PSG : L’équipe idéale

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Le PSG vient de connaître la moins bonne de ses saisons qataries. Une reculade qui semble commencer, Tuchel prolongé jusqu’en 2021. La domination hexagonale est moins évidente ces derniers temps. Les clubs français n’ont plus peur : les clubs français se renforcent. Juninho, Silvinho, Villas-Boas, des personnalités chevronnées arrivent et la compétition prend de l’ampleur. Que faire pour répondre à cette « provocation » et enfin confirmer en Europe ? Voici une proposition idéale pour l’équipe Parisienne de l’année prochaine.

Le Parc des Princes par Kilyac – Wikipedia CC BY-SA 4.0

Entraineur : Julien Stéphan

Vainqueur de la Coupe de France avec panache, c’est un entraineur qui a fait ses preuves dans un petit club. Aussi bien à l’échelle européenne que nationale, il a démontré qu’avec plus de moyens il peut mêler son ambition à celle du PSG.

Départs : Choupo Moting, Cavani, Neymar, Marquinhos, Thiago Silva, Daniel Alves, Buffon et Bernat

Si le transfert de Choupo Moting semble inévitable, il est clair que celui d’Edinson Cavani aura de lourdes conséquences. L’Uruguayen a rendu un grand service au PSG… : il faudrait qu’il parte par la grande porte. C’est un grand attaquant : il peut s’intégrer partout. Son conflit avec les Brésiliens s’arrêterait ainsi pour se poursuivre loin de Paris… Neymar, Marquinhos, Thiago Silva, Daniel Alves n’ont pas réussi à mener le PSG dans une autre dimension.

Il est temps de passer à autre chose. Qu’ils emmenent Marco Verrati avec eux. L’Italien n’a jamais été le nouveau Pirlo. Quant à Gigi Buffon et Juan Bernat, le plus tôt serait le mieux. L’Espagnol n’est plus ce qu’il était et le champion du monde est bon pour les livres d’histoire. Le voir sur un banc comme remplaçant est une triste image. Il mérite des ovations…

Arrivées : Ismaila Sarr, Mbaye Niang, Teddy Savanier, Zagadou, Umtiti, Varane, Griezmann, Irissa Gana Gueye, Alan, Gaya et Sels

Ismaila Sarr et Mbaye Niang sont des très bons joueurs de Ligue 1. Leur envie de progresser sera bénéfique au club. Tout comme celle d’autres excellents pensionnaires de L1 d’ailleurs : Kenny Lala et Teddy Savanier. Pour ce qui est de Zagadou, le sociétaire de Dortmund est un grand défenseur très prometteur. Il pourra « casser la démarche » de certains attaquants aux côtés de Samuel Umtiti, en délicatesse au Barça et de Raphael Varane. L’ancien Lensois veut changer d’air comme Griezmann. Les dirigeants Parisiens devraient en profiter. Sans oublier cependant de se pencher sérieusement sur les cas Idrissa Gana Gueye et Alan : les indispensables. Et pourquoi pas Sels en numéro 2 et Gaya pour remplacer Bernat ?

Equipe type : Areola – Kenny Lala, Varane, Umtiti, Gaya – Gana Gueye, Alan, Griezmann – Sarr, Mbappé, Di Maria (Capitaine)

Remplaçants : Mbaye Niang, Savanier, Zagadou, Draxler, Dagba, Nsoki, Moussa Diaby, Kimpembe, Sels

Classement proposé du PSG par Fouda Fabrice (Image Fofoot) CC0

Pourquoi cette équipe ?

La dernière fois que Paris a remporté une Coupe d’Europe (Coupe des Coupes en 1996), c’était grâce à des recrues du championnat de France et un entraîneur français. Cette équipe n’a l’air de rien, mais elle dégage une certaine cohésion. Ce ne sont pas des joueurs de l’acabit de Neymar : c’est un collectif apte à jouer un football efficace. Sa composition renvoie à de véritables valeurs domestiques et internationales capables d’exporter une identité footballistique.

Neymar : Paris c’est loin

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Quand rien ne va : rien ne va. Proverbe plat, mais fort outillé pour résumer la situation actuelle de Neymar. Accusé de viol. Menacé d’abandon par son père. Invité à revenir vers Jésus et au football par sa mère… Démis de ses fonctions de capitaine de sa sélection. Remplacé par son lieutenant Daniel Alves. Renommé capitaine, le Parisien de 27 ans vient de déclarer forfait pour la prochaine Copa America… au Brésil. Après sa blessure au genou lors d’une séance d’entraînement, la superstar s’est rompu les ligaments croisés. Ironie du sort ou logique du sport, c’était lors d’une rencontre amicale entre son pays et celui de ses propriétaires : le Qatar. Bref, depuis que l’ancien nouveau Pelé a signé à Paris, son football s’est progressivement éloigné des pelouses…

Présentation de Neymar au Parc des Princes par Antoine Dellenbach – Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0

Le mauvais choix

Qu’est-ce qu’un mauvais choix ? Pour faire simple, il s’agit d’un chemin qui te conduit à ta perte. Une voie par laquelle tu recules. Honte au sportif qui le fera, le compétiteur vivant des challenges. Plus ils sont grands, mieux c’est pour sa progression. Un joueur qui évolue devrait normalement partir d’un club à un autre qui lui est supérieur.

