Fouda Fabrice

Le Cameroun va battre le Brésil : réponse à Nabil Djellit

On ne va pas au combat en s’avouant vaincu, les camerounais encore moins. Habile buteur, Aboubakar Vincent sait aussi utiliser sa parole pour mettre les ballons au fond des filets. Le meilleur buteur de la dernière CAN s’est encore fendu d’un commentaire qui a suscité de nombreuses réactions. Certains ont applaudi quand d’autres ont choisi les moqueries pour exprimer leur désapprobation. Parmi eux le journaliste Nabil Djellit, qui visiblement, n’a toujours pas quitté le football comme promis…

https://twitter.com/Nabil_djellit/status/1570435252908331009

Le cœur du problème

S’exprimant dans un tweet, le célèbre consultant de Canal Plus a trouvé judicieux de railler les propos du capitaine camerounais. « Il est génial ! Ça galère à battre les Comores à 11 contre 10 avec Alhadur en gardien… A plein régime, y a 3 buts d’écart avec le Brésil » publiait-il sur son compte pour répondre à l’ancien buteur du FC Porto :

« Nous n’avons pas peur du Brésil car cette équipe ne ressemble pas à celles que nous avons connues par le passé. Certes, il y a de bons joueurs mais pour aller loin dans une telle compétition, il faut un groupe soudé. Sans ce collectif, aligner les grands noms ne sert pas à grand-chose », confiait alors AVC, confiant :

« Nous n’avons rien à envier au Brésil, poursuit le meilleur buteur de la dernière CAN. Nous sommes une grande équipe, nous représentons un grand pays et nous avons les moyens d’aller loin. Laissons notre jeu parler pour nous. Ce tournoi va réunir les meilleures équipes de la planète. Si nous voulons être compétitifs, il va falloir bien se préparer. En 2014, les choses ne se sont passées comme prévu, car nous étions en pleine transition. Il y avait des tensions au sein du groupe mais nous avons tiré les leçons de cet épisode et nous sommes prêts à entamer un nouveau chapitre. » 

Comme on dit au Mboa, Nabil Djellit « a mis les organes ». Le meilleur ami d’Islam Slimani n’a pas fini de digérer la fermeture du Stade de Blida par Toko Ekambi. Un véritable joueur-frisson comme il les appelle, pour lui servir ce plat qui désormais se mange froid.

La théorie du danger

Privé de Zambo Anguissa, battu à Japoma, le Cameroun n’était pas supposé éliminer l’Algérie, quand soudain un climatiseur est sorti de nulle part pour plonger les Guerriers du Désert dans un noir abyssal. L’incompréhension, la colère, des manifestations : la signature même de cette sélection qui a fait de l’illogique sa plus grande force…

https://www.youtube.com/watch?v=gAS4gc4NKH4

Ceux qui connaissent le Cameroun, savent qu’il n’est jamais où on l’attend. Un vrai spécialiste du football est conscient que tous les paramètres sont rentrés pour que le Brésil perde le 2 décembre 2022. À savoir 0 chances médiatiques de gagner. C’est la théorie du danger…

Une raison, 100 raisons

Vieillissante, peu talentueuse, que de puissance, de nombreux chroniqueurs ont pris la fâcheuse habitude de minimiser les victoires de l’équipe nationale camerounaise. Les propos de Nabil Djellit sont très proches de ceux de Phillipe Doucet qui s’exprimant sur l’arrivée de Bryan Mbeumo dans la tanière pendant l’émission Talents d’Afrique, en a profité pour tacler les succès camerounais de la CAN 2022. Pour ce spécialiste du soccer africain, les hommes de Toni Conceicao n’ont été forts que face aux faibles…

Toutefois, ce qu’il a oublié de dire, c’est que le Cameroun a été éliminé par l’Égypte, la meilleure nation africaine de tous les temps. Une demi-finale à 12 titres durant laquelle Mohamed Salah et compagnie ont été incapables de mettre un but à une défense que le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Cap Vert et les Comores, les petites équipes, ont pourtant percée.

L’ancien président du SCO d’Angers, omet de rappeler que Ngadeu et les siens ont sorti les tombeurs du Ghana et ceux de la Tunisie, la Gambie, pour rejoindre les demies : un carré d’as composé à moitié, par les sélections du groupe des Lions Indomptables. En français facile, deux des quatre demi-finalistes de la dernière CAN étaient dans la poule du pays organisateur : le Cameroun et le Burkina Faso.

https://www.youtube.com/watch?v=IFpek-xxm6s

Il n’y a pas de fumée sans feu. Ils ont certainement leurs raisons, mais leur raison manque certainement d’objectivité lorsqu’elle évoque le Cameroun. Il faut quasiment forcer certains à faire de cette puissance sportive la favorite d’une coupe qu’elle a soulevée à 5 reprises. En Consultation, le sénégalais Habib Beye, continue même de penser que le Sénégal méritait de gagner en 2002, face à la meilleure équipe de la compétition : meilleure attaque avec 9 buts marqués, meilleure défense avec 0 but encaissé, triple championne d’Afrique à cet instant.

