Fouda Fabrice

Barcelone : Messi veut partir ? Profitez-en !

Le FC Barcelone ne va pas bien. Largué par un Real Madrid qui court à grandes enjambées vers un nouveau titre de Campeon, le champion d’Espagne en titre est dans la tourmente. Un tourbillon dévastateur qui devrait prendre plus d’ampleur avec cette rumeur qui pousse l’incontournable Lionel Messi vers la sortie.

https://www.youtube.com/watch?v=fCAX9vUEYns

Un trône, deux rois

La Pulga est devenu trop puissant pour rester à Barcelone. S’il a décidé de partir, le club Catalan doit lui dérouler le tapis rouge. Ainsi, la « chaise musicale » qui se joue entre Bartomeu et lui à la tête des Blaugrana s’arrêtera instantanément. Historiquement, économiquement, sportivement, le poids de Léo est devenu trop lourd pour qu’il puisse rester un simple joueur au Barça. Il est le roi. Et rien ne peut se faire sous ses couleurs sans son aval. S’il abdique il ouvre la porte à une séparation à l’amiable.

https://twitter.com/ActualiteBarca/status/1225419600466190336

Despotisme non-éclairé

Toutefois, si tout c’était bien passé, le départ de Messi ne serait pas d’actualité. Si son capitanat avait permis aux Alzugrana de dominer le monde, tout ça ne serait pas arrivé. Les quintuples champions d’Europe se porteraient alors à ravir et l’institution serait contente. La joie, une atmosphère que Messi a soigneusement choisie d’éviter pour trôner seul.

https://www.youtube.com/watch?v=yGwafXuzo0A

Barcelone a laissé partir trop d’excellents joueurs pour faire plaisir à son N°10. Des présents qui n’ont pas du tout déplu au capricieux. Lequel aurait bien pu peser de tout son poids pour entretenir le succès de son équipe. Se positionner pour qu’Eto’o, David Villa ou Zlatan partent dans de meilleures conditions. S’opposer aux exils de Xavi et d’Iniesta, question d’esprit. Ou encore dire non au transfert de Neymar au nom de l’avenir. Que non ! Il s’est entêté. Il s’est attaqué à son supérieur Éric Abidal, à Coutinho et maintenant Griezmann. Coupable d’avoir gagné la Coupe du Monde…

https://twitter.com/francefootball/status/1227171263455645696

Ma sélection

En effet, Messi a un talon d’Achille : la victoire en équipe nationale. La recrue qui arrive au Barça auréolé de ce titre qui le snobe, devient automatiquement l’ennemi du sextuple Ballon d’or. Léo n’aime pas ceux qui peuvent faire mieux que lui. C’est pour cela qu’il a ignoré Rakitic dans le tunnel après que celui-ci ait posté une série de photos sur Instagram rappelant la cinglante défaite de l’Argentine contre la Croatie à la dernière Coupe du Monde (3-0). Qu’au cours de ce même Mondial, Lo Celso n’a joué aucun match à cause de ce  » petit pont colossal «  qu’il a mis au roi à l’entraînement. Et que de nombreuses pépites de la Masia fuient la persécution. En gros, si vous voulez rester à ses côtés, faites comme Suarez. Dribblez le gardien et faites-lui la passe pour qu’il marque, les buts grandement ouverts. Là vous aurez tout son respect.

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La fin d’un règne

A 33 ans, Messi n’a plus grand-chose à apporter au Barça. Il a beaucoup fait, il peut partir avec le sentiment du devoir accompli. Escorté par deux autres trentenaires du même acabit, qui semblent dépassés depuis eux aussi : Busquets et Piqué. Fils de la Catalogne, champions du monde, doubles champions d’Europe, si Iniesta et Xavi sont partis… : c’est qu’ils peuvent les suivre. Le FCB a besoin de sang neuf. Pjanic c’est bien, mais c’est rien quand on envisage se projeter dans un futur radieux.

https://www.youtube.com/watch?v=sjiodbtNnSo

Partira, partira certainement pas

L’éventualité d’un départ de Messi n’est pas une première. L’arrivée de Guardiola à Manchester City avait déjà laissé courir une telle rumeur.  Un feu de paille qui devait s’éteindre devant un Argentin trop attaché à ses racines. Loin du Camp Nou, Messi hors du Barça c’est presqu’un rêve. Un cauchemar pour ce footballeur qui déjà, a du mal à rentrer chez-lui.

