Fouda Fabrice

CAN 2025 : Après les éliminatoires, les 5 favoris

Située, la CAN 2025 est prête à débuter. Découvrez les 5 favoris à la victoire finale…

1 – Maroc 

Quatrième et troisième du Mondial 2022 et des JO 2024, le Maroc n’aura plus de raisons à domicile, de ne pas gagner. Le public, le climat, les infrastructures et le talent seront tous de son côté. 

Derrière une excellente campagne qualificative, 18 points sur 18, 26 buts inscrits et 2 encaissés, les Lions de l’Atlas n’auront que le trophée à aller chercher 49 ans plus tard. Ce sera la seconde étoile ou rien pour Bounou, Hakimi, Amrabat, Rahimi, En-Nesyri, Brahim Diaz, meilleur buteur des éliminatoires avec 7 réalisations, et tout un peuple rongé par l’impatience.

2 – Égypte

La dernière victoire de l’Égypte à la Coupe d’Afrique des Nations fût l’œuvre d’un fils des Pyramides. Entre 2006 et 2010, feu Hassan Shehata réalise un triplé historique auquel l’inusable Hossam Hassan participe en remportant sur la pelouse, la sixième CAN Égyptienne. La seconde d’un palmarès personnel que l’actuel sélectionneur des Pharaons, meilleur buteur de leur histoire, entend bien étoffer dans le Royaume Chérifien. 

Invaincus, les hommes de la légende du Al Ahly débarqueront avec la seule intention de s’adjuger un huitième sacre. Une consécration qui devrait porter les marques de Mohamed Salah et Omar Marmoush.

3 – Algérie 

Depuis son titre en 2019, l’Algérie ne gagne plus à la CAN. En 2022 et 2024 elle n’a enregistré que 3 points sur 18 possibles face à des adversaires largement à sa portée, à l’exception des Ivoiriens et des Burkinabés. Elle sera tenue en échec par la Sierra Leone et l’Angola et battue par la Guinée Équatoriale et surtout la Mauritanie : la dernière rencontre de Djamel Belmadi chez les Fennecs.

Éliminé par Amir Abdou, le principal artisan de la deuxième étoile Algérienne ne survivra pas à ce revers. Vladimir Petkovic prendra sa place et aujourd’hui, les bonnes décisions. Le technicien Croate semble avoir trouvé la solution aux problèmes des Guerriers du Désert. Benrhama, Gouiri et Aouar se sont bien intégrés, l’équipe joue mieux et les résultats suivent. Leaders de la poule E des éliminatoires avec 16 points, les coéquipiers de Riyadh Mahrez arriveront galvanisés dans cette Afrique du Nord qui leur a offert deux médailles d’or.

4 – Nigeria 

Finaliste malheureux en Côte d’Ivoire, le Nigeria a repris goût au succès. Fort de ses grands attaquants, il ne devrait pas avoir de mal à atteindre au moins les demi-finales l’an prochain. Victor Osimhen, Victor Boniface et Ademola Lookman, potentiel Ballon d’or africain, seront les atouts majeurs d’un collectif solide qui a su trouver son équilibre derrière sa richesse offensive.

5 – Sénégal 

Malgré le départ d’Aliou Cissé, rien n’a changé pour la patrie de Sadio Mané, Khalidou Koulibaly et Édouard Mendy. Rajeuni par Nicolas Jackson, Ilimane Ndiaye, Lamine Camara, Pape Matar Sarr, Habib Diarra et Moussa Niakhate, le Sénégal demeure un redoutable prétendant à la première marche du podium continental. Spécialement dans le Maghreb où les Lions de la Terranga ont atteint la finale de la CAN 2019 et gagné le CHAN en 2023 sous la houlette du successeur d’El Tactico : Pape Thiaw. 

Vainqueur avec brio de ses quatre premières sorties, l’ancien attaquant du FC Metz assure parfaitement l’intérim. International Sénégalais, le Dakarois a démontré qu’il pouvait diriger son équipe nationale. Il mérite sa chance…


Violences faites aux femmes : la honte du sport

Rien ne va dans ce monde. Civilisée, la Terre se meurt sous les coups d’une violence injustifiable. Même les mères peinent à recevoir ce respect qui leur revient de droit. Pire, le sport, valeureux par essence, participe à ce ballet de violences faites aux femmes qui déshonore l’humanité.

Après les JO, l’horreur : le féminicide de Rebecca Cheptegei

Rebecca Cheptegei – Elle

Ce qui lui est arrivé est absolument ignoble. Brûlée vive devant ses enfants par son conjoint, Rebecca Cheptegei a rendu l’âme de la plus triste des manières. 

Suite à son crime, son conjoint mourra pareillement. L’athlète de renom, qui avait concouru au marathon des JO quelques semaines plus tôt, recevra des obsèques militaires dans son pays, l’Ouganda. Un féminicide, un autre, la phase terminale d’un processus de dégradation de l’image de la femme qui débute par les traditions, l’excision et ses similarités, et se poursuit par le viol et, à la fin, le meurtre.

Le sport miné par les violences et le machisme

La chosification des femmes est devenue un sport international. On voit dans des émissions comme Le Bachelor des femmes dévalorisées au plus haut point. Bachelors par excellence, les sportifs se prennent désormais pour le centre du monde de la gente féminine. Celles qui ne se battront pas pour les moins avertis d’entre eux seront tout simplement battus, voire plus. 

C’est ainsi qu’on assiste à de terribles passages à l’acte, y compris par des grands sportifs admirés de tous. Rappelons-nous l’histoire glaçante d’Oscar Pistorius, racontée dans cette vidéo de Brut. En 2017, cette vedette de l’athlétisme paralympique a été condamné pour le meurtre de sa femme, Reeva Steenkamp.