Qu’est-ce qu’un grand club ? C’est un club qui a connu un succès international indéniable. Real Madrid, Manchester United, Liverpool, Chelsea, Aston Villa, Nottingham Forrest, Juventus, Milan AC, Inter de Milan, Ajax, Bayern, Dortmund, Hambourg, FC Porto, Benfica, Marseille, Celtic de Glasgow, Etoile Rouge de Belgrade, FC Barcelone etc. Le PSG non…

Contrairement au système de pensée qui prévaut de nos jours, le budget ne définit pas la grandeur d’une équipe. Sinon il y aurait plein de grands clubs en Chine et au Qatar. De Di Stéfano à Cristiano Ronaldo en passant par Ronaldo et Zidane, il y’a toujours eu de l’argent dans le sport roi. La différence c’est qu’il servait la cause du succès : de l’esprit « foot ».

En quittant Barcelone pour Paris, Neymar a clairement régressé. Il est passé d’un grand club à un « moyens » club. Son défi aurait pu être honorable s’il avait signé dans la capitale française pour faire progresser le club. Ce qui n’est pas le cas. Neymar à Paris ce n’est pas Maradona à Naples. Messi étant trop puissant pour lui, il a simplement choisi de partir pour être le roi tout seul…

Neymar à Barcelone par Alex Fau – Wikipedia CC BY 2.0

Mauvais départ

C’est sûr, Neymar a plus de talent que Messi. Et plus le temps passait plus ça se voyait. L’Argentin lui-même sentait que le vent commençait à tourner en sa défaveur. On l’a vu lors de la fameuse Remontada contre les hommes Unai Emery. C’est le natif de Mogis Das Cruzes qui a fait tout le match. Vainqueur et co-meilleur buteur de la C1 la saison d’avant, cette année 2017 était celle de la confirmation de son grand génie. Il lui fallait juste attendre un an ou deux : il devait encore mûrir. Il a manqué de patience. Il n’a pas respecté la hiérarchie du club et il est parti. L’erreur de sa vie…

Le Barça a mal fait de vendre Neymar. Les dirigeants Catalans auraient dû penser à leur avenir… : se séparer de Léo quand Ney faisait la tête. Au lieu de conforter le pouvoir de La Pulga, ils se devaient de conserver leur « maillot jaune ». L’ère Léo touche à sa fin et aucune n’anticipation n’a été faite. Conclusion, aujourd’hui ils le payent. Ils se mordent les doigts quand Neymar reste victime de son impatience.

Le Carioca n’aurait pas dû se vendre au PSG. Il a signé dans un club pour un salaire qu’il aurait forcément gagné. Quelle est la différence entre 15 et 30 millions d’euros ? Rien du tout. Un joueur qui gagne 15 millions d’euros n’a rien à envier à un autre qui en gagne 30. Il y’a un niveau de vie où l’accomplissement est plus important que l’argent.

Neymar par Кирилл Венедиктов – Wikipedia CC BY-SA 3.0

Mauvaise arrivée

Mais le clan Neymar ne partage pas cet avis. Ils se sont fait rouler par la convoitise et leur « Ballon d’or » a perdu du terrain. Ses statistiques françaises ont certainement de la gueule. Cependant, avec lui les octuples champions de France n’ont franchi aucun palier. Ils ont même coulé. Si c’est pour battre Guingamp, Dijon ou Caen, Mbappé suffit largement. Le champion du monde a démontré en son absence qu’il est plus l’avenir du Parc des Princes que lui.

33 buts et dire qu’on ne jouait pas pour lui. Le meilleur joueur et meilleur buteur de Ligue 1 a porté son club tout seul cette saison : il a raison de demander plus de responsabilités. On n’a pas le droit de l’inféoder à un footballeur qui passe la majeure partie de son temps dans la Corbeille. Un joueur qui demande du respect à ses cadets et ne respectent pas ses aînés. La carrière de Neymar a piqué du nez le jour où il s’est attaqué à Cavani…

Edinson Cavani par Anders Henrikson – Wikipedia CC BY 2.0

Ney à Ney

Le football est un jeu juste. On a voulu détourner les paroles de Mbappé lors de la Cérémonie des Trophées UNFP. Les médias ont choisi de faire croire (pour préserver leurs droits) qu’elles étaient destinées à Cavani : que Kyky voulait sa place de numéro 9. Un autre mensonge : une autre attaque gratuite envers un attaquant qu’ils n’ont jamais apprécié à sa juste valeur. Le meilleur buteur de l’histoire du PSG qu’ils n’ont pas cessé de diminuer au profit de la vedette Neymar. C’est vrai que le Peixe ramène des millions de téléspectateurs à la Ligue 1. Mais à quel prix ? Son hygiène de vie semble poser problème. Continûment blessé, il joue moins que prévu. C’est du business, mais on parle aussi football tout de même…

On omet que Mbappé et Neymar ce n’est plus l’amour fou. L’ambiance récente qui les rapproche est très loin de l’entente qu’ils partageaient à chaque match. Le Bleu a dû comprendre que son explosion fait de l’ombre à l’Auriverde. Annoncé à la Maison Blanche, ses performances post Mondial n’ont pas forcément ravi la concurrence. En l’occurrence celle qui était naturellement pressentie dans la capitale espagnole. Autrement dit, la communication de Mbappé n’a fait que répondre à l’attaque de Neymar. Tu étais, dorénavant je suis…

Affaire à suivre…

Une journée en enfer

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La Cathédrale Notre-Dame en feu, le monde a pu contempler le milliardième de ce que peut-être la colère de Dieu. Celui qui a un peu de jugeote a dû comprendre que le problème n’a rien à voir avec une mauvaise manipulation. Sur cette terre où la Foi fait l’objet de railleries, la déception qui a envahi leurs cœurs mime plus l’idolâtrie que la crainte du Créateur. Des pierres on pleure devant des hommes qui meurent. Le Sri-lanka, le Mozambique, les Gilets Jaunes… des centaines de millions d’euros tombent pour mieux les ignorer. Mais que faire, si ce n’est observer Paris perdre son âme. Deux trophées sur cinq possibles, depuis qu’ils se sont moqués de Choupo-Moting, le club de la capitale a entamé sa descente aux enfers.