En équipe d’Argentine, Le meilleur buteur de l’histoire des Albiceleste joue quasiment à l’extérieur. On est obligé de signer des sélectionneurs à sa botte. De créer un système similaire à celui de Barcelone pour qu’il puisse exister. Une option qui dénature le pays de Maradona et de Mario Kempes et l’empêche de briller. Tout ce que le natif de Rosario est aujourd’hui, il le doit à son unique club. Il sait mieux que Quiqué qu’il a intérêt à rester. Il veut juste faire ce qu’il a toujours su faire : écarter un sérieux concurrent…


From Lisbon With Love…

Anglais, Espagnols, Italiens, Allemands et autres Portugais, ont pris le risque de nous redonner du bonheur. Malgré la situation sanitaire, le football a repris ses droits en Europe. La Ligue des Champions et l’Europa League feront bel et bien leur grand retour au début du mois d’Août prochain. Une excellente nouvelle pour les fans que nous sommes. Un nouveau défi pour ce pays qui a l’habitude des premières en matière de soccer européen : le Portugal.

Lisbonne premières

Le 10 Juillet 2016, Eder donnait au Portugal son premier titre majeur : le Championnat d’Europe des Nations, le premier à 24 équipes. Une succession à l’Espagne qui nous rappelle celle du Benfica, devenu la première équipe à détrôner le Real Madrid en Coupe d’Europe des Clubs Champions. Nous sommes alors en 1961, 55 ans avant cette médaille d’or qui devait enfin parfaire le statut d’acteur majeur du foot européen qui définit ce pays.

Terre du premier match de la première Ligue des Champions de l’histoire, Sporting Portugal – Partizan de Belgrade, Lisbonne sera encore la scène de l’inédit. Ville de la première finale de LDC post-Corona. Cité du premier succès britannique en C1 en 1967 et de la Décima de la Casa Blanca en 2014, La reine du Tage officiera en capitale du Final 8 à un tour qui sacrera le successeur de Liverpool. Après avoir accueilli et remporté le Final 4 de la première Ligue des Nations, son pays aura l’honneur de réunir l’Europe autour d’une « table » ronde d’exception. Une issue heureuse pour l’UEFA, une aubaine pour Cristiano Ronaldo ?

Une occasion en or

Le Portugal n’est pas qu’un lieu historique où le cuir du Vieux Continent a su se réinventer. Sa nation est aussi celle qui compte le plus grand nombre de Ballons d’or* : la patrie d’Eusebio, Luis Figo et Cristiano Ronaldo. Le quintuple Ballon d’or aura l’opportunité unique à domicile, de gagner la Ligue des Champions avec un troisième club différent : dans un troisième championnat différent. Clément Gavard de Sofoot, dans son article Un « final 8 » pour la Ligue des Champions : bonne ou mauvaise idée ?, dira même : « Les médias transalpins sont en tout cas persuadés que le choix de Lisbonne offrirait un avantage à la Juve et Cristiano Ronaldo, qui bénéficierait d’un soutien populaire très important. »

Une pierre deux coups

Une victoire qui ferait alors oublier à la Vieille Dame la récente finale perdue en Coupe d’Italie face à Naples. Tout en permettant à son buteur d’aller chercher un sixième Ballon d’or et d’égaler le record de Léo Messi.

