République Tchèque a éliminé les Pays Bas et le Portugal a été sorti par la Belgique. Sans combattre, les Quinas ont quitté une compétition durant laquelle ils pouvaient largement mieux faire.

https://twitter.com/EURO2020/status/1409293530397294595

Meurtri par le groupe de la mort ?

Battu par la Belgique 1-0, le Portugal a pourtant dominé tout le match. Sur une action quasiment anodine et une jolie frappe flottante, Thorgan Hazard a donné cet avantage définitif aux Belges.

https://twitter.com/EURO2020/status/1409282629732548608

Bien que fatigués, les Diables Rouges n’ont pas craqué devant un adversaire visiblement convaincu de pouvoir égaliser. Après avoir connu une phase de poule élevée, les champions d’Europe en titre se voyaient probablement déjà en quarts.

https://twitter.com/EURO2020/status/1409254776152408070

Beaucoup de qualité peu de combativité

Sauf que le football de haut niveau ne fonctionne pas comme ça. Dans ce match on a revu le Portugal qui n’a jamais rien gagné mais longtemps bien joué. Eusebio, Luis Figo, Manuel Rui Costa, Fernando Couto, Vitor Baia, ce pays bourré de qualité mais besogneux de combativité. Ce caractère capital qui leur permit jadis de remporter leur premier titre majeur.

C’était trop beau pour être vrai. Jota, Joao Felix, Diogo Dalot, André Silva et autres Bruno Fernandes, c’est du talent pur sans véritable âme.

À l’attaque, il a manqué un Eder capable d’aller à l’abordage contre vents et marées. L’audace du conquérant a quitté cette histoire d’explorateurs qui aurait dû voyager avec dans son navire, un provocateur comme Quaresma. Un peu de folie aurait fait beaucoup de bien à la sélection de Fernando Santos, l’ingénieur.

Dernier Euro pour Ronaldo ?

Ainsi s’achève donc le récital de Ronaldo à l’Euro. Avec 14 buts, le meilleur buteur de l’histoire de ladite compétition s’en va. Sachant qu’il prendra sa retraite internationale après la Coupe du Monde 2022, l’Euro 2021 était certainement son dernier Championnat d’Europe des Nations. Chapeau l’artiste…

Passage de témoin ?

Ce troisième huitième de l’Euro n’a pas seulement sacré la Belgique. Dans l’arène Espagnole, on a également vécu l’opposition entre deux équipes qui semblaient avoir échangé leurs corps.

https://twitter.com/EURO2020/status/1409291351175405570

À Séville, on a cru voir le Portugal de 2016 dans la peau de la Belgique et vice versa. Aux poings, les coéquipiers de Romelu Lukaku ont mis les champions d’Europe K.O. Ils repartent de ce pas avec la ceinture du « champion du monde » dans ce sport qui bien que n’étant pas la boxe, demeure un noble art. Un so-coeur au sein duquel la victoire est fille de la combativité. Affaire à suivre…


Thomas Meunier : la Coupe du Monde est supérieure à l’Euro

À cet Euro 2020, il n’y a pas que du beau football. Il y a aussi des paroles. Des dires qui font parler et ne demandent qu’à être contredits, à défaut de faire rire. C’est le cas de ces mots de Thomas Meunier qui font de l’Euro un supérieur à la Coupe du Monde, en vain.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1407958719246356483

Les maux qui font mal

Le défenseur belge a certainement cru bien faire en déclarant :

« Gagner l’Euro, c’est encore plus valorisant que de gagner la Coupe du monde au vu des équipes et du niveau affiché. Gagner l’Euro, c’est comme être champion du monde. Les meilleures équipes sont européennes, les plus grands joueurs hormis le Brésil, tout se situe en Europe »

Une sortie inexplicable quand on sait que la hiérarchie est claire : l’Europe est une partie du monde. À quoi donc peut-on additionner ce mal-entendu si ce n’est à une conception partagée en coulisses de beaucoup d’acteurs européens du football ?