Les Pompiers par Skeeze – Pixabay CC0

Aime ton prochain comme toi-même

Du début à la fin, c’est la suite logique de toute entité. Qui que vous soyez, votre existence est liée à cette courbe « droite ». Même le Paris SG version QSI qui semblait si dominateur en France, vient vraisemblablement de toucher le fond. L’escouade de Thomas Tuchel a appris à ses dépens qu’il faut respecter son adversaire avant de le battre. Eliminé par Guingamp en Coupe de la Ligue, botté en touche par le Manchester de Tahith Chong en Ligue des Champions, le PSG vient encore de tomber face à Rennes après avoir mené 2-0 et été malmené par le LOSC 5-1. Son dauphin « enragé », a ainsi enclenché une démystification domestique de son image. Une chute qui s’est poursuivi à Nantes avec une défaite 3-2. Et reposé à domicile face à Monaco, le temps d’un titre tristement fêté. Triplé de Mbappé, victoire 3-1 contre un club de la Principauté qui n’a pas su profiter des défaillances de son adversaire.

Elles étaient pourtant assez visibles. Choupo n’était plus là pour recevoir les critiques qui étaient destinées à son équipe. Meunier l’a valablement substitué. Son CSC qui ouvre le score à Lille, a juste rappelé à tous que l’erreur est humaine. Ce qui est arrivé à MCM 17 – est arrivé à Kimpembé contre Man U et Rennes – peut arriver à tout le monde. Sur le second but Croate en finale du Mondial, Lloris a commis une erreur légendaire qui aurait pu être fatale à sa sélection. Parle-t-on d’une Lloris ? Il n’était pourtant pas à sa première « Arconada ». On pense à son « slalom » contre la Suède lors des éliminatoires de la Coupe du Monde Russe. Choix intrigant qui a conduit les Bleus à une défaite 2-1. Et failli priver la France de sa seconde étoile…

Statue représentant la Justice par Morgan4uall – Pixabay CC0

Juste Ciel

Personne n’est à l’abri de jouer un sal tour à ses coéquipiers. Lorsqu’on fait d’un Etre en erreur un sujet d’humiliation : on devient ridicule. Et c’est ce que Paris est devenu après le match nul contre Strasbourg : ridicule. On a dit que le capitaine des Lions Indomptables n’avait pas le niveau pour jouer en Ligue 1 : quelques jours après ceux qui l’avaient se sont pris une raclée historique… en Ligue 1. La pire défaite du club depuis un autre 5-1. C’était à Sedan et le Camerounais Pius Ndiefi avait inscrit un triplé ce jour-là.

Le football est un sport juste. Le PSG était convaincu que les compétitions locales leur appartenaient. Ils ont méprisé leur victoire en championnat (un titre majeur) : ils sont passés devant la Coupe de France. Un échec marqué par un énième mépris à l’endroit de Cavani, la sortie inexplicable de Di Maria, le geste gratuit de Mbappé sur Da Silva (carton rouge justifié) et la droite de Neymar à un supporter rennais. Un coup de poing, un geste odieux défendu par Pierre Ménès sur le plateau du Canal Football Club. Lequel PM qui s’est toujours montré très violent envers Choupo Moting. Ce qui est certain toutefois, c’est qu’il est totalement préférable de voir Choupo Moting manquer l’immanquable, que de voir Neymar frapper un spectateur.

Neymar à Santos par Christopher Johnson – Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0

Appelez les pompiers !

Le Christ a dit : « Si tu n’es pas fidèle dans les petites choses, qui te confiera les grandes ». Le PSG a fixé la Ligue des Champions comme objectif. Mais comment y arriver quand il méprise le tremplin qui est supposé l’y envoyé ? Monaco, Lyon, Marseille et Rennes ont brillé en Coupes d’Europe grâce des ossatures françaises. Sans âme Paris est pris. On n’accède pas au Paradis si on n’a pas les pieds sur terre. Olivier Letang, Ben Arfa… Julien Stéphan, Christophe Galtier et Thierry Laurey ont donné une leçon aux Parisiens. Avant c’était les européens qui leur infligeaient des Remontada, aujourd’hui ce sont les français. Où va Paris ?

Cavani est sur le départ, l’esprit du club entre les mains. Il rejoint Matuidi et ses « pieds carrés » dans un environnement où l’esprit « sport » est roi. « Un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle ». « Partir c’est mourir un peu ». L’Athlète pour le Christ (surnom de Cavani) part et Paris brûle à petit feu… L’Uruguayen vous laisse Saint-Germain et Neymar Junior « le Grand » :

« Les jeunes, ils sont un peu perdus, ils n’écoutent pas. Les anciens donnent des conseils mais ils répondent. Le coach donne des consignes mais ils répondent.»

