Fouda Fabrice

Équipe de France : Ce que Benzema va apporter aux Bleus

Karim Benzema jouera l’Euro 2021. Le prochain Championnat d’Europe des Nations verra le Madrilène faire son retour en équipe de France. Un changement d’humeur de son sélectionneur Didier Deschamps qui ne peut que faire du bien à un collectif en manque d’inspiration.

Une touche technique supérieure

Karim Benzema est certainement l’attaquant Français le plus doué de l’heure. Malgré son âge, les courbatures ne se font toujours pas ressentir. Il continue son ascension en Espagne et en Europe. Une qualité de dribble, caractéristique d’une technique au-dessus de la moyenne qui bonifiera certainement les jeux de ses futurs partenaires.

L’expérience du vainqueur

Karim Benzema n’arrivera pas qu’en slalomant en équipe de France. Sur un petit pont, le goleador de 33 ans apportera également une expérience de vainqueur. Lorsque l’on est coéquipier de Ronaldo, Modric et autres Kroos, que l’on est le 4e meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des Champions, le meilleur passeur de l’histoire du Real Madrid et quadruple champion d’Europe, on ne peut que faire du bien à son effectif.

Oui, KB9 va drainer avec lui ce vent de prestige mêlé de sagesse, que n’importe quel Bleu aimerait humer pour s’élever. Avec un tel atout à ses côtés, Kylian Mbappé devrait être définitivement convaincu de rejoindre la Casa Blanca. S’il ne l’est pas déjà…

Renouveau

Le retour de Benzema est également l’occasion pour l’équipe de France de se refaire une santé. Difficilement qualifiés pour la phase finale de la Ligue des Nations, les doubles champions d’Europe auront besoin de renouveau. D’un joueur qui leur apportera ce souffle inspirant qui donnera plus de perspectives à leur jeu. Didier Deschamps et les siens semblent avoir atteint leurs limites sur le terrain.


Leicester, Naples, Francfort et Lyon : bons sprinteurs, petits marathoniens

La saison domestique est terminée. En Europe, les jeux sont faits autant que les malheureux. Au bout de cette année difficile, on paiera aussi les peaux cassées. Celles de Leicester, Naples, Francfort et Lyon en particulier. Ces sprinteurs qui auraient dû être des marathoniens dans cette course d’endurance..

Leicester craque encore

Après avoir remporté la FA Cup pour la première fois de son histoire, Leicester a sombré en Premier League. Les Foxes ont battu Chelsea à Wembley 1-0 avant de perdre à Stamford Bridge d’abord contre ces mêmes Blues et de tomber enfin à domicile devant Tottenham 2-4. L’équipe qui a le plus perduré dans le top 4 au cours de ces deux dernières saisons, craque une seconde fois de suite dans le sprint final vers la Ligue des Champions. Dommage…

Hélas Verone était là pour le Napoli

Troisième à l’avant-dernière journée, Naples a dégringolé au mauvais moment. Tenu en échec à domicile par le Hellas Verone 1-1, le Napoli est passé de la 3e à la 5e place. Une chute définitive qui permettra à la Juventus, de passer quatrième et de se qualifier pour la Ligue des Champions. Malgré un jeu porté vers l’attaque, les Napolitains ne joueront que la Ligue Europa.

Dortmund trop fort pour Francfort

Finaliste de la Ligue des Champions en 1960, Francfort ne reviendra pas en C1 l’année prochaine. Les Divas Capricieuses ont craqué lors du sprint final. La faute notamment à une défaite face à la lanterne rouge, Schalke 04, qui devait enrailler la machine.

Malgré un André Silva des grands jours, 28 buts et 8 passes décisives, les coéquipiers du génial japonais Kamada, 5 buts 15 passes décisives, finiront cinquièmes. Doublés par un Dortmund qui pour le coup, sait se transcender aux moments clés.

Lyon peut se mordre les griffes

Lyon a encore manqué sa cible. On pourra dire que c’est à cause de Rudi Garcia son entraîneur, mais ça fait longtemps que ça dure. Monaco faisant match nul à Lens 0-0, les joueurs auraient dû prendre leur responsabilité et se qualifier pour la Ligue des Champions. Par deux fois ils ont mené : par trois fois ils ont été malmenés. À domicile qui plus est, face à une équipe de Nice largement à leur portée.