https://twitter.com/beinsports_FR/status/1407967375668953088

Nombreux sont ces ressortissants du Vieux Monde qui estiment que leurs grandes compétitions, Euro et Ligue des Champions, sont supérieures à leurs semblables. La preuve : le Ballon d’or et le prix The Best, destinés aux meilleurs joueurs du monde, récompensent les meilleurs joueurs évoluant en Europe. Leurs statuts ne le disent plus/pas mais le pensent. Meunier n’a donc fait que dire à haute voix ce que les autres pensent tout bas. Tout ce qu’on ne comprend pas…

Eurocentrisme

Sur cette terre, où l’Australie est un pays asiatique, on a cru entendre la Super League parler. Suivre tout ce qu’on aime pas dans la vie en général et le football en particulier : la condescendance. Encore que ce mot autant que ses mots, frisent l’Eurocentrisme. Sur quoi Meunier se base-t-il pour placer l’Europe au-dessus du monde ? Le sport football n’est-il pas assez clair dans sa désignation des meilleurs ?

Interrogations

Est-il nécessaire de lui rappeler, qu’hormis le Brésil, il y a aussi l’Uruguay, l’Argentine, la Colombie, le Chili, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Afrique du sud, l’Égypte, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Australie, l’Arabie Saoudite, le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis, le Mexique, le Costa-Rica et bien d’autres marques déposées du football mondial ?

Où situer Lionel Messi, 6 fois Ballons d’or à Barcelone, roi d’Europe pleurant au premier tour de la Coupe du Monde et en finale de la Copa América ? Quel avis donner sur Ronaldo, meilleur buteur de l’histoire de l’Euro et de la C1, incapable de marquer au second tour du mondial ? Que dire de Pelé, le meilleur joueur de tous les temps qui n’a jamais joué en Europe ? Que pense t-il de Lukaku, le meilleur buteur de l’histoire de la Belgique, fils d’un ancien international Congolais ?

A-t-on besoin de lui parler de Maradona, Cubillas, Enzo Francescoli, Cuauhtemoc Blanco, Jorge Campos, Higuita, Valderama, Viduka, Kewell, Ali Daei, Shunsuke Nakamura, Landon Donovan, Weah, Eto’o, Drogba, Mané, Salah, Heung-Min Son, Alfonso Davies, Keylor Navas etc. ?

Comment peut-on lui expliquer que les meilleurs joueurs d’Europe sont pour la plupart des africains et des sud-américains ? Quels visages auraient les Diables Rouges et toutes ces sélections européennes sans leurs joueurs d’origine africaine ? Imaginez CR7 au Cap-Vert, Pogba en Guinée, Kanté au Mali, Benzéma en Algérie, Kimpembe en RD Congo ou Mbappé au Cameroun. Et si on cessait simplement de lutter contre le racisme ?

Conclusion légitime

Ça ne sert à rien de chercher dans les tribunes ce qu’on peut trouver en conférence de presse. Le racisme ce n’est pas le mot « négro » ou un cri de singe. C’est une façon de penser qui place sans aucune raison objective, un groupe de personne au-dessus d’un autre. Il n’y a par conséquent rien à faire dans ce cas précis, psychologique de surcroît, puisque ce n’est pas interdit. La liberté de penser est un droit fondamental…

Retour de bâton

Ceci dit, bienvenue dans un monde où la FIFA pense que la Belgique est la meilleure nation de football au monde. Quand on entend Meunier penser, on comprend pourquoi sa sélection n’a jamais rien gagné. Au football, seule l’humilité prévaut. Ce n’est pas parce que ta maison est plus belle que celle de ton voisin que tu lui est supérieur. La loi est la même pour tout le monde. La Coupe du Monde est la plus grande des compétitions au monde. C’est juste dommage qu’un spécialiste du football ne le pense pas…


Le groupe F, l’Euro dans l’Euro

Dans chaque compétition, on a droit à ce mets qui nous aiguise l’appétit : le groupe de la mort. Une poule ici constituée par le groupe F formé de la France, de l’Allemagne, du Portugal et de la Hongrie. Un quadruplé dont les rencontres d’un calibre supérieur, étaient à l’origine d’un championnat d’Europe d’un autre niveau.

https://twitter.com/EURO2020/status/1407801290336391170

Le plus grand palmarès de l’Euro

Pour faire simple, le groupe F était le groupe le plus titré de l’Euro. Composé de joueurs évoluant dans les plus grands clubs d’Europe, il comptait à lui tout seul :

En outre, un total de 37 titres majeurs, collectifs et individuels, regroupés dans une liste d’exception qui même dans la défaite s’allonge de façon remarquable. Les deux finales de Coupe du Monde perdues par la Hongrie, faisant foi d’une série de classiques du football qu’on a revus en voyant le groupe F évoluer.

