L’International Board, l’organe chargé de la mise en place des règles relatives au football, s’apprête à statuer sur l’équivoque lié aux « mains ». Involontaires ou non, ce problème à l’origine de nombreuses querelles, a-t-il vraiment lieu d’être quand on joue au foot…ball, et qu’on n’est pas un gardien de but ?

Non

Bien qu’il y’ait des footballs qui se jouent tel le rugby ; ou encore que dans ces débuts, le jeu le plus simple ressemblait plus au handball qu’au sport roi, l’utilisation de la main reste interdite aux footballeurs, lorsqu’ils ne sont pas goalkeepers. Jouer de la main sur une pelouse, c’est jouer au plus malin et c’est l’International Board qui le dit. S’il y’a main, sur un terrain, il y’a faute et tout arbitre qui constate le fait, a le devoir de réagir en la sanctionnant d’un coup franc ou d’un pénalty… Son rôle est de rendre justice à chaque fois que l’occasion se présente. 10 mains devraient équivaloir à 10 coups de sifflet. Ce n’est que de cette façon que l’équilibre de la balance sera préservé au cours d’une rencontre : ce qui n’est toujours pas le cas…

Oui…

Oui… il y’a encore des fautes de mains qui ne sont pas sifflées. Malgré l’assistance vidéo, des arbitres refusent de voir la réalité en face et continuent de vanter les mérites de l’injustice dans le football. On se range ainsi derrière ceux qui disent vouloir conserver le côté humain du sport le plus populaire au monde. Une inquiétude abusive, les hommes infiniment au centre des débats. Un alibi réducteur pour l’Homme, le définissant ici comme un être injuste à la base ; ce qui évidemment n’est pas vrai puisqu’il n’aurait pas sa place dans ce cas, lui arbitre, sur le terrain en qualité de justicier. En rendant justice de façon intempestive, on rend les hommes meilleurs et à contrario on sème la division. Bien sûr il y’a ce caractère d’imperfection, qui pousse l’Homme à se repenser sans cesse ; ce pan qui pour certains arbitres, les change parfois en psychologues devant un ballon heurté par une main.

Un rôle qui n’est pas le leur, une attitude qui les oblige à considérer le pénalty comme une sanction au-dessus des autres. « L’homme en noir » tergiverse devant sa proximité idéale vis-à-vis des buts et pourtant, un but sur coup de pied arrêté ne dépend pas de sa distance par rapport aux filets, mais certainement de la qualité et de la précision avec lesquelles, il est frappé. Cette magnification du pénalty est un frein à la justice sur une pelouse, et le véritable objet du problème sur la main.

Une faute est une faute et chaque faute doit être sanctionnée comme le prévoient les lois du football. L’indulgence n’aura de sens que lorsqu’on considèrera le corps humain comme entière partie prenante du jeu où il est convié. C’est du « pied-ballon », mais pour sa pratique, les mains restent des éléments inhérents. Elles participent à l’équilibre du joueur dans sa course, sa détente… : sa motricité. Penser donc à son intentionnalité, revient à perdre son temps car pour jouer, on a toujours l’intention, positive ou non, d’utiliser ses bras, en tant qu’humain. La question devrait être : est-ce que l’opposition de la main empêche seule, la motricité du ballon peu importe sa situation sur le terrain ? En d’autres mots, la main est-elle décollée du corps, oui ou non ? Si oui, il y’a pénalty ou « free-kick », sinon rien…C’est vrai qu’ils suent en s’exprimant, mais la culpabilité n’est pas écrite sur les fronts des footballeurs. Pour statuer honnêtement sur l’intentionnalité d’un geste du bras, il faudra alors, mener une enquête. Le problème c’est qu’on a que 90 minutes…