Pour ce faire, il lui suffira de sortir Lyon (vainqueur 1-0 à l’aller) pour continuer de rêver. De reproduire une prestation XXL, similaire à celle de son premier match de LDN contre la Suisse. Cette demi-finale où il inscrivit 3 buts pour un succès (3-1) des Quinas, avant de soulever son second trophée avec sa sélection face aux Pays-Bas (1-0). Et de sécher définitivement les larmes de sa défaite devant la Grèce en finale de l’Euro 2004. Chez lui…

*Le Portugal est à égalité avec l’Allemagne et les Pays-Bas


George Floyd Football Club

L’affaire George Floyd n’a pas fini de faire parler d’elle. Ce mardi 9 Juin, la famille du noir américain tué par le policier blanc Derek CHAUVIN, l’enterrait sans toutefois enterrer avec lui la hache de guerre brandie par les absurdités du racisme. Une brochette au gout particulièrement abjecte qui ne cesse de se répandre dans tous les sens du terme. Le football n’étant évidemment pas épargné…

https://www.youtube.com/watch?v=1fQRI4IWziw

Les footballeurs se positionnent

Nombreux sont ces footballeurs qui ont réagi à cette « bavure » policière. De Mbappé à Jérôme Boateng en passant par son frère Kevin-Prince, chacun a fait de son mieux pour compatir avec la communauté afro-américaine. Une attitude qui ne leur est pas étrangère cependant, les enceintes du soccer fréquemment changées en scènes de racisme : une réponse qui n’a jamais porté des fruits…

https://www.youtube.com/watch?v=T2dtHresiFw

Bonnet blanc, blanc bonnet

En effet si des gens comme Éric Zemmour sont encore capables d’affirmer : « On en est à ce que des Blancs s’agenouillent devant des Noirs. On en est là aux Etats-Unis. Ils leur demandent pardon. » C’est que les hashtags « blacklivematters » et les t-shirt « black is beautiful » n’ont pas marché. Lorsque celui-ci dérape seul le rap le rattrape. Lui rappelle qu’il n’est ni plus ni moins un facteur de racisme. Après Youssoupha contre qui il avait porté plainte pour menace de mort, Booba : « Il s’appel (sic) Eric Zemmour personne va l’arrêter ou c’est comment?!!! Combien de temps y vont nous humilier publiquement sans que personne ne dise rien »

https://www.instagram.com/p/CBLX_A2HJls/?utm_source=ig_embed

Sur son nouveau compte Instagram, le rappeur français a ainsi réagi (à sa façon) aux propos invraisemblables d’Éric Justin Léon Zemmour. Ce polémiste d’origine juive algérienne qui avait insulté la journaliste franco-sénégalaise Hapsatou Sy, en déclarant : « Votre mère aurait dû vous donner un prénom chrétien. Vous faite honte à la France !» Avant de susciter aujourd’hui la haine à l’encontre de l’interprète de DKR. Des réactions à l’image de ces suprématistes qui posaient fièrement aux côtés des hommes noirs que leurs frères de race pendaient sur les peupliers. Ceux-là mêmes qui ne se rendent pas compte que le changement est en marche.

Aussi, on peut lire dans les commentaires désobligeants de certains de ces internautes très sûrs d’eux : « un triste pantin gesticulant… ». « Booba ce type illettré et raciste, veut discuter avec Zemmour ? je me demande comment dialoguer avec Booba, qui ne connait que des grossièretés et ne cesse d’hair la France…donc dehors ! » Ou encore « Attention, placer ce « niktareum-niktarass-grofissdetepu » (je cite de mémoire), face à quelqu’un de bien élevé et bien éduqué, relève moins de la bonne action que de l’acte raciste. » Des allégations qui prouvent bien que le racisme est loin d’être fini…

Je veux être noir

Il faudra donc plus qu’un genou au sol pour mettre fin à cela. Non pas à la mentalité incurable d’une société qui refuse de reconnaître ses fautes ségrégationnistes, mais bien à cette sensation d’infériorité de l’homme noir. Le problème des noirs américains étant le même que celui des noirs en général : le manque de solidarité.

Quand en Belgique on détruit les monuments incarnant la colonisation et qu’au musée du Congo Démocratique la statue du Roi Léopold II est conservée : c’est qu’il y a un gros souci. La lutte contre le racisme ne se gagnera pas avec les manifestations mais dans une unité en action. Une harmonie silencieuse et pacifique qui passera par la confiance en soi : l’éducation.