Une finale de Coupe du monde : Allemagne – Hongrie

Face à l’Allemagne on les voyait déjà battus. Sur le papier c’était évident que la Hongrie allait perdre, jusqu’à ce que l’histoire s’en mêle. Que ses griots ne nous rappellent qu’avant que l’Allemagne ne soit, la Hongrie fût. Finaliste du mondial 1954, le Onze d’or de la légende Ferenc Puskas, en perdant le match qu’il ne fallait pas, allait donner naissance à la meilleure sélection de l’histoire du Vieux Continent.

Derrière une série hongroise de 33 matches sans défaites, l’outsider allemand va créer la surprise en pliant, sous la pluie, des Magyarok ultra favoris. Score final : 3-2. Les Aigles s’envolent au sommet du sport roi et les Magiques Magyars sombrent dans l’oubli.

Juste le temps de revenir nous rappeler que l’histoire ne s’arrête pas, même quand les hommes s’arrêtent de la raconter. Sous la pluie, en faisant match nul contre l’Allemagne après la France, la Hongrie nous a rappelé qu’elle a son mot à dire dans le football européen.

Une finale de l’Euro : France – Portugal

Dans ce groupe F, il y a également eu une finale de l’Euro : celle de l’Euro 2016. Un match qui a vu au bout du suspens, les portugais battre la France au Stade de France 1-0. Sans Ronaldo, sauvé par un Eder unique buteur, les Quinas vont créer la surprise et remporter leur premier trophée majeur.

Lire aussi : Statistiques de France et Portugal (matchendirect.fr)

Face à l’une de ses bêtes noires, le Portugal avait donc rendez-vous. Un match d’une qualité exceptionnelle qui a vu Ronaldo, Benzéma, Renato Sanches et Pogba briller.

https://www.youtube.com/watch?v=rPaPoO4UOmc

La Pioche est d’ailleurs l’artiste de ce chef d’œuvre, contrôle de la semelle frappe enroulée vers la lucarne stoppée par Rui Patricio, au début duquel Pahlinha a perdu son équilibre en même temps que sa dignité. Plus de peur que de mal finalement pour ce prometteur milieu défensif du Sporting Portugal qui d’un petit pont sur le Mancunien, sur son postérieur, allait se venger.

https://twitter.com/EURO2020/status/1407834932794347520

Un classique du football mondial : France – Allemagne

Tous les amoureux du football le connaissent. Gosens sur Pavard, ils ont tous vu Schumarer sur Batiston au Mondial 82. France – Allemagne ne sera jamais un match comme les autres. La couverture de l’Équipe, « Comme en 18 », après la victoire 0-1 des Bleus sur la Mannschaft l’atteste : un classique ne se joue pas, il se gagne. Une expression qui jusqu’ici donne raison aux Français.

En 8 confrontations officielles, les doubles champions du monde mènent 4 victoires à 2 :

  • Coupe du monde : 2 victoires pour l’Allemagne, une pour la France et un match nul
  • Euro : 2 victoires pour la France
  • Ligue des Nations : Une victoire pour la France et un match nul

Lire aussi : Rivalité entre l’Allemagne et la France en football — Wikipédia (wikipedia.org)

Une Hongrie révélatrice ?

