Dimanche dernier, le PSG a encore démontré toute sa puissance en Ligue 1. Sur un double éclair de génie, de Mbappé, qui venait de rentrer, et de Di Maria, les parisiens déclenchaient une onzième victoire de rang dans le championnat d’élite français, laquelle allait se terminer sur un score de 2-0 après le but de Draxler en fin de match. Un record européen égalé, qui ne reflète en rien la réalité européenne des bleus et rouges, en Ligue des Champions notamment,  qui cette fois-ci, risque de les éjecter en Ligue Europa après leur nul face au Napoli du bien décidément désaimé, Edinson Cavani.

Après Blaise Matuidi, champion du monde, critiqué à tort pour sa carence technique, qui aujourd’hui leur manque cruellement, le PSG qatari, est sur le point de perdre Edinson Cavani. Sur le plan psychologique, le break semble déjà fait. Le physique suivra-t-il ? Probablement. La méforme du buteur uruguayen semble liée au manque de reconnaissance dont il se fait la victime. Remplacé contre Lyon pour laisser exploser la paire Neymar-Mbappé, sa frustration semble à son paroxysme. Et si tel était le cas, le PSG perdrait certainement l’âme de son équipe, comme dirait le consultant de Canal + et ancien joueur parisien lui-même, José Pierre Fanfan. Dans une équipe qui manque cruellement d’identité, Cavani aurait été le capitaine parfait. Parler de sa technique pour justifier une telle mise à l’écart, c’est faire preuve d’une fantaisie débonnaire, surtout lorsqu’on pense à son but face au Bastia de Landreau, à ses débuts. En effet, Cavani n’est pas qu’un très bon technicien ; attaquant complet et ambidextre, il est également un modèle de combativité et de coéquipier. Le mettre sur la touche reviendrait tout simplement, à priver le corps parisien de son esprit. Pour franchir ce palier européen, Paris a besoin de calquer son mode d’expression sur celle d’un « Matador » sur la pelouse.