Football africain : ce qu’il faut retenir du nouveau contrat de Francis Ngannou

Article : Football africain : ce qu’il faut retenir du nouveau contrat de Francis Ngannou
Crédit: Pexels
22 mai 2023

Football africain : ce qu’il faut retenir du nouveau contrat de Francis Ngannou

Parti de l’UFC, Francis Ngannou a sagement attendu l’organisation qui le signerait à sa juste valeur pour se relancer. PFL est arrivé et son vœu a été exaucé, offrant dans la foulée de ce contrat juteux, une nouvelle façon de voir aux sportifs africains en général, et aux footballeurs africains en particulier.

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La patience

« Tout vient à point à qui sait attendre », dit la maxime. Un groupe de mots qui parle à intelligible voix aux maux du footballeur africain. Pressé, il s’engage très souvent chez le premier venu pour finir dans les limbes des regrets. Des voies sinueuses que le Prédateur a fait le choix d’éviter en se donnant le temps. Son retour dans l’octogone annoncé l’an prochain, sa passion passera avant les avis des nombreux connaisseurs qui pensent plus à eux lorsqu’ils pensent à votre carrière.

La passion

Une fois que la patience a fortifié votre for intérieur, la passion devient une évidence. Le bon club est désormais celui qui vous permettra de l’expérimenter au maximum.

Spécialiste du MMA, Ngannou va donc poser la boxe au centre des discussions, avant de lui donner une place définitive. Le but étant bien évidemment de ne rien regretter à l’avenir. 2023 il monte sur le ring, 2024 il renoue avec les arts martiaux mixtes. En gros si footeux jouer est ta passion, signe où tu es sûr de jouer.

L’argent

Patience, passion, argent : on y est. Ngannou « tape les gens pour vivre », il doit être payé en conséquence. Double champion du monde, son chèque ne devrait rien à voir avec celui des autres.

On parle de la plus grosse signature de la ligue, voire dudit sport : une excellente nouvelle. « I’m not a businessman. I’m a business, man », tweetera notamment le natif de Batié, au Cameroun. « Je ne suis pas un homme d’affaire. Je suis une entreprise », entendez par là.

Africain ou pas, chaque athlète devrait être rémunéré – solliciter une rémunération – en fonction de ses prestations. Kepa mieux payé à Chelsea qu’Édouard Mendy, est une de ces informations qui donne une image partiale du sport roi. Le sénégalais aurait dû naturellement être augmenté lorsqu’il était le meilleur gardien du monde.

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L’Afrique

Pour couronner le spectacle, achever l’émargement de l’un des meilleurs accords de l’histoire du sport, Ngannou a obtenu le poste de responsable en chef de PFL Africa. Un patronat doublé d’un siège au conseil d’administration de l’institution, pour défendre les intérêts des combattants.

Autrement dit, le potentiel futur challengeur de Tyson Fury, boxeur anglais, pourra non seulement programmer des évènements sur son continent, mais aussi et surtout veiller à ce que ses collègues soient très bien traités. Exaucé, un vœu très cher à celui qui aura réussi à obtenir pour ses adversaires, une rétribution d’au moins 2 millions de dollars.

Cela étant, plus que le porte-monnaie, le porte-documents. Comment impacter son environnement ? L’Afrique ayant besoin de personnes fortes pour la tirer vers le haut, ses footballeurs doivent s’inspirer de cette clause administrative de Monsieur Ngannou, histoire de gagner en envergure.

Il n’est certainement pas question de demander un poste de chairman à chaque bail, mais bien d’utiliser sa position pour s’impliquer davantage… participer à la croissance socio économique du Berceau de l’Humanité.

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Commentaires

Hermann Labou
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Vraiment très cool. J'aime ce gars, il ne pense pas seulement à lui mais aux autres. C'est vraiment cool, que le Seigneur le bénisse davantage.