La sélection française ne va pas bien. En ce temps délicat des qualifications pour l’Euro 2020, les Bleus ne sont pas au top. Hugo Lloris, Kylian Mbappé, Lucas Hernandez, Samuel Umtiti et Paul Pogba, blessés. Giroud qui ne joue pas, ce sont de véritables cadres de l’effectif de Didier Deschamps qui clopinent pour défendre leur patrie. Une équipe dont l’une des valeurs offensives les plus sûres, Griezmann, semble en réelle difficulté dans son nouveau club : le FC Barcelone.

Khalife à la place du khalife ?

Griezmann en spectateur n°1 du football Blaugrana, c’est une image qui n’a échappé à aucun fan de football. Grizou a passé, avec le sourire, tout le dernier match de son équipe sur la touche. Il semblait heureux de voir ses coéquipiers étriller le FC Séville 4-0 en son absence. Jusqu’à quand ? Telle est la question.

Iznogoud

Le compétiteur qu’il est a sûrement dû remarquer que son collectif fonctionnait mieux sans lui. Possédant le même profil que la Pulga, acceptera-t-il de rester sur la touche toute la saison ? Pas si sûr. Encore que les passages de grands joueurs comme lui au club du roi Léo, ne devrait pas le rassurer. Après Samuel Eto’o, David Villa, Zlatan Ibrahimovic, Neymar ou encore Coutinho, le champion du monde est bien parti pour être la nouvelle victime de Lionel Messi. Qu’allait-il faire en « territoire ennemi » ? On se le demandera certainement toute l’année.

Le football est un sport juste. Et à juste titre, on se demande encore pourquoi Moussa Dembélé n’est pas toujours titulaire à Lyon. 6 buts en 8 rencontres : ça devrait suffire pour satisfaire son coach. Que non ! Il y a comme un arrière-gout d’injustice. L’avant-centre des Gones mérite bien d’être en Équipe de France. Et pourtant c’est Giroud, qui ne joue plus qui l’est encore. Si cette situation perdure, sa mise à l’écart ne devrait plus tarder : à entendre son sélectionneur. Quand on sait que ça ne date pas de ce week-end que le Gunner d’antan n’évolue plus pour Chelsea.

Un Bleu, des Bleus

Ça fait longtemps que Franck Lampard a pris la décision de ne pas compter sur son attaquant français cette saison :

« J’ai accordé ma confiance à Tammy au début de saison. J’ai senti que le moment était venu pour lui de revenir à Chelsea. Je sais que les gens évoquent les circonstances mais il est en concurrence avec Olivier Giroud, un champion du monde, et Michy Batshuayi, qui est à mon avis lui aussi un excellent attaquant de Premier League. Il a gagné sa place en peu de temps. Nous aurons besoin de tout le monde au cours de la saison et il mérite ce bon début de saison. Je vais continuer à le suivre car je veux plus »

Malgré sa bonne prestation contre Liverpool notamment, il n’entre pas dans les plans du « Baby Blues Father ». Même en Coupe de la Ligue, on préfère lancer Batshuayi que de lui donner la chance de booster la concurrence. Histoire de ne pas soulever une polémique, si celui-ci venait à faire d’excellentes prestations. Un Giroud qui prouve, c’est un Tammy Abraham en danger : une légende des Bleus de Londres soupçonnée de partialité.

Blues Brothers

Cependant, quoiqu’on dise. Malgré le fait que le jeune attaquant des Blues soit en pleine forme, il n’a pas le niveau de Giroud. Une belle carrière, de l’expérience, des trophées, des buts, le meilleur buteur de la dernière Europa League est bien supérieur à son jeune frère. Ce dernier devrait apprendre de lui et pas l’inverse.

Olivier Giroud est déprécié et ce n’est pas normal. Il n’a jamais été testé pour être déclaré incapable. Il n’est qu’une nouvelle victime de ce sport roi moderne. Celui au sein duquel on peut être l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du Real Madrid, le meilleur attaquant de son pays, et ne pas être appelé en sélection. Comme on peut être champion du monde en titre et être le remplaçant d’un ancien joueur de Championship.

