L’impérialisme grandissant, le football arrive sur les terres africaines avec la colonisation. Fusils au dos, bibles en main, les colons foulent le sol africain balle au pied. Le cuir blanc se tâche de noir et le football devient logiquement une religion. Les africains apprennent vite et ne tardent pas à introniser le sport roi. Dès 1934, le berceau de l’Humanité fait ses premiers pas loin de ses terres. L’Afrique rime désormais avec Jules Rimet. L’Égypte, doyen des États africains indépendants, devient la première équipe africaine à participer à une coupe du monde de football. En 1957 La C.A.F (Confédération Africaine de Football) est créée. La première organisation panafricaine aura pour rôle de réunir les fils de sa terre en leur vantant les mérites du ballon rond à travers des compétitions continentales. Mais depuis 1974, le mondial s’est assombri. La primaire prestation lugubre de l’Afrique noire a laissé un goût amer au monde du football. A l’avenir, les épopées légendaires de 1982 et 1990, 2002 et 2010 appartiennent au passé. Les lions passent dorénavant pour des singeries. Maintenant, il faut payer avant d’être servi.

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L’important c’est de participer

À la fin du mondial 2014 au Brésil, l’Afrique a encore brillé par sa stupide cupidité. Les noirs africains sont apparus aux yeux du monde comme des bêtes sauvages avides d’argent. De Boye – défenseur ghanéen – embrassant son enveloppe d’argent à Assou Ekotto – défenseur camerounais – donnant un coup de tête à son propre coéquipier, on aura tout vu. On aura surtout remarqué qu’à chaque fois qu’une équipe africaine parlait de prime, elle se faisait battre au match qui suivait.

Parler de racisme autour du ballon rond c’est bien mais lorsqu’on voit des singeries pareilles on se dit c’est ridicule. Ce n’est pas de leur faute si on est noir. Comme les chefs de village qui vendaient leurs jeunes bras à l’esclavage pour un verre de scotch et un miroir, les stars black ont piétiné l’espoir de tout un continent pour une poignée de dollars.

Même si l’Afrique a pour la première fois présentée deux équipes au deuxième tour de la coupe du monde, les prestations africaines au mundial sont restées noires. On pense évoluer pourtant la régression est aussi palpable que considérable. Quand on regarde les prestations américaines, asiatiques et océaniennes on a honte d’être africain. La plus grande de nos fournitures sur la scène mondiale est un quart de finale quand en Asie, Europe et Amérique c’est au moins les demi-finales. De 1934 à 2014, l’important n’est que de participer.

Les noirs sont les meilleurs joueurs du monde, des stars du football planétaire, mais leurs étoiles brillent dans l’obscurité. Yaya Touré, Eto’o et compagnie – adulés et bien payés dans leurs clubs – n’ont jamais su donné que des coudes dans le dos à leurs frères africains. Oui c’est peut-être la faute de l’environnement autour – si les zaïrois ont pris 18 buts sans rien marquer en 1974 – si le mythe de l’Homme Blanc est si bien préservé mais à qui la faute si la mentalité noire est si cupide? À qui la faute si les noirs ne font et n’ont jamais rien fait ? Quand on pense pour son pays on ne pense plus à sa panse. On pense à ces supporters qui se meurent – et meurent – pour leurs idoles. Quand on joue on ne devrait penser qu’à ça. On ne peut pas suivre deux lièvres à la fois. Ou vous jouez pour votre nation ou vous jouez pour votre argent. Roger Milla est le joueur africain du siècle, non pas parce qu’il a « ignoré » Jeanvion, mais parce qu’il jouait pour son pays même en club. La Zambie a prouvé – après l’Egypte – qu’un match – qu’une compétition – ne se gagne pas sur le papier mais sur la pelouse. Didier Drogba, meilleur joueur de tous les temps à Chelsea c’est bien, mais la Côte d’Ivoire championne du monde de football c’est encore mieux. Si le Nigéria et le Cameroun ont été médaillés d’or aux jeux olympiques en 1996 et 2000 c’est que l’important n’est plus de participer.

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