Un joueur de 27 ans si vieux qu’il a déjà la mémoire courte :

« Pour avoir plus d’expérience, il faut plus écouter et respecter. C’est ce que je faisais quand j’étais jeune, j’essayais d’apprendre des anciens ».

Le capitaine du Brésil a oublié qu’il avait insulté son entraîneur lorsqu’il évoluait à Santos. Et humilié son aîné Cavani dès son arrivée en France. Comme quoi, tu récoltes ce que tu sèmes. A malin, malin et demi…

Zlatan Ibrahimovic à Manchester United par Ardfern – Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0

Rouge et noir

La MCN désintégrée, la guerre est donc déclarée. Après El Matador, Ney s’attaque ouvertement au très jeune Kylian Mbappé sans le citer. C’est plus fort que lui. Il voit surement déjà son avenir s’aligner dans son dos. Tourné vers son passé, il est certain dorénavant qu’il n’aurait pas dû quitter Barcelone pour l’argent. Car en réalité, son métier c’est quand même footballeur : pas homme d’affaires. Payé pour évoluer au haut niveau, dans l’Hexagone il a stagné. Au point de se noyer sur « Seine ». De se tromper de cibles… S’il pense pouvoir se faire virer du PSG pour le Real (par exemple) après cette déclaration ubuesque et ce « Sho-ryu-ken » mal placé : il a tiré en l’air. Les Qataris ont tout leur temps. Ils ont l’argent, le nerf de la guerre. Ils peuvent le payer jusqu’à la fin de sa carrière : à ne rien faire…

Aussi, sa cohabitation avec Donatello (surnom qu’il a donné à Mbappé) devrait finir en queue de « Peixe ». De poisson pour ne pas parler Portugais. Pour dire que la prochaine année au PSG s’annonce très chaude. Quelle grande star voudra rejoindre cet été caniculaire ? Après avoir marqué plus de 30 buts et côtoyé Pelé, Kyky le champion du monde va-t-il accepter de rester le lieutenant d’un Général à la « retraite » ? Derrière trois sorties successives en quarts, trois sorties successives en huitièmes, peut-on envisager le pire chez l’octuple champion de France les trois années qui vont suivre ? Un enchaînement cartésien semble se dessiner. Une brochette fraichement enlevée de la braise, comparable à ce constat « angoissant » : les trois équipes qui ont terni la saison de Paris, jouent en rouge et noir. C’est-à-dire l’En Avant Guingamp, Manchester United et le Stade Rennais…

Edson Mexer par Roro 352 – Wikimedia Commons CC-BY SA 4.0

Éric Maxim Choupo-Moting : C’est mon année !

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Il fait partie des plus grandes surprises du dernier mercato estival d’Europe. Le Paris Saint-Germain habitué des noms ronflants, a laissé tout le monde pantois en signant l’international Camerounais Éric Maxim Choupo-Moting. Une arrivée, des performances qui suscitent plus d’irrespect que de considération. Qu’il est loin ce jour où Samuel Eto’o refusait que son sélectionneur Javier Clemente remplace son « petit frère ». Sapé comme jamais par les médias français depuis, le Hambourgeois fait pourtant ce qu’il faut…

Choupo-Moting par Богдан Заяц – Wikimedia Commons CC BY-SA 3.0

 « Tu m’en veux, dis moi pourquoi tu m’en veux »

Dimanche dernier, Paris s’apprêtait à célébrer le huitième titre de son histoire face à Strasbourg. Un match nul (2-2), une occasion loupée dans une rencontre marquée par l’erreur incroyable de Choupo-Moting. Après avoir ouvert le score, le coéquipier de Kylian Mbappé s’est proscrit un doublé en stoppant malencontreusement le ballon sur la ligne de but Strasbourgeoise. Un top flop qui arrive sur un ballon bien piqué par Nkunku au-dessus du gardien Sels, homme du match. Bourde qui succède à une autre sept jours plus tôt à Toulouse. Laquelle lui a valu les moqueries de supporters qui l’aiment bien et des attaques de la part de journalistes qui l’aiment bien moins. Parmi eux leur porte-parole en chef : Pierre Ménès. Celui qui a le droit de dire du mal de tout le monde en toute impunité a commencé par déclarer : « Il n’a clairement pas le niveau pour jouer dans ce club. Ni au PSG, ni dans aucun autre club de Ligue 1 ». Avant de terminer sur son blog :

« Et puis le PSG a gagné à Toulouse après un match pas très emballant. Mais Paris était tellement handicapé par les absences qu’il s’est retrouvé obligé de jouer avec un joueur du niveau de Choupo Moting, qui a évidemment saccagé une occasion en première période. Comme toujours depuis que Cavani et Neymar sont blessés, l’intégralité de l’efficacité offensive du PSG se trouve dans les pieds de Mbappé, qui a encore marqué, cette fois sur un centre remarquable de Kehrer, avec un enchaînement contrôle-frappe décroisée absolument parfait.(…) »

Choupo-Moting contre Chelsea en Ligue des champions par CFC Unofficial (Debs) – Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0

Ce qu’il oublie de dire toutefois, c’est que Choupo-Moting est à l’origine du but de Mbappé. Il crée le décalage sur Kehrer et le lance parfaitement. Mais on s’en fout évidemment. Le négatif de sa performance est mis en avant et le positif obstrué. On se tait pour ne pas dire que le PSG n’a perdu aucun match joué par Choupo-Moting depuis que Neymar et Cavani se sont blessés. Sur les 28 rencontres auxquelles il a participé, Paris a perdu deux fois : à Liverpool et à Lyon. Le quatrième sportif camerounais le mieux payé n’est pas entré face à Manchester United et le PSG a honteusement été sorti de la Ligue des Champions. Pourtant, il est le seul élément de cet effectif à avoir mis un doublé contre les Red Devils. Non pas des Diables Rouges amoindris, mais des triples champions d’Europe au top de leur forme. Nous sommes en septembre 2017 et l’attaquant évolue alors à Stoke City.