Si les Lions de la Terranga ont même pu jouer les prolongations de ce match, c’est parce qu’un but valable a été refusé à Eto’o, un penalty à Pius Ndiefi et Mboma n’était pas là, blessé. Le Cameroun a écrasé le Mali (3-0), avant de finir le job face au Sénégal, sans Magic.

À un moment, il faut juste s’incliner et regarder la réalité en face. Ceux qui en 2017 disaient que le Cameroun a gagné sa plus faible CAN, après avoir battu le Sénégal, le Ghana et l’Égypte, sont les mêmes qui disent que le Cameroun ne va pas battre le Brésil, parce qu’il n’a battu que des petites équipes en 2022…

Le Cameroun, bête noire du Brésil

Aux côtés de la France et de l’Uruguay, le Cameroun est l’une des bêtes noires des brésiliens. En 2003, ses poulains sont notamment devenus les premiers de leur continent, à battre les Canaris, deux fois si on compte la victoire des JO 2000. L’histoire se passe dans l’Hexagone, lors d’une Coupe des Confédérations qu’ils termineront sans prendre le moindre but durant le temps réglementaire.

Le premier et dernier but encaissé par le collectif de Winfried Shafer en France était celui de Thierry Henry dans les prolongations de la finale (98e). Au Stade de France, sur une erreur de Rigobert Song, fragilisé, capitaine d’une équipe abattue par la mort d’un de ses leaders, Marc Vivien Foé, les Bleus vont prendre au Vert-rouge-jaune, son trophée.

Parcours du Cameroun à la CDC 2003

Phase de poule

  • Cameroun – Brésil : 1-0 (But d’Eto’o)
  • Cameroun – Turquie : 1-0 (But de Geremi Njitap)
  • Cameroun – États-Unis : 0-0

Classement :

  1. Cameroun : 7 points
  2. Turquie : 4 points
  3. Brésil : 4 points
  4. États-Unis : 1 point

Demi-finale

  • Cameroun – Colombie : 1-0 (But de Ndiefi)

Finale

  • Cameroun – France : 0-1 (But de Thierry Henry, 98e minute)

À l’école camerounaise

Le Cameroun est sur une série de 7 matches sans victoires à la Coupe du Monde. 6 défaites et un nul qui ont hérité de ce succès sur l’Arabie Saoudite en 2002 (1-0), pour justifier le pessimisme de ses détracteurs.

Cependant, toutes les séries ont une fin. Plus tu gagnes, plus tu te rapproches de la défaite, et inversement. L’Algérie est restée invincible pendant 34 matches, jusqu’à ce qu’elle sorte sans gloire au premier tour de la CAN, tenue en échec par la Sierra Leone et battue par la Guinée Équatoriale et la Côte d’Ivoire.

Et que dire de la Hongrie, qui a gagné tous ses matches en 1954 sauf celui qu’il fallait gagner ? Si ce n’est que M. Nabil sera inscrit à la SIL* : Section d’Initiation à la Lecture… de l’heure. Grave, au moment où on parle tant il a réveillé l’orgueil de ce peuple qui regarde la vérité de haut…

Le défaitisme n’est pas une doctrine Kmer. Si Belmadi et Slimani ne veulent plus en parler, Ibrahima Bakayoko et Emmanuel Adebayor peuvent encore expliquer à leur compatriote pourquoi on ne joue pas avec le fighting spirit des camerounais. L’ivoirien, grand marseillais à l’époque, s’est ramassé un 3-0 à la CAN 2000 après avoir rabaissé le Cameroun, quand la Rigueur en 2009, et son neveu Alexandre Song, poussaient Sheyi à demander le remplacement à l’heure de jeu, dans la cuvette de Mfandena, parce qu’il avait osé dire que le Cameroun, c’était avant. Score final : 3-0 contre le Togo

Plus fort que la victoire à la Coupe du Monde, le sentiment de pouvoir la gagner. Les camerounais ont déjà intégré le fait qu’ils puissent remporter le Mondial et c’est le plus important. Avant, ils auraient battu le Brésil et seraient sortis au premier tour, maintenant ils vont battre le Brésil, gagner la Coupe du Monde et parader dans le désert du Qatar avec leurs motos One All Sport. C’est de ça qu’il s’agit…


*« Lire l’heure » : expression urbaine camerounaise qui signifie en substance, constater les dégâts d’une action qu’on a posée


Pogba, Afrique, Europe, express

C’est l’actualité People du moment. La famille Pogba est désormais divisée. Mathias, le frère aîné de Paul, a fait des révélations fracassantes, compromettantes pour la carrière du milieu de terrain de la Juventus de Turin…

Pogba

Connue sous l’appellation Pogbagate, cette série qui mobilise la foule aussi bien du football que des autres couches sociales, vient déranger la tranquillité d’un clan qu’on savait jusque là valseur. La Pogbance, cette danse qui réunissait jadis les trois frérots, est désormais archivée. Maintenant on trinque au règlement de comptes, bouge pour esquiver les balles perdues. Mat accuse, Polo récuse, la mère prend position et la justice auditionne. Enquête en cours…

Afrique

D’origine guinéenne, les Pogba ont emmené l’Afrique dans leur tourbillon. Le Berceau de l’humanité est à l’avenir celui du maraboutage et de la magie noire. On se croirait dans Affaires Mystiques, l’émission de Canal Plus, présentée par Haussman Vwanderday. Plus précisément dans cet épisode qui parlant du pays de Conakry et de ses nombreuses maisons hantées, met en exergue une société tourmentée par les mauvais esprits.

