CHAN : Pour une Afrique qui stagne

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Il y’a un peu plus de 10 ans, en Janvier 2008, quelques jours avant le début de la 6e Coupe d’Afrique des Nations remportée par l’Égypte, l’idée d’un Championnat d’Afrique des Nations, uniquement destiné aux joueurs évoluant dans des clubs appartenant à leurs pays, est officiellement adoptée. Chaque championnat du continent, réunira ainsi ses meilleurs éléments pour un tournoi international, dont le but ultime, est de servir d’étal à une Afrique sédentaire, qui tarde à prendre son envol balle au pied. Une observation intègre, manifestée par une criante négation de l’évolution.

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Autodérision

L’Afrique a longtemps pleuré, et à juste titre, la discrimination qu’elle a subie au cours de l’histoire. De l’esclavage à la colonisation, en passant par la ségrégation raciale et l’apartheid, ses fils et filles ont versé des rivières de larmes teintées de rouge, sans jamais pouvoir réellement les sécher. Les noirs s’appellent « négro » pour se bomber le torse. Les séquelles de leur conte tragique, s’avèrent si fortes, qu’elle semble en « rire ». Cette infériorité, elle l’a tant acceptée, qu’imaginer une vie où elle serait autonome et éminente, dirait-on, ne lui traverse plus l’esprit. Avant ils venaient nous chercher de force, maintenant nous y allons de notre gré. Pourquoi la Confédération Africaine de Football est-elle la seule confédération au monde, à avoir deux compétitions continentales majeures destinées aux sélections nationales ? L’UEFA, l’AFC, la CONMEBOL, la CONCACAF et l’OFC en organisent une seule, respectivement : le Championnat d’Europe des Nations, la Coupe d’Asie des Nations, la Copa America, la Gold Cup et la Coupe d’Océanie des Nations. Comment condamner le racisme, le fichage ethnique, quand les victimes elles-mêmes se divisent en Noirs, le CHAN, et Blancs, la CAN ?

Image was captured by a camera suspended by a kite line. Kite Aerial Photography (KAP) – Flikr

Un aveu d’impuissance

Le Professeur Anta Diop disait : « Souvent, le colonisé ressemble un peu, ou l’ex colonisé même, ressemble un peu, à cet esclave du 19e siècle qui libéré, va au pas de la porte puis revient à la maison, parce qu’il ne sait plus quoi faire, il ne sait plus où aller ; depuis le temps où il a perdu la liberté, depuis le temps où il a acquis des réflexes de subordination, depuis le temps où il a appris à penser à travers son maître […] ». Maintenant qu’on le sait, peut-on passer à autre chose, s’il vous plaît ? Cet illustre savant et bien des footballeurs et autres leaders, se sont battus pour que l’Homme noir libre, se transcende à jamais. Rendons leur hommage, il est temps ! On ne peut pas réclamer la parenté de pyramides qui donnaient l’heure juste en se montrant incapables d’organiser un jeu ; le jeu le plus simple. Cheikh et compagnie ont brillé pour que leurs pousses sombres conçoivent enfin qu’ils ne sont « pas condamnés à l’échec ». Ils ont donné leur vie afin que les africains comprennent que les Pharaons, sont bien africains. Les coéquipiers d’Aboutrika et d’El Haddary ont royalement dominé le continent noir, porté par un collectif puissant, dont l’ossature descend directement du club le plus titré au monde : le National du Caire, Al Ahly. Réduire donc ce règne à une division, en pensant croître, c’est perdre dignité et temps précieux.

Le football africain a besoin d’être un et indivisible tel qu’il le fût à ses débuts. Il doit faire mieux que siéger dans la Ville du 6 Octobre et s’inspirer de l’équipe nationale de son pays, l’Égypte, et de sa fédération : les meilleures du continent. Tous les citoyens sont égaux sous leur drapeau. C’est clivant de faire une différence entre un joueur évoluant en dehors de l’Afrique et un joueur évoluant en Afrique. Ça se fait surement ailleurs, mais ce n’est pas officiel tel que c’est le cas dans l’institution du ballon rond africain. C’est évident qu’un joueur européen, membre d’une équipe hors de l’Europe, aura moins de chance d’être retenu par son équipe nationale, qu’un autre, casanier ; mais ça ne se dit pas. Les préceptes de la méritocratie doivent être absolument préservés. Les diamants se cachent souvent dans la boue. Le talent ne dépend pas du lieu où il joue. Sélectionnez les meilleurs : trois points c’est tout…