L’histoire d’Oscar Pistorius – Brut

Roi des sports, le ballon rond n’est pas exempt de tout reproche. Arrivé de Getafe en Espagne, le cas du Marseillais Mason Greenwood, expulsé de Manchester United pour avoir sauvagement courroucé sa petite amie, est un exemple parmi tant d’autres de violences faites aux femmes, une fois les lumières des gradins éteintes… ou non.

Ancien patron de la Fédération Espagnole de Football, le baiser forcé de Luis Rubiales sur la joueuse Jenni Hermoso, en pleine cérémonie de remise des médailles, a dévoilé un machisme quasiment systémique dissimulé dans le Cuir de la péninsule Ibérique. En l’espace d’un mois, Hugo Mallo du Celta Vigo, Rafa Mir du FC Valence et des joueurs de la Fabrica du Real Madrid ont été, tel Wissam Ben Yedder, ancien attaquant du FC Séville, accusés d’agressions sexuelles ou directement impliqués dans une affaire identique.

À quand la fin des violences ?

Un jour, on se réveillera et l’un d’entre eux aura drogué sa femme pour la faire violer par d’autres hommes. Une atrocité qui a bien eu lieu dans un village du sud de la France. La victime Gisèle Pelicot a pris la parole dans cette intervention :

Gisèle Pelicot – Huff Post

On peut aussi penser à l’histoire de Kristina Joksimovic, mère de deux enfants, tuée par son mari :

https://twitter.com/CerfiaFR/status/1834477333350158400

Connu pour des violences conjugales, le récidiviste osera demander une remise en liberté, espérant être relaxé. Quelle histoire ! Un féminicide, encore un autre, le sommet de la pyramide des violences physiques, psychologiques, morales, sexuelles, vécues par des millions de femmes. L’ONU estime même qu’une femme sur trois a déjà été victime de violences de la part d’un conjoint ou d’un ex-conjoint au cours de sa vie.

Que faire ? Sensibiliser, éduquer les jeunes

Une éducation ratée, c’est une vie en danger. Devant la multiplication de ces gestes immondes, la recherche d’une solution sociale devient cruciale. Pour freiner l’évolution de ce fléau, la sensibilisation. Faisons comprendre à nos garçons que les filles ne sont pas des objets. Un non c’est un non, et non un oui caché, pour reprendre certains crétins. Protéger les femmes, c’est protéger sa mère, sa sœur, sa fille, sa femme… la vie.


Paris 2024 : les seigneurs des anneaux

Voilà plus d’une semaine que les Jeux olympiques d’été sont terminés. Paris fût la scène privilégiée d’une parade d’athlètes au sommet de leurs arts respectifs. Des seigneurs du sport qui ont profité de l’occasion pour entrer dans l’histoire des célèbres anneaux en marquant la Ville Lumière de leurs prestations.

Les Bright Stars du Soudan du Sud 

Débutant aux Olympiades, le Soudan du Sud a fait mieux que participer. Sans passer le premier tour, les Bright Stars ont donné une magnifique image de l’Afrique de la Balle Orange

Victorieuse d’entrée de Porto Rico, 90-79, il aura fallu la Serbie de Nikola Jokic et les Avengers de Team USA pour venir à bout de cette sélection qui occupe actuellement la première place africaine du classement FIBA, la 23e mondiale.

Les Lady Tigers du Nigeria 

Chez les dames aussi, le son de cloche est identique. Le Berceau de l’Humanité n’est plus le même. De distributeur de victoires, il est passé à récupérateur. En France, le Nigeria est devenu le premier pays africain à atteindre les quarts de finale des Jeux Olympiques. 

Les Lady Tigers ont débuté en venant à bout de l’Australie, 75-62, se sont loupées contre la France, 75-54, puis se sont relevées devant le Canada, 79-70, et ont rechuté sans honte contre les États-Unis, 88-74. En outre, les filles de Rena Wakama, élue meilleure entraîneuse du tournoi féminin, ont battu les Australiennes, troisièmes de la compétition, et perdu contre les deuxièmes et les premières, Françaises et Américaines. Deux défaites qui en disent long sur le niveau affiché par Ezinne Kalu et ses collègues.

Toutefois, ce serait injuste d’applaudir les D’Tigers et d’ignorer les Bleues. Gabby Williams et ses coéquipières ont livré un match épique en finale face aux USA. Elles ont même mené de 10 points après la pause avant de s’incliner d’un petit pion, devant l’expérience des meilleures de tous les temps.

Au volley, le doublé pour la Team Yavbou 

Victorieux 3 sets à 2, ils se sont faits peur contre l’Allemagne en quarts, mais finalement tout est rentré dans l’ordre. Les volleyeurs Français ont humilié la Pologne 3-0 et conservé leur or. Une prouesse que seuls les Américains et les Soviétiques étaient parvenus à réaliser. Maître à jouer de la Team Yavbou, l’inévitable Earvin Ngapeth sera élu MVP du tournoi.

Un Dupont d’or 

L’échec de la Coupe du Monde de Rugby à 15 2023 a laissé des traces. Éliminée en quarts de finale par l’Afrique du Sud, future championne, la France ne voulait pas revivre une telle douleur. 

L’Hexagone a donc dépêché Antoine Dupont pour être sûr de décrocher cet or qui les a toujours fuis. Un pari tenu face à la meilleure équipe de Rugby à 7 de l’histoire : celle des Fidjiens. Double tenant du titre, le Fiji Sevens, distancé par les deux essais du Martien, est défait 28 à 7 en finale et les Bleus sacrés pour la première fois.