Au vu de ce premier tour, on peut affirmer que le vainqueur de l’Euro devrait sortir de ce groupe F comme France. D’autant plus que la Hongrie, lors du dernier Euro avait donné, lors de la dernière journée de la phase de poule, du fil à retordre au futur vainqueur de la compétition. Après le Portugal, l’Allemagne ? Affaire à suivre…

Voir : HUNGARY 3-3 PORTUGAL, EURO 2016 | VINTAGE EURO – YouTube

https://twitter.com/EURO2020/status/1408055632096337921


Euro 2020 : Quand l’arbitrage détruit le jeu

L’Euro 2020 tient toutes ses promesses. On assiste à des rencontres de très haut niveau. Notamment dans le groupe F, où on a vu le Portugal et la France, sur la plus belle opposition de cette compétition, clôturer la phase de poule sur un classique… Un grand match entaché d’erreurs d’arbitrage.

https://www.youtube.com/watch?v=fGOn2eXO-m8

M. Lahoz à l’envers

La France et le Portugal se sont encore affrontés à l’Euro. Après la victoire des Quinas au Stade de France lors du dernier Championnat d’Europe, les deux sélections se sont frottées d’entrée dans ce groupe de la mort. Un spectacle technico-tactique qui s’est soldé sur un 2-2 logique.

https://twitter.com/EURO2020/status/1407819873087111169

Un résultat cependant biaisé par la principale erreur d’arbitrage de ce sommet : le penalty de la France. Si les deux penaltys de Penaldo ne souffrent d’aucune contestation, celui transformé par Benzema est une grossière erreur de M. Antonio Mateu Lahoz. Semedo ne fait clairement pas faute sur Mbappé. Le joueur du PSG profite juste du geste aussi léger que maladroit du défenseur Portugais.

https://twitter.com/Guillaumemp/status/1407788486900523009

Derrière, l’arbitre espagnol est obligé d’équilibrer les débats pour ne pas détruire le moral d’un Portugal dominateur à cet instant. Pour redonner de l’allant à une de ces rencontres pour lesquelles on regarde l’Euro, il est obligé d’enchaîner les bourdes. Il ne donne notamment que le jaune à Kimpembe sur son tacle par derrière au niveau des genoux de Ronaldo, les deux pieds décollés du sol. Et il oublie de siffler penalty, après la faute de Bruno Fernandes sur Kingsley Koman.

Changement de statut

Bruno Fernandes, parlons-en justement. Puisqu’on parle de penalty, l’évocation de ce spécialiste de l’exercice tombe à pic. Son Euro calamiteux jusqu’ici, le milieu de terrain semble de retour sur terre après sa saison à Manchester. Sous un autre maillot rouge, le meneur de jeu découvre une autre réalité. À savoir celle d’une équipe qui n’a pas forcément les coups de sifflet en sa faveur.

En effet, contrairement à Man U où les fautes et les coups de pieds de surface abondent dans leur sens, au Portugal c’est quasiment le contraire. Les champions d’Europe 2016 viennent d’entrer dans le gotha des grandes nations du sport roi et sont encore obligés de se plier devant l’influence de leurs aînées. Ici on ne joue plus avec assurance mais avec prudence. L’humilité devient vite une obligation dans l’ombre de ces géants de la planète foot.

Ceci dit, au lieu de jouer petits bras comme il a l’habitude de le faire, Bruno Fernandes devrait se retrousser les manches. Au combat il doit rapidement aller s’il ne veut pas que Renato Sanches lui prenne définitivement sa place. Vu l’Euro que Pogba fait, son trône au club de la Reine semble fortement menacé…


Carrière : Loyal comme Gigi Buffon

Dans ce football où la célébrité derrière le porte-monnaie gagne du terrain, certains joueurs la jouent encore à l’ancienne. Peut-être parce qu’ils sont anciens eux-mêmes. Garants d’un sport qui tend à disparaître et dont les derniers vestiges passent pour des bouffons en s’évertuant à laisser un héritage. La loyauté ou l’autre nom de Gigi Buffon.

https://twitter.com/Footballogue/status/1405470555378270217

Retour aux premiers amours

En effet Gianluigi Buffon est revenu à Parme. Dans son premier club professionnel, le Portiere est rentré 26 ans après. Un retour d’autant plus impressionnant que ses premiers amours évolueront désormais en D2 Italienne. Refusant d’arrêter, de rester à la Juventus ou de signer à la Roma, Gigi à 43 ans, a choisi de sauver ceux qui les premiers ont cru en son immense talent.