L’OL vient encore de perdre un match. Lol ? Pas vraiment. Il n’y a plus rien de risible dans cette histoire. La crise est officielle du côté des Gones et ça ne fait marrer « personne ». Devant le Classico PSG – OM, le plus grand derby de France a choisi son camp. 3 victoires, 4 nuls, 3 défaites, Sylvinho n’est plus à la tête de Lyon. Il laisse derrière lui un club à un point de la relégation. Et une pléthore de critiques à son endroit.

A juste titre

Un entraîneur qui ne gagne pas devrait être remercié. Ce sont les résultats qui comptent dans le football professionnel : rien d’autres. Si votre équipe ne parvient pas à faire la différence, il est indéniablement normal que le coach soit limogé. Si Lyon était une équipe appelée à jouer la relégation, 9 points en 8 journées serait l’idéal. Sauf qu’on parle de l’une des plus grande équipe de l’histoire du football français. D’une ancienne bête noire du Real Madrid décidée à revenir au premier plan. Ce qui est loin d’être le cas.

Victime de la mode

Toutefois, il est important de rappeler que la dernière fois que Lyon a remporté un trophée c’était en 2012 : le Trophée des champions. 7 années de disette clairsemée d’exploits grandioses à trois points. Les Lyonnais ont battu Paris, Manchester City, sans jamais retrouver le chemin des trophées. Il y a donc une certaine continuité dans la défaite. Un enchaînement de déceptions qui connaît son apogée désormais. Sylvinho n’est peut-être que le mûr contre lequel s’écrase une voiture mal conduite. Un football où le joueur est roi, comme l’entraîneur victime : un sport où la performance compte de moins en moins.

Si un footballeur aujourd’hui fait mal son travail, ce sera parce que son entraîneur n’est pas bon. Sachant qu’il ne sera pas viré, l’acteur sur la pelouse se penche ainsi sur quelqu’un d’autre pour faire son boulot. Il compte sur son agent pour lui trouver un autre manager : et non sur ses prestations. Comment expliquer qu’une tactique qui a si bien marché lors des deux premières journées, éclate aussi vite ? Encore un qui a voulu apporter de la discipline et qui a mordu la poussière.

Constats

La génération Juni a connu 4 entraîneurs différents de 2002 à 2008 : Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin. Tous ont été champions. Soit un total de 7 titres de champions, 6 Trophées des champions et une Coupe de France. Cris, Caçapa, Edmilson et les autres ne s’entendaient pas forcément avec leurs coaches. Mais ils faisaient le job. La réelle valeur de Sylvinho se saura maintenant qu’il n’est plus à Lyon. Lorsqu’on personnifie le débat, on s’éloigne de la vérité.

Au-delà du sensationnel 2-7 infligé par les allemands du Bayern aux anglais de Tottenham. Non loin de ce naufrage qui ranime la défaite 1-7 du Brésil devant les Adlers* en 2014, la Ligue des Champions nous a encore offert un délice lors de sa dernière journée. Le match nul du Réal Madrid face au FC Bruges à domicile 2-2. Le Napoli tenu en échec à l’extérieur par des Genkois entreprenants 0-0. La Remontada du RB Salzbourg à Anfield – bien que battu 4-3. Ce mets bien assaisonné par la folie du football, laisse transparaître un point d’interrogation au-dessus de nos têtes. Existe-t-il un football supérieur à un autre ?

Mine d’or

Certains parlent souvent de championnats mineurs. Mais qu’est-ce qu’un championnat mineur au fond ? Ils jouent tous la même balle. Quand on voit avec quelle facilité l’Ajax a battu Valence à Mestalla 0-3, on se demande vraiment ce que ça peut vouloir dire. Passés par les tours préliminaires, les héritiers de Johann Cruyff n’ont fait qu’une bouchée du récent 4e de Liga. Histoire de rappeler qu’ils sont quand même champions des Pays-Bas. Un trophée qu’on néglige malgré le passé mythique de ce club. Mais qui démontre peu à peu que le football n’est ni plus ni moins un sport universel.

Red Bull donne du zèle

Une discipline où les taureaux ont aussi leur place. Olé ! Les champions d’Autriche en titre, emmenés par l’entraîneur américain Jesse Marsch, ont fait ce que le Barça de Messi n’a pas pu faire. Remonter 3 buts aux Reds de Klopp avec une telle facilité, relève de l’incroyablement vrai. Il ne s’agit pas là de buts forcés, marqués à l’arrache. Mais d’actions remarquablement bien construites par l’ancienne écurie de Sadio Mané. Non pas grâce à des joueurs qui n’ont pas pu s’imposer dans le 5 Majeur européen. Mais bien par des talents issus d’autres continents. Des techniciens supérieurs tels que le coréen Hwang bourreau de Van Dijk, buteur et passeur. Et le japonais Minamino, buteur et passeur.