La vérité avant tout…

Pour leurs enfants, les noirs doivent apprendre à voir clair dans le noir. Tant qu’ils resteront psychologiquement dépendants de la société occidentale, ils seront méprisés et se sentiront inférieurs. Les frères de Martin Luther King doivent se muer en acteurs principaux de leur libération. Un homme noir qui singe un blanc est un singe….

La race noire n’est pas seulement celle qui souffre. Elle est aussi celle des chefs de villages qui vendaient leurs jeunes fils à l’esclavage pour du whisky et des tissus pagnes. De ce fait, la vraie question n’est donc pas :  » qui a tué George Floyd ?  » Mais,  » qui était George Floyd ?  » Car celui qui n’a rien fait n’a rien inventé. L’honnêteté est la clé de la liberté… des noirs.


Quel Ballon d’or pour 2020 ?

Les plus grandes ligues européennes reprennent. Après la Bundesliga et la Liga, la Premier League et la Série A rechausseront les crampons pour essayer de faire oublier l’Euro 2020, reporté à 2021. Une éclaircie qui enfin nous permettra de plus ou moins mieux entrevoir la remise future du prestigieux Ballon d’or France Football. Mais dans quelle condition ?

Un contexte statistique inchangé

Sur le plan des chiffres, la désignation du Ballon d’or restera un jeu d’enfant. Parce qu’il y aura des rencontres, il y aura des joueurs qui se démarqueront plus que d’autres. Des performances, des « appels de balle » qui faciliteront naturellement le travail des votants.

Quelles compétitions à mettre en valeur ?

Bien qu’il s’agisse de l’élection du meilleur joueur du monde, les remises du Ballon d’or ont quasiment toujours privilégié les sociétaires des championnats espagnol, anglais, allemand et italien. Lesquels comptent en tout 167 podiums depuis la création de la récompense en 1956. Le dernier Ballon d’or sorti hors de ce carré d’as est le premier Ballon d’or non-européen de l’histoire : George Weah. Même si l’actuel président du Liberia l’avait reçu sous les couleurs du Milan AC, c’est au PSG qu’il doit sa distinction.

On pourra même remuer le couteau dans la plaie, en ajoutant que c’est Jean-Pierre Papin qui est le véritable dernier Ballon d’or, non-membre de ce quatuor. C’était en 1991 et le français évoluait alors à l’Olympique de Marseille. Un lointain souvenir, récit d’une domination certaine, laissant croire que le successeur de Lionel Messi a lui aussi repris. D’autant plus que si la Ligue des Champions et la Ligue Europa reviennent, elles trouveront certainement leurs vainqueurs dans cette « ligue fermée ».

https://twitter.com/BeSoccerFR/status/1233365884871335937

Une cérémonie sans public

Quoiqu’on dise, cette crise sanitaire qui affecte le monde aujourd’hui nous donne à tous une véritable leçon d’humilité. Un cours qui devrait fortement changer les habitudes de la fameuse cérémonie de remise de trophée du Ballon d’or. Si la situation ne s’améliore pas d’ici Décembre, on risque d’assister à une remise de « la coupe » aux « vestiaires ». Des festivités calquées sur celles du Drame du Heysel après la victoire (1-0) de la Juventus sur Liverpool en finale de la C1 1985.

Les réceptions aux allures de festivals hollywoodiens seront donc bien obligées de laisser leur place à la sobriété d’antan. Du temps où les journalistes de France Football se rendaient simplement chez le lauréat pour lui remettre son « bijou ».


Le Community Shield est un titre

Certains spécialistes peinent encore à le concevoir comme tel. Mais la réalité est bien toute autre : le Community Shield est bien un titre majeur du football. Qu’on le veuille ou non, soulever à Wembley le bouclier qui l’incarne c’est brandir un trophée domestique au même titre que le championnat ou les coupes nationales.

La Supercoupe d’Angleterre

Le FA Community Shield fait intégralement partie de l’ensemble des compétitions majeures du football anglais. Depuis 1907, il lance la saison en laissant s’affronter les vainqueurs récents de la Premier League et de la FA Cup : c’est la Supercoupe d’Angleterre. A l’image de la Supercoupe de l’UEFA ou de la CAF, il se joue sur un match pour dégager un champion digne de ce nom.