La Vieille Dame avant Parme

La descente n’est pas un geste nouveau pour Buffon. Avec la Juventus, il avait déjà ressenti cette humiliation. Nous sommes en 2006 et le Calciopoli a eu la tête de la Vielle Dame. Pour une affaire de matches truqués, les Turinois sont relégués en Serie B et « Superman », demandé par les plus grandes écuries européennes, décide de rester.

À poursuivre l’aventure à l’ombre du show-business, il s’engage. Un sacrifice qui ne lui coûtera qu’un an sur les 19 qu’il va passer en Noir et Blanc. En deux phases, l’une de 17 saisons l’autre de deux, l’italien connaîtra ses heures les plus prolifiques. Un palmarès grandiose composé en outre de 10 titres de champions d’Italie.

https://www.youtube.com/watch?v=njhPSkRhkGE

La famille d’abord

La loyauté de Buffon ne se limite pas au vert de la pelouse. En dehors des arènes, il est aussi un homme de parole. Pour un européen, il fait partie des ces rares élites qui avouent avoir été inspirées par des africains.

https://www.youtube.com/watch?v=amGKmjCo0Vg

Jamais le natif de Carrare ne manque une occasion de dire que l’ancien gardien de but Camerounais, Thomas Nkono, est son idole. Une affection qu’il a manifestée en nommant son fils Thomas comme le double Ballon d’or Africain. À cet effet, le coéquipier à Parme de Patrick Mboma, ancien buteur camerounais, va déclarer :

« À mon fils, le prénom de mon idole Nkono. Ce fils lui est dédié. Au Mondial 90, j’étais un tifoso inconditionnel des Lions Indomptables. Thomas Nkono me fascinait. Ma passion pour le Cameroundécoule de ce fait. Le Camerounais avait une façon si exceptionnelle d’interpréter le rôle de gardien de but qu’à la fin, il ne pouvait m’être que sympathique. D’ailleurs, Nkono a changé le cours de ma carrière et forcément de ma vie. De milieu de terrain, je suis devenu portier afin de suivre les traces de mon idole ».

Ainsi, le fils du champion du monde porte le nom d’un champion d’Afrique : illustre sportif. Par la même, Buffon « en profite » pour rendre hommage à sa famille. Une maison de sportifs au sein de laquelle on trouve un haltérophile, son père, une lanceuse de disque, sa mère, deux volleyeuses, ses sœurs aînées et un gardien de but, son oncle, Lorenzo Buffon. Portier de l’Italie au Mondial 1962 au Chili.

100 rancunes

Buffon n’est pas fidèle qu’à ceux qui ont fait de lui une légende. Pour ses détracteurs, il a aussi une pensée. Au PSG il a été honni après son match difficile du 6 Mars 2019 contre Manchester United en Ligue des Champions, mais n’en garde que de bons souvenirs. La preuve :

« C’était un coup de chance classique. J’ai eu l’opportunité de jouer dans une équipe qui était incroyable qualitativement. En parlant aux gars quand je suis revenu à la Juve, j’ai toujours dit que j’avais un sentiment très fort seulement en un an à la Juventus. J’étais convaincu que nous irions jusqu’au bout, en gagnant des matchs très facilement. Puis tu deviens arrogant et la vie te punit. L’année de ma carrière dont je me souviens le mieux est celle de Paris. Je n’ai jamais ressenti le respect que j’ai eu en France. A Paris je sortais beaucoup plus. Je le vivais avec la légèreté de quelqu’un qui veut partager et interagir »

Entre ces lignes, nous sommes loin des sorties de Cavani ou de Thiago Silva sur leurs passages à Paris. Une expression qui n’est que la preuve que personne ne fait l’unanimité. Même pas Buffon. Les « Boys Parma’77 », groupe d’ultras historique du club de Parme :

« Tu t’en es allé en  m€rc€naire, tu ne peux pas revenir en héros… Honore le maillot ! Il y a 20 ans tu nous avais promis que jamais tu n’endosserais ce maillot de m… Maintenant tu reviens dans le seul club qui t’as permis de gagner en Europe. Pour nous tu es et resteras un petit homme ».