Et bien d’autres encore…

Les natifs de Chuncheon et d’Izumisano ne sont pas les seuls talents à avoir impressionné l’Europe mercredi passé. Le club qui a permis les éclosions de Kevin De Bruyne, Kalidou Koulibaly ou encore Milinković-Savić, en a aussi dévoilé un autre : Junya Ito. L’ailier droit nippon du RKC Genk a également fait montre d’une virtuosité remarquable en milieu de semaine.

Pour sa première saison en Champions League, le N°7 des champions de Belgique en titre a fait le boulot face aux hommes de Carlo Ancelotti. Aux côtés de son capitaine, le serial buteur tanzanien Mbwana Aly Samatta, l’ancien du Kashiwa Reysol a encore prouvé qu’il n’existe pas de football exotique. Sa prestation n’est que la suite logique d’un jeu qui ne saurait se contenter d’une seule définition. Un tableau mêmement dessiné par l’iranien Sardar Azmoun du Zenit Saint-Saint-Pétersbourg. Et le sud-africain Percy Tau.

Jouer son premier match de C1 à Santiago Bernabeu face à l’immense Maison Blanche, n’a pas fait trembler le Brésilien* d’un seul cheveu. Passeur décisif sur le premier but de Bruges. Déclencheur du pressing sur le second, le champion d’Afrique 2016 n’a jamais été impressionné par Sergio Ramos et les autres. Il est resté fidèle au Kasi Flava des townships et son équipe en a bénéficié. Une insouciance qui rappelle à juste titre les propos de son compatriote Reggie Moloi. Lequel organisateur du tournoi de Soweto de Kasi Flava, déclarait dans les colonnes du numéro So Foot de Juillet-Août 2019 :

« Le football direct, comme vous le pratiquez en Europe, on trouve ça chiant. OK, c’est plus efficace, les résultats parlent pour vous, mais on préfère épicer les débats ! »

*Surnom des joueurs de la sélection allemande
*Surnom des joueurs du club sud-africain des Mamelodi Sundowns

OL – PSG. Le Dimanche 22 Septembre au Parc OL, Neymar a encore marqué les esprits. Un enchaînement de grande classe au milieu de 4 joueurs. Un Joga Bonito ponctué par une frappe en rupture du gauche dans le petit filet d’Anthony Lopes : le seul but du match. Un digne successeur du renversant retourné de l’Auriverde au Parc des Princes face à Strasbourg une semaine avant. Réalisation superbe qui vient conclure un Lumico jusque-là fermé. Frustré par un Lyon qui n’avance pas et un Paris qui dévore tout sur son passage. Ou presque…

Ultra présent

Malgré ses prouesses vertigineuses, Neymar ne fait toujours pas l’unanimité. Aux grognements des sifflets des ultras de Paris, succède des statistiques qui forcément ne plaident pas en faveur d’un PSG Ney – dépendant. Le Paris SG avec Neymar c’est 3 victoires par un but à zéro et une défaite à domcile (0-2) face à Reims. Des buts tardifs, une désillusion : la preuve que la présence du Peixe* oblige ses coéquipiers à jouer moins collectif.

Le solitaire contre le solidaire

On ne pense plus qu’à lui et pourtant sans lui, Paris a battu Nîmes 3-0 ; Toulouse 4-0, Metz 0-2, le Real Madrid 3-0 (sans la MCN au complet) et Galatasaray 0-1. On aurait pu dire qu’il a manqué lors de la défaite face à Rennes 2-1. Sauf que sur les trois dernières confrontations contre les Rennais, Paris a gagné une fois, sans le Brésilien. Et perdu 2 fois, avec et sans le Brésilien.

Sa présence n’est donc plus si indispensable que ça. D’autant plus que lorsqu’elle est effective, la performance de son équipe dépend de sa forme. Ce qui est dangereux pour l’équilibre de son groupe sur la pelouse. Loin d’être un leader à la CR7, le soliste qu’il fait rend son équipe plus prévisible. C’est sûr Paris est plus fort avec Neymar. Mais le collectif Parisien s’exprime bien mieux en son absence. Et le Brésil nous l’a encore rappelé. En remportant la Copa América haut la main sans sa star Parisienne.