En gros, Choupo-Moting violemment taclé : c’est dans la logique des évènements. Il est capitaine d’une sélection qui n’est pas forcément appréciée. On laisse Ménès « lui faire du sal » histoire qu’il progresse dans son domaine. Le polémiste n’est pas à ses premières interventions limites mais il continue. C’est à croire qu’ils aiment ça… Deschamps, Ancelotti, Jardim, Mourinho, Jean-Michel Aulas, Luis Fernandez, Cavani etc. sa liste est longue. Un prestigieux agrégat qui démontre bien que le métis Germano-camerounais n’a pas à s’en faire. Et comme le rappe si bien l’auteur, Vegedream, du tube « Ramenez la Coupe à la maison » :  « Ceux qui m’ont négligé ont eu tort. C’est mon année ! »

Le PSG Champion de France en 2015 par Liondartois – Wikipedia CC BY-SA 4.0

Un air de champion

Star, risée, Maxim est au centre des débats. Il fait la une et va dans le sens de cette maxime qui veuille que PM soit un indicateur crédible de succès… Si le consultant français est contre toi c’est que tu es sur le bon chemin. Didier Deschamps est champion du monde. Ancelotti a remporté la Ligue des Champions avec le Real. Cavani est meilleur buteur de l’histoire du PSG. Jardim a été champion de France et a mené l’ASM en demi-finale de C1. Le président Aulas est le meilleur dirigeant français des années 2000. Il n’a pas attendu les Qataris pour rendre la France fière. Mourinho est l’un des meilleurs entraîneurs de tous les temps. Luis Fernandez est l’entraîneur de l’unique coupe d’Europe Parisienne. Et Choupo Moting va remporter les premiers trophées de sa carrière. Sur ce, KM7 :

« Un big up à MCM17, j’en ai raté bien plus que toi cette saison, on reste un groupe uni et on te soutiendra jusqu’à la fin. »

En fin de route, le neuvième Lion Indomptable de l’histoire de Paris arrive donc dans l’Hexagone pour remplir sa gibecière. Il n’a rien demandé à personne : il va profiter de la manne qatarie comme tout le monde. L’attaquant polyvalent de 30 ans sera dans l’historique des champions de France qu’on le veuille ou non. Il entrera dans les annales d’une ligue qui ne serait pas à sa portée. Lui qui a été titulaire incontesté en Bundesliga et en Premier League. Qui a pareillement évolué à Schalke 04 aux côtés de deux champions du monde : Benedikt Howedes et Julian Draxler. Association aguichante au service d’un club qui n’a rien à envier au PSG. Dans son enceinte 5 étoiles de la Veltins Aréna, le demi-finaliste de la Ligue des Champions 2011 jouit d’un palmarès d’exception. Au cœur d’un monde archi dominé par le Bayern, les Bleus Royaux de Gelsenkirchen ont su se faire une place au sommet. Ils ont remporté 7 championnats, 5 Coupes d’Allemagne, une Coupe de la Ligue, une Supercoupe et une Coupe de l’UEFA.

Veltins Aréna par Mocky04 – Wikimedia Commons CC BY-SA 3.0

Choupo Moting a donc fait 3 ans, 106 matchs et 23 buts dans cette équipe-là (2014-2017). Il y a promené son allure de fils de basketteur avec panache. Les fans des Knappen (surnom des joueurs de Schalke) auront notamment du mal à oublier cette prestation notable du 22 Septembre 2014 face à Frankfurt. Mené 0-2 à domicile les Mineurs reviendront à la marque grâce à deux actions de génie de leur n°13. Une Panenka sur pénalty pour réduire le score à 1-2 et une passe décisive à destination de Draxler pour égaliser. But de la tête sur un centre du gauche d’un ailier d’1 m 91. Lequel virtuose a pris le temps de mystifier son adversaire avant de se mettre sur son mauvais pied pour délivrer son caviar. Cette performance lui vaudra le prix de « Joueur du Week-end ».

Choupo-Moting à Nuremberg par Jarl Helm – Wikimedia Commons CC BY-SA 3.0

Un talent atypique

C’est peut-être vrai que Choupo-Moting n’a pas le niveau pour jouer à Paris. Transfuge de championnats strictement inférieurs à la Ligues des Talents, sa place est certainement ailleurs. Une équipe capable de gagner 4-0 à l’aller et de se faire sortir au retour après avoir inscrit le but à l’extérieur (6-1) mérite vraiment mieux. C’est sûr qu’il n’est pas fait pour un club niveau C1 qui a été éliminé à la maison après une victoire 0-2 à l’extérieur – le but à l’extérieur « comptant » double… Deux évènements similaires comme inédits qui ont pour particularité : l’absence de Choupo-Moting.