Lire aussi : PSG | PSG – Malaise : L’énorme sortie de Buffon sur son cauchemar face à Manchester United ! (le10sport.com)


Euro 2020 : Ronaldo, roi d’Europe

L’Euro 2020 se joue actuellement. 11 villes du vieux continent ont été choisies par l’UEFA pour célébrer les 60 ans du Championnat d’Europe des Nations. Une grande fête au sein de laquelle un certain Cristiano Ronaldo a encore fait des siennes.

https://twitter.com/EURO2020/status/1404891686275325960

Un record d’entrée

Histoire de visser sa place dans l’histoire, Ronaldo a frappé d’entrée. On ne joue que la phase de poule et CR7 a déjà réussi son Euro.

https://twitter.com/EURO2020/status/1404938250482077696

En dépassant définitivement Michel Platini, le capitaine Portugais est devenu, seul, le meilleur buteur de l’histoire de cette prestigieuse coupe d’Europe. Son aîné Français et lui comptaient 9 buts chacun, jusqu’à ce qu’El Commandante n’inscrive un doublé contre la Hongrie. Score final 0-3.

https://twitter.com/EURO2020/status/1404890201374265345

CR1

Ce titre de meilleur buteur de l’Euro de tous les temps, n’est pas la seule couronne de Ronaldo en Europe. CR est également le Numéro 1 en Ligue des Champions. Quintuple vainqueur de la coupe aux longues oreilles, le champion d’Europe détient également deux records majeurs en C1. À savoir ceux du :

  • Meilleur buteur de l’histoire (120 buts)
  • Meilleur passeur de l’histoire (37 passes)

D’autres records

À cette paire de médailles en or, s’ajoutent évidemment d’autres records. Le football européen n’a pas fini de voir Ronaldo briller en pôle position. En Europe, le quintuple Ballon d’or c’est aussi :

  • le premier joueur 4 fois Soulier d’or européen
  • le premier joueur Soulier d’or européen dans 2 championnats différents
  • le seul joueur à avoir inscrit 50 buts durant 6 saisons successives en Europe (2011 à 2016)
  • le meilleur buteur de l’histoire du Real Madrid (450 buts)
  • le meilleur buteur de l’histoire du Portugal (106 buts)
  • le capitaine de la première sélection Portugaise à remporter un titre majeur (l’Euro 2016)
  • le capitaine du premier pays vainqueur de la Ligue des Nations (Portugal)
  • le meilleur buteur de l’histoire des sélections européennes
  • le recordman du Prix UEFA du joueur de l’année (3+1)*

Cela étant, peut-on affirmer sans ambages que Ronaldo est le meilleur footballeur européen de l’histoire ? Pourquoi pas. Avec de telles statistiques, les sommets sont une évidence. Une attestation incontestable de la place du meilleur joueur portugais de tous les temps parmi les meilleurs joueurs ayant évolué en Europe.


*Le Prix UEFA du joueur de l’année a succédé à celui du Meilleur footballeur de l’année UEFA. Ronaldo a remporté le premier 3 fois et le second une fois.


PSG : Leonardo, ou le sens de la récompense…

C’est quasiment officiel : le talentueux gardien italien Gianluigi Donnarumma va rejoindre le PSG. L’ancien Milanais, libre de tout contrat, aurait paraphé un contrat de 5 ans, assorti d’un salaire de 12 millions d’euros par an. Une jolie récompense de Leonardo à l’un de ses meilleurs éléments : son gardien Keylor Navas.

https://www.youtube.com/watch?v=qFFr4sBtKvU

Navas après Choupo-Moting, Cavani, Thiago Silva et Thomas Tuchel

C’est à croire qu’il faut être très bon pour être blacklisté au PSG. Keylor Navas est sur le point de se faire trahir, malgré les bonnes performances qu’il enchaîne. Tout le monde pensait le numéro 1 intouchable, jusqu’à ce que Leonardo en décide autrement. Après Choupo-Moting, Cavani, Thiago Silva et Thomas Tuchel, c’est au tour de Keylor Navas de se retrouver livré.

https://twitter.com/footmercato/status/1402202931399639044

Le Costaricien marche ainsi sur les traces de quatre personnalités emblématiques du club de la capitale, que le directeur sportif brésilien a royalement méprisé.

https://www.youtube.com/watch?v=LzQgfaNyTPI

Choupo-Moting

Le Camerounais est l’attaquant qui a permis au Paris Qatari de jouer sa première demi-finale de Ligue des Champions. Le champion d’Allemagne s’était vu refusé un an de plus dans la capitale française. Le Bayern lui en a donné trois.