Trois BMX et un siècle plus tard 

Tout vient à point à qui sait attendre. Pour voir ses représentants lui offrir un podium tout entier, la France a dû patienter pendant un siècle. Le vendredi 2 août 2024, lors de l’ultime course du BMX Race, Sylvain André, Joris Daudet et Romain Mahieu, dans cet ordre, ont fait tomber ce record qui datait de 1924.

Teddy Riner 

Légendaire, Teddy Riner l’est désormais un peu plus. Le GOAT du Judo n’a pas manqué son rendez-vous à domicile. Confirmant son huitième succès au Grand Slam de Paris, il est devenu, derrière un ippon sur le Sud-coréen Kim Min-jong, le second Judoka après le Nippon Tadahiro Nomura, triple champion olympique. Coup du chapeau qu’il changera en quadruplé ensuite, remportant l’or au terme de l’épreuve par équipes.

Mijaín López

À l’instar de Riner, Mijaín López est aussi une légende dans sa discipline. 41 ans, 1m95, 131 kilos, le Cubain, quintuple champion du monde, a glané sa cinquième médaille d’or olympique de suite en lutte gréco-romaine. 2008, 2012, 2016, 2021, 2024, 16 ans de domination qui font du natif de Pinar del Río le seul sportif à avoir enchaîné cinq titres consécutifs aux JO.

Novak Djokovic

C’était le trophée qui manquait à son immense palmarès. Avec ce Grand Chelem doré, Novak Djokovic s’est adjugé, sans aucune contestation possible, la couronne du plus grand des tennismen. 7-6, 7-6, le Serbe a breaké le prodige Carlos Alcaraz et est devenu le seul tennissiste de l’histoire, vainqueur de tous les tournois majeurs et des Masters 1000.

Kaylia Nemour

Pour une fois, en gymnastique artistique, on ne parlera pas de l’inclassable Simone Biles. Celle qui nous intéresse ici est une Algérienne. À seulement 17 ans, Kaylia Nemour est devenue la première africaine à obtenir l’or en gymnastique. C’était le 4 août 2024 sur les barres asymétriques.

Soufiane Rahimi

Bien que l’Espagne ait pris l’or à la France de Michael Olise, Jean-Philippe Mateta et Loïc Badé, c’est lui qui a fait le spectacle balle aux pieds. Meilleur buteur avec 8 réalisations, Soufiane Rahimi, sociétaire d’Al Ain aux Émirats arabes unis, a encore montré l’étendue de tout son talent. Notamment contre l’Égypte de l’excellent Ibrahim Adel lors du match pour le bronze, où il a inscrit deux buts et délivré une passe décisive. Le Maroc s’est imposé 6-0 et les Pharaons n’ont pas pu retenir leurs larmes.

Letsile Tebogo 

Un jour férié, Letsile Tebogo l’a bien mérité. Sixième lors de la finale de 100 mètres la plus serrée de l’histoire, gagnée par Noah Lyles, le sprinteur Botswanais de 21 ans a revêtu, en 19’46, la cape du premier africain vainqueur du 200 mètres olympique. Triomphe qu’il va partager avec ses compatriotes au relai 4×400 mètres en allant chercher l’argent comme les Sud-africains au 4×100 mètres et une marche au-dessus du Zambien Muzala Samukonga, 21 ans également.

Armand Duplantis 

Au saut à la perche, il y a Mondo et les autres. En Mondovision, Armand Duplantis a semé ses poursuivants avec un autre chef d’œuvre. Protégeant son or avec panache, il en a profité pour battre un record du monde que lui-même avait déjà établi. De 6m24 le Suédois de 24 ans est passé à 6m25.

Léon Marchand 

C’était la superstar de Paris 2024. Dans son jardin, Léon Marchand ne s’est pas fait prier pour lever les foules. À 21 ans, le nouveau Michael Phelps a pris seul la première place du classement général des médailles après avoir décroché cinq médailles : une en bronze au relais 4×100 mètres 4 nages, et quatre en or au 400 mètres 4 nages des différentes nages et au 200 mètres 4 nages, au 200 mètres brasse et au 200 mètres papillon.


Paris 2024 : l’équipe de football d’Argentine continue de faire parler

Ce vendredi 2 août au soir, l’équipe de France de Football affronte l’Argentine à Bordeaux dans le cadre des quarts de finale des JO 2024. Depuis la finale perdue par les Français au mondial de 2022, l’ambiance entre les deux nations est plus que tendue. Lors de son premier match de poule des JO face au Maroc le 24 juillet, l’Argentine avait déjà fait parler d’elle car ce match est entré dans l’histoire par la durée de délibération du score final.

Un match France-Argentine sous tension

Avec la finale perdue lors de la Coupe du monde 2022, la tension entre les deux équipes ne cesse de s’accroître. Le 16 juillet dernier, une vidéo dans laquelle les joueurs argentins entonnent des chants racistes à l’encontre des joueurs français a été postée sur Internet. Plusieurs joueurs de l’Equipe de France comme Jules Koundé ont fait part de leur indignation et la Fédération Française de Football (FFF) a déposé une plainte auprès de la FIFA. L’Argentine a atteint les quarts de finale des JO et a notamment fait parler d’elle pour ses actions extra-sportives.