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La CAF devrait songer plutôt à poser ses valises sur des bases solides, en orientant sa régulation dans le sens du développement des championnats locaux et le professionnalisme. La CAN est largement suffisante pour vanter le niveau international du football africain. Lui additionner le CHAN de façon conceptuelle, et non comme une compétition, est la seule façon de lui permettre de progresser. Pour que les équipes africaines avancent, elles ont besoin d’avoir des ligues locales compétitives. Ça passe par des statuts à scrupuleusement faire respecter et des infrastructures professionnelles, adaptées aux réalités socio-économiques du continent ; sans oublier que le football et le sport sont des facteurs anti-chômage. Est-ce si difficile d’avoir une pelouse bien verte et tondue entourée de tribunes bien faites ? Qu’est-ce qu’un asiatique, européen, américain ou océanien, fait, qu’un africain ne peut pas faire ? Rien.

Ligue des Nations : Un format plus foot

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L’un des synonymes du football, est le jeu le plus simple. S’il est le plus populaire, c’est que le roi des sports brille par sa proximité avec l’homme. Ses concepts ont besoin d’être facilement assimilables pour marcher dans son sens. La Ligue des Nations, son nouveau bébé, le fils d’un génie qui préférait briller à travers les autres, Michel Platini, est bien trop compliquée pour lui faire honneur ; exister dans ce monde où « le dribble est inutile quand la passe est possible ». Fofoot propose donc ici à l’UEFA, une façon de faire de cet excellent ballon, un caviar.

Cristiano Ronaldo – Image Pixapay

Simplement Foot

Le format proposé par Fofoot est simple comme le foot. Les 55 pays membres de l’UEFA seront redistribués dans 11 groupes ; ce qui fera 5 par groupe. À la suite de rencontres aller-retour, les 11 premiers et les 5 meilleurs deuxièmes, seront qualifiés pour les huitièmes, les quarts et les demi-finales, tous en aller-retour également, pour déboucher sur une finale en un match, dans un stade désigné par l’UEFA. Road to Lisbonne… par exemple, ou tout simplement encore, un Final Eight (8). Après la phase de poules, on passe directement à une phase à éliminations directes à matchs uniques, organisée dans un pays désigné par l’UEFA au préalable.

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Joker de luxe

Toutefois, dans cette formule, les matchs amicaux perdurent. Étant donné que le nombre d’équipes par groupe est impair, lorsque 4 équipes joueront, une sera obligée de jouer un match amical. Sauf qu’ « amical » n’est qu’un mot, et pour le remplacer, il faudra juste changer les règles en les rendant officielles. Dans chaque groupe on ajoutera une équipe dite « Joker ». Il s’agit d’une équipe appartenant aux onze dernières équipes non-européennes du classement FIFA. Pourquoi ? Pour permettre à ces « petites » nations, d’améliorer leur niveau en se frottant aux grandes nations de la pointe du football, en matchs aller-retour sur le sol européen. L’UEFA indiquera alors, des stades européens qui serviront d’enceintes à domicile aux pays désignés comme « Jokers ».

Aussi, en tant qu’équipes « Jokers », ces sélections ne pourront passe qualifier pour la suite et ne figureront pas dans le classement final du groupe. Mais les points pris par les équipes européennes qu’elles joueront, compteront dans le décompte final. Les matchs qu’elles joueront, seront pareillement organisés comme des matchs officiels afin de maintenir l’esprit de compétition. Ce type d’organisation, permet de préserver l’esprit de préparation et de test des matchs amicaux tout en conservant l’aspect compétitif des matchs à enjeux.

Simulation d’un groupe :

Groupe A
France – Suède – Serbie – Grèce – Gibraltar : Joker – Seychelles
Journée 1 :
France – Suède : 2-0
Serbie – Gibraltar : 5-0
Grèce – Seychelles : 4-0
Classement après la Journée 1 :
1 – Serbie 2 – Grèce 3 – France 4 – Suède 5 – Gibraltar

Ligue des Nations : Un roi est né…

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Lorsque l’idée repue d’un Graal empli du meilleur vin européen a fleuri, bien qu’elle réjouisse la plupart des disciples du ballon rond sur le Vieux Continent, à l’image de la révolutionnaire qu’elle était, elle n’a pas été accueillie « rameaux en évidence » par tous. L’UEFA, jeune institution, se déclare incapable d’assumer cet ambitieux « projet de coupe d’Europe interclubs », avant d’être finalement contraint par la FIFA, de prendre les choses en main. Elle ne viendra de ce fait, que mettre un cachet sur l’initiative du journal L’Équipe, qui pari tenu, réussit à convaincre 16 fédérations à adhérer à leur dessein.