En effet, le marabout étant un spécialiste du Coran à la base, sa définition a pris une tournure mystique une fois posée sur le sol africain. Loin du livre omniscient du Scrabble, on jette depuis les cauris pour lire l’avenir et se réclamer de Dieu, qui pourtant l’interdit, quand le Professeur Cheikh Anta Diop rappelle, dans Nations Nègres et Culture, que le dieu de l’Afrique Noire danse dans les ténèbres… :

« Amélineau écrit, en effet, que le dieu-serpent est appelé « celui qui danse dans les ténèbres »Il s’agit d’une allusion faite au serpent dans une inscription d’un sarcophage du Musée de Marseille, inscription qui accompagne le représentation du tombeau d’Osiris ».

Certains parlent de tradition pendant que personne ne s’active pour sortir le Continent Noir de ce geste pourtant assez révélateur du mal qu’il peut contenir. Ceci dit, se remémorant ce Pogba qui défie son entraîneur et supérieur, José Mourinho, à Manchester United, chez les Diables Rouges, on va citer Aimé Jacquet, sélectionneur de la France championne du monde en 1998 :

« Le football est le reflet de notre société. Regardez bien l’expression d’un joueur sur le terrain, c’est sa photographie dans la vie. »

https://www.youtube.com/watch?v=TuU-irbQns0

Europe

Le mystique est à l’Afrique ce que le racisme est à l’Europe. Une partie sombre de son passé qui chaque jour lui rappelle pourquoi son présent est aussi lourd de fardeaux inexpliqués et inextricables. Un caractère nocif qu’une frange de ses habitants se plait à brandir lorsque l’occasion se présente, ou non, pour alimenter un débat qui nous incombe tous…

Des clichés, du grand n’importe quoi et on se retrouve à mettre des milliards de voisins dans un pot, parce que des milliers sont à côté de la plaque. L’Afrique devient le lieu du mysticisme par excellence quand soudain Harry Potter, best-seller, arrive sur un balai de sorcière, en mode box-office, dans nos petits et grands écrans, pour éduquer nos enfants, couchés sur le nuage magique de Son Goku : les générations futures… C’est à croire que même le vent ait une couleur de peau.

Express

On aurait aimé être sur le plateau de Talents D’Afrique, aux côtés de Vincent Radureau et de ses chroniqueurs avisés, pour évoquer ce nom qui nous rappelle le génie d’un footballeur exceptionnel : ce sera le génie d’Aladin au programme. Son tapis volant à Pogba sa royauté, le rouge est dorénavant celui de la correction d’une attitude qui a tout pour nuire.

Accusé d’avoir fait appel à un homme pour s’attaquer à une Flèche, la Pioche s’est défendu depuis d’être un contradicteur de Mbappe, avec deux arguments qui l’éloignent du vrai. On ne sait plus s’il voulait aider des enfants en détresse ou se protéger des blessures. Ce dont on est certain en revanche, c’est qu’il soit gravement blessé, physiquement, mentalement et probablement à vie. Le linge sale se lave en famille mais le sang est plus épais que l’eau. À bon entendeur, salut…


Premier League : attention à Newcastle United

L’argent ne sert pas qu’à acheter des stars. Il peut pareillement être investi dans l’enrôlement de joueurs peu connus mais à forts potentiels. Un chemin que semble avoir pris les nouveaux propriétaires saoudiens de Newcastle United : le club qu’il faudra suivre avec attention cette saison…

Une équipe riche

Manchester City arrachant un nul inespéré à Saint James Park, non le football ne s’est pas trompé de scénario. La Toon Army a bien donné du fil à retordre aux champions d’Angleterre en titre.

Menés 3-1, les Cityzens reviendront finalement à 3-3 pour repartir avec ce point précieux qui permet à leurs adversaires de garder la tête haute. Une belle prouesse que le NUFC doit principalement à des footballeurs très prometteurs, partis pour briller dans les mois qui suivent.