*Surnom des joueurs du Santos FC

 » La mentalité du monde du foot est-elle mauvaise ? « , a demandé un journaliste du Corriere dello Sport à Lilian Thuram. Et lui de répondre :

 » Quand  on  parle  de racisme,  il  est  nécessaire  d’avoir  conscience  que  le  monde  du  foot n’est  pas  raciste  mais  qu’il  y  a  du  racisme  dans  la  culture  italienne, française et  européenne  et  plus  généralement  dans  la  culture blanche.  Les  Blancs  ont  décidé  qu’ils  étaient  supérieurs  aux  Noirs […] »

Une réponse sortie de son contexte… si on s’en tient à son auteur :

 » Je  parle  des  supporters  racistes.  Ces  personnes ont  un  complexe  de  supériorité.  Cette  supériorité  vient  d’une histoire.  […]  Nous  vivons  dans  une  société  où  il  y  a  des  hiérarchies. Les  personnes  racistes  sont  encore  dans  la  hiérarchie  du  passé  et pensent  que  cette  hiérarchie  est  juste.  Beaucoup  de  personnes défendent  l’idée  que  les  Blancs  sont  supérieurs. »

Une réplique qui ne tardera pas à causer beaucoup de remous. Pierre Menes lui a répondu :

 » Je n’ai pas envie de parler de ça avec lui. Parce que moi je vais vous dire ce que je vais vous dire là : le vrai problème en France, dans le football en tout cas, c’est le racisme anti-blanc. J’invite les gens à prendre leur voiture et aller faire le tour des matchs en région parisienne le week-end. […] Allez voir ces matches là et comptez les blancs sur le terrain en général il y a le gardien de but et l’arrière droit. »

Peut-être qu’il a raison. Le racisme s’applique à toutes les races. Un homme peut être traité en étranger dans son propre pays. Cependant, il faut rappeler à tous ceux qui supportent Pierre Menes, qui traitent Lilian Thuram de raciste « anti-blancs » et ont certainement défendu l’idée selon laquelle Sagnol et Blanc ne sont pas racistes, que :

1 – Thuram n’a jamais choisi d’être français. Ses ancêtres ont été enlevés à leurs terres, transportés pendant des mois comme des sardines pour finir esclaves pendant trois siècles. Par conséquent, il est le mieux placé pour parler de racisme. Il est l’un de ses nombreux fruits.

2 – Le Code Noir n’a pas été écrit en banlieue.

3 – Un jeune blanc n’a jamais été pendu en banlieue par une foule de noirs qui le soupçonnent d’avoir regardé une blanche.

4 – Un jeune blanc n’a jamais été fouetté à mort par son maître noir pour avoir commis une erreur.

5 – Une femme blanche n’a jamais vu son enfant lui être enlevé pour être vendu comme du bétail.

6 – Un footballeur blanc n’a jamais été victime de cris de singes.

Etc. Etc. On va s’arrêter là, la liste étant longue. À chacun de se faire son film sur cette histoire. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas deux vérités. Il n’y en a qu’une et chacun de nous la connaît.

A lire aussi : Pierre Menes s’excuse pour ses propos

Mercredi le 14 août à Istanbul se jouera la Supercoupe d’Europe entre Liverpool et Chelsea. Illustre affiche 100 % anglaise qui lancera la nouvelle saison européenne : une autre course entre Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Une année où les deux superstars du ballon rond auront encore énormément à donner…

Lionel Messi : Déjà vu ?

Messi vient encore de rater l’occasion de remporter un titre avec sa sélection. Il se retrouve ainsi dans une posture similaire à celle de l’année passée. Situation embarrassante où il devait alors laver l’affront d’une Remontada et d’un autre raté sous le maillot de l’Argentine. Cette fois la Roma a été remplacée par Liverpool, la France par le Brésil et le mondial par la Copa América.