Une portée charitable

Le Community Shield n’est donc pas un match amical. Bien que ses règles soient différentes, elles restent très proches de celles en vigueur durant les grandes compétitions. Des tirs aux buts directs en cas d’égalité durant le temps réglementaire, 6 remplacements contre 3+1 en cas de prolongations : il n’y a vraiment pas de quoi « l’humilier ». Cette rencontre reste encore un rendez-vous avant lequel les entraîneurs ne s’accordent pas sur la conduite à suivre : un tournoi à part entière avec des règles bien définies.

Ainsi, l’équipe victorieuse de cette finale étoffe bien son palmarès. Elle ajoute une médaille à son cou, sans cependant se remplir les poches. En effet, le président qui célèbre ce sacre ne gagne que 3 points précieux. Les revenus générés par ce sommet sont déjà prédestinés « aux œuvres de charité ou aux initiatives locales ». Une générosité qui ne vaut pas son pesant d’or dans ce monde ultra-capitaliste. Dépréciée au point de voir son statut être réduit à quasi néant. Et pourtant…


Le football se joue à 12

Bien que certaines saisons soient officiellement terminées, la question sur la reprise des championnats continuent de se poser. Les pro et les anti s’affrontent encore pour donner la victoire aux opinions qu’ils défendent. Une lutte acharnée. Un combat perdu d’avance, une rencontre sans supporters.

Ultra protégé

Pour ceux qui en doutaient encore : le football se joue à 12. Raison pour laquelle, un match à huis-clos est une sanction. Un intense moment de réflexion durant lequel l’équipe punie regrette amèrement de jouer en infériorité numérique. Même aujourd’hui…

En effet, s’il y a une année qui a été profondément marquée par les incartades des supporters, c’est bien celle-ci. Entre racisme et vandalisme, les virages ont donné le ton à un football européen dépassé. Largué depuis par une pandémie qui nous oblige à porter un voile : à s’habiller comme un ultra… pour survivre.

Pourquoi les Ultras sont si importants pour le football ?

La messe est dite

Pour voir dans quelle mesure, on pourra rallumer la flamme du soccer. Lui rendre ses tifosis les plus remuants, histoire de redonner aux enceintes leur caractère religieux. Le Camp Nou n’est-il pas surnommé la Cathédrale ?

Une homélie sans auditoire n’est pas une homélie. Pas de supporters pas de football. Le mieux ce serait d’imiter les états et de « déconfiner » le sport roi progressivement. Les joueurs vêtus comme des ninjas ? Peu importe. Les gradins doivent se remplir méthodiquement : en tenant compte des gestes barrières. Masqués, gantés, assis sur leurs sièges, les supporters seraient alors séparés par la distance sociale préconisée. Sans omettre toutefois de conserver la même envie d’encourager leurs athlètes.

Les ultras d’abord

Aussi, la priorité devrait être donnée aux supporters les plus passionnés. Les fans les plus «excités», prêts à chanter, à pousser des cris pour pousser leur équipe. C’est ce bruit qu’on recherche en allant dans un stade : cette joie. Un match sans bruit est un match à huis-clos : une sanction. Le but est de redonner de l’espoir à un monde malade. De sortir les tifos pour habiller (protéger) les tribunes. S’il faut revoir le football, mieux vaut qu’il soit bien mis et en bonne santé. Sinon ça ne vaut pas peine…


Les footballeurs après le Covid-19

Difficile de faire mieux comme vérité. La crise sanitaire qui secoue actuellement notre chère planète va laisser des traces historiques. Pas seulement dans les hôpitaux. Nos têtes, nos mains et même nos pieds subiront pareillement des dommages conséquents. Oui, nos amis footballeurs seront bien obligés eux-aussi de changer leur façon de faire.

Plus de caprices

Le football ces dernières années, était devenu le jardin d’enfants par excellence. Ça partait dans tous les sens. Je veux ci, je ne veux pas ça, je ne veux pas travailler avec tel et patati et patatras… : trêve de pitreries. Maintenant qu’on est conscients que des hommes et des femmes risquent leur vie pour des applaudissements, les petits princes seront bien obligés de cesser leurs caprices. D’autant plus que les salaires risquent baisser.