Le défenseur central hollandais Sven Botman (22 ans), les milieux centraux brésiliens Joelinton (26 ans) et Bruno Guimaraes (24 ans) et le très remuant attaquant français Allan Saint-Maximin (25 ans), constituent la colonne vertébrale d’une escouade qui pourra aussi compter sur la patte droite de l’arrière latéral, international anglais, Kieran Trippier (31 ans), la vivacité de l’ailier paraguayen Miguel Almiron (28 ans) et l’efficacité de Callum Wilson en pointe, bientôt épaulé par la pépite suédoise, Alexander Isak. Après avoir terminé la dernière saison par une série de 12 victoires, 2 nuls et 5 défaites, dont 4 contre le Big Four (Chelsea, Tottenham, Liverpool, City), Newcastle devrait signer celle ci d’une très bonne note. L’Europe en général et la Ligue des Champions en particulier, sont des objectifs atteignables pour ce collectif qui a tout pour imiter le Leicester champion d’Angleterre en 2016…

Eddie Howe, un jeune manager brillant

En effet, il n’y a pas que sur le terrain que le potentiel de Newcastle est encourageant. La touche des Magpies a également de quoi faire très bonne impression. Le manager Eddie Howe, appartient à la vague des techniciens qui ont tout ce qu’il faut pour s’imposer sur la scène internationale d’ici quelques années.

Son boulot à Bournemouth est excellent. Le britannique arrive dans une équipe où il aura les moyens de mettre son idéal tactique à l’œuvre. Son board lui fait confiance et il fait bien. Le natif de Amersham dans le Royaume Uni, est l’artisan du redressement de ce mal classé qui lanterne rouge lorsqu’il arrivait, tutoie désormais les sommets de la Premier League. Bonifiant l’inespérée onzième place du dernier exercice, Edward John Frank Howe n’a certainement pas fini de nous épater…


5 Ligues, 5 champions

L’homme est un éternel insatisfait. À peine la saison a commencé, qu’on pense déjà à la clôturer. Découvrez les potentiels champions des 5 meilleurs ligues d’Europe…

Premier League : Manchester City

Champion en titre, Manchester City devrait enchaîner un troisième succès de suite. Impressionnant, son effectif est assurément le meilleur de Premier League. Pep Guardiola a l’unique capacité d’aligner deux, voire trois équipes différentes, redoutablement performantes, en milieu et en fin de semaine. Liverpool en légère reconstruction, sa cinquième couronne anglaise est probablement assurée…

Liga : FC Barcelone

À la tête de la Liga, le monde devrait nouvellement assister à un Clasico dans la course au titre. Le FC Barcelone sortira vraisemblablement victorieux de ce décompte dualiste de points que le Real Madrid aura du mal à emmagasiner. Malgré la graine de gagneur qui constitue son ADN, la Maison Blanche risque de ne pas faire le poids avec son dauphin de la saison passée. Le Barça de Xavi, son commando, ses recrues, vont faire un malheur en Espagne.

Bundesliga : Bayern Munich

Lorsqu’on est capable d’infliger un 6-1 au vainqueur de la Ligue Europa, devant ses supporters, Francfort, c’est que le succès n’a plus de secret pour nous. Lewandowski est parti, mais le Bayern Munich est resté le meilleur club allemand de tous les temps, maintenant et pour de nombreuses saisons encore. Sauf catastrophe, Julian Nagelsman soulèvera son second bouclier, le 11e de suite pour les bavarois, le 33e de leur riche histoire…

Serie A : AS Roma

Même si son objectif c’est la Ligue des Champions, la Roma de José Mourinho rêve d’être championne. Plus ou moins équilibré désormais, l’effectif du portugais a tous les atouts pour soumettre les moins forts et rivaliser avec les plus forts. Face au Milan AC, à l’Inter Milan, la Juventus et Naples, des matches nuls peuvent être arrachés pour compléter les victoires sur les autres. Avec la rigueur du Special One, la solidité et l’efficacité de son 3-4-3, les Giallorossi de Dybala peuvent succéder aux Rossoneri de Zlatan…

Ligue 1 : PSG

À l’instar de la Premier League et de la Bundesliga, la Ligue 1 est fixée à 90% sur l’identité de son futur lauréat. Tel Man City et le Bayern Munich, c’est en Ligue des Champions que la saison du PSG se jouera, pas en D1. Marseille sera un solide outsider, mais Paris sera champion de France. Si Christophe Galtier, l’entraîneur parisien, a réussi cette prouesse avec Lille, ce n’est pas avec Mbappé, Messi, Neymar, Hakimi, Sergio Ramos, Vitinha et autres Marquinhos qu’il la manquera…


Mercato : 5 Ligues, 5 étoiles

Comme chaque année, le mercato nous a réservé des surprises. Des départs, des arrivées qui ont suscité la joie autant que l’espoir dans de nombreux cœurs. Les 5 grands championnats européens ont été chacun marqués, par des signatures dont les performances devraient attirer les regards cette saison. 5 ligues, 5 étoiles…

Premier League : Erling Haaland – Manchester City

Il est avec Kylian Mbappé, le footballeur le plus prometteur de notre ère. 86 buts en 89 matches en jaune et noir, son passage au Borussia Dortmund est désormais un chef d’œuvre du football mondial. À Manchester City, le Cyborg est dans le futur et c’est peu de le dire. En duel avec Darwin Nunez, nouvellement signé par Liverpool lui aussi, il devrait constituer, à l’image du nouveau Cavani, l’une des têtes de Gondole du duel Guardiola – Klopp.