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16 parmi lesquelles, leur Fédération Française, jadis préoccupée par l’idée d’un calendrier surchargé, et à l’exception de la Fédération Anglaise, qui refusera catégoriquement, d’y envoyer un représentant. C’est ainsi que Chelsea, probablement un pincement dans le cœur, verra à la télévision, le Real Madrid remporter la première Coupe Européenne des Clubs Champions face au Stade de Reims.En géant espagnol qu’il était, le club madrilène très vite, a compris l’importance de ce trophée devenu depuis incontournable, et dont il s’en fait de loin le recordman, avec 13 victoires. Visionnaires comme les « Merengues », possiblement sera le qualificatif qui suivra les premiers à réellement prendre la Ligue des Nations au sérieux. Car, l’idée de remplacer les matchs amicaux, est mêmement à l’origine de cette compétition biennale qui commence déjà elle aussi, à faire du mal aux perdants et un grand bien aux vainqueurs…

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Final Four

Une nouvelle étoile dans le ciel, les 5 et 6 Juin prochains, à la suite de la phase des poules à 3, se tiendront les demi-finales de la Ligue des Nations au Portugal, champion d’Europe en titre,pour une finale sans aucun doute inédite. Comme un symbole, la terre du premier match de l’histoire de la « coupe aux longues oreilles », Sporting de Lisbonne – Partizan Belgrade, et du premier buteur João Baptista Martins, est mère du premier pays qualifié pour le Final Four.Derrière elle, s’invitent l’Angleterre, la Suisse et les Pays-Bas pour compléter le répertoire et déclencher les dernières hostilités.Premiers des 4 groupes de la Ligue A, toutes s’affronteront après tirage au sort, pour définitivement rentrer dans les annales du football européen et mondial. Les « Quinas », sans Ronaldo, les « Three Lions », la « Nati » et les « Oranje », ont respectivement devancé l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la France ; et relégué dans le même temps en Ligue B, la Pologne, la Croatie, l’Islande et l’Allemagne.

Ivan Rakitic – Image Pixabay

Du très lourd, donc… On a eu droit dans ce tournoi, à des matchs de très haut niveau. Du moins, dans la Ligue A, où allemands et français, les 2 derniers champions du monde,sont tristement tombés devant une équipe hollandaise,en flamboyante reconstruction, absente de l’Euro 2016, de la Coupe des Confédérations 2017 (évidemment) et du Mondial 2018. Cette configuration qui les réunit, est la seule qui mérite une véritable attention. Après,pour le reste, il faudra vraiment aimer le football, pour substituer« Portugal – Italie », « Espagne – Angleterre » et autres affiches au sommet de la première Ligue des Nations, en multipliant les « Chypre – Luxembourg », « Serbie – Monténégro ».« Liguer » les nations les unes contre les autres, scinder les équipes en grandes et en petites en dehors de la pelouse pour penser le sport roi, c’est refuser de conjuguer le verbe qui nourrit son essence : rassembler.

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En cette année qui commémore les 100 ans de la fin de la Première Guerre Mondiale, le roides sports a besoin d’incarner l’union européenne. Les divisions inférieures et la relégation sont une mauvaise notion dans le cadre des nations. Une voix, une fédération, une élimination suffira. Toutes les sélections ont le droit de prétendre sur le même pied d’égalité, à une place dans le Final Four. La distribution actuelle de cette conception est arbitraire, et limite l’aura de sa crédibilité. Une idée qui se fonde sur l’injustice, a le devoir de s’améliorer.

Revenant sur la C1 dans ses débuts, il ne fallait pas forcément être champion pour la jouer. Chaque fédération, en dépit de l’existence d’un champion en titre, désignait partialement son champion pour la représenter… Ensuite l’idée a mûri et la Coupe des Clubs Champions a bien porté son nom, avant de le reperdre à nouveau, de régresser, et de devenir la Ligue des Champions. Dans ce contexte, celui où le n°1 au classement FIFA n’est pas champion du monde et n’a jamais rien gagné, est ainsi née la Ligue des Nations. Vous comprenez en conséquence, qu’une évolution ne serait que suite logique. L’UEFA doit repenser ici sa compétitivité, difficile à cerner.La grandeur d’une compétition, dépend aussi de sa facilité à se faire comprendre. Les héritiers de Michel Platini, pourront utiliser s’ils veulent, le format que Fofoot leur propose. L’objectif reste, d’améliorer ensemble et pour cette inclination que nous partageons tous pour le football, l’image d’une coupe qui a tout pour briller de mille feu…