Malgré des statistiques individuelles stratosphériques. En dépit de son statut d’intouchable, le Blaugrana sera obligé de remporter un trophée international pour redorer son blason de quintuple Ballon d’or. C’est ça ou le vrai début de la chute. D’autant plus qu’il n’est plus vraiment jeune à presque 33 ans. Et qu’un champion du monde vient d’arriver en Catalogne. Quand on sait que les joueurs de l’Atlético Madrid possèdent souvent un tempérament fort, on peut véritablement craindre le pire entre Antoine Griezmann et le roi Léo : les deux gauchers…

Cristiano Ronaldo : Un nouveau challenge

En signant à la Juventus, Cristiano Ronaldo s’est trouvé une nouvelle jouvence. Bien qu’il ne soit plus tout jeune lui aussi, le Turinois semble encore tout à fait capable de relever ce défi. Un impératif, étant donné qu’il a été acheté pour ça… : remporter la Ligue des Champions avec la Vieille Dame.

L’an passé Max Allegri avait trop compté sur sa qualité individuelle pour aller au bout. Après son triplé salvateur en huitièmes retour face à l’Atlético, le coach italien a pensé que l’Ajax devenait une évidence. Il s’est trompé. Il a laissé Douglas Costa sur le banc et les quadruples champions d’Europe ont logiquement pris le dessus sur les triples. Cuisant échec qui a précipité le départ de l’ancien technicien du Milan AC.

Maurizio Sarri est donc arrivé de Chelsea, accompagné du hollandais De Ligt, du gallois Ramsey et du français Rabiot. Un recrutement turinois. Des choix sobres et très efficaces qui devraient aider les Zèbres à tenir tête aux Britanniques. Et pour cela, il faudra que CR7 soit au rendez-vous. Sa victoire en Ligue des Nations semble lui avoir redonné le sourire derrière une saison en demi-teinte en club.

Le Real Madrid amorce une nouvelle ère de Galactiques. Jovic, Eder Militao, Rodrygo, Ferland Mendy, l’arrivée d’Eden Hazard cacherait ainsi celle d’une ou deux autres stars. Parmi elles, Paul Pogba probablement. Le Mancunien serait ardemment désiré par Zinedine Zidane. Une ambition qui semble-t-il aurait forcé le technicien à pousser Gareth Bale dehors… en direct.

Unhappy End

Zinédine Zidane :

« Bale  a  été  laissé  de  côté  parce  que  Madrid  tente  de  le  vendre.  S’il  peut  s’en  aller  demain, c’est  mieux.  Il  n’y  a  rien  de  personnel,  je  n’ai  rien  contre  Bale,  mais  je  prends  des décisions, il arrive un moment où il est temps de changer, son départ serait mieux pour tout le monde, aussi pour le joueur, qui connaît la situation »

Des mots qui n’ont du tout pas plu à l’agent de Gareth Bale Jonathan Barnett. Lequel n’a pas hésité à le lui faire savoir :

« Nous travaillons sur le transfert. Les commentaires de Zidane sont une honte, il ne montre aucun respect  pour  un  joueur  qui  a  tant  fait  pour  le  Real  Madrid  »

Et Zidane de lui répondre :

« Je vais essayer d’être très clair à propos de Gareth. Tout d’abord, je n’ai manqué de respect à personne et encore moins à un joueur, car j’ai toujours dit la même chose, les joueurs sont la chose la plus importante. S’il y a un joueur ici alors je suis avec lui. Deuxièmement, j’ai dit que le club essayait de trouver une issue pour Gareth. Troisièmement, et c’est le plus important, Gareth ne s’est pas changé pour le match l’autre jour parce qu’il ne le voulait pas, rien de plus. Le club essaye de le vendre. Maintenant nous revenons à la même chose. Bale est un joueur de Madrid et il s’entraînera normalement aujourd’hui. Nous verrons ce qu’il se passera demain. Je ne sais rien de nouveau à propos de l’opération. »

Le poids des mots

Certes l’ancien des Spurs n’a pas voulu jouer face au Bayern. Toutefois, l’intervention de son coach n’a jamais mentionné ce fait. Elle s’est directement attaquée à l’attaquant et la réaction n’a pas tardé. Il y’a certainement eu dans ces propos des jugements de valeur inadaptés envers un tel joueur. Aussi, dire que les premiers termes employés par Zidane sur Gareth Bale étaient appropriés, c’est mentir. 102 buts en 231 apparitions, Gareth Bale n’est peut-être pas un exemple sur le plan de l’hygiène de vie (encore faut-il le prouver). Mais sur le plan comportemental, son attitude envers ses coéquipiers et son entraîneur est une imperfection plus que louable. S’attaquer ainsi à un joueur discipliné qui ne parle jamais, c’est sûrement assez déplacé.