Battus par les Aigles 2-3, les Lions finissent ainsi au tapis. Le doublé de leur Lion Indomptable, Karl Toko-Ekambi, ne servira à rien. Les Gones ne reviendront pas en C1 de la pire des manières et c’est là le plus triste.

En effet, s’il y a une équipe qui méritait bien de finir dans les trois premières places, voire à la première, c’est bien l’OL. Le club phare de la Ville des Lumières n’a perdu que six fois cette année. Soit le second bilan de Ligue 1 dans ce domaine, derrière le champion Lille, trois fois défait. Conclusion : trop de matches nuls pour un candidat à la Ligue des Champions.


Super League : Et si le Real avait raison d’y croire…?

Le Real Madrid n’a pas abandonné son projet de Super League. Accompagné de la Juventus et du Barça, le club de Florentino Perez croit encore aux vertus de cette compétition tant décriée en Europe.

https://twitter.com/RMCsport/status/1394227188900192258

Comme la Ligue des Champions

On reproche à la Super League de vouloir tuer le football local européen. En l’occurrence la Ligue des Champions, son sommet. Cependant, tout bien réfléchi, peut-on croire que le Real veuille se séparer de cette histoire qui a fait de lui le plus grand club de tous les temps ? Sans la C1, la Maison Blanche n’est rien. Si le président des Galactiques a décidé de quitter ce logo étoilé, c’est qu’il y a une raison sportive à tout ça.

https://www.youtube.com/watch?v=XtxzqQ9TQHA

N’oublions pas qu’à sa création, la Ligue des Champions était aussi contestée. Tout le monde n’était pas favorable à cette compétition élitiste. Jeune, l’UEFA ne se sentait pas prête à relever ce défi et sera quasiment forcée par la FIFA de prendre ses responsabilités. Ce qu’elle fera en laissant la latitude aux fédérations de décider. L’Espagne acceptera et l’Angleterre sera contre. Même le club de Chelsea qui était prêt à y participer, finira pas déclarer forfait.

Nous sommes donc à peu près dans le même cas de figure. L’UEFA hésite, la balle est dans le camp des fédérations. Les Anglais s’opposent et contraignent leurs clubs à le faire pendant que l’Espagne et le Real s’engagent. Parmi ceux qui trouvaient un avenir radieux à la Coupe des Clubs Champions, se trouvait donc déjà la Casa Blanca. Les solutions révolutionnaires sont toujours combattues au début. La Super League est peut-être la nouvelle Champions League.

La Super Ligue des Champions

D’autant plus qu’à sa première édition, le mode de désignation des participants à la LDC n’était pas forcément fair-play. Chaque fédération était chargée d’élire son représentant et nombre d’entre elles ont ignoré les champions nationaux pour choisir des clubs qui ayant été champions au moins une fois, avaient une forte côte de popularité.

On est donc très loin du discours moralisateur qui se tient aujourd’hui. À la base, la Ligue des Champions, comme la Super League, n’est pas méritocratique. Conclusion : la Super League serait l’héritière « moderne » de la Ligue des Champions. Elle pourra se jouer, s’améliorer, vu qu’elle réunit des clubs qui ayant été champions au moins une fois, ont une forte côte de popularité.

Les problèmes à régler

Si c’est le cas, il faudra cependant régler quelques problèmes. La Super League ne doit pas toucher aux footballs locaux. Trouver un moyen sportif de qualifier les équipes de chaque championnat pour sa phase finale est la solution qui la réconciliera avec ses opposants.

À l’image de la Supercoupe d’Espagne, la Super « Liga » peut exister. Remplacer dans un format à plusieurs équipes la Supercoupe d’Europe, vu que cette dernière met en scène la Ligue des Champions (et la Ligue Europa).

Pour ne pas tuer la coupe aux longues oreilles, on peut se servir de sa présence dans l’ultime rencontre C1-C3 pour créer une finale à plusieurs vainqueurs. Un tournoi plus méritoire que celui des 12 dissidents, qui élargirait la palette de ses participants en fonction de leurs résultats respectifs lors des grandes compétitions. Sauf évidemment s’ils ne veulent pas…

Une proposition de format

Dans le cas contraire, on pourrait avoir, en étant sûr de voir des grandes équipes y participer, une Super Ligue composée :

  • Du vainqueur de la Ligue des Champions
  • Du vainqueur de la Ligue Europa
  • Du vainqueur de l’UEFA Europa Conference League
  • Et des 5 vainqueurs des 5 championnats les mieux classés par l’indice UEFA.