Un Maroc royal 

Et pourtant tout avait bien débuté. Face à une Argentine acculée, le Maroc a développé un jeu alléchant qui va aboutir sur l’ouverture du score de Soufiane Rahimi. À la suite d’un magnifique mouvement, le champion d’Asie, sociétaire d’Al Ain aux Émirats Arabes Unis, a poussé le ballon sous la barre de l’Albiceleste

Un à zéro en faveur des Marocains et bientôt deux, leur numéro 9 s’offrant un doublé dès le retour de la pause. Le soleil se fait de plus en plus chaud et les Lions de l’Atlas reculent. Les Argentins en profitent, réduisent la marque et un autre match commence.

Une fois dans la partie, l’Argentine va jouer en supériorité numérique. À 11 contre 10, les coéquipiers de Julian Alvarez bénéficieront d’un sifflet acquis à leur cause qui a plombé l’ambiance. Fernandez méritait un rouge, mais il se satisfera d’un avertissement. La VAR n’intervient pas et les coups fusent. Le match se tend et puis BOOM ! 15 minutes de temps additionnel.

Deux heures supplémentaires 

Injustifiable, une prolongation qui ne freine pas les ardeurs des triples champions du monde. Au contraire, galvanisés, ils conservent leur agressivité. Le tout sans pouvoir égaliser…

Et puis arrive cette 16e minute. L’extra-time est terminé mais pas le match. Pire ! Consécutivement à un enchaînement de fautes non sifflées, ce qui devait arriver arriva. Un but hors jeu visible à des kilomètres que seuls les officiels n’ont pas vu : 2-2. 

En colère, les supporters du futur co-organisateur de la Coupe du Monde 2030 lancent des pétards aux joueurs Argentins et envahissent le terrain. La fin du match est sifflé mais l’assistance vidéo refuse de plier bagage. Les sélections sont aux vestiaires quand deux heures plus tard, on leur annonce que le match a été suspendu et l’égalisation Argentine annulée : il reste 180 secondes à jouer. Suffisantes pour que le Maroc soit sacré. Score final : 2-1.

L’Argentine, le cœur du problème

Depuis la Coupe du Monde, l’Argentine est constamment engluée dans des scandales de favoritisme. Tous ses adversaires Mondialistes se sont plaints au Qatar de ce petit coup de main régulier qui les accompagne. Une théorie du complot simplifiée par le format exceptionnel de la dernière Copa America, qui lui a permis d’arriver sur un tapis rouge en finale et de venir à bout d’une Colombie éplorée par le parti pris des officiels, sans que rien ne change. 

Devant une telle impunité, les Argentins se sentent protégés et entonnent un chant raciste contre les joueurs noirs de l’équipe de France. Fiers d’eux, ils vont même jusqu’à en faire une vidéo qu’Enzo Fernandez publiera. Le tollé est général et  l’Argentine étonnée. À Chelsea ses coéquipiers d’origines africaines se désabonnent de ses réseaux sociaux et Nicolas Jackson prend sa défense. Consternation ! 

A lire aussi : Racisme : le football est-il cerné ?

Le Sénégalais supprime sa publication de soutien devant la grogne, Diomansy Kamara son agent tente de tempérer le volcan en ébullition et la pluie continue de tomber. Les Blues et la FIFA entament des procédures disciplinaires, mais l’ancien du Benfica peut compter sur ses collègues de l’équipe nationale et le public de River Plate qui le recevant au Monumental, reprend le chant raciste en chœur. Incroyable !

Insolites

Ceci dit, toujours pas de réactions de Lionel Messi. En story Instagram, l’octuple Ballon d’or FRANCE FOOTBALL a trouvé INSOLITO le match Maroc – Argentine, mais pas ses choristes qui chantèrent jadis à la mort de Mbappe en 2022 après la victoire sur la France, traitant Camavinga de tête de bite à l’occasion. 

Julien Garros, sous secrétaire d’État aux Sports, a bien essayé de calmer la situation, mais il s’est heurté à un mur. Demandant à La Pulga et ses amis de s’excuser, il a été vite rappelé à l’ordre, avant d’être viré comme les dirigeants du Barça qui osaient contester l’ancien Blaugrana. Élus meilleurs fans de la planète par la faîtière internationale du soccer, ils n’ont honte de rien !

Inutile de lutter…

Que penser de tout ce scénario ? Le sport roi a vu passer sur sa pelouse des Argentins valeureux. Lorsqu’il est mort, Diego Maradona était le premier à envoyer ses condoléances à Stephen Tataw, capitaine du Tonnerre de Yaoundé et du Cameroun qui l’a battu en ouverture d’Italia 90. L’ex avant-centre Camerounais Alphonse Tchami a partagé le maillot de Boca Juniors avec le Maître sans que celui-ci ne se plaigne jamais. Que des bons souvenirs en l’occurrence…

Exemplaire toute sa carrière, Javier Zanetti a longtemps porté le brassard d’un Inter de Milan cosmopolite qui fera de lui une légende. Il a croisé Vieira, Eto’o, Martins, Marega et bien d’autres fils de l’Afrique, mais jamais d’irrespect. Batistuta, Diego Simeone, Claudio Lopez, Roberto Ayala, Sensini… d’où vient ce vent glacial qui souffle sur l’icosaèdre moderne ? À quand la VAR qui lit dans les pensées ?

Tout le monde connaît le passé de l’Argentine. Avec les afro-descendants, il n’est pas des plus enviables. Forcément, ce récit invivable a abandonné des traces ineffaçables dans cette société où un parent sans craintes ni gêne, peut filmer son enfant, le maillot du roi Léo sur le dos, appeler à haute et intelligible voix, un singe Vinicius. Horrible, une réalité qui en Espagnol, tire un radical décomplexé. Intercontinental, le mal est profond et son avenir connu. Game on… France – Argentine en quarts de finale.