GB a quand même permis à Zidane de remporter sa dernière Ligue des Champions. Un doublé : deux magnifiques réalisations et voilà qu’il est remercié. Auteur de 3 buts sur les 4 dernières finales remportées par la Maison Blanche, il est sorti par la petite porte : sans aucune considération. Pourtant cette domination européenne du Real a commencé à son arrivée. Et quand on sait le soutien que Zidane a apporté à un Benzema en panne, on ne peut que qualifier d’injuste le traitement subi par le gallois. Et ressasser les soupçons de partialité qui pèsent à son endroit.

La fin d’un cycle

Cependant, le football est un sport juste. Zizou, malgré son palmarès élogieux doit s’attendre au pire la saison prochaine. D’autant plus que son retour n’a répondu à aucune attente. Modric, Kroos, Ramos vieillissant. Varane en manque de challenge, après le départ de Ronaldo, celui de Bale ne rendra le Real Madrid que plus léger. Tant talentueuse que travailleuse, cette paire à elle seule est largement au-dessus  du package formé par Hazard et les autres recrues. Y compris Pogba. Champion du monde qui a plus été un problème à Manchester qu’une solution. Au même titre qu’Eden pour Sarri. Donc attention…

Plus haut tu montes, plus dure sera ta chute…

Pendant que Paris ignore Choupo Moting, d’autres font de leurs « Choupo » la clef de leurs succès. Triomphe encore marqué par cette ultime rencontre de Ligue des Champions à Madrid. Une victoire des Reds qui démontre à ravir que personne n’est invité au haut niveau. Dans les tribunes, sur le banc ou sur la pelouse, si vous y êtes c’est que vous le méritez. Tout dépend de l’attention qu’on vous accorde. Voici le Top 5 des « couteaux suisses » les plus tranchants d’Europe cette année.

Star par TheDigitalArtist – Pixabay CC0

5 – Fernando Llorente

Face à City, Llorente n’a pas marqué : il a marqué l’histoire de son club. Son but de la cuisse n’était pas si beau qu’il a déclenché le processus d’un parcours exceptionnel. Une belle suite, une triste fin. Si Tottenham a perdu c’est aussi parce qu’on ne lui a pas suffisamment fait confiance. Après ses entrées décisives en quart et demi-finale retour à Manchester puis à Amsterdam, l’Espagnol aurait dû jouer titulaire à Madrid. Sa puissance athlétique aurait pu faire douter Matip et Van Dijk. Son excellent jeu de tête aurait dû servir de déviation à la vitesse de Lucas Moura, le triple buteur…

4 – Lucas Moura

Ses larmes n’ont échappé à personne. Quand on a abattu ce genre de boulot, la défaite est difficile à avaler. Trois buts et voilà que les Spurs réalisent l’impossible. Une finale historique de C1 : une histoire qui commence mal. Frustré, Lucas est sur le banc : un héros malgré tout. Banni de Paris, son talent ne fait plus aucun doute. Le premier Brésilien à réaliser un triplé en demi-finale de LDC restera à jamais celui qui devait à tout prix débuter cette finale. En le laissant sur la touche, Mauricio Pochettino a commis la même erreur que le PSG. Et la sentence n’a pas tardé à tomber… pour l’ancien Parisien.

3 – Olivier Giroud

2 buts en 27 matches, non ce n’est pas Choupo Moting. C’est Olivier Giroud. Choupo Moting c’est 3 buts en 21 matchs. C’est mieux… C’est juste une coïncidence entre le champion du monde et le capitaine des Lions Indomptables. A la seule différence que le Français avait toute la confiance de son manager en coupe d’Europe.

Après avoir impliqué tout le groupe, Maurizio Sarri a titularisé son buteur en Europa League. Un choix payant qui lui a permis de remporter le premier trophée de sà carrière. Grâce aux 11 buts du meilleur buteur de la compétition, le manager italien peut partir la tête haute. La tête plongeante du surnommé Olive lui a ouvert les portes du succès. Un but, une passe décisive, un pénalty causé, Chelsea doit sa victoire 4-1 sur Arsenal à la pointe des Bleus.