Les 8 clubs seront répartis en 2 poules de 4 et les têtes de série seront les 3 vainqueurs des coupes d’Europe et le champion de la meilleure ligue européenne d’après l’indice UEFA. Le tournoi se jouera dans un pays, européen ou non. Il commencera l’an prochain et tout le monde sera content. Facile comme bonjour, simple comme le foot.


Basket Africa League : le Basket donne encore des leçons au foot

La BAL a commencé. La Basket Africa League se joue actuellement à Kigali au Rwanda. Une Super Ligue née de la collaboration entre la FIBA, Fédération Internationale de Basketball, et la NBA, la puissante ligue américaine : un exemple à suivre.

L’union fait la force

Une fois n’est pas coutume. La FIBA et la NBA n’ont pas l’habitude de s’entendre, alors profitons-en. Savourons ce moment qui en Afrique nous permet d’expérimenter les bienfaits de l’union. Savoir s’entendre est une force que tous les géants ne partagent pas. Si la cohabitation de deux coqs dans la basse-cour est une utopie avérée, son idée reste une perspective.

La FIBA et la NBA démontrent ainsi que l’UEFA et la FIFA peuvent s’entendre. Non pas seulement pour combattre la Super League, mais aussi pour participer au développement du football. En Afrique notamment, puisqu’on parle d’elle. De ce football qui se serait certainement développé si les administrations du Monde et du Vieux Monde du football considéraient l’Afrique comme un potentiel géant.

On aurait alors vu les deux mastodontes du sport roi, s’organiser pour tirer les footballeurs africains vers le haut. Et ceci en créant des partenariats gagnant – gagnant avec les autorités du soccer africain qui consolideraient le football local et permettraient aux footballeurs africains de gagner parfaitement leur vie sans rêver d’aller en Europe.

En effet, même si la BAL reste une scène d’exposition des meilleurs basketteurs africains, elle ouvre la porte à une meilleure gestion du sport en Afrique. En s’inspirant de leur expertise, en laissant l’excellence impacter notre mode de fonctionnement, le sport africain gagne en stature. Il n’est pas question de recevoir des ordres de quiconque, mais d’écouter ce qui se fait de mieux.

Un point d’ombre

Toutefois, voir la FIBA et la NBA s’entendre en Afrique n’est pas un fait du hasard. Cette cohésion est le fruit d’un homme qui a servi de lien entre les deux institutions : Amadou Gallo Fall. Le président de la BAL, ancien patron de NBA Africa, vice-président de la NBA, est l’instigateur de ce projet novateur.

Après avoir créé la NBA Africa Academy, le Sénégalais, conscient de la position prestigieuse de son continent sur la carte de la Balle Orange, a créé la BAL. Un investissement qui démontre bien que c’est à l’élite sportive de la diaspora africaine de prendre ses responsabilités. Dans son œuvre, AGF sera éminemment accompagné par le Malien Hamane Niang, président de la FIBA.

Une solution de crise

Il n’y a pas qu’en Afrique que la FIBA et la NBA peuvent servir d’exemples de collaboration. Dans le football européen aussi, il y a des problèmes. Des problèmes de riches certes, mais des graves problèmes. La Super League Européenne, emmenée par le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus, est depuis née pour concurrencer l’UEFA.

Malgré les sanctions qui pèsent sur ses têtes, la SLE n’abdique pas. Une position radicale qu’elle occupe sans pour autant ignorer l’importance du dialogue. Un roi n’est rien sans sa couronne, et vice-versa : le Real Madrid est la couronne de l’UEFA. À l’époque où le football européen se faisait réticent quant à l’idée d’une Ligue des Champions, la Maison Blanche a servi d’ambassadeur. 13 fois victorieuse de la C1, elle l’a fait comme elle le fait aujourd’hui pour la Super League. Donc…

Ceci étant, on est loin en Europe, d’épouser l’imposition de la BAL dans le calendrier du basket africain. La Super League n’est pas prête de prendre la place à la Champions League, comme la BAL l’a fait en Afrique.

La ligue des champions africains de basketball, la FIBA Africa Basketball, a été remplacée par la Basketball Africa League : la Super League ne remplacera jamais la Ligue des Champions. La réconciliation entre les deux parties est la seule solution positive possible. Si la cohabitation de deux coq dans la basse-cour est une utopie avérée, son idée reste une perspective.