Plus de foot moins d’argent

L’image du joueur roi, son masque, va bientôt tomber. La morale et le respect des règles vont gagner du terrain pendant que le business battra en retraite. L’économie mondiale blessée, un traumatisme se fera indéniablement ressentir sur la cour du sport roi.

Les revalorisations salariales seront certainement revues à la baisse. Ceux qui ne voudront pas voir leurs privilèges fortement chuter, devront tout donner sur la pelouse. Le jeu des agents dans les couloirs aura moins d’impact dorénavant sur les transferts et les salaires. Les joueurs les mieux côtés seront ceux qui donneront tout sur le terrain : tous pour les gradins.

Stadium par 12019 – Pixabay CC0

Soyez donc sages ! Vu l’indignation manifestée auprès de Kalou, Alaba, Kyle Walker ou encore Mourinho. Au regard des sanctions et des critiques qui sont tombées derrière les écarts de nombreuses stars du football pendant cette période de confinement, aucune inconduite ne devrait plus être tolérée. Désormais les ovations seront pour ceux qui auront des valeurs.

Deux footballeurs par KeithJJ – Pixabay CC0

Plus de protection

« L’habit ne fait pas le moine », mais on reconnaît le moine à son habit. La première preuve du changement est vestimentaire. Maillot, shorts et chaussettes ne suffiront plus pour protéger nos poulains. Il en faudra plus pour leur redonner le moral. Pour leur redonner l’envie de porter leurs tenues, il faudra des garanties.

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Des dessous capables de les garder en santé. Un sous-vêtement unique. Une bonneterie en mode moyen-âge, qui couvrirait le corps du nez aux pieds et les mains comme des gants, serait l’idéal. On aurait alors un masque intégré perforé au niveau du nez pour la respiration et légèrement ouvert sur la bouche. Des scaphandriers, des ninjas : appelez-les comme vous voulez. Pourvu que vous n’oubliiez pas que les Lions Indomptables avaient déjà porté une combinaison pour jouer au football.


Manchester United : Mourinho, le meilleur ami de Pogba

Voilà maintenant plus d’un an que Mourinho a quitté Manchester United. Laissant derrière lui une équipe qualifiée pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, positionnée à la 6e place du championnat et toujours en course pour la FA Cup. Un bilan jugé catastrophique par de nombreux spécialistes, auquel s’ajoutait la méforme de Paul Pogba. D’après eux, le Portugais était la principale raison de la mauvaise passe du Français des Diables Rouges. Une analyse qui aujourd’hui s’avère purement et simplement erronée.

Une suite logique

Le départ du Special One d’Old Trafford n’a pas fait que priver les Red Devils du meilleur entraîneur de l’après Ferguson. Il a également démontré que le vrai problème de Pogba à Manchester c’était son attitude. On se souvient de cette critique acerbe qu’il avait adressée à son supérieur à la fin du nul (1-1) face à Wolverhampton à domicile :

 » On est à la maison et on doit jouer bien mieux que ça contre les Wolves. On est là pour attaquer. Si on joue (comme ça) c’est plus facile pour nous (…) Ce qui nous empêche d’attaquer ? Je ne peux pas vous dire. Je ne suis pas l’entraîneur « 

https://twitter.com/MsHelicat/status/1043976129013587968

Une sortie qui devait l’exempter de tout reproche, mais qui au final n’a fait que mettre le feu dans le vestiaire. Se sentant poussé des ailes. Galvanisé par les médias et un clan acquis à sa cause, le milieu de terrain tricolore semblait être sur la bonne voie face à son entraîneur. Le vrai problème de cette querelle interne selon son frère aîné, Mathias Pogba :

