Sylvinho et le crédit lyonnais

Article : Sylvinho et le crédit lyonnais
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8 octobre 2019

Sylvinho et le crédit lyonnais

L’OL vient encore de perdre un match. Lol ? Pas vraiment. Il n’y a plus rien de risible dans cette histoire. La crise est officielle du côté des Gones et ça ne fait marrer « personne ». Devant le Classico PSG – OM, le plus grand derby de France a choisi son camp. 3 victoires, 4 nuls, 3 défaites, Sylvinho n’est plus à la tête de Lyon. Il laisse derrière lui un club à un point de la relégation. Et une pléthore de critiques à son endroit.

A juste titre

Un entraîneur qui ne gagne pas devrait être remercié. Ce sont les résultats qui comptent dans le football professionnel : rien d’autres. Si votre équipe ne parvient pas à faire la différence, il est indéniablement normal que le coach soit limogé. Si Lyon était une équipe appelée à jouer la relégation, 9 points en 8 journées serait l’idéal. Sauf qu’on parle de l’une des plus grande équipe de l’histoire du football français. D’une ancienne bête noire du Real Madrid décidée à revenir au premier plan. Ce qui est loin d’être le cas.

Victime de la mode

Toutefois, il est important de rappeler que la dernière fois que Lyon a remporté un trophée c’était en 2012 : le Trophée des champions. 7 années de disette clairsemée d’exploits grandioses à trois points. Les Lyonnais ont battu Paris, Manchester City, sans jamais retrouver le chemin des trophées. Il y a donc une certaine continuité dans la défaite. Un enchaînement de déceptions qui connaît son apogée désormais. Sylvinho n’est peut-être que le mûr contre lequel s’écrase une voiture mal conduite. Un football où le joueur est roi, comme l’entraîneur victime : un sport où la performance compte de moins en moins.

Si un footballeur aujourd’hui fait mal son travail, ce sera parce que son entraîneur n’est pas bon. Sachant qu’il ne sera pas viré, l’acteur sur la pelouse se penche ainsi sur quelqu’un d’autre pour faire son boulot. Il compte sur son agent pour lui trouver un autre manager : et non sur ses prestations. Comment expliquer qu’une tactique qui a si bien marché lors des deux premières journées, éclate aussi vite ? Encore un qui a voulu apporter de la discipline et qui a mordu la poussière.

Constats

La génération Juni a connu 4 entraîneurs différents de 2002 à 2008 : Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin. Tous ont été champions. Soit un total de 7 titres de champions, 6 Trophées des champions et une Coupe de France. Cris, Caçapa, Edmilson et les autres ne s’entendaient pas forcément avec leurs coaches. Mais ils faisaient le job. La réelle valeur de Sylvinho se saura maintenant qu’il n’est plus à Lyon. Lorsqu’on personnifie le débat, on s’éloigne de la vérité.

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