Qu’on se le dise sérieusement. Le loupé de Choupo-Moting est une blague devant les dernières « nouvelles » Parisiennes en Ligue des champions. On essaie de faire oublier le fiasco européen du septuple champion de France en tapant sur MCM17. Triste tradition ! Heureusement qu’il n’y ait pour rien dans ce spectacle tragicomique. Il n’a juste pas joué « à Paris » à ces instants délicats. Il est resté dans la discrétion comme à son habitude. La coutume d’un talent qui ne fait que jouer au football. Qu’il marque ou non, ses performances le laissent à « 237 ». Denis Lavagne :

« Il a bénéficié d’une « formation à l’allemande », et développe des qualités techniques au-dessus de la moyenne. (…) Sur le plan technique et de l’intelligence de jeu, il sera au niveau du PSG, mais ce qui lui manquera peut-être c’est la détermination et l’ambition. »

Allégations corroborées par Christian Heider, son directeur sportif au FSV Mayence :

« C’est un excellent joueur. (…) Il est rapide, technique, bon de la tête et intelligent. (…) Son problème c’est qu’il manque de continuité, il peut faire trois ou quatre matchs consécutifs au niveau d’un joueur de classe mondiale et ensuite rencontrer des difficultés. Il a aussi connu des blessures au genou qui l’ont freiné dans sa progression. »

Éloges mitigées confirmées par Hugo Broos, son ancien sélectionneur :

« Il a une bonne tactique, il ne perd pas beaucoup de ballons, mais son problème est mental. Il doute très vite et c’est peut-être pour ça qu’il n’a pas eu le parcours qu’on pouvait espérer au regard de son potentiel. » 

Le Parc des Princes par Kilyac – Wikipedia CC BY-SA 4.0

Fin cartésienne

Choupo-Moting a rencontré la France un soir de Mai 2016 à la Beaujoire. Les doubles champions du monde affrontaient les quintuples champions d’Afrique dans le cadre de la préparation pour l’Euro. Un match soldé par un succès à l’arrachée 3-2 des Bleus : une communion qui a failli être gâchée par l’égalisation du capitaine Camerounais. Le natif de Hambourg entre en jeu et ajuste Hugo Lloris sur une passe d’Anatole Abang. Une réalisation qui arrive à la 88e, deux minutes avant le splendide coup-franc de Dimitri Payet. Chef d’œuvre sanctionnant définitivement une autre prestation de grande classe du portier Fabrice Ondoa.

Ce « rendez-vous » ne laissait en rien entrevoir une telle opposition ; encore moins une éventuelle arrivée de l’ancien de Nuremberg dans la capitale française. A l’instar des propos tenus par ces hommes qui l’ont connu, elle réaffirme que Choupo a toutes les qualités requises pour évoluer au haut niveau. Il fait juste son job. Il reste fidèle à ses principes et met un peu de côté l’aspect qui prime dans le sport : la victoire. Ce qu’on peut assimiler à un manque d’ambition de sa part est en réalité l’attitude d’un joueur que rien ni personne n’impressionne. Il est sûr de son talent, il a du charisme, il ne se plaint pas, il ne doute pas : c’est un Lion Indomptable. Thomas Tuchel l’avait remarqué à Mayence, à Paris il le certifie :

« (…) Il a un caractère très positif, top niveau (…). Maxim peut avoir un impact en une minute, il ne perd jamais espoir et peut être décisif dès qu’il sort du banc. »

Ainsi, on comprend que le sport roi n’ait pas voulu qu’un tel joueur finisse sa carrière sans médailles en or. Malgré tous ces sifflets dont il a fait l’objet, il est rentré tête haute et sans son maillot aux vestiaires. Après avoir été l’unique Parisien à assumer sa prestation au micro de ses principaux détracteurs, il enverra sa tunique à ces fans qui le lui réclamaient. Choupo ! Choupo ! Hurlaient-ils tout excités au-dessus de l’entrée du tunnel. Preuve qu’il n’est pas celui qu’on dénigre avec entrain. Sa seule crête dorée ne suffira donc pas pour le couronner. Il lui faut une vraie crinière. Quand on a dit non au Ballon d’or Matthias Sammer (mandaté par l’Allemagne) pour valider l’intérêt du Cameroun c’est qu’on a quelque chose en plus. Choupo était parti pour participer à la Coupe du Monde 2010 avec la sélection Allemande. Il « a fait le choix du cœur ».

Roger Milla par Auteur Inconnu – Wikipedia (Domaine Public)

L’international Allemand U18, U19, U20 et Espoir a choisi les origines de son père pour rejoindre l’Afrique du Sud. Il a suivi la sélection emmenée par l’ancien Parisien Paul Le Guen et est devenu l’héritier de Roger Milla qu’il fait désormais. S’il avait dit oui aux A des Adlers (surnom des joueurs allemands) il serait surement un autre footballeur aujourd’hui. Probablement victorieux du Mondial en 2014, qui sait ? L’année de la 4e étoile de la Mannschaft coïncide bien avec le début de son apogée. Période où son talent fait l’unanimité sur le sol allemand.