« Le problème, c’était Mourinho, basta et point à la ligne. Dans le vestiaire, en dehors du vestiaire… tout, c’était lui ! Je connais mon frère. Tu lui is « vas-y petit, joue », le reste, il va le faire. De ce qu’on voit de Mourinho, il veut toujours être le maestro, le centre d’attention. Paulo, il ne calcule même pas cet aspect-là. Tu le respectes, il va te respecter, tu lui fais confiance, il va te faire des gros matches.  »

https://twitter.com/RMCsport/status/1082404969897213952

Sauf qu’un entraîneur, ça se vire du jour au lendemain. Mou parti, Pogba n’avait plus d’excuses. Plus personne ne pouvait dire désormais que ses gestes superflus, ses pénaltys manqués et ses erreurs sanctionnées par des buts, étaient de la faute de José. Hier il les faisaient pour l’humilier : aujourd’hui c’est lui qui est humilié. Insulté par ses supporters et sauvagement critiqués par ses pères.

À juste titre

Le dernier en date, à s’être adonné à ce jeu s’appelle Graeme Souness. L’ancienne gloire de Liverpool déclarait alors à son sujet :

« Pogba a absolument tout pour être un joueur de haut niveau (un grand athlète, une super technique), mais son attitude dans le jeu est à l’opposé de la mienne. Il rentre sur le terrain avec une seule pensée en tête : « je vais montrer à tout le monde à quel point je suis intelligent aujourd’hui et être la star du match ». Mon attitude, celle qui m’a été apprise, était « va jouer et travailler plus dur que le gars en face de toi et vois ou ça te mène. » Ce serait un véritable jeu d’enfant de jouer contre lui »

Mais le petit n’a pas sa langue dans la poche, et l’écossais l’apprendra à ses dépens : « Je ne savais même pas qui il était ». Et son aîné de répondre : « J’en suis content. Le plus vieux dicton du football me vient à l’esprit : mets tes médailles sur la table ».

Aussi, pour ce qui est de la qualité des médailles, Pogba l’emporte grâce à sa victoire en Coupe du monde. Ce trophée en or fait de lui un joueur exceptionnel à vie. Cependant, sur le plan de la quantité, GS est largement devant avec ses 21 sacres. Un panier de médailles au fond duquel on trouve 3 Ligues des champions et 5 Premier League. Bagatelle extraordinaire qui lui permettra notamment de soulever d’autres titres en devenant entraîneur. Ce métier que Pogba aura du mal à exercer après sa carrière.

Sur ma route…

En effet, aucun entraîneur n’aime avoir dans ses rangs un joueur qui ne respecte pas ses entraîneurs. Ce que les partisans de Pogba ne lui ont pas dit, c’est qu’il aura du mal à retrouver une équipe de haut niveau. Le mot est passé : « Pogba est un semeur de troubles ». Il ne fait que marcher sur la voie d’un certain Iker Casillas.

Champion du monde, double champion d’Europe et capitaine de la Roja, l’ange de Madrid était au sommet de son art lorsqu’il s’attaquait à Mourinho. Un écart qui lui vaudra une lourde déconvenue par la suite.

https://m.youtube.com/watch?v=srunHPopR54

Remplacé dans les buts. Confirmé sur le banc par le remplaçant de Mourinho, Carlo Ancelotti. Poussé vers la sortie sans ménagement par son président, l’Espagnol se retrouvera au Portugal. Plus précisément au FC Porto : ce club qui considère son (ancien) ennemi comme un monument. Un peu comme La Pioche qui se fait piquer sa place par un autre Portugais : Bruno Fernandes.

Les cartes rebattues, la question se pose à nouveau : pourquoi Pogba ne joue plus à Manchester ? On parle de blessures pour ce joueur qui a officiellement demandé à partir, mais est-ce vrai ? Le successeur de Mourinho, Solskjaer, le fils spirituel de Sir Alex n’est-il simplement pas en train de marcher sur les traces de son père ? Le Norvégien était supposé remettre son numéro 6 au centre des débats : on attend encore. Sous l’actuel technicien des Spurs, Pogba était capitaine, maintenant il n’est plus rien : que se passe-t-il ? L’ennemi d’hier serait-il devenu l’ami idéal dorénavant ?


