La Finalissima : la finalité d’un trophée sans valeur…

Article : La Finalissima : la finalité d’un trophée sans valeur…
Crédit: Agencia de Noticias ANDES - Wikimédia Commons CC BY-SA 2.0
3 juin 2022

La Finalissima : la finalité d’un trophée sans valeur…

À Wembley en Angleterre, l’Argentine a écrasé l’Italie et remporté la Finalissima (0-3). Un trophée récemment créé par l’UEFA et la CONMEBOL (Confédération sud-américaine de football), pour permettre aux vainqueurs de l’Euro et de la Copa America de s’affronter en mode VIP. Une finalité dévalorisante pour le football…

Et la Coupe Marc-Vivien Foé ?

C’est à croire qu’on lutte contre le racisme en excluant les autres. La Coupe des Confédérations, compétition durant laquelle un africain est mort, un Camerounais, Marc-Vivien Foé, a été purement et simplement effacée de la carte du football, au lieu de prendre le nom du feu Lion Indomptable, comme le Prix RFI, du Meilleur joueur Africain évoluant en Ligue 1.

On l’a qualifiée d’épuisante, certainement parce que chez elle, tout le monde était mis sur le même pied d’égalité. Composée des champions continentaux, c’était une véritable Coupe du Monde…

Mais le football moderne n’aime pas ça. Ils veulent débuter leurs Mondiaux en demi-finales, à défaut d’avoir près de la moitié des places. Dans le futur du sport roi, il y a des grands et des petits, mais nous sommes tous égaux.

La Coupe Afro-Asiatique n’est pas un trophée, la Coupe Euro-Sud-américaine si. « Lionel Messi a remporté son second titre avec sa sélection », disent-ils. « Ils ont gagné la Coupe du monde ? », s’interroge Neymar, brésilien taquin après ce succès argentin. Une médaille forgée pour ne pas expliquer à ces milliers de jeunes à qui on a menti pendant près de 15 ans, que La Pulga n’a rien d’exceptionnel.

L’exemple Lionel Messi…

On a donné sept Ballons d’or à un footballeur professionnel qui passe 80% de son temps à marcher sur le terrain, distribue des pains à ses adversaires, refuse d’être remplacé, ne respecte pas ses dirigeants et attend que tout le monde soit à ses pieds pour marquer. Six buts en Ligue 1, il a droit à une année d’adaptation quand son immense passé est supposé apporter de l’expérience.

C’est le monde à l’envers. Messi a été extraordinaire face à une Italie qui a été battue à domicile par la Macédoine du Nord (0-1), éliminée de la CDM 2022. C’est fort, très fort, d’autant plus que la Squadra Azzura, quadruple championne du monde, double d’Europe, sache tel Ney, vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2013, ce qu’on appelle un vrai trophée.

Ils trottinaient presque au stade, nos soldats bleus, peu enclins à remporter un match amical devenu officiel pour mettre Cristiano Ronaldo sur le même pied d’égalité qu’un rival qu’il dépasse sans jouer. Cela dit, bravo à Messi quand même ! Il n’y est pour rien dans ce fatras de mauvaise foi. Gâché, son talent est aussi une victime de cette hiérarchisation de la compétence qui n’a pas fini de s’enfoncer dans la fange…

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