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Un exemple à suivre

Une fois encore, l’Union Européenne peut se vanter d’être à l’origine d’un modèle d’organisation. Après la Ligue des Champions et autres, la Ligue des Nations a tout pour être reprise par les autres confédérations. De plus, elle règle les problèmes entre les clubs et les équipes nationales, dans ce sens que les joueurs auront une bonne raison de revenir blessés de leurs escales « punitives ». C’est toujours mieux de s’affliger sur un sort à enjeux, que lors d’un match qui compte pour du beurre. Peu importe son prestige, au football, une rencontre amicale restera un « conflit » inutile. Les joueurs ne s’y donneront jamais à fond. Qu’importe ce qu’ils disent, il n’y a aucune raison valable de jouer pour rien.Un match de préparation avant une compétition à laquelle on est qualifié, afin de régler les derniers automatismes d’une liste définitive : certainement.

La LDN conforme pareillement le cas des binationaux douteusement baladés entre l’officieux et l’officiel. Une partie touristique, une cape qui ne compte pas, miroiter un convivial avenir idéal pour donner au « perturbé » l’envie de rêver sa vie, d’attendre une sélection qui peut ne plus arriver, est une attitude peu louable. La LDN en tant qu’antidote aux matchs amicaux, viendra mettre un point d’entente entre l’entraîneur et l’entraîné : le pays et son citoyen. Elle force ce dernier, obligé de choisir, à se décider une bonne fois pour toute sa carrière et à emprunter un chemin droit. Et le sélectionneur dans le même-temps, à prendre ceux dont il a réellement besoin pour consolider son collectif ; un effectif auquel pourra se greffer des remplaçants, en cas de désistements.Plus simplement… : que la fête continue !

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Racisme : le football français encore cité… Surprise ?

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« Au football on peut toujours douter », comme dirait Hervé Matthoux, journaliste français du groupe Canal +. Une assertion parfaitement vérifiable dans le sport roi mais peu fiable lorsqu’il s’agit d’évoquer les fameux papiers des Football Leaks. Pas de doute, ici il n’y a aucun doute… Toute information découlant de ces studieuses chemises, n’a aucune chance d’être fausse et c’est là tout le drame de l’histoire. Le fichage ethnique opéré et manifesté sur les fiches de recrutement à Paris pendant près de 5 ans, est bien une nouvelle preuve que le racisme existe, persiste et signe dans le football français.

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Ethnie Cité

«Français», «Maghrébin», «Antillais», «Africain», après l’affaire des « Grands Blacks » et du « Joueur Type Africain », voici celle du fichage ethnique. En moins de 10 ans, le football français vient de connaître sa troisième « affaire de quotas ». Ça fait déjà beaucoup pour une seule ligue, qui plus est, celle du pays champion du monde de football en titre. Peut-on encore parler de maladresse, thèse étayée pour les cas Blanc et Sagnol ? Un véritable séisme pour le PSG et sa terre mère, une petite secousse néanmoins, sur cet espace vert où chaque équipe joue sous ses couleurs. On pense juste à ce groupe de mot, « joueur d’origine », régulièrement utilisé dans les médias français pour accompagner ces joueurs qui ne seraient pas de français complets, qui n’a rien à envier aux cases cochées par Marc Westerloppe et qui n’a jamais offusqué personne. Sauf évidemment, après la victoire du 15 Juillet passé en Russie, où l’expression « l’Afrique championne du monde » est venue diviser l’hexagone jusqu’aux États-Unis.

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Life goes on…

Bref, le Ballon d’or, la répartition des places à la Coupe du Monde, la Coupe du Monde des Clubs… habitués, habitués, habitués, on est comme le rappeur français Dosseh, habitués aux inégalités raciales dans le jeu le plus simple. Guardiola, probablement le technicien le plus aimé en France, nationaliste catalan, a fondé sa discipline tactique sur son amour pour les « joueurs de petits gabarits ». À l’image d’autres avant lui, Yaya Touré a beau parler : « J’ai l’impression que Pep, sans reconnaissance ni respect, a tout fait pour me gâcher ma dernière saison. J’en suis même arrivé à me demander si ce n’était pas à cause de ma couleur. Je ne suis pas le premier à parler de ces différences de traitement. Au Barça, je sais que certains se sont aussi posé des questions. Peut-être que nous, les Africains, ne sommes pas toujours traités par certains de la même manière que les autres. […] Quand on s’aperçoit qu’il a souvent des problèmes avec des Africains, partout où il est passé, je me pose des questions.» Personne ne l’entend.