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Hansi Flick l’a signé pour un an et son successeur, Julian Nagelsmann, en a fait une priorité et l’a prolongé pour deux ans. Soit les deux derniers entraîneurs qu’il a affrontés lorsqu’il était encore au PSG. C’était en demie et en finale de Ligue des Champions. Comme dit le proverbe : « on n’est pas prophète chez-soi ». Surtout quand chez-soi, c’est le PSG ?

Edinson Cavani

L’Uruguayen est le meilleur buteur de l’histoire du PSG. Adulé à Manchester United aujourd’hui, il n’apparaît même pas sur l’affiche des 50 ans du club parisien. 7 ans, 301 matches, 200 buts et 32 passes décisives, est-il encore nécessaire de continuer… ? Cavani, choqué, au micro du quotidien Espagnol Sport :

« Ce fut une très belle étape, sept années incroyables. Il est normal que certains soient dérangés par la photo, mais c’est là que vous réalisez comment ils gèrent. Cela fait partie de la vie. C’est choquant, mais ce sont des choses qui arrivent…»

Thiago Silva

Le Brésilien est le capitaine le plus emblématique du projet qatari à Paris. Dans l’Hexagone, il a passé 8 ans et 23 trophées de loyaux services. Sept fois champion de France entre 2012 et 2020, il n’a pas toujours été bon mais à la fin, il a justifié les espoirs fondés sur lui.

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Durant cette campagne historique qui a vu le PSG jouer sa première finale de LDC, le Carioca fit partie des meilleurs. Comme Choupo-Moting et Cavani, on lui a refusé une prolongation méritée que Chelsea lui a donnée pour le récompenser après le titre de champion d’Europe. À l’issue de la finale victorieuse à Porto contre Manchester City, le défenseur central de 35 ans déclarera :

« J’étais allé au PSG pour gagner cette coupe. Chaque fois que Paris a été éliminé, j’étais le coupable. C’était dommage. J’ai tout fait pour cette équipe. Mais aujourd’hui, je suis très content. »

Thomas Tuchel

L’histoire veut qu’il se soit engueulé avec Leonardo après que celui-ci lui ait appris qu’il était démis de ses fonctions. Derrière quatre titres et une finale de Ligue des Champions, Thomas Tuchel a été viré faute de résultats.

Il n’a tellement pas été bon qu’il a signé à Chelsea quelques semaines après, avant de gagner la Ligue des champions. Prolongé désormais, le technicien Allemand, après avoir battu Guardiola trois fois sur trois, Mourinho, Simeone et Klopp, est devenu le premier entraîneur a emmené deux clubs différents, Paris et Chelsea, deux années successives, en finale de C1.

La patte Pochettino ?

Chargé de la vision sportive, Leonardo est le principal responsable des choix douteux du PSG. Cependant, l’arrivée de Donnaruma peut être la satisfaction, via son réseau italien, du désir de son entraîneur.

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Il ne faut pas oublier que lorsque Pochettino est arrivé, il pensait déjà à De Gea pour doubler Keylor Navas. Une piste qui s’est vite refroidie après la prestation du portier espagnol en finale de la Ligue Europa, entre Manchester United et Villareal. Après avoir pris 11 penaltys, le Mancunien a manqué le sien et a envoyé Unai Emery, un autre ancien du PSG, aux anges.

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Ceci dit, Pocho s’est encore trompé. Quand on a fait 6 ans sans rien gagner dans un club, il faut croire que c’est possible. La rumeur dit même qu’il souhaite y retourner. Et même si elle est vraie, on ne quitte pas les Qataris comme ça. Demandez à Neymar et Verratti : c’est le Qatar qui vous lâche. Donnaruma à Paris, ça sent plus un plongeon dans la farine qu’un vrai sens du timing…

Le concerné

En effet, les optimistes parlent de futur radieux. On loue la vista, l’anticipation de Léo sur ce coup-là. C’est vrai, mais Gigi n’est pas si exceptionnel que ça. C’est bon mais ce n’est pas Navas plus jeune, au Deportivo Saprissa, à Levante ou à la Coupe du Monde 2014. Quand on y pense, ce sera peut-être Buffon au PSG.