Pourquoi la Super League devrait finalement se jouer ?

Même annulée, son idée n’a toujours pas été digérée. Des dirigeants demandent des sanctions pour les dissidents, le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus en l’occurrence. Les fans pestent. Des matches sont annulés et pourtant le projet reste vivant. La Super League a beaucoup de chances d’exister.

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Les finances

« En 2024 nous serons morts », martelait jadis Florentino Perez. Le président du Real Madrid ne voit toujours pas comment la LDC, même avec son nouveau format (tant décrié), sauvera le football européen. Les finances du Sport Roi du Vieux Continent sont au plus mal. Les gros transferts et les gros salaires devraient être de l’histoire ancienne, sauf si évidemment la Super League se tenait.

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1384274004106641409

Ses nombreux millions permettraient alors d’entretenir ces superstars. Ils continueraient ainsi de générer une économie parallèle suffisamment juteuse pour se relever de la crise sanitaire qui secoue le monde actuellement.

Le Real Madrid plus fort que l’UEFA

Le patron de l’UEFA, Aleksandr Ceferin, envisage exclure le Real Madrid, la Juventus et le FC Barcelone de toutes les compétitions européennes pendant 2 ans. Une ambition qui devrait se heurter à la puissance d’une institution qui a porté très haut le flambeau des coupes européennes.

Quand les clubs européens restaient encore sceptiques sur les bienfaits de la Ligue des Champions, le Real Madrid l’avait déjà gagné 5 fois de suite. L’importance que le club du roi a accordé à cette reine a contribué à bâtir sa légende. Sans le Real Madrid, la Ligue des Champions n’est rien. Sans le Real Madrid, l’UEFA est un roi sans couronne.

La confédération européenne a donc intérêt à s’entendre avec la Maison Blanche. C’est le football moderne. On protège les stars et le Real est une constellation de galactiques. La conjoncture que l’UEFA a mise en place est sur le point de la phagocyter. Les réformes, il fallait y penser avant que le football ne devienne l’esclave de l’argent.

https://twitter.com/RMCsport/status/1393153850480205824

La Super League au-dessus de la Champions League

Maintenant c’est trop tard. Même si à l’image de la fédération italienne, les pays s’y mettaient pour punir les frondeurs, ils n’y pourraient rien. Les supporters auront beau se fâcher, la vérité restera la même. Le football sans les investisseurs, c’est Bordeaux sans King Street. Le football business s’imposera ou tout repartira à zéro.

Lire aussi : Serie A: la Fédération italienne menace d’exclure la Juventus (bfmtv.com)

Ainsi, on pourrait voir la Ligue des Champions passer au second plan durant la saison et l’UEFA Conference League disparaître rapidement. La Super League changerait de ce fait de format, revêtirait un format plus méritoire pour finalement passer sur nos écrans comme prévu. D’autant plus que le nouveau Bernabeu, son temple par excellence, est sur le point de voir le jour. Le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus croient encore à ce projet. Et c’est déjà beaucoup.


Mourinho contre les médias : une guerre qui va au-delà du football.

Ils l’ont tant souhaité, ils l’ont eu. Mourinho a été viré de Tottenham mais ils ne le lâchent pas. Ils sont passés à l’étape suivante : détruire l’image du Special One en le faisant passer pour un homme cupide. Le but : l’empêcher de revenir. La preuve que ce n’est pas l’acteur du football qu’ils visent mais la personne.

Sans scrupules

Après son limogeage, Mourinho, père de famille, n’a même plus droit à la paix. Ces caméras qui ont évité Pochettino après son licenciement chez les Spurs, le suivent comme une vache à lait pour pouvoir retourner la moindre de ses phrases contre lui. Mais, il ne parlera pas. Il restera stoïque devant cette déferlante de désinformation qui vit pour le changer en destructeur avide d’argent.

https://www.youtube.com/watch?v=nRX_jeq9fus

Lire aussi : Twitter se paye José Mourinho après son licenciement (90min.com)

Nombre d’articles sur la toile tournent autour des indemnités touchés par José après ses évictions. Foot Mercato a écrit « Josée Mourinho, la descente aux enfers qui rapporte gros » quand Sport parle avec classe, d’« un génie des finances, néant sur le terrain ». Parce qu’en plus de se faire insulter du matin au soir, le Portugais ne doit pas être indemnisé après avoir été viré.