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L’entraîneur de Man City « a confisqué l’idée du beau », pour paraphraser Gregory Schneider de Libération, dans son article « Pep Guardiola, meneur de dogme » du 22 Février 2016… Certains ont même parlé de la « revanche des petits »… N’est-ce pas là de la classification raciale ? Choisit-on un joueur pour son talent ou pour son gabarit ? Bonne ou mauvaise réponse, peu importe. Ce qui est sûr, c’est qu’après tout ce tohu-bohu, nous resterons Blancs, Noirs, Jaunes, Rouges etc. C’est écrit sur notre peau. Si malgré tous les crimes contre l’humanité commis par cette façon divisionniste de penser, rien n’a toujours changé dans nombre d’esprits : rien ne changera. Le football n’est pas extérieur aux vérités sociales et naturelles du monde dans lequel il se vautre. La vraie question c’est : à quand la prochaine « affaire des quotas » ? Les cases sont cochées depuis que nous sommes nés…

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Investissements : L’argent arrive dans le football trop tard

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Les  investissements  se  multiplient dans le  monde  du  football.  Au-delà du  championnat  chinois qui en est  l’illustre  exemple, les  nombreux clubs  européens font  d’excellents  élèves  en la matière.  Monaco, Paris,  Inter,  Milan, City…  les  dollars  et  les  euros pleuvent pour une  rentabilité  espérée  plus conséquente  que  celle  qui  a conduit au  placement.  De  billets  verts on  se  nourrit  de  ce  fait  pour s’armer  du  plus grand  nombre  de  talents  possibles  comme  de  trophées  et  de  rentrées  financières.  La qualité  du  joueur reste  primordiale  mais recule  cependant  devant  l’envie  folle  de  faire  des  gains fous. Une  mercatique  outre-mesure  qui a divisé  le  monde  en  deux parties  :  ceux  qui veulent  acheter Ronaldo  et  ceux  qui veulent acheter  Messi.  Le  football  a  été  martelé  par  cette  idée  bilatérale  qui fait du  portugais et  de  l’argentin, les  seuls véritables  virtuoses  du  sport  roi.  Et  encore, le  premier  est  plus considéré  comme  un  bosseur sans réel  génie  contrairement  à  l’autre.  Il  n’en restera donc  qu’un,  de façon  à  mieux sentir l’inertie  de  la  concurrence,  moteur du  sport,  à  travers ces exceptions condamnées  à la soumission  pour des raisons  qui excluent le  ballon  rond.

Le  sport  se  meurt…

Comment donc  trouver  des  talents  à  la hauteur des  investissements, quand  un  seul  «  existe  »  ?  La concurrence,  dont  le  rôle  sportif est  de  préserver l’essence  du  jeu, son  mystère  le  plus glorieux,  a  été bouffée  toute  crue  par  l’asservissement.  Aujourd’hui,  lorsque  tu  arrives  au  Barça,  par exemple,  le classement  c’est  Messi  et  les  autres.  Non  pas  parce  qu’il  a  fait  ses  preuves,  mais  parce  que  c’est  ainsi. Tu  auras beau  être  meilleur que  lui, sa place  tu  ne  la  prendras  jamais.  Quand  on  sait que  c’est  la  peur du  banc  qui fait  courir  les  jambes,  comment  définir la  force  d’un  joueur  qui refuse  de  sortir  :  qui se moque de  la  concurrence  ?  Une  telle situation  tue  l’ambition  de  ceux qui aspirent  au  Ballon  d’or  et réduit leur génie  à une  situation  de  servitude.  De  là,  on  peut voir un  avant-centre  génial comme  Luis Suarez,  dribbler le  gardien  et  servir  son  n°10,  le  monde  à  l’envers,  au  risque  de  perdre  son  instinct  de tueur.  Si  tel  n’est  pas encore  le  cas, c’est  surement  qu’il  est  plus que  doué.  Hélas,  quand  il brille c’est Léo  qui est  récompensé…