Liga : Robert Lewandowski – FC Barcelone

« Combien de buts va marquer Robert Lewandowski sous le maillot du FC Barcelone ? », telle est la question sur toutes les lèvres footballistiques. Le redoutable avant-centre polonais a certainement quitté le Bayern Munich pour le Barça, changer son numéro 12 pour le 9, dans le but de rentrer dans une autre dimension. Auteur de 344 buts en 375 rencontres chez les bavarois, LewanGOALSKI aura la lourde tâche de refermer le chapitre Messi en affrontant le capitaine du Real Madrid et futur Ballon d’Or, Karim Bnezema. Un Clasico qui s’annonce tonitruant…

Bundesliga : Sadio Mané – Bayern Munich

https://www.youtube.com/watch?v=uQ0LspXQJAo

Pour remplacer Robert Lewandowski, le Bayern Munich a naturellement refusé de faire dans la broderie. Haute couture oblige, le FC Hollywood a déroulé le tapis Roten à un ancien Red : Sadio Mané.

Toujours Rouge, un excellent attaquant qui parti pour briller, arrive dans un club respectueux de son palmarès et de sa grandeur. Au cœur d’un système alimenté par la vitesse de ses éléments, Super Mané a tout pour confirmer qu’il est aussi talentueux que Salah et les autres…

Serie A : Paulo Dybala – AS Roma

Les secondes saisons de José Mourinho dans un club, sont généralement celles du succès. Dernier vainqueur de la première Ligue Europa Conference, son cinquième titre européen, le premier de l’AS Rome, le Special One a une idée derrière la tête : gagner. Il pense à ces valeureux tifosis romains et voit arriver Paulo Dybala. Annoncé chez lui à l’Inter Milan, s’est finalement dans son bureau que le génial attaquant argentin aura une vraie conversation.

L’ancien de la Juventus, fan de Francesco Totti, sera la véritable attraction de cette Serie A qui nous promet des combats de gladiateurs. Aux côtés de Nemanja Matic, Georginio Wijnaldum, Tammy Abraham, Lorenzo Pellegrini et Nicolo Zaniolo, la Joya se frottera à Lautaro Martinez, Lukaku, Ibrahimovic, Leao, Osimhen, Bremer, Vlahovic, Milinkovic-Savic et autres Ciro Immobile…

Ligue 1 : Alexis Sanchez – Olympique de Marseille

Le hashtag #RonaldOM n’aura finalement pas eu l’effet escompté. Cristiano Ronaldo ne viendra pas à l’OM : c’est Jonathan Clauss qui portera le numéro 7 d’Alexis Sanchez. Marseille se contentera de l’ailier chilien de 33 ans et sa joie est déjà immense.

Champion d’Amérique du Sud avec sa sélection sous les ordres de Jorge Sampaoli, récent entraîneur marseillais, l’ancien coéquipier de Lionel Messi au FC Barcelone portera le dossard 70 pour faire pleurer le sextuple Ballon d’or comme en 2015 et 2016.

La Roja battait alors l’Argentine deux fois en finale de la Copa América et s’adjugeait un doublé continental bien mérité qui devait consacrer l’immense talent d’El Niño Maravilla. OM – PSG, vivement les dimanches 16 Octobre 2022 et 26 Février 2023…


Ligue 1 : L’Olympique de Marseille peut-il être champion ?

À tout seigneur, tout honneur. À jamais le premier, l’Olympique de Marseille est le meilleur club français de tous les temps. Unique vainqueur de la Ligue des Champions dans l’Hexagone, une équipe qui semble revenir à ses plus belles heures. Est-ce à dire que l’OM sera champion de France cette saison ? Un élément de réponse…

Oui !

Si la Marseillaise est le nom donné à l’hymne national Français, ce n’est certainement pas un hasard. À Paris aussi, l’ambiance est olympique. De Marseille arrive un vent de renouveau que Didier Deschamps seul est habileté à expliquer.

Capitaine de la première équipe française championne d’Europe et du premier sacre mondial de sa nation, DD incarne à lui seul la grandeur de l’escouade phocéenne. Son histoire, un récit à compter dans toutes les écoles : un paramètre que l’excellent Pablo Longoria a su mettre en avant pour bâtir son effectif.

Jeune, ambitieux, le natif d’Oviedo en Espagne a réussi avec l’étoile olympienne, à attirer de beaux noms du football mondial à la Commanderie. Sur la même lancée que leur seconde place de la saison dernière, il remplace Sampaoli par Tudor sur le banc, Saliba par Mbemba, confirme Guendouzi, emprunte Nuno Tavares et achète Jonathan Clauss, Luis Suarez, Jordan Veretout et Alexis Sanchez. Des internationaux qui vont assurer une rotation qui devrait servir à faire bonne figure en C1. En outre, si la mayonnaise prend, la Marseillaise sera chantée, le championnat terminé…

Non !

Bien qu’elles aient été effacées par la fracassante victoire sur Reims (4-1) lors de la première journée, la mauvaise préparation de Marseille a laissé des traces. Les méthodes d’Igor Tudor ont été remises en question dans le vestiaire, au point de provoquer une réunion.