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Après avoir fait une erreur, ce qui peut arriver à tous les gardiens, le natif de Castellammare di Stabia sera peut-être aussi blacklisté et jeté dehors comme son digne aîné. Qui sait ? Lui aussi c’est un Gigi qui arrive libre dans un club qui récompense les meilleurs en les écartant…


Tottenham : entre stagnation et régression

C’est fait. Tottenham a atteint son objectif. Les Spurs joueront bien l’Europe l’an prochain. Grâce à leur victoire renversante contre Leicester (2-4) et un Gareth Bale au top de sa forme, les hommes de Ryan Mason ont justifié l’éviction de Mourinho. Ils se sont qualifiés pour l’Europa Conference League : la Coupe d’Europe qui accueille les 7es des grands championnats européens. La preuve qu’en plus d’avoir régressé, les Lilywhites ont stagné…

Mauvais choix

On comprend donc mieux pourquoi M. Levy voulait jouer la Super League. La Premier League, ce n’est certainement plus sa tasse de thé. En virant Mourinho, il croyait bien faire en suivant la voix des anti-Mou. Sauf que derrière, son choix s’est avéré être malheureux.

On lui a fait croire que Mourinho n’aimait pas Ndomblele, mais aujourd’hui, Ndombele ne joue plus. L’ancien Lyonnais avait retrouvé l’équipe de France avec le Portugais, et maintenant il ne jouera pas l’Euro.

Dans les limbes il se retrouve ainsi avec Serge Aurier, celui que le PSG et Laurent Blanc avaient mis de côté sans ménagement et que le Special One n’aimait pas. Parce qu’on lui demandait plus de concentration, l’Ivoirien s’est rebellé contre son entraîneur. Résultat des courses : une grossière erreur contre Manchester City en finale de la Coupe de la Ligue, but, liste des transferts pour l’Éléphant et retour à la case-départ. L’ancien Parisien devrait jouer à Paris l’an prochain.

Les larmes de Son, la consolation de Bale

En outre, Tottenham va faire 13 ans sans gagner de titres. Si Heung-Min Son a pleuré après la finale perdue contre Manchester City, ce n’est pas seulement pour avoir laissé passer l’occasion de remporter son premier trophée, mais surtout d’avoir perdu contre une équipe qu’il a battue deux fois sur leurs trois dernières confrontations.

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Son président a viré le seul entraîneur qui avait la carrure de Guardiola en Angleterre. Lorsque le double champion d’Europe partait, son équipe était 7e à 4 points de la Ligue des Champions, finaliste d’une compétition qui aurait pu l’envoyer en Ligue Europa : ils ont fini 7es à 2 points de la 8e place. Comme dirait Gareth Bale pour manquer de respect à son ancien entraîneur : « C’est comme ça que Tottenham doit jouer ».

Cependant, au lieu de s’attaquer à son passé, il devrait songer à son avenir, le Gallois. Mourinho a déjà trouvé un club, l’AS Roma, ce qui est loin d’être son cas. Pendant qu’il s’amuse à critiquer celui qui lui a permis de revenir en forme, le temps passe. Au Real Madrid, on ne le veut toujours plus et Tottenham n’a plus d’argent pour le garder. Il pense arrêter sa carrière en 2022 : c’est sûrement une bonne idée. Il pourra jouer au golf à volonté.

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Qui part gagne

La seule éclaircie dans ce nuage gris de Londres s’appelle Harry Kane. Managé par un technicien défensif, le Prince Harry a fini meilleur buteur et meilleur passeur de Premier League. Une première dans l’histoire du championnat anglais depuis Andy Cole en 1994, pour cet attaquant qui réalise la meilleure saison de sa carrière.

Sans trophées, l’ancien Gunner peut donc quitter avec le sentiment du devoir accompli cette équipe sans ambition. En espérant qu’il nous prouve qu’il n’est pas un magnifique looser et gagne enfin des titres, le capitaine Anglais.