George Floyd Football Club

Article : George Floyd Football Club
12 juin 2020

George Floyd Football Club

L’affaire George Floyd n’a pas fini de faire parler d’elle. Ce mardi 9 Juin, la famille du noir américain tué par le policier blanc Derek CHAUVIN, l’enterrait sans toutefois enterrer avec lui la hache de guerre brandie par les absurdités du racisme. Une brochette au gout particulièrement abjecte qui ne cesse de se répandre dans tous les sens du terme. Le football n’étant évidemment pas épargné…

Les footballeurs se positionnent

Nombreux sont ces footballeurs qui ont réagi à cette « bavure » policière. De Mbappé à Jérôme Boateng en passant par son frère Kevin-Prince, chacun a fait de son mieux pour compatir avec la communauté afro-américaine. Une attitude qui ne leur est pas étrangère cependant, les enceintes du soccer fréquemment changées en scènes de racisme : une réponse qui n’a jamais porté des fruits…

Bonnet blanc, blanc bonnet

En effet si des gens comme Éric Zemmour sont encore capables d’affirmer : « On en est à ce que des Blancs s’agenouillent devant des Noirs. On en est là aux Etats-Unis. Ils leur demandent pardon. » C’est que les hashtags « blacklivematters » et les t-shirt « black is beautiful » n’ont pas marché. Lorsque celui-ci dérape seul le rap le rattrape. Lui rappelle qu’il n’est ni plus ni moins un facteur de racisme. Après Youssoupha contre qui il avait porté plainte pour menace de mort, Booba : « Il s’appel (sic) Eric Zemmour personne va l’arrêter ou c’est comment?!!! Combien de temps y vont nous humilier publiquement sans que personne ne dise rien »

Sur son nouveau compte Instagram, le rappeur français a ainsi réagi (à sa façon) aux propos invraisemblables d’Éric Justin Léon Zemmour. Ce polémiste d’origine juive algérienne qui avait insulté la journaliste franco-sénégalaise Hapsatou Sy, en déclarant : « Votre mère aurait dû vous donner un prénom chrétien. Vous faite honte à la France !» Avant de susciter aujourd’hui la haine à l’encontre de l’interprète de DKR. Des réactions à l’image de ces suprématistes qui posaient fièrement aux côtés des hommes noirs que leurs frères de race pendaient sur les peupliers. Ceux-là mêmes qui ne se rendent pas compte que le changement est en marche.

Aussi, on peut lire dans les commentaires désobligeants de certains de ces internautes très sûrs d’eux : « un triste pantin gesticulant… ». « Booba ce type illettré et raciste, veut discuter avec Zemmour ? je me demande comment dialoguer avec Booba, qui ne connait que des grossièretés et ne cesse d’hair la France…donc dehors ! » Ou encore « Attention, placer ce « niktareum-niktarass-grofissdetepu » (je cite de mémoire), face à quelqu’un de bien élevé et bien éduqué, relève moins de la bonne action que de l’acte raciste. » Des allégations qui prouvent bien que le racisme est loin d’être fini…

Je veux être noir

Il faudra donc plus qu’un genou au sol pour mettre fin à cela. Non pas à la mentalité incurable d’une société qui refuse de reconnaître ses fautes ségrégationnistes, mais bien à cette sensation d’infériorité de l’homme noir. Le problème des noirs américains étant le même que celui des noirs en général : le manque de solidarité.

Quand en Belgique on détruit les monuments incarnant la colonisation et qu’au musée du Congo Démocratique la statue du Roi Léopold II est conservée : c’est qu’il y a un gros souci. La lutte contre le racisme ne se gagnera pas avec les manifestations mais dans une unité en action. Une harmonie silencieuse et pacifique qui passera par la confiance en soi : l’éducation.

La vérité avant tout…

Pour leurs enfants, les noirs doivent apprendre à voir clair dans le noir. Tant qu’ils resteront psychologiquement dépendants de la société occidentale, ils seront méprisés et se sentiront inférieurs. Les frères de Martin Luther King doivent se muer en acteurs principaux de leur libération. Un homme noir qui singe un blanc est un singe….

La race noire n’est pas seulement celle qui souffre. Elle est aussi celle des chefs de villages qui vendaient leurs jeunes fils à l’esclavage pour du whisky et des tissus pagnes. De ce fait, la vraie question n’est donc pas :  » qui a tué George Floyd ?  » Mais,  » qui était George Floyd ?  » Car celui qui n’a rien fait n’a rien inventé. L’honnêteté est la clé de la liberté… des noirs.

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