Conforté par son président, le technicien croate est finalement resté le seul homme de la situation. Sur le banc pour le match contre les rémois, Dimitri Payet fût le premier à payer les frais de cette autorité qui pourrait secouer les placards du Vélodrome à l’avenir…

En effet, les méthodes de travail des entraîneurs sont passées à la loupe dans l’univers du football français. Le relationnel compte beaucoup dans ce monde qui, professionnel, aurait dû se focaliser sur les résultats. Tant que la dignité des uns et des autres est vérifiée, pourquoi provoquer un tollé ?

Passé par le Hellas Vérone où il a fait du bon boulot, les méthodes de Tudor étaient inconnues jusqu’à ce qu’il arrive en France. Certainement parce qu’en Italie, le travail passe avant l’affect. Cela étant, si l’émotion prend le pas sur l’application, l’OM retombera dans ses travers voire plus bas…


La Premier League des Champions

La Premier League n’est pas le meilleur championnat au monde pour rien. Ses équipes sont particulièrement étoffées. En plus de l’argent, l’histoire vient remplir ce coffre fort dans lequel les trophées les plus lumineux pullulent. La Ligue des champions se retrouve notamment dans un espace fermé que 5 clubs cette saison ont le privilège d’occuper.

Liverpool : 6 C1

En Angleterre, il y a Liverpool et les autres en Europe. Si Tottenham est la première équipe britannique en 1962 à remporter un trophée continental, Liverpool est le club britannique le plus titré, internationalement parlant. Dans leur gibecière de 14 trophées internationaux, les Reds comptent 6 Ligues des champions : 1977, 1978, 1981, 1984, 2005 et 2019

Manchester United : 3 C1

Loin derrière Liverpool, son rival. Sur la grande scène du Vieux Monde, Manchester United n’a que la moitié des trophées des Scousers. 3 titres décrochés en 1968, 1999 et 2008, dont deux pour le seul Sir Alex Ferguson, les derniers.

Chelsea : 2 C1

Après les Rouges et les Diables Rouges, les Bleus, ces petits diables. Récents vainqueurs de la Ligue des champions, les Blues sont les plus « jeunes » de ce carré VIP. Non pas à cause de leur âge mais bien pour leur date de naissance dans le Panthéon anglais des champions d’Europe. À une longueur des Red Devils, le club managé par Thomas Tuchel compte deux médailles d’or : 2012 et 2021…

Nottingham Forest : 2 C1

Derrière 22 années d’attente, Nottingham Forest est de retour en First Division. Le seul club qui a remporté plus de Champions League que de ligues, deux contre une, a retrouvé l’élite de son pays. 1979, 1980, une paire de Coupes aux longues oreilles décrochées par l’un des meilleurs techniciens de tous les temps, le Special One British : Brian Clough

Aston Villa : 1 C1

À l’image de Forest, il faut fouiller les archives pour les voir… savoir qu’ils ont une très belle histoire. Oui, l’Angleterre compte 14 C1 et Aston Villa une. Les Villans en 1982, ont battu le Bayern Munich (1-0) pour s’adjuger la Coupe des Clubs Champions et définitivement devenir un grand club.


Manchester United, Harry Maguire et les mystères du football

Battu à domicile par Brighton, Manchester United a mal débuté sa saison 2022/2023. Les Red Devils semblent repartis pour un exercice catastrophique avec comme capitaine du navire, Harry Maguire. Le défenseur que tout le monde sait nul, mais qui joue toujours…

https://www.youtube.com/watch?v=Gi3Khq0iQ7k

Ten Hag face à la révolution

À peine nommé sur le banc de Man United, Erik Ten Hag s’est frotté aux joies de la défaite. Les Seagulls du très brillant Graham Potter, sont venus à Old Trafford battre les mancuniens (1-2). Une prestation insipide des triples champions d’Europe qui a vu le très décrié Maguire, porter le brassard d’une équipe qu’il n’a jamais su incarner. Incroyable !

« Si j’ai envisagé de ne plus porter le brassard de capitaine ? Non. Pas du tout. C’est un grand honneur, un énorme privilège de jouer pour ce club, mais être capitaine est un sentiment incroyable »

Harry Maguire

Acheté à 93 millions d’euros, on se demande toujours comment est-ce qu’un joueur de ce niveau, le défenseur le plus cher de l’histoire, avec la méritocratie qui est supposé régner à Man U, fait pour jouer et Raphaël Varane, champion du monde avec la France et quadruple vainqueur de la Ligue des champions sous le maillot du Real Madrid, le regarder ? Quelle révolution, l’ancien patron tactique de l’Ajax Amsterdam, va pouvoir mener avec un élément qui a activement participé à la déroute des siens l’an passé…? Le football et ses mystères…

Alerte rouge

En effet, le sport roi a désormais ses raisons que la raison commence à ignorer. Les titulaires ne sont plus ceux qui font bonne impression, mais depuis un bon bout de temps maintenant, ceux qui ont la côte hors du terrain.

