Le football africain en danger

Article : Le football africain en danger
30 novembre 2019

Le football africain en danger

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, vient de lâcher une nouvelle bombe. De profiter de sa tournée en Afrique pour célébrer les 80 ans du TP Mazembé et proposer la création d’une Ligue Africaine de 20 équipes : « Il faut prendre les 20 meilleurs clubs d’Afrique et les faire jouer dans une ligue africaine ». Une idée sensée tirer le football africain vers le haut. Mais qui une fois encore ne sert nullement ses intérêts.

L’Afrique spectatrice…

En quoi une ligue fermée de 20 équipes sur 54 nations serait-elle bénéfique à l’Afrique ? En rien. Déjà l’Afrique n’est pas un pays. Elle ne peut donc pas rentrer dans le top 10 du jour au lendemain comme le veut le dirigeant suisse : « Une telle ligue peut générer au moins 200 millions de revenus, ce qui la placerait dans le top 10 mondial, du jour au lendemain. » Il n’y a que 5 continents et le Berceau de l’Humanité court à sa perte s’il pense aller rapidement. Il ne s’agit pas de faire vite, mais de bien faire.

Encore des éléphants blancs ?

Si malgré ses grands moyens l’Europe freine cette notion de ligue fermée, c’est qu’il y a un problème. Une question d’éthique se pose : d’équilibre. La base du sport étant l’équité. Le football africain n’a pas besoin de s’enfermer pour se développer. C’est contraire à la réalité du sport roi. Il est plutôt nécessiteux d’un développement à la base : pays par pays. D’une édification sportive fondée sur les réalités socio-économiques africaines.

Des règles et c’est tout !

Le ballon rond du Continent Noir a besoin de statuts. D’argent pour accompagner ces articles structurants. Il faut taper du poing sur la table pour professionnaliser les championnats locaux. L’organisation est la seule solution aux carences du football africain. Créer une ligue fermée c’est créer une ségrégation dans le milieu du football. D’un côté les plus forts, de l’autre les plus faibles. Et puis tout le monde est content ? Cette vision du monde a toujours débouché sur une catastrophe. Et les africains devraient le comprendre…

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