La  médaille  est  la raison  d’exister de  tout  athlète.  Objet  de  compétition,  lorsque  vous  la détruisez, la promettez à une  seule personne  bien  avant  que  les  débats  ne  se  mettent  en place,  vous faussez les données  et  détruisez  les  donneurs.  Si  la monnaie  s’était  pointée  un  peu plus  tôt,  elle  aurait  servi  à grand-chose…  Il  y’avait  plus de  talents  car  seuls  les  résultats sur le  terrain  étaient  pris en  estime.  Tel qu’au  PSG, elle  ne  fait  qu’accentuer  les  clivages  pour  «  rien  ».  La seule  façon  de  la rendre  vraiment efficace,  c’est  d’investir  dans la formation  et  l’identité,  et  laisser  mourir  la starmania.

Arbitrage : Main ou pas main ?

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L’International Board, l’organe chargé de la mise en place des règles relatives au football, s’apprête à statuer sur l’équivoque lié aux « mains ». Involontaires ou non, ce problème à l’origine de nombreuses querelles, a-t-il vraiment lieu d’être quand on joue au foot…ball, et qu’on n’est pas un gardien de but ?

Non

Bien qu’il y’ait des footballs qui se jouent tel le rugby ; ou encore que dans ces débuts, le jeu le plus simple ressemblait plus au handball qu’au sport roi, l’utilisation de la main reste interdite aux footballeurs, lorsqu’ils ne sont pas goalkeepers. Jouer de la main sur une pelouse, c’est jouer au plus malin et c’est l’International Board qui le dit. S’il y’a main, sur un terrain, il y’a faute et tout arbitre qui constate le fait, a le devoir de réagir en la sanctionnant d’un coup franc ou d’un pénalty… Son rôle est de rendre justice à chaque fois que l’occasion se présente. 10 mains devraient équivaloir à 10 coups de sifflet. Ce n’est que de cette façon que l’équilibre de la balance sera préservé au cours d’une rencontre : ce qui n’est toujours pas le cas…

Oui…

Oui… il y’a encore des fautes de mains qui ne sont pas sifflées. Malgré l’assistance vidéo, des arbitres refusent de voir la réalité en face et continuent de vanter les mérites de l’injustice dans le football. On se range ainsi derrière ceux qui disent vouloir conserver le côté humain du sport le plus populaire au monde. Une inquiétude abusive, les hommes infiniment au centre des débats. Un alibi réducteur pour l’Homme, le définissant ici comme un être injuste à la base ; ce qui évidemment n’est pas vrai puisqu’il n’aurait pas sa place dans ce cas, lui arbitre, sur le terrain en qualité de justicier. En rendant justice de façon intempestive, on rend les hommes meilleurs et à contrario on sème la division. Bien sûr il y’a ce caractère d’imperfection, qui pousse l’Homme à se repenser sans cesse ; ce pan qui pour certains arbitres, les change parfois en psychologues devant un ballon heurté par une main.

Un rôle qui n’est pas le leur, une attitude qui les oblige à considérer le pénalty comme une sanction au-dessus des autres. « L’homme en noir » tergiverse devant sa proximité idéale vis-à-vis des buts et pourtant, un but sur coup de pied arrêté ne dépend pas de sa distance par rapport aux filets, mais certainement de la qualité et de la précision avec lesquelles, il est frappé. Cette magnification du pénalty est un frein à la justice sur une pelouse, et le véritable objet du problème sur la main.

Une faute est une faute et chaque faute doit être sanctionnée comme le prévoient les lois du football. L’indulgence n’aura de sens que lorsqu’on considèrera le corps humain comme entière partie prenante du jeu où il est convié. C’est du « pied-ballon », mais pour sa pratique, les mains restent des éléments inhérents. Elles participent à l’équilibre du joueur dans sa course, sa détente… : sa motricité. Penser donc à son intentionnalité, revient à perdre son temps car pour jouer, on a toujours l’intention, positive ou non, d’utiliser ses bras, en tant qu’humain. La question devrait être : est-ce que l’opposition de la main empêche seule, la motricité du ballon peu importe sa situation sur le terrain ? En d’autres mots, la main est-elle décollée du corps, oui ou non ? Si oui, il y’a pénalty ou « free-kick », sinon rien…C’est vrai qu’ils suent en s’exprimant, mais la culpabilité n’est pas écrite sur les fronts des footballeurs. Pour statuer honnêtement sur l’intentionnalité d’un geste du bras, il faudra alors, mener une enquête. Le problème c’est qu’on a que 90 minutes…