Tottenham – Manchester United : Paris n’a rien à craindre

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Ce dimanche, Manchester et son nouvel entraîneur Ole Gunnar Solskjaer sont allés battre Tottenham à Wembley. Un choc au sommet, le premier de son ère, une victoire 0-1 qui permet à United de vivre un sixième « bonheur » consécutif. Ses hommes et lui comptent désormais le même nombre de points que le cinquième Arsenal. José Mourinho viré, les Red Devils semblent délivrés…

Winners par Sean Murray – Image Flickr CC BY-SA 2.0

Seule la victoire est belle

Une passe de Pogba et Marcus Rashford qui marque. Manchester ouvre le score, s’impose chez le troisième de Premier League et se venge du cinglant 0-3 de l’aller. Un gros succès face à un gros de l’élite qui donne une idée du soutien que peut avoir Ole Gunnar à Manchester et dans la plupart des médias. Dans une rencontre où il a fait preuve d’une flagrante misère tactique, il est peint en sauveur. José victorieux de ce match de cette façon, les éloges auraient certainement été remplacés par des tacles violents bien appuyés.

On encense les six victoires de rang de l’ancien buteur et pourtant lorsque le Docteur Honoris Causa de l’Université Technique de Lisbonne avait enchaîné 25 matchs consécutifs sans perdre à sa première saison, on trouvait à redire. D’aucuns ont même parlé de Top 5 pour l’exclure du faîte avant de revenir au Top 6 dans la foulée de son éviction. L’objectif étant de réduire au maximum son travail au néant.

Old Trafford par pottonvets – Image Pixabay CC0

Ainsi le débat est repensé, le beau jeu mis de côté et la victoire dans le sport redevient l’essentiel. Sa place retrouve son statut d’idéal afin d’inhiber le pauvre contenu mancunien à ce grand rendez-vous londonien : une prestation inqualifiable de nullité. Mourinho choisit de défendre, Solskjaer a été forcé de défendre. Avec 62 % de possession de balle, Tottenham a dominé tout le match dans tous les compartiments du jeu, y compris celui des erreurs. Le but des Reds n’intervient pas sur une action promptement menée mais sur une grossière étourderie de Trippier.

Une passe ratée de l’arrière droit dans l’axe qui a donné la possibilité à une occasion sans réel danger de briller de mille feux. Long ballon de Pogba, la défense surprise n’arrive pas à vite se replacer, la lente frappe de Rashford est parfaitement croisée et Hugo Lloris particulièrement peu réactif. Le goalkeeper français se rattrapera en seconde mi-temps sur une tête et deux tirs du n°6 passeur décisif : ce sera trop tard… Le n°1 était déjà en face.

David De Gea par Saul Tevelez – Image Flickr CC BY 2.0

David contre Goliath

Durant l’ère Mourinho, David De Gea était considéré comme le meilleur joueur par les nombreux détracteurs du portugais. Il était question de faire passer par tous les moyens sa pensée pour un jeu sans inspiration. Que dire du match de dimanche ? Le « Théâtre des Rêves » et Ferguson sont bien de retour : qu’est-ce qui n’a pas marché ? On attendait ce jeu outrageusement offensif et au final on n’a vu qu’un défenseur « figé » sur la ligne de son but.

Le portier espagnol est sans aucune contestation l’homme de ce match. 11 arrêts décisifs comme un symbole : l’écu d’une équipe aux abois. Sans lui, Manchester aurait clairement perdu. S’il fallait choisir une de ces parades pour résumer la rencontre, le face-à-face de Dele Alli ferait l’affaire. Une occasion nette de but partie d’une balle perdue de Pogba à l’entrée de la surface adverse et mal négociée par le milieu offensif d’origine nigériane. Bien lancé en profondeur, l’international anglais n’a pas pu franchir le dernier rempart « Rouge » et conclure cette contre-attaque éclair. En gros les Spurs ont marqué des buts mais De Gea les enlevés.

Drapeau Tottenham par RonnyK – Image Pixabay

Oser c’est faire

Lorsqu’on voit la difficulté que Mauricio Pochettino a pour remporter un titre, on mesure mieux la force de José Mourinho. La dernière fois que Tottenham a été champion d’Angleterre c’était en 1961. Une longue attente atténuée en 2008 par une victoire en Coupe de la Ligue. Un succès (voire deux avec la Cup) toujours possible cette année qui toutefois n’empêche pas le mot « looser » de marquer à la culotte la renommée du premier vainqueur britannique d’une Coupe d’Europe. C’était la Coupe des Coupes en 1963.

Harry Kane lifting the World Cup par Matt Brown – Image Flickr CC BY 2.0

Au sein de l’effectif de l’argentin on trouve quand même encore de très bons éléments après Gary Lineker, Chris Waddle, Paul Gascoigne, Teddy Sheringham, Jürgen Klinsmann, David Ginola, Sol Campbell, Dimitar Berbatov, Jermaine Defoe, William Gallas, Luka Modric, Gareth Bale et autres Raphael Van der Vaart. Des internationaux pour la plupart titulaires indiscutables dans leurs sélections : Harry Kane, capitaine anglais et meilleur buteur de la dernière Coupe du Monde, Hugo Lloris, capitaine des champions du monde en titre, Christian Ericksen, Heung Min Son, Dele Alli, Eric Dier, Kieran Trippier, Jan Vertonghen, Toby Alderweireld, Moussa Dembélé, Moussa Sissoko, Davinson Sanchez etc. Une grosse qualité que le technicien Albiceleste (surnom des joueurs argentins) peine à changer en trophées. Même l’alibi du « faible » budget lui a tourné le dos : Leicester a été champion en 2016. C’est triste à dire mais Manchester a battu des « perdants ».

