Ligue 1 : Yes They can !

Par défaut

Lorsque ce vendredi, 3 octobre 2014, le match Reims – Bordeaux s’est achevé, on s’est sûrement dit : c’est reparti et ce fût le cas justement. Le début de la 9è journée de la première ligue française (saison 2014/2015) a été l’exception qui a confirmé la bonne semaine tricolore, aussi bien en Europe qu’à domicile. Derrière ce week-end de petites affiches – pour la plupart – de haut niveau, le football français a prouvé qu’il mérite les chiffres de son indice UEFA. La LFP peut, sans rougir, se dire en toute modestie : yes we can !

images

Marseille : à Caen le titre ?

Les Bleus battant les Blaugrana au Parc des princes, l’hexagone du ballon rond croyait avoir tout vu de son football jusque-là footeux. C’était sans compter sur cette imposante bâtisse qu’est ce simple mot : Vamos ! Il y’a juste une saison, OM – Caen ne serait qu’une énième banale affiche de ligue 1, mais aujourd’hui, s’il y’avait un match de cette journée à rediffuser, c’était bien celui-là. Il y’avait tout dans ce match : suspens, engagement, beau jeu etc. … Sous cette pluie battante en Basse-Normandie, l’ambiance était surchauffée. Ce n’était pas le Barça en face, mais c’était les mêmes couleurs. C’était plus que du football : c’était droit au but.

Le niveau technique de la première période de ce versus aux allures de Classico, nous laissait clairement présager un avenir meilleur au tableau d’affichage du Stade Michel d’Ornano. Malgré le joli coup-franc de Thauvin et les incursions d’éclat des joueurs marseillais, le score est resté vierge mais pas nul.

En seconde mi-temps, le score n’a pas vite évolué, mais à la 75e minute, Romao inscrit ce premier but ; la Canebière est délivrée mais pas pour longtemps. Le SMC presse et en dépit du but à la 77e minute de Da Silva refusé logiquement pour hors jeu, les caennais égalisent d’un autre très beau coup de tête de Musavu King à 83e. Mandada, battu mais pas vaincu, est convaincu de la réelle possibilité pour ses coéquipiers de prendre trois points. L’OM est poussé, pousse vers l’avant et en fin de rencontre est délivré par l’ancien futur bleu D.D Gignac, meilleur buteur du championnat. Score final : 1-2 pour l’OM.

Quand on voit ce qu’est devenu Marseille avec la seule venue de Bielsa – en France – on comprend ce que c’est que jouer au haut niveau. On comprend pourquoi le PSG aura du mal à fredonner la marseillaise même sous l’aire qatarie. On sait avec certitude, en regardant les blancs et bleus-ciels jouer que bâtir une équipe ce n’est pas la « zlataner » de stars. Avec les mêmes joueurs que l’an passé, « El loco » nous propose un professionnalisme haut de gamme. Vivement dimanche le 9 novembre!

martial

Paris : la loi Martial

Avant ce choc du dimanche soir, les faits entretenaient une victoire logique parisienne. Neymar-Messi-Pedro (ou Munir) au tapis, Carrasco–Germain–Occampos ne devrait qu’être une suite logique. Le feu Cashico n’avait comme issue probable le drapeau blanc de Monaco. Il aurait pu être rouge intégralement pour les internationaux de Paris, mais il ne le fût – malheureusement pour le PSG, heureusement pour l’ASM – qu’à moitié, comme les couleurs de la principauté. 92è minute sur un ballon de cafouillage revenant des cuisses de Zoumana Camara, Martial répond à Lucas. Un but partout, les deux équipes repartent dos à dos.

Pour revenir à la qualité, l’affiche de la semaine dernière nous a étalé un football alléchant. Comme à Caen, Monaco comme Caen, a développé un football bien léché. Cependant le PSG, lui et pas comme l’OM, est resté égal à lui-même. On pourra, de mauvaise foi, pleurer les oubliés du mardi 30 : Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva. Mais on ajoutera que l’ASM déjà boiteuse du fait des départs simultanés de Falcao et James Rodriguez, était privé des illustres Berbatov et Toulalan. Les Hommes de Laurent Blanc ne font donc pas mieux qu’à l’ère plus qu’éphémère du Cashico. Ils n’ont pu faire qu’un nul chanceux dans un match qui pourrait s’avérer décisif dans la course avec l’ennemi Marseille, pour la quête du trône de France. L’escouade de Jardim, quant à elle n’est qu’à quatre points du podium de Paris : affaire à suivre!

Njie

La part du Lyon

L’OL serait-il de retour ? Décidés à faire oublier leur mort prématurée en Europa League, il semblerait que les lyonnais schtroumpfent la forme. Sur une bonne lancée, notamment un bon nul face aux champions en titre, les coéquipiers du président Clinton – passeur décisif – ont réellement retrouvé le goût de la victoire. Dimanche pendant que la volte-face stéphanoise perdait des points précieux à domicile dans la course – plus que jamais acharnée – à l’Europe, face à Toulouse (0-1), les gones laminaient – avec la manière – des lillois 3è avant le crash en Rhône-Alpes 3 buts à 0. Il y’a de quoi rougir, derrière ce résultat de classe se cache une génération responsable et douée. La meilleure équipe française de ces 15 dernières années cachent une ambition à la hauteur de ses mérites. Il faudra compter sur ces lions aujourd’hui et toujours.