2 – James Milner

Meilleur passeur de la dernière Ligue des Champions (9 passes). Meilleur passeur de l’histoire la Ligue des Champions sur une saison, Milner est un génie incompris. Les mauvaises langues ont même dit que c’était un énième joueur anglais surcoté : ils se sont trompés. Si Milner n’est pas visible c’est qu’il travaille tellement qu’il semble immobile. Son inertie est aussi statique qu’une roue qui tourne à toute allure. Pour apprécier son travail, il faut voir au-dessus de la mêlée.

Dans ce football où on juge les footballeurs au nombre de buts, c’est sûr qu’il n’a pas sa place. Mais il est bien là et plus que jamais indispensable. Professionnel modèle, il a une bonne mentalité, un bon coup de pied. Il est intelligent, il attaque, il défend… Latéral droit, gauche, défenseur central. Milieu défensif, offensif, relayeur, de couloir, JM7 est l’une des principales clefs du succès de Klopp et Liverpool.

1 – Divock Origi

Les mots manquent pour décrire ce que ce joueur a réalisé. 7 buts toutes competitions confondues. Un doublé décisif contre le Barça lors d’une demi-finale retour bien mal engagée. Frappe croisée du gauche… : quelle seconde réalisation ! Le but du K.O en finale de la Ligue des champions, Divock Origi a étalé tout son talent. Caché ? A l’image de Milner, il faut plus que des yeux pour le discerner. Désormais la lumière est faite sur les choix de Roberto Martinez et Jürgen Klopp de le garder. Peu importe s’il ne joue pas : il doit être là. On ne se demande plus pourquoi, aujourd’hui qu’il est entré dans l’histoire de Liverpool définitivement…

Quand rien ne va : rien ne va. Proverbe plat, mais fort outillé pour résumer la situation actuelle de Neymar. Accusé de viol. Menacé d’abandon par son père. Invité à revenir vers Jésus et au football par sa mère… Démis de ses fonctions de capitaine de sa sélection. Remplacé par son lieutenant Daniel Alves. Renommé capitaine, le Parisien de 27 ans vient de déclarer forfait pour la prochaine Copa America… au Brésil. Après sa blessure au genou lors d’une séance d’entraînement, la superstar s’est rompu les ligaments croisés. Ironie du sort ou logique du sport, c’était lors d’une rencontre amicale entre son pays et celui de ses propriétaires : le Qatar. Bref, depuis que l’ancien nouveau Pelé a signé à Paris, son football s’est progressivement éloigné des pelouses…

Présentation de Neymar au Parc des Princes par Antoine Dellenbach – Wikimedia Commons CC BY-SA 2.0

Le mauvais choix

Qu’est-ce qu’un mauvais choix ? Pour faire simple, il s’agit d’un chemin qui te conduit à ta perte. Une voie par laquelle tu recules. Honte au sportif qui le fera, le compétiteur vivant des challenges. Plus ils sont grands, mieux c’est pour sa progression. Un joueur qui évolue devrait normalement partir d’un club à un autre qui lui est supérieur.

Qu’est-ce qu’un grand club ? C’est un club qui a connu un succès international indéniable. Real Madrid, Manchester United, Liverpool, Chelsea, Aston Villa, Nottingham Forrest, Juventus, Milan AC, Inter de Milan, Ajax, Bayern, Dortmund, Hambourg, FC Porto, Benfica, Marseille, Celtic de Glasgow, Etoile Rouge de Belgrade, FC Barcelone etc. Le PSG non…

Contrairement au système de pensée qui prévaut de nos jours, le budget ne définit pas la grandeur d’une équipe. Sinon il y aurait plein de grands clubs en Chine et au Qatar. De Di Stéfano à Cristiano Ronaldo en passant par Ronaldo et Zidane, il y’a toujours eu de l’argent dans le sport roi. La différence c’est qu’il servait la cause du succès : de l’esprit « foot ».

