Blessures dans le foot : et si les joueurs étaient payés comme des infirmiers ?

Article : Blessures dans le foot : et si les joueurs étaient payés comme des infirmiers ?
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16 novembre 2020

Blessures dans le foot : et si les joueurs étaient payés comme des infirmiers ?

La NBA va reprendre le 22 décembre prochain. C’est acté, chaque franchise jouera 72 rencontres en saison régulière. Les joueurs verront aussi leur salaire baisser. Un sacrifice à la hauteur des évènements qui montrent bien que ces milliardaires, qui ne perdront rien de leur superbe, gardent une oreille attentive sur ce qu’il se passe à l’extérieur. Dans ce sport ou le banc joue, l’empathie entretient le jeu. Il donne ainsi une leçon à son roi : le so-cœur

Chaire à canon

Désormais, le débat fait rage. Les blessures s’accumulent, les grands joueurs s’inquiètent, les petits dorment tranquillement. Les muscles des plus forts lâchent derrière ce calendrier infernal et animent les discussions. Cette période relance une furie qui date de bien avant le confinement. « On va tuer les joueurs » disent certains. Mais qui va tuer les joueurs, sinon ceux qui les envoient en pâture ?

Médias-tiques

Récemment, le journal L’Équipe accusait Mourinho d’être le principal responsable de la défaite de Tottenham face à Anvers, en Europa League (1-0). Il n’a en effet pas aligné son équipe type : il a perdu. C’est à croire que personne dans la rédaction du quotidien n’a vu Davies se rater sur l’unique but du match. Ce manque d’attention crayonne bien le monde moderne du ballon rond.

Ce monde, c’est celui d’un football ultra médiatisé, au sein duquel seules les stars comptent. On divise, on catégorise, on intronise : faire jouer les autres devient une aberration, une option de mauvais entraîneur, quand tout le contraire est attesté dans ce sport collectif. C’est maintenant que l’on reconnaîtra les vrais managers, ceux qui se soucient de tous leurs joueurs, qui protègent leurs stars…

Training day

Chaque équipe a un effectif. 23 éléments et plus, dont le rôle est de se soutenir mutuellement en cas de fatigue. Du moins, si l’entraîneur le veut bien. C’est lui le boss, c’est lui qui a le dernier mot. S’ils se blessent tant, c’est aussi parce qu’il ne fait pas confiance à tout le monde. Si chacun jouait un match sur deux le temps que l’orage se calme, il y aurait certainement moins de blessures. Le problème n’est pas le calendrier, c’est la méthode. Les grandes équipes ont deux équipes. Le football doit s’adapter ou se confiner.

Caprices

Ils étaient tous tristes de ne plus pouvoir jouer. Sur les réseaux sociaux, ils ne cessaient de regretter les terrains. Aujourd’hui, ils veulent faire marche arrière, avec les mêmes salaires : c’est le règne de la facilité. « Du repos ! », réclament-ils après plus de trois mois d’inactivité. C’est quoi, le problème, finalement ? L’hygiène de vie ou la mentalité…?

Ils pleurent, se plaignent mais jamais ne songent à tacler leurs mirobolantes mensualités. À côté d’eux, il y a pourtant ces gens qui les soignent, les choient, luttent contre un ennemi invisible, au péril de leur vie pour 1.000 fois moins qu’eux, patients peu sportifs. Un peu de respect. Reconnaissez au moins que vous êtes des privilégiés. Au lieu de geindre, redonnez le moral à votre société. Le but est de marquer, pas d’encaisser.

Bénédictions…

Vous êtes bénis, il est peut être temps de partager. De revoir vos rémunérations pour faire vivre les autres. Si on réduisait l’énorme masse salariale des professionnels pour signer plus d’amateurs, garnir les effectifs, il y aurait sûrement moins de blessés. Plus de joueurs seraient alors aptes à jouer, et le spectacle continuerait sans bobos et sans interruptions.

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