CAN, Euro, Copa America, AFC et OFC Cup : l’équipe type de l’année 2024

Toutes les confédérations ont vibré durant cette année 2024. L’Afrique et l’Asie ont donné le coup d’envoi en janvier, l’Océanie a suivi et l’Europe, quelques heures avant les Amériques, a mis fin aux amabilités. Cinq compétitions majeures à l’issue desquelles des noms sont ressortis pour nous permettre de construire cette équipe type intercontinentale.

CAN 2024 : Côte d’Ivoire (3e sacre)

À Abidjan, la coupe est restée à la maison. Les Ivoiriens ont renversé une situation mal embarquée pour aller chercher cette troisième étoile qui les fuyait depuis 2015. Un parcours historique marqué par les prestations de Franck Kessie chez les vainqueurs, mais aussi de William Troost-Ekong au Nigeria, meilleur joueur de la CAN, et Ronwen Williams, gardien de l’Afrique du Sud.


https://twitter.com/ActuFoot_/status/1767318791153680483

AFC Cup 2024 : Qatar (2e sacre)

En Asie, le Qatar a refait le coup de la Côte d’Ivoire. Organisant la Coupe d’Asie des Nations, il a remarquablement conservé son trophée. Un deuxième titre d’affilée qui porte l’empreinte indélébile du génial Akram Afif. On attendait les Japonais, les Sud-coréens et les Saoudiens et c’est lui qui cheveux au vent comme Dominique Rocheteau, est arrivé, meilleur joueur, buteur et passeur de l’AFC Cup.

OFC Cup 2024 : Nouvelle-Zélande (6e sacre)

Aux Fidji et au Vanuatu, la Nouvelle-Zélande a prolongé son règne sur le football océanien avec une sixième couronne. Sur la pelouse pittoresque du VFF Freswota Stadium à Port-Vila, les Kiwis ont battu les Vanuatuans en finale 3-0 et Liberato Cacace leur capitaine, joueur d’Empoli en Série A Italienne, a reçu le prix du MVP de l’édition.

Euro 2024 : Espagne (4e sacre)

Sur le Vieux ContinentPépé s’est montré solide dans la défense centrale Portugaise mais c’est l’Espagne qui a dicté sa loi. Grâce à Rodri, meilleur joueur de l’Euro, Lamine Yamal, meilleur jeune joueur, et Nico Williams en particulier, la Roja a remporté son quatrième titre continental. Derrière 1964, 2008 et 2012, un record qui a été battu sur les larmes d’une Angleterre malheureuse depuis son Mondial 1966, malgré les excellentes prestations de Jude Bellingham. 

Copa America 2024 : Argentine (16e sacre)

Pour son retour aux États-Unis, l’Argentine a bouclé la boucle. Au Pays de l’Oncle Sam, l’Albiceleste est devenue Captain  America en réalisant un triplé Copa – Mondial – Copa. Un 16e trophée validé par la cinquième réalisation du meilleur buteur de l’édition : Lautaro Martinez. L’avant-centre Interiste, vainqueur, meilleur joueur et buteur du championnat Italien, n’a laissé aucune chance à la Colombie lors de cet ultime rendez-vous.

Ceci dit, les Cafeteros peuvent être fiers d’eux. James Rodriguez spécialement, qui meilleur passeur, a logiquement été élu meilleur joueur de la compétition. Avec un penalty transformé et 6 passes décisives, l’ancien joueur du Real Madrid et du Bayern Munich est impliqué sur 7 des 12 buts de sa sélection.


https://twitter.com/Argentina/status/1813946224711745647


L’équipe type de l’année 2024

  • Formation : 3-4-2-1
  • Gardien : Ronwen Williams
  • Défenseurs (3) : Troost-Ekong, Pépé, Cacace
  • Milieux (4) : Nico Williams, Kessie, Rodri, Akram Afif 
  • Milieux offensifs (2) : Jude Bellingham, James Rodriguez 
  • Attaquant (1) : Lautaro Martinez

Copa America 2024 : triplé pour l’Argentine !

La CONMEBOL a son vainqueur. L’Argentine a gagné sa 16e Copa America, un record, la seconde de suite, son troisième trophée d’affilée après la Coupe du Monde 2022.

Au Canada les regrets…

Ses nombreux beaux buts feront certainement le tour des réseaux sociaux. La 48e Copa America a été le théâtre d’une brochette de chefs d’œuvre à laquelle la réalisation d’Ismaël Koné contre l’Uruguay a été ajoutée. Une bicyclette Zlatanesque sans tomber qui permettra au Canada de revenir à 1-1 dans un match qu’il aurait dû remporter haut la main.

Sur la pelouse, les Canucks ont prouvé qu’ils avaient les jambes pour résister aux sud-américains, mais pas la psychologie. Si les Argentins sont les seuls à avoir réussi à les battre durant le temps réglementaire, c’est aussi parce qu’ils manquent de métier. 

…à l’Uruguay le bronze, à défaut de l’or

Aux États-Unis, les Rouges ont été trop naïfs dans les deux surfaces. Le but du 2-1 de Jonathan David ne doit pas être égalisé par Luis Suarez. Koné et Davies ont transposé cette innocence, pour paraphraser les Québécois, durant la séance des tirs aux buts et les chevronnés Uruguayens en ont profité. 

Le nouveau Marseillais avec son élan et le probable ex-Bavarois en tentant une Panenka inappropriée à un moment crucial, ont offert la troisième place à une Céleste dans le dur. Médaillée de bronze qui après le premier tour, n’a gagné aucune rencontre durant les 90 minutes. 

