11 juin 2020

Quel Ballon d’or pour 2020 ?

Les plus grandes ligues européennes reprennent. Après la Bundesliga et la Liga, la Premier League et la Série A rechausseront les crampons pour essayer de faire oublier l’Euro 2020, reporté à 2021. Une éclaircie qui enfin nous permettra de plus ou moins mieux entrevoir la remise future du prestigieux Ballon d’or France Football. Mais dans quelle condition ?

Un contexte statistique inchangé

Sur le plan des chiffres, la désignation du Ballon d’or restera un jeu d’enfant. Parce qu’il y aura des rencontres, il y aura des joueurs qui se démarqueront plus que d’autres. Des performances, des « appels de balle » qui faciliteront naturellement le travail des votants.

Quelles compétitions à mettre en valeur ?

Bien qu’il s’agisse de l’élection du meilleur joueur du monde, les remises du Ballon d’or ont quasiment toujours privilégié les sociétaires des championnats espagnol, anglais, allemand et italien. Lesquels comptent en tout 167 podiums depuis la création de la récompense en 1956. Le dernier Ballon d’or sorti hors de ce carré d’as est le premier Ballon d’or non-européen de l’histoire : George Weah. Même si l’actuel président du Liberia l’avait reçu sous les couleurs du Milan AC, c’est au PSG qu’il doit sa distinction.

On pourra même remuer le couteau dans la plaie, en ajoutant que c’est Jean-Pierre Papin qui est le véritable dernier Ballon d’or, non-membre de ce quatuor. C’était en 1991 et le français évoluait alors à l’Olympique de Marseille. Un lointain souvenir, récit d’une domination certaine, laissant croire que le successeur de Lionel Messi a lui aussi repris. D’autant plus que si la Ligue des Champions et la Ligue Europa reviennent, elles trouveront certainement leurs vainqueurs dans cette « ligue fermée ».

Une cérémonie sans public

Quoiqu’on dise, cette crise sanitaire qui affecte le monde aujourd’hui nous donne à tous une véritable leçon d’humilité. Un cours qui devrait fortement changer les habitudes de la fameuse cérémonie de remise de trophée du Ballon d’or. Si la situation ne s’améliore pas d’ici Décembre, on risque d’assister à une remise de « la coupe » aux « vestiaires ». Des festivités calquées sur celles du Drame du Heysel après la victoire (1-0) de la Juventus sur Liverpool en finale de la C1 1985.

Les réceptions aux allures de festivals hollywoodiens seront donc bien obligées de laisser leur place à la sobriété d’antan. Du temps où les journalistes de France Football se rendaient simplement chez le lauréat pour lui remettre son « bijou ».

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