La loi du travail

Vous aurez donc noté toute l’élégance de ces défenseurs de la justice. Avec le CV que Mourinho a, ils aimeraient qu’on le paie comme un technicien de surface. Sauf que le génie ne se laisse pas faire et c’est bien là le problème. Il sait ce qu’il vaut et le fait savoir à celui qui le veut. Tant pis pour les haters, comme on dit.

Ils le descendent, le traite de technicien « has been » mais reste bouche bée devant les résultats de Carlo Ancelotti. L’actuel manager d’Everton, venu pour faire franchir un palier à une équipe qui a un effectif de haut niveau, échoue sans que personne n’en parle. 8e au classement, viré au Real Madrid, au Bayern Munich et à Naples, il est derrière Mourinho mais c’est le lusophone qui est dépassé. Bilan d’Ancelotti à Everton : 28 victoires, 13 nuls, 19 défaites…

Chasse à l’homme

Une analyse partiale qui démontre bien que Mourinho n’aura jamais de répit avec ces gens. Ils le pourchassent, le lynchent et brandissent le football comme prétexte. Une abjection, l’attitude d’un monde qui s’oppose à un manager qui demande juste à ses joueurs de respecter les fans en jouant : de refuser la Super League.

Depuis longtemps cet homme incarne ce football en danger. Ce sport miné par les superstars qui a vu cet esprit de Super League le diviser. Les médias ont passé leur temps à défendre les stars becs et ongles. Ils ont assimilé Mourinho à l’entraîneur qui ne sait pas se comporter avec les stars. Et patatras le pire est arrivé. Venu montrer que José avait raison.

https://twitter.com/SpursOfficial/status/1307664253927686144

Fanatisme

« The fans are not stupid » disaient-ils lors de son dernier passage à Chelsea. Aujourd’hui on voit le résultat. On a vu les fans des Blues sauver le football européen d’une stupidité qui fera date.

https://www.youtube.com/watch?v=Zl1re8MXXGM

Une sortie qui en cache une autre. Celle d’un supporter de Manchester United qui écrivait naguère à Old Trafford sur une pancarte : « José is a winner, Woodward is a looser ». Le vice-président de Manchester United, membre fondateur de la Super League, a démissionné après le fiasco de son projet.

En outre ils veulent détruire l’image de Mourinho pour ne pas dire que le double champion d’Europe est le premier à s’opposer à ce projet. La preuve ? Il a été viré le lendemain de l’annonce de sa naissance. Un acte qui est loin d’être anodin.

Billetterie

Une crise qui a juste montré que ces supporters qu’on a voulu faire passer pour des racistes et des délinquants. Que les médias ont tenté de remplacer en vain par des téléspectateurs en profitant de la crise sanitaire, sont les véritables garants du sport roi.

https://www.youtube.com/watch?v=_zHBXbqySEA

C’étaient eux les perdants de cette super mascarade. Pas les stars, pas les clubs et encore moins les médias, leurs journalistes et leurs droits télés faramineux : eux les fans. Ils ont contrecarré les plans de ces diffuseurs qui étaient prêts à leur voler leur couronne. Un jour viendra où les gens éteindront leurs téléviseurs pour aller au stade… si vous n’arrêtez pas de faire dans la discrimination mécanique.

N’oubliez jamais que Mussolini était journaliste avant de créer le fascisme et de déclencher la Première Guerre Mondiale. La Super League était un avertissement. La preuve que Mourinho est le moins cupide de ce sport d’enfants gâtés, abusivement appelé football moderne.

https://twitter.com/beinsports_FR/status/1383812527922896911


La Super League : la suite logique d’un désastre inévitable

C’est la nouvelle de la décennie, voire du siècle ou même de l’histoire du football. 12 grands clubs européens vont créer une Super League. Dans l’optique de gagner plus d’argent, de booster la compétitivité, un championnat calqué sur le modèle de la NBA va voir le jour. Pour le football européen, c’est la catastrophe, un affront incommensurable pour l’UEFA : la suite logique d’un processus déclenché bien plus tôt.

Page Wikipédia déjà créée : Superligue européenne de football — Wikipédia (wikipedia.org)

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1383918991949766656

Le Ballon d’or

Les premières rumeurs de Super League européenne datent de 2009. Des voix qui soulèvent cette hypothèse de création se font déjà entendre dans les couloirs. C’est l’année du premier Ballon d’or de Messi. Le début d’une ère qui élèvera au-dessus des autres, un joueur qui n’a jamais rien gagné avec sa sélection.