Tottenham Hotspur defender Jan Vertonghen par Ben Sutherland – Image Flickr CC BY 2.0

Diversions

Quoiqu’on dise, cette « dispute » dominicale a démontré que la seule assurance de progression à Manchester était la présence de Mou sur leur banc. Cette victoire à l’extérieur le dédouane et tourne définitivement la page de son passage. Chacun fait dès lors face à ses responsabilités. Solskjaer a toutes les cartes en mains et Pogba ne pourra plus se cacher derrière « O Vencedor » (« Le vainqueur » en français, surnom de Mourinho) pour justifier ses mauvaises performances. Son joker grillé, lorsque les défaites arriveront personne ne pourra plus accuser le prédécesseur de son actuel manager. La rumeur qui voulait qu’il laisse des dégâts derrière lui vient une nouvelle fois de mentir.

La défaite des Lilywhites (surnom des joueurs de Tottenham) tient à cet esprit de « Serial Winner » que le lusitanien a légué aux coéquipiers de Nemanja Matic. La fameuse formule offensive du Super Sub du Fergie Time n’a eu aucun effet sur ce major de Premier League. La preuve : il a fait entrer Diogo Dalot, Scott McTominay (à la place de Pogba) pour défendre et Lukaku pour utiliser sa puissance dans les duels aériens et la conservation de la balle. Le poulain de Sir Alex n’a pas « attaquer, attaquer, attaquer » pour tuer le match. Il a cherché à garder le score et il a gagné…

Edinson Cavani, Paris Saint-Germain (and Uruguay) striker par Ben Sutherland – Image Flickr CC BY 2.0

La porte est ouverte

Si le Drillo (surnom des joueurs norvégiens) est venu pour manger de petits poissons pourquoi Mou a-t-il été viré ? Défensivement le norvégien est loin d’être un stratège. Ça risque de chauffer face au reste au Big Six. De Gea ne suffira pas face à City, Liverpool, Chelsea ou Arsenal. Il faudra de l’aide à sa baraka. Sous les ordres du Special One, l’ancien de l’Atletico Madrid n’était pas seul. L’année passée ils ont battu ensemble Tottenham en FA Cup (1-2), Chelsea (2-1) et Manchester City en championnat (2-3) et la Juventus en Ligue des Champions (1-2) après avoir été menés 1-0, 0-1, 2-0 et 1-0. Ils ne faisaient donc pas que défendre. Il y’avait du caractère dans cette équipe. C’est pour cela qu’elle a battu tous ses adversaires du Top 6.

Man Utd V Arsenal par Gordon Flood – Image Flickr CC BY 2.0

Les Diables Rouges gagnent sans montrer de réels signes de changement. Les problèmes défensifs que le natif de Setúbal a voulu combler en recrutant en début de saison sont restés visibles. Discernables comme la nonchalance de La Pioche (surnom de Pogba) et les limites physiques de cet effectif malgré les réussites. Le portugais a eu à souligner ces tares mais vu que son jugement n’a pas d’importance, le PSG a toutes ses chances. Les parisiens devraient être capables d’exploiter ces vides en C1 et de rejoindre les quarts de finale. Avec Cavani, Neymar, Mbappé et Di Maria, Man U est prenable. Mourinho, la bête noire des clubs français, est parti avec leur imprévisibilité. Sous sa férule on ne savait pas à quoi s’attendre avec eux, maintenant on sait qu’une bonne préparation suffit pour leur causer de sérieux soucis. L’équipe de Tottenham a fait mieux que perdre : elle a ressorti toutes les lacunes de Manchester United…

Edinson Cavani : Paris n’a toujours pas compris

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Dimanche dernier, le PSG a encore démontré toute sa puissance en Ligue 1. Sur un double éclair de génie, de Mbappé, qui venait de rentrer, et de Di Maria, les parisiens déclenchaient une onzième victoire de rang dans le championnat d’élite français, laquelle allait se terminer sur un score de 2-0 après le but de Draxler en fin de match. Un record européen égalé, qui ne reflète en rien la réalité européenne des bleus et rouges, en Ligue des Champions notamment,  qui cette fois-ci, risque de les éjecter en Ligue Europa après leur nul face au Napoli du bien décidément désaimé, Edinson Cavani.

Après Blaise Matuidi, champion du monde, critiqué à tort pour sa carence technique, qui aujourd’hui leur manque cruellement, le PSG qatari, est sur le point de perdre Edinson Cavani. Sur le plan psychologique, le break semble déjà fait. Le physique suivra-t-il ? Probablement. La méforme du buteur uruguayen semble liée au manque de reconnaissance dont il se fait la victime. Remplacé contre Lyon pour laisser exploser la paire Neymar-Mbappé, sa frustration semble à son paroxysme. Et si tel était le cas, le PSG perdrait certainement l’âme de son équipe, comme dirait le consultant de Canal + et ancien joueur parisien lui-même, José Pierre Fanfan. Dans une équipe qui manque cruellement d’identité, Cavani aurait été le capitaine parfait. Parler de sa technique pour justifier une telle mise à l’écart, c’est faire preuve d’une fantaisie débonnaire, surtout lorsqu’on pense à son but face au Bastia de Landreau, à ses débuts. En effet, Cavani n’est pas qu’un très bon technicien ; attaquant complet et ambidextre, il est également un modèle de combativité et de coéquipier. Le mettre sur la touche reviendrait tout simplement, à priver le corps parisien de son esprit. Pour franchir ce palier européen, Paris a besoin de calquer son mode d’expression sur celle d’un « Matador » sur la pelouse.