  • Canada – Uruguay : 2-2 (4-2 aux t-a-b)

Lautaro Martinez sauve l’Argentine 

Un parcours facilité, un arbitrage assez favorable, l’Argentine à l’usure, malgré la sortie de Lionel Messi, blessé, a eu raison d’une Colombie trop tendre mentalement. Seuls les penaltys auraient pu sauver ces Cafeteros qui ont été gobés par l’enjeu. 

Les coéquipiers de James Rodriguez ont eu les occasions mais ils n’avaient pas Lautaro Martinez. Le buteur de l’Inter Milan a sauvé l’Albiceleste et terminé Soulier d’or en inscrivant le but du sacre. Son cinquième pour célébrer la dernière sélection d’Angel Di Maria.

Les récompenses individuelles officielles de la Copa America 2024.

Défaite, la Colombie se consolera avec deux récompenses, dont une individuelle. Elle repart avec le Prix du Fair Play et celui du meilleur joueur, décerné à son capitaine James Rodriguez, meilleur passeur du tournoi avec 6 caviars et impliqué sur 7 des 12 buts de son pays. 

La Tricolor aura donc imité la Hongrie qui en 1954 au Mondial, avait enchaîné une trentaine de matchs sans perdre, pour tomber en finale devant l’Allemagne. L’Albiceleste des Colombiens après 28 journées d’invincibilité…

  • Prix du Fair Play : Colombie 
  • Meilleur gardien : Dibu Martinez
  • Meilleur buteur : Lautaro Martinez (5 buts)
  • Meilleur joueur : James Rodriguez

Notre équipe type de la Copa America 2024

Dans l’ensemble, on assisté à une très belle Copa America. Les acteurs se sont donnés à fond au centre des gradins, et certains mieux que d’autres tout au long de cette aventure Américaine. Notre équipe type…:

  • Formation : 4-3-3
  • Gardien : Dibu Martinez
  • Défenseurs : Daniel Munoz, Davinson Sanchez, Lisandro Martinez, Mojica
  • Milieux : Ismaël Koné, James Rodriguez, Rodrigo De Paul 
  • Attaquants : Jonathan David, Rondon, Lautaro Martinez 

SPIEL ! Qu’est ce que l’Angleterre a fait au football ?

En 2026, la victoire de l’Angleterre à la Coupe du Monde fêtera ses 60 ans. Voilà plus d’un demi-siècle que les inventeurs du football n’ont pas gagné un titre majeur, double finaliste malheureux de l’Euro. L’EU-ROJA à l’occasion…

Carton Roja !

Se réinventant, l’Espagne, plus pragmatique dorénavant, n’a pas perdu en efficacité. Reçu 7 sur 7, le succès a une nouvelle fois fait son bonheur. Sans aller aux penaltys, l’équipe de Monsieur De La Fuente a défait tous ses adversaires, successivement la Géorgie, l’Allemagne, la France et l’Angleterre, après avoir dominé le groupe de la mort, composé en l’occurrence de l’Italie et de la Croatie. 

En outre, la Roja a retrouvé son rouge écarlate. En devenant la première sélection à réaliser le doublé Ligue des Nations – Euro, elle est aussi devenue la meilleure nation européenne du 21e siècle avec cinq compétitions remportées en 2008, 2010, 2012, 2023 et 2024. Tout le contraire des Anglais.

Triste record 

De retour des vestiaires sans Rodri, blessé, les Espagnols ont tout de suite élevé leur niveau. Après l’ouverture du score de l’excellent Nico Williams sur un caviar de Lamine Yamal, les carottes semblaient cuites pour les Three Lions. Un mauvais début de deuxième mi-temps que Gareth Southgate réussira à corriger en sortant Harry Kane et Kobbie Mainoo, pour Ollie Watkins et Cole Palmer. 

Sur une contre-attaque qu’il a initiée, Jude Bellingham, intenable, se projette dans la surface adverse. Bien servi par Bukayo Saka, le champion d’Europe remise en une touche pour Palmer qui climatise la Furia. 1-1.

La dynamique change mais pas le palmarès des Britanniques. On se dirige vers les prolongations, quand Mikel Oyarzabal se réveille. Entré en jeu à la place de Morata, l’attaquant de la Real Sociedad va prendre l’exceptionnel Pickford à contre-pied, couronner les siens et conclure une journée historique pour les Ibériques. 14 Juillet 2024 durant lequel, Carlos Alcaraz gagnera son quatrième grand Chelem en terre Anglaise. 

Sur le gazon de Wimbledon, le tennisman de 21 ans a balayé Novak Djokovic pour faire la place à la quatrième étoile continentale de son pays. Un autre record pour le football lusitanien, seulement un mois après la 15e C1 du Real Madrid.

Les récompenses individuelles officielles de l’Euro 2024

Sur le plan individuel, l’Espagne a également fait le plein des récompenses. L’UEFA a respectivement élu Rodri et Yamal, meilleur joueur et jeune joueur de l’Euro. Des distinctions que l’Allemand Jamal Musiala auraient pu recevoir si Dani Olmo ne l’avait pas éliminé en quarts. Les deux joueurs de Bundesliga occupent notamment le premier rang du classement des buteurs avec trois réalisations, comme Mikautadze, Schranz et Kane.

Notre équipe type de l’Euro 2024

Son sacre étant indiscutable, l’Espagne sera logiquement la mieux représentée de notre équipe type. Devant Aymeric Laporte, juste à côté de Fabian Ruiz, Rodri sera la sentinelle, Nico Williams l’ailier gauche et son ami Lamal droit. Étendard d’une jeunesse qui devrait briller davantage à la prochaine World Cup.