En quittant Barcelone pour Paris, Neymar a clairement régressé. Il est passé d’un grand club à un « moyens » club. Son défi aurait pu être honorable s’il avait signé dans la capitale française pour faire progresser le club. Ce qui n’est pas le cas. Neymar à Paris ce n’est pas Maradona à Naples. Messi étant trop puissant pour lui, il a simplement choisi de partir pour être le roi tout seul…

Neymar à Barcelone par Alex Fau – Wikipedia CC BY 2.0

Mauvais départ

C’est sûr, Neymar a plus de talent que Messi. Et plus le temps passait plus ça se voyait. L’Argentin lui-même sentait que le vent commençait à tourner en sa défaveur. On l’a vu lors de la fameuse Remontada contre les hommes Unai Emery. C’est le natif de Mogis Das Cruzes qui a fait tout le match. Vainqueur et co-meilleur buteur de la C1 la saison d’avant, cette année 2017 était celle de la confirmation de son grand génie. Il lui fallait juste attendre un an ou deux : il devait encore mûrir. Il a manqué de patience. Il n’a pas respecté la hiérarchie du club et il est parti. L’erreur de sa vie…

Le Barça a mal fait de vendre Neymar. Les dirigeants Catalans auraient dû penser à leur avenir… : se séparer de Léo quand Ney faisait la tête. Au lieu de conforter le pouvoir de La Pulga, ils se devaient de conserver leur « maillot jaune ». L’ère Léo touche à sa fin et aucune n’anticipation n’a été faite. Conclusion, aujourd’hui ils le payent. Ils se mordent les doigts quand Neymar reste victime de son impatience.

Le Carioca n’aurait pas dû se vendre au PSG. Il a signé dans un club pour un salaire qu’il aurait forcément gagné. Quelle est la différence entre 15 et 30 millions d’euros ? Rien du tout. Un joueur qui gagne 15 millions d’euros n’a rien à envier à un autre qui en gagne 30. Il y’a un niveau de vie où l’accomplissement est plus important que l’argent.

Neymar par Кирилл Венедиктов – Wikipedia CC BY-SA 3.0

Mauvaise arrivée

Mais le clan Neymar ne partage pas cet avis. Ils se sont fait rouler par la convoitise et leur « Ballon d’or » a perdu du terrain. Ses statistiques françaises ont certainement de la gueule. Cependant, avec lui les octuples champions de France n’ont franchi aucun palier. Ils ont même coulé. Si c’est pour battre Guingamp, Dijon ou Caen, Mbappé suffit largement. Le champion du monde a démontré en son absence qu’il est plus l’avenir du Parc des Princes que lui.

33 buts et dire qu’on ne jouait pas pour lui. Le meilleur joueur et meilleur buteur de Ligue 1 a porté son club tout seul cette saison : il a raison de demander plus de responsabilités. On n’a pas le droit de l’inféoder à un footballeur qui passe la majeure partie de son temps dans la Corbeille. Un joueur qui demande du respect à ses cadets et ne respectent pas ses aînés. La carrière de Neymar a piqué du nez le jour où il s’est attaqué à Cavani…

Edinson Cavani par Anders Henrikson – Wikipedia CC BY 2.0

Ney à Ney

Le football est un jeu juste. On a voulu détourner les paroles de Mbappé lors de la Cérémonie des Trophées UNFP. Les médias ont choisi de faire croire (pour préserver leurs droits) qu’elles étaient destinées à Cavani : que Kyky voulait sa place de numéro 9. Un autre mensonge : une autre attaque gratuite envers un attaquant qu’ils n’ont jamais apprécié à sa juste valeur. Le meilleur buteur de l’histoire du PSG qu’ils n’ont pas cessé de diminuer au profit de la vedette Neymar. C’est vrai que le Peixe ramène des millions de téléspectateurs à la Ligue 1. Mais à quel prix ? Son hygiène de vie semble poser problème. Continûment blessé, il joue moins que prévu. C’est du business, mais on parle aussi football tout de même…

On omet que Mbappé et Neymar ce n’est plus l’amour fou. L’ambiance récente qui les rapproche est très loin de l’entente qu’ils partageaient à chaque match. Le Bleu a dû comprendre que son explosion fait de l’ombre à l’Auriverde. Annoncé à la Maison Blanche, ses performances post Mondial n’ont pas forcément ravi la concurrence. En l’occurrence celle qui était naturellement pressentie dans la capitale espagnole. Autrement dit, la communication de Mbappé n’a fait que répondre à l’attaque de Neymar. Tu étais, dorénavant je suis…

Affaire à suivre…