20 juillet 2019

CAN 2019 : Handball

Ça aurait été trop beau pour être vrai. Une compétition de football qui se termine sans erreurs majeures d’arbitrage. Un match, une finale qui s’est encore jouée sur un fait de jeu notoire : la main de Guedioura dans la surface de réparation à l’heure jeu. Un coup de sifflet qu’aucun sénégalais n’ose réclamer haut et fort : la main de Gueye en demi-finale contre la Tunisie. Et pourtant l’arbitre Alioum avait bien montré le petit point blanc, quand la VAR l’invita à revoir sa décision…

Guedioura par Clément Bucco-Lechat – Wikipedia CC BY-SA 3.0

Fausse note

Le visu dans son regard, l’officiel camerounais revient de ce pas sur son choix et annule le tir au but. Pourtant le ralenti montre bien le milieu défensif désireux de détourner la balle du bras. Une intentionnalité indubitable : un geste qu’il répètera en toute fin de match. D’un « smash » l’algérien occasionnera le dernier coup-franc de la partie et de la CAN. Comme quoi, les mauvaises habitudes ont la peau dure…

Coups de main

Le football refuse de se débarrasser de ses tares et en semblent même fier. Le ballon rond est la seule sphère sportive où on se vante encore de ne pas siffler une faute avérée. Certaines d’entre elles sont mêmes déifiées : la main de dieu. Le premier but de Maradona en 1986 contre l’Angleterre : une tricherie célébrée. Un exemple pour Messi, qui imitera Diégo en Liga avec entrain : la duperie revalorisée et portée en triomphe…

Justice rendue

C’est quand même bizarre qu’on soit encore à débattre sur un ballon freiné par une main décollée du corps, qui annule une occasion réelle de but. Autant faire comme dans le jeu FIFA : aller dans les paramètres et décocher l’option qui permet à l’arbitre de sanctionner les fautes de mains. Ou mieux encore : enlever la vidéo pour cesser de décrédibiliser les hommes en noir. Si on est incapable d’interpréter ce genre d’action dans le FOOT moderne, ça ne sert à rien de continuer.

Portugal – France à l’Euro 2000 ; Argentine – Nigeria et France – Croatie en Russie… si on a sifflé pénalty pour les Green Eagles (surnom du Nigeria) en demi-finale contre l’Algérie, c’est qu’on aurait dû le faire pour les tunisiens face aux sénégalais et pour les sénégalais en finale. Les décisions arbitrales doivent mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Dans le cas contraire, le football se fera un plaisir de rendre justice. Un plaisir pas toujours partagé… La preuve : les Lions de la Terranga ont été défaits comme ils ont défait les Aigles de Carthage. C’est-à-dire à cause d’un pénalty valable non-sifflé. Équilibre !

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