  • Formation : 4-3-3
  • Gardien : Pickford 
  • Défenseurs : Kyle Walker, Pépé, Aymeric Laporte, Cucurella
  • Milieux : Jude Bellingham, Rodri, Fabian Ruiz
  • Attaquants : Lamine Yamal, Jamal Musiala, Nico Williams.

Jeux olympiques : et si l’Uruguay avait 4 Coupes du Monde ?

Le débat a furtivement battu de l’aile sur le plateau de l’émission Canal Copa America, avant de rapidement s’éteindre. La chaîne cryptée n’a certainement pas voulu être le premier média au monde à annoncer que l’Uruguay a gagné 4 Coupes du Monde…

1950, le Brésil grand favori

Pelé a plus de 1200 buts, ça suffit largement. Juste assez pour faire un tour sur cette terre qui a longtemps compliqué la vie du Brésil. Notamment en 1950 lorsqu’au Maracana, devant 200.000 spectateurs elle provoquait le plus grand séisme de l’histoire du sport.

À la maison, la Seleçao se voit déjà soulever le trophée. Une joie que la Suisse va rapidement interrompre avec un nul prémonitoire. Logés dans le groupe 1, les Auriverde humilient le Mexique 4-0 mais reçoivent un carton jaune contre la Nati.

À la 3e et à la 32e minute, Alfredo II et Baltazar, dit Cabecinho de Ouro, la tête d’or, pensent avoir fait le plus dur, mais Jacques Fatton (Suisse), meilleur buteur de l’histoire de la Super League, les rappelle à l’ordre. Égalisant juste après le quart d’heure, Jacky va s’offrir un doublé à deux minutes de la fin et semer le doute dans la tête du peuple Brésilien. Score final : 2-2.

La surprise uruguayenne

Les hommes de Flávio Costa ont perdu un point mais pas la qualification. Pour valider leur billet, ils doivent battre la Yougoslavie et ils le font en l’emportant 2-0. Ils soufflent, virent en tête et rejoignent la Suède, l’Espagne et l’Uruguay dans le groupe final pour un championnat à quatre dont le vainqueur, sera désigné champion du monde.

Le rêve se rapproche pour Ademir et ses coéquipiers. L’homme aux 32 buts en 39 capes, vainqueur de la Copa America un an avant, est en état de grâce. Son adresse fait des siennes et lui permet de finir meilleur buteur du Mondial avec 9 réalisations. Les Canarinho ont triomphé des Suédois et des Espagnols, 7-1 et 6-1, et il a marqué quatre et une fois.

Toutefois, le sport roi n’aime pas les scénarios parfaits. Il lui faut inconditionnellement sa dose de tragédie et Moacir Barbosa en sera l’acteur désigné. Un but partout, la Verde-Amarela tient son oscar et lui ne ferme pas assez son poteau quand Alcides Ghiggia frappe à la 79e. 2-1, une erreur fatale qui coûtera au portier sa vie jusqu’à sa mort le 7 Avril 2000 et plongera le pays de Pelé dans le désarroi : c’est le Maracanaço. Le roi a à peine 10 ans et ne se doute pas que la « Suisse d’Amérique du Sud » vient de gagner sa quatrième Coupe du Monde.

La quatrième étoile ?

Parler du football Uruguayen, c’est tout un exercice. Le caractère bien trempé de ses protagonistes, constitue une explication plausible à cette nouvelle qui peut sembler irréaliste. Oui, les quatre étoiles du maillot de la Céleste équivalent à quatre victoires en Coupe du Monde. Pour elle, les médailles d’or des Jeux olympiques 1924 et 1928 sont des titres mondiaux. Un coup du chapeau qui fait donc de la Selección la première nation à remporter une compétition trois fois de suite, dès sa première édition.

Maillot uruguayen, avec quatre étoiles / Crédit : Wikimedia Commons

Au fond, l’Uruguay n’a pas tort. Elle a réellement porté une couronne qui n’existait pas. Officieusement, les JO 2024 et 2028 sont considérés comme les premiers vrais championnats du monde. Non seulement parce qu’ils sont reconnus par la FIFA, mais aussi du fait de la présence de trois continents sur cinq à leurs organisations.

Autrement dit, en 1908 et 1912, l’Europe joue seule. Elle sera rejointe par l’Égypte en 1920, après la Première Guerre Mondiale, et les Amériques quatre et huit ans plus tard à Paris et Amsterdam. Hôte Hollandaise du congrès de la FIFA qui le 26 Mai 1928, aboutira à la création de la Coupe du Monde. Laquelle débutera deux années plus tard en Uruguay et effacera les anneaux du calendrier de la faîtière du ballon rond.

Pourquoi pas cinq ?

À ce quatuor, l’Uruguay aurait même pu ajouter la Coupe d’or des Champions du Monde. Pour ses 50 ans, la FIFA va créer un tournoi officiel qu’elle va nommer Mundialito. Son unique version aura lieu du 30 Décembre 1980 au 10 Janvier 1981 à Montevideo, capitale Uruguayenne, et regroupera tous les vainqueurs de la Coupe du Monde de 1930 à 1978, à l’exception de l’Angleterre, qui a décliné l’invitation. 6 équipes nationales au total, réparties en deux poules de trois.

Victorieuse de l’Italie et des Pays-Bas 2-0, l’Uruguay finira en tête du premier tirage, et le Brésil du deuxième. La sélection jaune et verte arrachera le 1-1 contre l’Argentine de Maradona, buteur, écrasera l’Allemagne 4-1 mais tombera en finale face à son pire ennemi, 2-1. Barrios va ouvrir la marque à la 50e, Socrates remettre les pendules à l’heure à la 62e et Victorino inscrire à la 80e, son troisième gol de la Copa de Oro, synonyme de Soulier d’or.