Six Ballons d’or pour lui, ce champion qui n’a pas forcément gagné la Ligue des Champions pour recevoir cette récompense. On met de côté la victoire collective et on intronise un homme, indépendamment de ses performances sur le terrain : la Super League.

https://twitter.com/_BeFoot/status/1383920414598914060

Pendant ce temps, aucun espagnol n’a reçu quoique ce soit. La Roja, double championne d’Europe, championne du monde, a traversé sa domination sur la pelouse sans aucune médaille, et on s’étonne aujourd’hui de voir l’individualisme triompher sur le collectif.

On brandit désormais ces sélections qu’on a dédaignées pour faire peur aux frondeurs, mais c’est perdu d’avance. Le mal est déjà profond. Peut-on interdire à un homme de défendre son pays ?

Le rôle des médias

Pendant plus de 10 ans les médias européens ont relayé en boucle la supériorité de leur football sur les autres. Narguant presque leurs collègues au lieu de leur tendre la main, ils ont encensé cette approche arrogante du jeu le plus simple qui s’incline devant les stars.

https://www.youtube.com/watch?v=cB7zmErEifA

La force de votre équipe se mesure alors au nombre de stars que vous avez. La qualité d’un tacticien est maintenant fonction de sa proximité avec les stars. Maintenant, ces stars et leurs clubs sont menacés d’exclusion. On assiste à ce bras de fer qui incarne à ravir le football moderne. Le joueur qui défie son entraîneur avec l’aval des médias, parce qu’il est une star : la Super League.

En d’autres termes, nous vivons dans une expression d’antan qui a désormais pris forme. Ils ont parlé de grands championnats, des 4 grands championnats, de Big 6, ces grandes équipes qui déciment les petites, pour encenser ce bout de terre qui marche sur leur royaume désormais. Comme quoi, comme dit la loi… De Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Ils ont transformé l’image du football. Ont voulu lui refaire le portrait en s’attaquant à tous les symboles qui n’étaient pas européens. Ils ont débuté avec Pelé, le meilleur joueur de tous les temps. Ils ont commencé par lui voler ses 1283 buts pour les donner à un européen. Oubliant qu’en dégradant l’image du roi du football, il dégradait leur propre image. Conséquences…

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1384253621269790722

La FIFA à la rescousse

L’UEFA avait pris la fâcheuse habitude de recadrer son supérieur hiérarchique qu’était la FIFA. Doutant de l’importance du Mondial, contestant constamment les décisions qui n’arrangeaient pas ses stars, elle faisait la fière. Parce que la Coupe des Confédérations la mettait sur le même pied d’égalité que les autres confédérations, elle l’a méprisée.

Ils ont créé la Ligue des Nations. On a supprimé la « Ligue des Champions des nations » pour alléger leur calendrier. Pourtant ce sont eux qui surchargent les agendas avec leurs compétitions.

Les européens n’ont jamais cessé de créer des tournois : la Super League en est la preuve. Mais dès qu’une autre institution habileté à le faire, va dans ce sens, ça devient un problème. Comme s’ils étaient les seuls à avoir le droit de mettre des trophées officiels en jeu.

L’UEFA a oublié que son rôle était de maintenir l’équité entre ses fédérations. Elle a opté pour une Ligue des Champions des plus forts, où des 4es sont qualifiés directement, pendant que de vrais champions sont obligés de passer par des barrages. Ces barragistes qui aujourd’hui constituent l’espoir d’un soccer tourmenté par ses enfants gâtés, ses clubs de stars… : la Super League.

https://www.youtube.com/watch?v=b3ICgETQ-3c

Le racisme au paroxysme

Désormais le football européen est sur un ring de boxe. On a longtemps dit non au racisme en le nourrissant et aujourd’hui il est à son paroxysme. La réunion entre les 12 grands clubs fait penser à la Conférence de Berlin. Ce banquet VIP qui réunit jadis des puissants pour décider qu’il n‘y avait personne en Afrique.

Au nom de l’argent et de la compétitivité Cecil Rhodes et compagnie ont usé du jeu de possession pour prendre des terres qui ne leur appartenaient pas. Sauf qu’aujourd’hui il ne s’agit plus d’africains. Il s’agit bien d’européens… D’un sport collectif qui a fait de l’égoïsme sa marque de fabrique et qui aujourd’hui en paie le prix fort.