Maguire, en plus de ne pas être à la hauteur, est international anglais. Il ne peut donc pas siéger sur la touche du club de la reine du jour au lendemain. Il a beau être la lanterne rouge des défenseurs centraux des Diables Rouges, il reste indéboulonnable. Et dire que Sir Alex Ferguson, meilleur manager de l’histoire du club, légende absolue, est revenu au Théâtre des Rêves en tant que conseiller…

https://www.youtube.com/watch?v=FLzFbbx0RoU

Cela étant, nous ne sommes certainement pas au bout de nos surprises. Manchester United est très loin d’être sorti de l’auberge. Le chemin sombre dans le tunnel est encore long. Les paramètres qui ont favorisé l’échec du club de Cristiano Ronaldo depuis le départ de José Mourinho, sont encore bien installés. Particulièrement The Beast, qui n’est définitivement pas le monstre qui suscitait tant d’admiration lorsqu’il évoluait à Leicester.


Le jour où il n’y aura plus de CAN

Le débat sur les départs pour la CAN, des footballeurs africains évoluant en Europe, n’est pas prêt de se terminer. Il ne fait simplement que commencer derrière la dernière saillie du président du club de football de Naples, Aurelio De Laurentiis : celui qui ne souhaite plus lâcher ses poulains pour cette compétition qui ne lui rapporte rien…

Début de racisme assumé

« Ne me parlez plus des footballeurs africains. Je n’en prendrai plus, tant que la Coupe d’Afrique des nations sera organisée au milieu de la saison », c’est avec ces mots que le neveu de Dino De Laurentiis a mis le feu aux poudres : « Ou bien ils renoncent à leur droit de participer à la Coupe d’Afrique des nations ou alors ils ne seront jamais disponibles entre la CAN et les compétitions d’Amérique du Sud ».

Le dirigeant napolitain n’a pas tourné sa langue sept fois dans sa bouche, pire, il a fait preuve selon moi d’un certain racisme à l’égard des clubs et des joueurs africains. Pour lui, les footballeurs qui jouent en Europe n’ont pas le droit de laisser leur club pour aller défendre les couleurs de leur nation en pleine saison. Il a pensé à voix haute ce que de nombreux dirigeants pensent tout bas…

Vérité immuable

Même si on peut voir dans les propos du dirigeant napolitain Aurelio De Laurentiis une attaque contre l’Afrique et la CAN, il faut aussi voir le problème qu’il soulève. L’un des entraineurs de son club de Naples, l’ex footballeur Luciano Spaletti, s’exprime dans le même sens que son dirigeant. Il déclare :

« Le championnat est encore très long. Il y a encore ce ‘monstre invisible’, la Coupe d’Afrique des Nations, qui te prend des joueurs du vestiaire, sans savoir quand tu les retrouveras, ni quoi faire. Nous avons quatre joueurs concernés. Nous sommes l’équipe du haut de tableau la plus concernée. »

Luciano Spaletti
https://www.youtube.com/watch?v=X5SaYw84664

Le président du club de Naples est aussi un grand homme du football. Il a notamment fait de Kalidou Koulibaly un de ses capitaines, a mis 80 millions d’euros sur la table pour Victor Osimhen et a donné à Zambo Anguissa sa chance quand tout le monde doutait de lui.

Le dirigeant jette un pavé dans la marre pour mettre en avant ses intérêts d’homme d’affaires, réveillant brutalement de ce fait, la conscience africaine dans son ensemble, encore parcourue par des périodes douloureuses comme l’esclavage, la colonisation et l’Apartheid.

L’Afrique et les germes du racisme

Il est nécessaire qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! Peu importe la portée de la polémique, il est plus important que les joueurs africains puissent ressortir grandis après ces propos. En plus de savoir qu’ils ne devront plus signer au Napoli s’ils veulent jouer la CAN, ils ont le devoir de donner un autre sens à ce début de confrontation entre clubs de football européens et équipes nationales africaines. Le football africain doit couper le cordon ombilical qui le relie à l’Europe et apprendre à marcher…

Les joueurs de foot africains sont coincés entre la défiance de leurs frères et le mépris de leurs confrères. Le Berceau de l’Humanité est méprisé parce qu’il n’a pas une assez haute estime de lui-même.

Il faut que les instances africaines du football pensent à l’Afrique en premier. Les intérêts des africains doivent primer. À cette allure, les afropéens ne joueront plus la CAN. N’oublions pas que l’ECA, l’Association Européenne des Clubs, a tout fait pour empêcher la CAN camerounaise de se jouer et les africains de l’UEFA de la rejoindre. Celle qui la suit en Côte d’Ivoire, vient à nouveau d’être reportée, pour des raisons climatiques certes, mais pour des raisons que l’on aurait pu mieux prévoir.

Les footballeurs africains étant de plus en plus puissants, il y a une volonté à peine voilée de trimballer leur trophée, leur mérite, de décourager leur dignité et de faire d’eux des apatrides au service exclusif du Vieux Monde. L’objectif est clairement d’effacer la CAN de la carte du football

https://www.youtube.com/watch?v=EqeW-3L_QDU

Croire… comme un devoir

Un corps sans cœur est tout simplement sans vie. La CAN est le cœur du football africain. Si son cœur s’arrête de battre, il perdra sa vie. Et pour que l’on empêche cette réalité de s’imposer à nous, il faudra prioriser le développement local du sport et freiner voire stopper, le départ abusif des footballeurs africains pour l’Europe.