Le gardien uruguayen, Rodolfo Rodriguez, soulève le trophée du Mundialito / Wikicommons


Le football aux premiers Jeux Olympiques du 20e siècle : deux Paris gagnants

À la fin du 19e siècle, le football est encore jeune. Au Japon on l’appelait Kemari, en Chine Cuju et en Angleterre, il a été inventé. Une naissance qui le conduira aux Jeux Olympiques en 1900, où, à Paris, il découvre la grande scène internationale.

Des Jeux Concours

Un siècle après celles de 1924, Paris recevra ses troisièmes olympiades. Les premières datent de 1900 et se démarquent déjà par leur nom :

« Les concours de l’Exposition tiennent lieu de Jeux olympiques pour 1900 et comptent comme équivalent de la deuxième olympiade », clarifie l’USFSA.

L’Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques met ainsi fin au conflit qui opposait le Comité International Olympique à l’Exposition Universelle, à travers leurs patrons respectifs de l’époque, Pierre De Coubertin et Alfred Picard. Les Jeux de la IIe olympiade sont placés sous la tutelle de l’EU et le football fait son entrée.

Des clubs à la place des sélections

Appelé Football Association à cette époque, le sport roi n’attire pas vraiment les foules. L’Allemagne, la Suisse, la France, la Belgique et les Anglais doivent envoyer leurs équipes mais les Allemands et les Helvètes ne le font pas. Le tournoi perd deux participants et la Grande-Bretagne en profite pour s’imposer.

Toutefois, il ne s’agira pas d’équipes nationales sur la pelouse du Vélodrome de Vincennes. Les pays cités ci-dessus devaient choisir des clubs qui allaient les représenter. Le Club Français défendra les couleurs de l’Hexagone, Upton Park Football Club des Britanniques et la Fédération Athlétique Universitaire Belge, la Belgique.

USFSA – Upton Park – Wikimedia Commons

Les Diables Rouges sont les petits poucets de ce groupe qui se jouera finalement en deux matchs d’exhibition, non reconnus par la FIFA. Les Français ont perdu le premier 4-0 face aux Anglais devant 500 spectateurs et gagné le deuxième contre les Belges 6-2, sous les yeux de 1500.

À l’issue de ces rencontres, aucune médaille ne sera décernée. Il faudra attendre plusieurs années pour découvrir les médailles d’or, d’argent et de bronze, attribuées aux Scarlet and Black, aux Clubistes et à la FAUB. Les Canadiens du Galt Football Club seront sacrés en 1904 et les Danois de la Sélection de Copenhague en 1906 lors des Jeux Olympiques Intercalés. 90 ans avant le début du soccer dames à Atlanta aux États-Unis.

Percées Olympiques

Suite à ces Jeux, le football va devenir incontournable dans le monde sportif. Il reviendra sur l’Olympe et s’exportera sur tous les continents, au point de s’adjuger le statut de sport le plus populaire au monde. Une propagation fulgurante qui s’est faite en parallèle avec la montée en puissance des JO, désormais et plus que jamais, la plus grande compétition sportive de l’histoire.


Copa America 2024 : demi-finales 

C’est bientôt la fin. De cette Copa America 2024, on connaîtra d’ici peu le vainqueur, successeur d’une Argentine qui défendra son trophée face à la Colombie en finale.

4-0 en aggregate

Le miracle n’aura pas lieu. Aux États-Unis, le Canada a encore perdu contre la seule équipe qui l’a battu : l’Argentine. Julian Alvarez et Lionel Messi étaient une fois de plus impliqués sur les réalisations qui devaient défaire les Canucks, les qualifiant pour la petite finale. Les attaquants de Manchester City et de l’Inter Miami ont marqué deux fois et le match retour s’est achevé sur le même score que le match aller : 2-0.

  • Argentine – Canada : 2-0

Héroïque Colombie !

Le passage de témoin est officiel. La Colombie a éliminé l’Uruguay. Sorti sur blessure, Bentancur, en marquage individuel sur James Rodriguez, a laissé sa sélection dans les griffes du Galactique. Une mauvaise nouvelle que le numéro 10 changera en passe décisive sur corner, sa sixième, pour Jefferson Lerma. 

1-0, les Cafeteros mènent mais Daniel Munoz flanche et prend deux cartons jaunes évitables. Un tacle par derrière et un coup de coude juste avant la mi-temps, qui vont conduire à l’exclusion du latéral droit et compliquer la prestation des siens. Lesquels resteront malgré tout, solides défensivement jusqu’à la fin, enchaînant ainsi un 28e match sans perdre.

  • Uruguay – Colombie : 0-1

Notre équipe type des demi-finales de la Copa America

Pour ces demi-finales, l’équipe type est majoritairement composée de Colombiens. James Rodriguez a encore fait parler sa patte gauche, Sinisterra a fait une superbe entrée à la place de Luis Diaz et leur défense a magnifiquement tenu ce résultat qui semblait les fuir après le rouge de Munoz. La Tri se faufile vers le titre, sur la route duquel elle tentera de détrôner l’Albiceleste de Dibu Martinez, Rodrigo De Paul et Julian Alvarez.

  • Formation : 4-4-2
  • Gardien : Dibu Martinez 
  • Défenseurs : Arias, Davinson Sanchez, Cuesca, Mojica
  • Milieux : De La Cruz, De Paul, Lerma, James Rodriguez 
  • Attaquants : Julian Alvarez, Sinisterra