Tottenham : Mourinho viré à cause de la Super League ?

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, José Mourinho a été viré de Tottenham. Au lendemain de l’annonce de la création d’une Super League Européenne, le technicien Portugais a été remercié. Une décision qui semble être étroitement liée à la création de cette ligue fermée qui divise l’opinion.

Tottenham parmi les membres fondateurs

En effet, Tottenham fait partie des douze clubs fondateurs de la Super League. Les Londoniens dépassés par les formats naturels de l’UEFA, ont trouvé judicieux de se rabattre sur cette compétition qu’ils joueront sans craindre de se faire éliminer. Même pas besoin de qualifications, elle leur appartient.

M. Levy, leur président, touchera donc les 300 millions d’euros environ, attribués à ces participants. Une somme colossale qui lui a certainement permis de virer José Mourinho. Avec plus de 30 millions d’euros dans les poches, le lusophone s’en va presque souriant.

https://twitter.com/VinesFoot/status/1384125302729707527

Pas de titres, pas de gloire

Cependant, lorsqu’on a objectivement suivi son passage chez les Lillywhites, on sait que Mourinho n’est pas arrivé à Tottenham pour gagner de l’argent. Bougrement riche, il voulait faire gagner son équipe et ça se voyait à chaque fois qu’elle perdait. C’est donc la mort dans l’âme qu’il quitte Kane et les autres, à sept jours d’un trophée qu’il aurait pu offrir à ce club qui n’a rien gagné depuis treize ans.

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1384080249785176064

Mais tant pis. Dans ce monde cupide, « les trophées ne comptent pas » chantent les journalistes. Durant tout son mandat, Mourinho a été lynché par les médias. Ils sont sûrement contents de le voir s’en aller mais ne peuvent pas exprimer leur joie librement parce qu’à côté c’est le chaos : la honte. L’UEFA se bat désormais contre ses enfants gâtés, le football européen est au bord de l’explosion et ce n’est pas à cause de José…

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Sauvé par le gong

De cette guerre le Special One a été sauvé. Il a sûrement été limogé parce qu’il n’a pas accepté cette Super League insensée. On connaît l’attachement qu’il voue aux compétitions européennes. Ce sont elles qui ont fait de lui le meilleur manager de tous les temps. Que son départ coïncide avec un séisme dans le monde du football n’est donc pas un hasard. Mourinho est le géant du football européen : le symbole même de ces entraîneurs qui ne vivent que pour gagner la Ligue des Champions.

Ceci dit, il devait partir à ce moment. Garant incontestable du football européen qui génère des exploits et suscite des passions, le natif de Setubal se place du bon côté de la pièce.

À ses côtés, l’UEFA est quasiment assurée de gagner. Une confiance partagée, quand on sait qu’en quittant Tottenham, le double champion d’Europe évite de justesse les lourdes sanctions qui pèsent sur ces super équipes et leurs superstars. L’UEFA en accord avec la FIFA, menace de suspendre tous les clubs et tous les joueurs qui participeront à ce show à plus de 4 milliards d’Euros. En outre, le retour du Special One est acté… pas de Tottenham.


Erling Haaland : aveuglé par la lumière ?

Muet lors de la dernière trêve internationale, Erling Haaland ne marque plus. Avec 10 buts, le meilleur buteur de la Ligue des Champions est sur le point de se faire doubler par Mbappé, 8 buts. Son équipe a été éliminée en quart de finale de la C1 par Manchester City et le Norvégien n’a rien pu faire. Une situation qui perdure et suscite des questions…

Lire aussi : Haaland, c’est terrible (sports.fr)

La méforme ?

Haaland est un joueur comme les autres. Fait de pieds, de mains, d’une tête et d’un cœur, ce génie a un corps humain. Un physique qui peut connaître un coup de mou dans ce monde malade. S’il n’y a pas de buts pour le moment, c’est peut être qu’il est en méforme. Un passage à vide qui reste un épiphénomène devant le talent immense qui dessine sa prometteuse carrière.

Son transfert ?