Vivement Liverpool champion

La crise sanitaire que traverse le monde a forcé le football à s’arrêter. Les fans du sport roi devront encore attendre pour voir leur passion s’exprimer. Toutefois, de nombreuses questions continuent d’alimenter l’actualité. Parmi elles, celle de l’attribution du titre de champion d’Angleterre. Liverpool devrait être sacré, oui ou non ?

Certainement

Penser au football actuellement, c’est faire preuve d’égoïsme. Le mot est fort, mais bien à la hauteur des événements tragiques que nous vivons en ce moment. Aujourd’hui, le Ballon rond passe carrément au second plan voire plus bas. Peu importe les pertes financières qui en découleront, toutes les compétitions devraient être purement et simplement annulées ou reportées.

Cela étant, cette décision ne serait certainement pas mal vue sur la grande île. Du moins par ceux qui sont soucieux de l’équité sportive comme Gundogan, le milieu de terrain du dauphin Manchester City :

Pour moi ce serait ok, en tant que sportif il faut être fair-play

Avec 25 points d’avance sur les hommes de Guardiola à 9 journées de la fin, les Reds méritent leur trophée. 82 points, 27 victoires, une défaite et un match nul : ce n’est pas rien. Si le FC Bruges et ses 15 points de plus que La Gantoise a été couronné en Belgique, c’est que c’est possible. Ce sera alors le titre le plus triste des sextuples champions d’Europe mais aussi le plus attendu. Voilà maintenant 30 ans que les Scousers rêvent de cet instant.


Pape Diouf repose en paix

La nouvelle est tombée il y a quelques heures. En ce dernier jour du mois de mars 2020, l’Afrique pleure un de ses plus grands talents. Mababa Diouf, dit Pape Diouf, est décédé à Dakar à l’âge de 68 ans de la maladie à coronavirus, le COVID-19.

https://twitter.com/TeamOM_Officiel/status/1245083187384123394

Un autre sage de moins

L’intellectuel Malien Amadou Hampâté Bâ disait en 1960 dans les locaux de l’UNESCO : «  Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Une phrase célèbre, qui, en l’espace d’une semaine s’est doublement faite entendre. L’Afrique perdant deux bibliothèques en à peine 7 jours. Deux figures emblématiques qui n’ont fait que participer à la grandeur du continent noir. L’un par le biais de son saxophone, Manu Dibango, et l’autre en tapant à sa manière dans le ballon rond, Pape Diouf.

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En effet, Pape Diouf a joué au football à sa façon. Arrivé en France, à Marseille, pour devenir militaire comme son père, il changera d’orientation pour aller vers sa passion, le sport roi, le football. Il abandonne ses études à l’Institut d’études politiques d’Aix-la-Provence et son poste aux PTT, pour devenir pigiste d’abord puis journaliste ensuite, pour les journaux La Marseillaise et Le Sport.

Mais le quotidien Le Sport tombe vite en faillite après une durée de vie très brève. Un dépôt de bilan qui force le Sénégalais à changer de casquette pour devenir agent de joueurs. Des vedettes du football mondial telles que Joseph-Antoine Bell, Basile Boli, Marcel Desailly, Bernard Lama, Sylvain Armand, Samir Nasri, Didier Drogba, Gregory Coupet ou encore Laurent Robert, passent ainsi sous sa houlette.

Une sélection qui en dit long sur la qualité des services que proposait le consultant de l’émission Talents d’Afrique (sur Canal+). Un savoir-faire exceptionnel qui le conduira jusqu’à la tête du plus grand club français de tous les temps : l’Olympique de Marseille. Premier et unique président noir d’un club européen jusqu’à nos jours, il déclarera notamment :

« Je suis le seul président noir d’un club en Europe. C’est un constat pénible, à l’image de la société européenne et surtout, française, qui exclut les minorités ethniques. »

C’est dur, c’est cru et c’est du Pape Diouf tout craché. Un orateur avisé à nul autre second comme l’Afrique n’en fait plus. Un écrivain, une autre tête pensante de l’OM qui s’en va après le grand Michel Hidalgo… Reposez en paix.

https://twitter.com/OM_Fadaaaaa/status/1245084511718776833