Le club de foot sénégalais Diambars et autres Générations Foot, les grandes écoles du football africain, doivent désormais former pour nourrir les hommes, les femmes et les championnats continentaux en priorité. Des quotas de plus de 50% en faveur des footballeurs locaux doivent être imposés dans les sélections nationales pour forcer les décideurs à ne pas empêcher les compétitions domestiques.

Le Ballon d’or africain doit récompenser le footballeur qui a rendu service au continent africain. Le CHAN doit se fondre dans la CAN et disparaître ou tout simplement devenir notre CAN, seule et unique. La CAF est la seule Confédération qui a une compétition continentale pour les locaux et une autre pour les expatriés : pour les noirs et les blancs, pour faire simple comme le football. La honte ! On ne lutte pas contre le racisme en l’hébergeant…


CAN Féminine 2022 : les Lionnes Indomptables à la ramasse…

L’Afrique du Sud championne, victorieuse du Maroc en finale (2-1), la 14e édition de la CAN féminine s’achève. Pour la première fois de son histoire, la Confédération Africaine de Football ne remettra pas le trophée doré tant convoité au Nigeria ou à la Guinée Équatoriale. Un changement qui marque une nouvelle ère pour le football africain en général, et pas forcément le Cameroun en particulier : grosse déception de cette compétition…

Un premier tour difficile

En effet, grande favorite du Groupe B, l’équipe nationale camerounaise n’a pas pas su mettre sa supériorité au service du collectif. Au premier tour, elle va perdre 4 points contre la Zambie (0-0) et le Togo (1-1), qui l’empêcheront d’éviter la géante nigériane en quarts de finale, malgré le succès sur la Tunisie (2-0).

Les Lionnes Indomptables seront logiquement battues par la meilleure escouade africaine de tous les temps, 11 fois sacrée reine continentale, sans vraiment rien tenter. Les filles de Gabriel Zabo succomberont à un coup de tête bien ajusté de Rasheedat Ajibade, consécutif à la seule véritable action des Falcons….

La Coupe du Monde comme consolation…

Cependant, tout n’a pas été négatif chez les Lionnes de l’Atlas. Après deux nuls, une victoire, une défaite et beaucoup de faits de jeu qui ont joué en leur défaveur, les félines ont réussi à redresser la pente en venant à bout du Botswana (1-0), grâce à un magnifique shoot d’Ajara, signature de ce match de barrage comptant pour les qualifications de la Coupe du Monde 2023.

Désormais, pour rejoindre les quatre demi-finalistes de la CAN à la prochaine fête internationale du football féminin, elles devront, au même titre que le Sénégal vainqueur de la Tunisie, passer par un tournoi qualificatif qui réunira des nations de l’Amérique du Sud, de l’Océanie et de l’Europe. En espérant qu’elles fassent mieux que leurs sœurs militaires, finalistes malheureuses du dernier mondial militaire qui se tenait aux États-Unis.

Défaite par la France (2-1), les combattantes de l’Afrique en miniature ont conclu un parcours inédit et déposé un bilan historique qui fait de leur escouade, la première formation africaine à atteindre la finale de la Coupe du Monde militaire. Logées dans la même poule que le pays organisateur, l’Irlande, la Belgique et l’Allemagne, les coéquipières de Brenda Tabe, meilleure buteuse du tournoi (8 buts), et d’Annette Ngo Ndom, meilleure gardienne, ont terminé :

  • première de leur groupe (place qualificative pour la finale) avec 12 points sur 12
  • meilleure attaque : 26 buts marqués
  • meilleure défense : 2 buts encaissés
  • avec 4 victoires : 2-1 face aux États-Unis, 12-0 face à l’Irlande, 3-0 face à l’Allemagne et 8-0 face à la Belgique
  • et une défaite : 2-1 face à la France, en finale.

Thank You Estelle !

Emblématique, cette prestation des Lionnes en treillis devrait donner des idées au sélectionneur des A. Pour aller en Nouvelle Zélande et en Australie, le Cameroun aura besoin de nouvelles forces. Arriver à un tel niveau, n’est certainement pas le fruit du hasard. Encore moins, lorsqu’il se fait dans le plus grand État de soccer au monde : l’autre pays d’Estelle Jonhson

Américaine, la défenseuse centrale du Sky Blue FC aurait pu refuser de s’habiller en vert-rouge-jaune. Sans conditions, sans se poser de questions, elle a choisi de revêtir les couleurs de sa terre natale pour représenter Maroua. Joel Embiid et compagnie, elle contredit en « quittant » la NWSL pour servir sa patrie. Donner du rêve à toutes ses jeunes, footballeuses ou non, qui rêvent de voir leur nationalité s’affranchir de la précarité. Thank You for All !