Erling Haaland vaut plus de 100 Millions d’Euros aujourd’hui. Il est actuellement, derrière Kylian Mbappé, le footballeur le plus demandé sur le marché des transferts. Une position qui place immédiatement l’avant-centre qu’il fait sous les feux des projecteurs. Du petit joueur qui met 9 buts en un match au Mondial Junior, il est passé à star mondiale. Un statut qu’il n’arrive peut-être pas à gérer.

https://www.youtube.com/watch?v=Z-w6X5axcZQ

En effet, cette période compliquée arrive au moment où son agent Mino Raiola et son père, Alf-Inge Haaland, ont entamé une tournée chez ses prétendants. Ils sont allés au Real Madrid, à Barcelone, à Manchester City, à Liverpool et à Chelsea avant de retrouver la « machine à buts » sur terre. Sur le terrain, ils atterrissent devant un goleador qui a perdu le sens des réalités : qui doit se réadapter.

Son club ?

Retrouver ses marques dans un club en difficulté, sera désormais son objectif. Le retour en Ligue des Champions est loin d’être acté. Dortmund, 5e en championnat à 7 points du 4e Frankfurt, ne semble pas prêt à revenir dans la course à la C1. Même si débarrassé de la première des coupes d’Europe, l’énergie devrait être décuplée en Bundesliga. Un regain qui pourra certainement permettre un retour en forme de notre pépite. Affaire à suivre…


Real Madrid : zidanesque comme Zidane

Guardiola, on entend plus que ce nom. Pour la première fois depuis qu’il est arrivé à Manchester City, Pep a égalé le record de Pellegrini. C’est la fête. La qualification des Cytizen en demi-finale de la Ligue des Champions fait la une, quand il y a bien plus à dire. On s’émerveille sur les tours de passe-passe d’un technicien, et pourtant près de lui, un moine gagne en lévitation…

His Airness

Après avoir couru, Zidane a décollé. Il plane depuis et s’apprête à dunker. Triple champion d’Europe, sa carrière de tacticien n’a plus rien à envier à celle du virtuose qu’il était sur la pelouse. N’ayez pas honte de le dire : Zidane est un très grand technicien. Comme dirait Mourinho, « il fait partie des nôtres ». De ces génies qu’on ignore malgré les exploits qu’ils réalisent. Zidane s’apprête à remporter sa 4e Ligue des Champions, et Paris est magique ?

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Sans Ronaldo et Ramos…

On pensait Cristiano Ronaldo voire Sergio Ramos être à l’origine de ses victoires, et voilà qu’on s’est trompé. Sans Ronaldo, Ramos, Varane, Carvajal, Marcelo, Hazard et Keylor Navas, Zidane est en demi-finales de Ligue des Champions. Devant une institution, Chelsea, qui est loin d’avoir l’envergure historique de la Maison Blanche, Zizou est de retour.

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Réinventé, le Champion du Monde a donné aux Madrilènes un visage inaltérable. Manager dans un système d’entraîneur, il a lancé Fede Valverde et Ferland Mendy, relancé Vinicius, rajeuni Benzema après Ronaldo, et réhabilité Eder Militao. Sans transition, le défenseur central brésilien est passé de l’imparfait au futur des Merengues de façon plus que parfaite. C’est ce qu’on appelle, semer la Zidanie

Double impact

Un renouveau zidanesque qu’on attendait plus. L’ancien Turinois critiqué par la presse, était annoncé partant en début de saison. C’était la catastrophe… Et maintenant, son escouade est en course pour un doublé Liga – Ligue des Champions. Ceux qui lui cherchent encore un style, comme dit Antonio Conte, « peuvent aller chez l’esthéticienne ». Le jeu de son équipe est plus beau qu’un tableau de Picasso.

En outre, la patte de Zidane, c’est la victoire. Son Real, c’est une équipe pragmatique qui sait souffrir, qui fait souffrir et qui sait se faire plaisir. Un bloc qui attaque et défend très bien. Des stars qui se mettent au service du collectif. Des jeunes à l’écoute et des anciens qui vieillissent comme du bon vin. Comme quoi, il ne faut jamais vendre la peau de Zidane avant de l’avoir viré.

Le meilleur de tous les temps ?

Désormais, il est temps de se poser la bonne question. Si à 3 C1, on a eu la prétention peu glorieuse de douter de l’excellence de Zidane, à 4, aura-t-on le courage de l’avouer ? Zidane est-il le meilleur entraîneur de tous les temps ? Oui, parce qu’il entraîne la meilleure équipe de tous les temps. Non, parce qu’il entraîne la meilleure équipe de tous les temps. Et pourquoi pas puisqu’il ne fait que commencer…